Chronique politique hebdomadaire du vendredi

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Il est politiquement correct de dire que la sortie de la Grèce de la zone Euro serait une catastrophe.

Il est politiquement correct de dire qu’on a fait souffrir suffisamment le peuple grec, et qu’il est temps de lâcher les vannes du financement pour permettre à la Grèce de sortir de l’austérité.

Il est politiquement correct, il est politiquement correct, jusqu’où ?

Tout le monde ment sans vergogne, et personne ne pose sur la table tous les éléments du problème grec.

Plus personne n’est rationnel, plus personne n’ose rappeler au monde et en premier lieu aux Grecs, quelques vérités dérangeantes.

`La Grèce n’a pas sa place dans la zone Euro et ne l’a jamais eu. On oublie, avec une légèreté coupable, que c’est en trafiquant ses bilans et chiffres de l’endettement du pays que le gouvernement a pu être accepté dans la zone Euro. Le pire, c’est que tout le monde à Bruxelles savait que le dossier présenté par les autorités grecques ne tenait pas la route.

On a versé des milliards d’Euros à la Grèce contre l’engagement de procéder à des réformes qui n’ont jamais été mises en application. La fameuse « Troïka » a-t-elle vérifié l’usage des fonds versé ? Que nenni !

Des économistes « distingués » proposent d’effacer une partie de la dette, de rééchelonner les solde et bien sur de débloque quelques milliards supplémentaires. Mais c’est l’argent des contribuables européens dont  il est question. Nos hommes politiques ont l’air de l’oublier.

D’autres grands spécialistes de la chose publique déclarent que ne pas aider aujourd’hui la Grèce, c’est quelques milliards qui vont partir en fumée. Ces milliards, aide ou pas aide, vont partir en fumée, car la Grèce ne sera jamais en mesure de rembourser le moindre centime, à moins de lui donner les finances pour le faire.

Menteur, tricheur, on parle de 50000 faux aveugles pensionnés, le contribuable grec répugne à payer des impôts et les plus nantis sont organisés pour le faire depuis belle lurette. Leur flotte marchande bat pavillon de complaisance, feu Onassis en savait quelque chose. Produire quelques fromages et des touristes n’ont jamais fait une économie forte.

L’Union européenne agit en la matière comme le chef d’entreprise aux abois, qui continue à mettre de l’argent dans une affaire perdue, jusqu‘à sa faillite personnelle.

La zone euro doit couper les branches pourries, avant qu’elles ne mettent l’ensemble de la zone en péril. Cela ne sera pas un échec retentissant comme certains aiment le dire, pas plus qu’un démembrement de la zone Euro, mais une mesure de salubrité.

La Grèce doit quitter la zone Euro. Cela ne sera pas une catastrophe mais une mesure de sauvegarde pour le reste des membres. L’Euro après le départ de la Grèce, en ressortira que plus fort.

Mais chut, cela n’est vraiment pas politiquement correct de parler ou d’écrire ainsi.