Gabriel Banon, Politiquement Incorrect.

16 octobre 2021

IL FAUT APPELER UN CHAT, UN CHAT

Tollé en Algérie ! pour la junte algérienne, le président français, Emmanuel Macron, a franchi le Rubicon, allant là où aucun de ses prédécesseurs n’a osé s’aventurer : faire croire que la nation algérienne n’existait pas avant la colonisation française.

   Il s'agit là aux dires des généraux, d'une digression impardonnable qui n'a jamais été commise par aucun président français. 

  Faux ! les généraux algériens devraient revoir leurs livres d’Histoire.  Macron ne fait que marcher dans les pas du Général de Gaulle.

  Emmanuel Macron n’est pas le premier président français à avoir remis en question l’existence d’une nation algérienne.

  Bien avant lui, le 16 septembre 1959 précisément, alors que l’Algérie est encore une colonie française, le général de Gaulle, dans un discours télévisé, va tenir des propos encore plus précis. 

  Voici ce que dit le général De Gaulle dans son allocution : « Car, depuis que le monde est le monde, il n’y a jamais eu d’unité, ni, à plus forte raison, de souveraineté algérienne. Carthaginois, Romains, Vandales, Byzantins, Arabes syriens, Arabes de Cordoue, Turcs, Français, ont tour à tour pénétré le pays, sans qu’il y ait eu, à aucun moment, sous aucune forme, un État algérien », affirme ainsi avec aplomb l’érudit Charles de Gaulle, alors président de la République française. 

 Il est vrai que le pouvoir d’aujourd’hui, en Algérie, a intérêt à omettre, voir oublier, les propos du général de Gaulle qui sont d’une crudité sans pareille mais conforme à la vérité historique des faits qu’il annonce et assume.

 Pour la junte à Alger, toute vérité n’est pas bonne à dire !

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15 octobre 2021

FAUT-IL REPENSER NOTRE MODÈLE ÉCONOMIQUE ?

 

   La population pourrait décroître avant 2100

C’est un bouleversement des équilibres de la population mondiale qui est projeté par des universitaires américains, dans une vaste étude

publiée en juillet 2020 par la revue médicale The Lancet. Selon ce travail, la population mondiale

pourrait atteindre son pic en 2064, 19,7 milliards d’individus, et entamer alors un déclin pour redescendre à 18,8 milliards de Terriens à la fin du siècle.

Les chercheurs de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME, institut de statistiques médicales

Rattaché à l’université de l’Etat de Washington, Seattle) anticipent une baisse globale du nombre de naissances par femme, en raison d’un meilleur accès aux moyens de contraception et d’un niveau d’instruction plus élevé.

Ces données différent des projections effectuées tous les deux ans par les Nations unies (ONU) dans leurs perspectives démographiques, qui prédisent un pic de la population mondiale à la fin du siècle (10 milliards), mais n’ont jusqu’alors pas anticipé de décrue au cours du XXIe siècle. Ces conclusions divergentes s’expliquent par les modèles utilisés.

Les experts de l’ONU s’appuient sur l’évolution passée des indicateurs de mortalité, de fécondité et de migration pour prédire des trajectoires à long terme. L’équipe de l’IHME, institut chargé du programme

d’études, Global Burden of Disease, (GBD, qui évalue la

mortalité et l’invalidité dues aux principales maladies), a quant à elle, travaillé à partir de la vaste

base de données du GBD et élaboré différents scénarios, anticipant que certaines politiques, notamment en matière d’éducation et de santé, pouvaient influer la fécondité ou les migrations.

En Afrique subsaharienne en particulier, l’IHME prévoit une chute spectaculaire des taux de fécondité.

Au Niger, par exemple, qui enregistrait 7 naissances par femme en 2017, le taux de fécondité descendrait

à 1,8 à la fin du siècle.

L’ONU anticipe aussi une baisse importante de la fécondité en Afrique, mais moins rapide.

« 2100 est un horizon très lointain, met en garde le démographe Gilles Pison, qui n’a pas participé à

l’étude. Autant, pour 2050, dans trente ans, c’est une génération, les projections sont solides. Mais d’ici

à quatre-vingt ans, beaucoup de choses peuvent se passer. » Pour le professeur au Muséum national

d’histoire naturelle et chercheur associé à l’Institut national d’études démographiques (INED), la baisse anticipée de la population mondiale par l’IHME s’explique par un scénario de convergence des pays vers un taux de fécondité plus bas que celui estimé par

l’ONU. Une hypothèse qui reste « spéculative », selon M. Pison. D’après le modèle de l’IHME, 183 des 195 pays étudiés enregistreraient un nombre de naissances par femme inférieur à 2,1 en 2100, en dessous du seuil de remplacement.

Au niveau mondial, le taux de fécondité passerait de 2,37 en 2017 à1,66 en 2100. Seules trois régions verraient leur population augmenter par rapport à 2017 : l’Afrique subsaharienne (de 1 milliard

d’habitants aujourd’hui à 3 milliards en 2100), l’Afrique du Nord (978 millions en 2100) et le

Moyen-Orient (600 millions).

Ailleurs, il faut, selon les chercheurs, s’attendre à un déclin. Vingt-trois pays verraient leur population

diminuer de moitié, dont le Japon, la Thaïlande et plusieurs pays européens. La population italienne

passerait de 61 à 30,5 millions en 2100. L’Espagne connaitrait une trajectoire similaire, de 46 à 23 millions, tout comme le Portugal, de 11 à 5 millions. La

Chine, elle, passerait de 1,4 milliard d’individus à 732 millions.

Quelques pays, comme le Royaume-Uni ou la France, verraient leur population se maintenir, en raison

d’une fécondité proche du seuil de remplacement et d’un solde migratoire positif.  Plus préoccupant, la pyramide mondiale des âges, sera, elle aussi, amenée à bouger : en 2100, la planète pourrait compter plus de 2,37 milliards d’individus de plus de 65 ans, pour seulement 1,7 de jeunes. 

 On peut en conclure que l’ensemble de la planète va avoir à régler un problème difficile : baisse des productifs et montée des retraités. C’est le modèle économique qui est à repenser entièrement.

 Les nouvelles technologies, l’intelligence artificielle et la robotisation, vont-elles apporter une réponse au vieillissement des populations et contribuer efficacement aux besoins de ces mêmes populations. Seul l’avenir nous le dira.

 

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12 octobre 2021

PEUT-ON ËTRE PLUS ONUSIEN ?

Extrait du discours du président chinois Xi Jinping à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU de septembre 2021
« Il n'y a qu'un seul système international, celui centré sur les Nations Unies, qu'un seul ordre international, celui fondé sur le droit international, et qu'un ensemble de règles, les règles fondamentales régissant les relations internationales basées sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies.
L'ONU doit porter haut l'étendard du véritable multilatéralisme et servir de plateforme essentielle où tous les pays travaillent ensemble à préserver la sécurité universelle, à partager les fruits du développement et à orienter l'avenir du monde. L'ONU est invitée à assurer un ordre international stable, à augmenter la représentation et le droit à la parole des nombreux pays en développement dans les affaires internationales et à jouer un rôle leader dans la promotion de la démocratie et de l'état de droit dans les relations internationales. »

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10 octobre 2021

XI, LE PREDIENT CHINOIS A L’ONU

Le président Xi Jinping finalement à la tribune, mais en vidéo. Il s’est adressé à l’Assemblé le mardi 21 septembre, lors de l’ouverture de la 76e Assemblée générale. A l’origine, la Chine avait dépêché en personne un vice premier-ministre pour son discours à la communauté internationale, mais Pékin a préféré une vidéo de son président. Un fait, loin d’être anodin. 

La Chine qui ne devait s’exprimer que samedi à la tribune de l’Assemblée générale, en envoyant une vidéo de son président, a gagné quatre jours dans le programme ! Il faut savoir qu’à l’ONU, l’ordre des 193 orateurs est déterminé selon le grade de leur fonction. Un chef d’État prime sur un chef de gouvernement qui prime sur un ministre. Conséquence : Xi Jinping s’est adressé le même jour que Joe Biden et a pu répondre au discours du président américain frontalement.

Xi s’est élevé contre l’Aukus, l’alliance forgée par les États-Unis, l’Australie et la Grande Bretagne - celle-là même qui met la France très en colère. La Chine ne proteste pas pour les mêmes raisons : elle s’insurge contre la stratégie américaine dans la zone indo-pacifique et dénonce ce bloc occidental qui fait fronde contre elle.

Xi, le Président-Empereur de Chine veut imprimer sa marque sur les affaires du monde. Il nourrit le projet de façonner un « ordre chinois » comme l’impérialisme américain a imposé un « ordre américain » ; tout comme le monde a vécu un temps sous la « pax américa » , il rêve de le voir succomber à la « pax sinica » Il veut prendre la suite de la puissance américaine dans tous les domaines, aujourd’hui économique, militaire, demain culturel et cultuel. Après la force militaire, il veut le soft power. Il veut cet ajustement, qui pour lui irait dans le sens de l’histoire contemporaine, marqué par la perte de la centralité de l’Occident et la sinisation inévitable du monde.

Ce glissement progressif du pouvoir d’Ouest en Est, Pékin entend le traduire aux Nations unies. Car l’ONU représente l’universelle, c’est à dire la quasi-totalité des États. Cette universalité fonde son importance : l’ONU représente la légitimité internationale. Elle en a le monopole, et la Chine veut être une puissance mondiale légitime. Pour cela, l’oing de l’ONU est indispensable.

Quant à Joe Biden, le président américain, lors de son premier discours solennel à l’Assemblée Générale des Nations Unis a déclaré : « Nous ne voulons pas d’une nouvelle Guerre froide, ou d’un monde divisé en blocs rigides », référence à son rival chinois, qu’il s’est toutefois gardé de nommer. Les États-Unis comptent par contre « participer avec vigueur » à la « compétition ».
Il a également fait la promesse de « défendre la démocratie » et ses « alliés », et de « s’opposer aux tentatives des pays les plus forts de dominer les plus faibles. »

 A cela, Xi, le président chinois lui a répondu indirectement en soulignant les intentions pacifiques de la Chine dans les relations internationales, déclarant « qu’elle n’envahira jamais d’autres pays, ni ne cherchera l’hégémonie ».

Des discours à la tribune, on retiendra que la Chine lutte contre la crise climatique, la Turquie ratifiera l’accord de Paris, les États-Unis «ne cherchent pas une nouvelle Guerre froide » et l’Iran souhaite reprendre les négociations sur le nucléaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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08 octobre 2021

 BIDEN, UN OURS MALADROIT DANS LA COUR DE LA DIPLOMATIE MONDIALE

 La France n’a pas les moyens de la première puissance mondiale, les États-Unis. Mais l’atome a relativisé les puissances militaires classiques, car devant une bombe atomique, l’armement conventionnel pèse peu.

 La France est une puissance nucléaire et le nombre de bombes atomiques accumulées, n’épargne aucune puissance, fusse-t-elle la première, des dégâts catastrophiques de cette arme. Le général De Gaulle a compris la valeur et l’utilité de cette arme, qu’il a justement appelé : armement dissuasif.

Dans une alliance, fusse-t-elle avec Washington, l’égalité de traitement s’impose. Le gouvernement américain actuel souffre cruellement de l’absence d’un homme comme Henry Kissinger, un des rares américains à savoir ce qu’est une politique étrangère et qui sait ce que le mot Diplomatie veut dire. Il avait cette qualité cardinale : le respect des compagnons de route, appelés pompeusement les alliés, et les adversaires, qu’il ne sous-estimait jamais.

 Biden a besoin d’un pays européen comme la France, pour lui éviter de continuer à accumuler les gaffes et des fiascos stratégiques ​.

   

Si la « politique de grandeur » telle que la concevait le général de Gaulle consistait, pour la France, à compenser une perte de puissance par un verbe haut mais juste, un rejet de tout ce qui pourrait porter atteinte à la grandeur de la France et à sa posture éclairée, alors il convient de revenir rapidement à ces fondamentaux. 

  Le monde doit désormais gérer un président américain problématique. Après l’hubris néoconservateur de George W. Bush, les hésitations d’Obama, l’impétuosité de Trump, voici aujourd’hui, les graves maladresses de Joe Biden.  A la base, est un désintérêt croissant des États-Unis pour ce partenaire, considéré lent et décevant : l’Europe. L’actuel patron de Washington est certes connu pour ses gaffes, mais c’était jusqu’à présent dans le registre de l’anecdote, pas dans celui du grand jeu diplomatique.

 Trop de cow-boys entourent Joe Biden. Il devrait compléter ses équipes par des géopoliticiens reconnus, vraisemblablement d’origine européenne récente !

 Ces relations avec le Monde, ne devraient pas être basée seulement sur sa puissance militaire. Car, elle est toute relative. La première puissance militaire du monde, n’a jamais gagné les guerres qu’elle a entreprise : le Vietnam, une catastrophe, idem l’Irak, l’Afghanistan. La Corée a été une guerre inachevée. 

 Monsieur Biden, un peu de décence, s’il vous plait ! 

 

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03 octobre 2021

Le temps long, grille de lecture en géopolitique

      

 Les démocraties souffrent d’un mal endémique : le temps court. La nature même de la démocratie impose un temps plus ou moins court à l’exercice du pouvoir : 4 ans pour un président américain, 5 ans pour un président français. Par contre, les états à régime autoritaire ont le temps long pour eux. En Chine, le président Xi est élu à vie, en Russie Poutine restera président, tant qu’il le voudra. On ne parle pas des Monarchies qui sont installées « à vie ».

 Aussi, le temps long explique bon nombre de conflits.    La nature des conflits et de la violence a connu une véritable transformation depuis la création de l’ONU. Les conflits sont moins meurtriers mais durent plus longtemps et opposent plus souvent des groupes internes que des États. Par ailleurs, les progrès technologiques favorisent l’utilisation comme armes des drones, de la retransmission en direct, des cyberattaques, des logiciels rançonneurs et du piratage de données. Dans le même temps, la coopération internationale est soumise à rude épreuve et la capacité mondiale de prévenir et régler les conflits et les violences sous toutes leurs formes, s’en trouve affaiblie.    De nombreux auteurs décrivent le temps comme un facteur déterminant à l’égard de la guerre. Cela vaut particulièrement pour les guerres asymétriques, à propos desquelles le temps favoriserait le faible. Quant aux démocraties, leurs chances de victoire diminueraient à mesure que la guerre dure dans le temps. La guerre étant un processus complexe, il est délicat de déterminer avec précision quels sont les facteurs qui en déterminent l’issue. Il est plus facile d’identifier certaines tendances, mais plus difficile d’isoler les facteurs pertinents. Le temps long n’est pas un facteur de la guerre, mais une dimension à l’intérieur de laquelle les facteurs opèrent. Des confusions majeures sont faites par les auteurs qui comparent ses effets avec ceux d’autres éléments, oubliant que le temps ne se situe pas au même niveau d’analyse. Il en est de même pour ceux qui traduisent brutalement leurs variables en termes temporels, et croient en mesurer la pertinence à la suite d’objectivations hasardeuses.

 Un président d’une démocratie comme les États-Unis, comment peut-il développer une stratégie à long terme ? Sur ces quatre ans de mandat, il ne dispose en réalité que de trois, la quatrième année est consacrée à la bataille électorale pour sa réélection éventuelle.

 Xi peut se payer le luxe d’attendre quatre ans, que son vis-à-vis quitte le pouvoir s’il est trop agressif. Les mesures de rétention n’ont qu’un temps, tandis que celles de la Chine peuvent durer, durer.

La longue durée : c’est histoire « massive » ou histoire passive. Les historiens ont depuis longtemps opté pour le temps long. Aucun jugement n’est valable sur un temps court. Les politiques, tout du moins en Occident courent après le temps. Ils n’arrivent pas à se débarrasser des réflexes d’une société de consommation obnubilée par le temps… court. Ils se cachent derrière l’argument de l’imprévisibilité du lendemain pour éviter de réfléchir… sur le temps… long. 

 Par contre, la « longue durée » est à la mode chez les historiens. Le « tissu profond de l’histoire », l’évolution des routes commerciales et celle des mentalités populaires, les modifications de l’équilibre démographique et celles des techniques artisanales, les habitudes alimentaires, les mécanismes de la maladie et de la mort à travers les siècles, toutes ces thématiques sont sujettes au temps long. Le président français François Mitterrand avait résumé le débat en déclarant : « Il faut donner du temps au temps ».

 

 

 

 

 

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28 septembre 2021

JUSQU’OU VA ALLER LA BETISE DES VERTS ?

 Chez les Verts, on ne parle pas de femme, mais d’une personne en capacité de porter un enfant. C’est ainsi que s’exprime le programme d’EELV, le parti des verts français. Il promet un égal accès à la PMA « à toutes les personnes en capacité de porter un enfant ». 

Notez qu’il ne s’agit pas du programme de la verte-radicale, Sandrine Rousseau, mais de celui de tout le parti, y compris Yannick Jadot, « le modéré ». Ce qui laisse augurer le fait que ce dernier, s’il remporte la primaire, comme le pensent les sondeurs, devra sacrifier aux lubies wokistes de ses camarades. Cette cuisine, comme toujours, n’a pas grand-chose à voir avec l’environnement. Rappelez-vous, Philippe Cohen observait déjà le tournant sociétal, en plaisantant sur la gauche des trois P – Pacs, Parité, Pétard. 

La disparition du mot « femme » du langage écolo, révèle en vérité, un projet tout simplement totalitaire tel que le décrivait Orwell. Le but de la « novlangue » de 1984 est bien de changer le langage par la force pour imposer un nouveau réel. Cela rejoint l’objectif du « politiquement correct » : interdisez le mot salope et vous ferez disparaître le sexisme. En l’occurrence, ces hurluberlus veulent réinventer l’espèce humaine en faisant disparaître la différence des sexes. Oubliez Dieu, oubliez la Nature, oubliez ce qui a fait l’humanité jusqu’à ce jour. Nous sommes les nouveaux Maîtres du monde et révisons la genèse de la création. Il n’y a plus ni homme ni femme mais, comme le disait Muray, une « créolisation terminale, infinie et exterminatrice » de l’espèce. « De cette façon, la vieille fable de la bisexualité universelle se trouve-t-elle dépassée par un cliché encore supérieur, un stéréotype encore mieux congelé et mieux calibré, celui de l’indifférenciation définitive envisagée comme souhaitable, ou plutôt de la macédoine des caractéristiques sexuelles considérée comme fin indispensable de l’âcre cuisine séculaire des sexes. » 

Cette suppression du mot « femmes » est délirante et totalitaire. Il suffira d’installer Sandrine Rousseau à l’Élysée, pour que le peuple français en face l’amère expérience. Car, c’est un pilier de l’anthropologie qu’ils veulent faire tomber.  En effet le partage de l’humanité en deux sexes est l’un des piliers de la réalité de l’anthropologie, donc de l’histoire humaine. C’est la première question que l’on se pose : est-il homme ou femme ? 

Il se trouve des féministes pour rejoindre le militantisme transgenre et décréter que cette différence fondatrice n’existe pas. Bien plus, elles criminalisent ceux qui la voient. « Qu’est-ce qui vous permet de dire que je suis un homme ? », déclarait récemment un invité à un Daniel Schneiderman ébahi, malgré sa bonne volonté de comprendre ce « progrès ». 

  « L’indifférentialocratie » va plus loin, on ne dit plus femmes mais « personne qui a ses règles » (ça, c’est en anglais) ou, « qui peut porter un enfant ». Je suggère que pour homme, on dise : « personne qui porte des testicules ». Interdit d’ironiser sur ces définitions, J.K. Rowling, pour l’avoir fait, a essuyé un torrent de boue numérique. Avec cette intolérance linguistique des Verts, cette idéologie qui se veut conquérante, il y a derrière cet arraisonnement du langage par l’idéologie, la condamnation de la réalité « vraie » , qui devient devient hors-la-loi. 

Oui, ces nouveaux ayatollahs de l’intolérante religion écologique, ne sont pas au pouvoir, heureusement ! 

Mais il n’est pas trop tard de méditer sur ces funestes théories qu’il faut éradiquer le plus rapidement possible. Car chez eux, le ridicule ne tue pas !


 

 

 

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24 septembre 2021

CANBERRA TRAHIT SOUS LA PRESSION AMERICAINE

 

 Il était une fois, un pays dans le Pacifique nommé Australie. Ce dernier développa des relations suivies et étroites avec l’Europe et en particulier la France.  Par ailleurs, l’Australie a toujours eu des bonnes relations avec la Grande-Bretagne et les États-Unis.

 Patatras, l'affaire des sous-marins australiens va ouvrir une crise transatlantique majeure. De quoi s’agit-il ? D’un coup de tonnerre diplomatique qui va laisser des traces. 

Après l'Afghanistan, c’est une nouvelle preuve de l'absence de considération des États-Unis à l’égard de ses alliés européens.

Joe Biden qui a fait de l'opposition à la Chine le fil conducteur de sa politique étrangère, vient d’annoncer une large alliance technologique et militaire avec l'Australie et la Grande-Bretagne. Washington n’a jamais cherché à y associer les Français, pourtant engagés dans un contrat militaire important, avec Canberra. Cette nouvelle alliance a amené les Australiens à annuler le « contrat du siècle » signé avec la France pour la fourniture de 12 sous-marins conventionnels, un contrat de 35 milliards d’Euros. Maître d'œuvre d'une nouvelle stratégie indopacifique, l'administration de Joe Biden a donné " un coup dans le dos " à la France , a expliqué Jean-Yves Le Drian, Ministre français des Affaire étrangères. Il s’est indigné sur France info : « Cette décision unilatérale, brutale, imprévisible, ressemble beaucoup à ce que faisait Monsieur Trump ».

Les États-Unis n'ont même pas daigné prévenir Paris et c’est le ministre de la Défense australien qui a téléphoné mercredi dernier. La réaction de la France est à la hauteur de la déception et des attentes placées dans le partenariat avorté avec l'Australie. 

« Nous avions établi avec l'Australie une relation de confiance. Cette confiance est trahie », a lancé le ministre. « Au même moment, la ministre des Armées Florence Parly déplorait sur RFI « une très mauvaise nouvelle pour le respect de la parole donnée » et une décision « grave » en matière de politique internationale.

Au-delà du problème posé par l'Australie, la France a déploré des États-Unis, une décision « unilatérale, brutale, imprévisible » et dénoncé l'attitude « assez insupportable » de l'administration de Joe Biden. L'alliance sécuritaire nouée entre Washington, Canberra et Londres, s'est dessinée sans aucune consultation avec l'Europe.

A la question de savoir si la France s'était « fait avoir » par les États-Unis, le ministre des Affaires étrangères a répondu : « Je pense que vous analysez à peu près bien la situation, mais ça ne se fait pas entre alliés ». « Notre position est celle d'une grande fermeté et d'une incompréhension totale » a-t-il ajouté.

Pour la petite histoire, il faut rappeler qu’en 2015, la France, sous la pression américaine avait unilatéralement annuler un contrat avec la Russie pour la livraison de deux navires porte-hélicoptères Mistral.

Face aux ambitions de la Chine dans la région indopacifique, les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'Australie ont donc annoncé la conclusion d'un partenariat stratégique qui amène cette dernière à renoncer à un contrat de plusieurs dizaines de milliards de dollars avec la France, conclu en 2016, pour la fourniture de sous-marins conventionnels construits par Naval Group. L'Australie se dotera à la place de sous-marins nucléaires américains.

Jean-Yves Le Drian a déclaré que la France exige des « clarifications » à l'Australie. La rupture de ce pacte de coopération militaire, allait au-delà d’une simple fourniture de sous-marins. 

   Ce nouveau partenariat stratégique entre l'Australie, les États-Unis et la Grande-Bretagne, veut être une réponse aux ambitions affichées de la Chine dans la zone indopacifique. 

Cette coopération est dénoncée par Pékin : elle « sape gravement la paix et la stabilité régionales, intensifie la course aux armements et compromet les efforts internationaux de non-prolifération nucléaire », dixit le porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian.

La Chine accuse les trois pays de faire preuve d'une « mentalité de guerre froide » et d'utiliser l'armement nucléaire à des fins géopolitiques.

 Pékin et Canberra sont depuis un an et demi engagés dans une vive tension diplomatique. Zhao Lijian considère que l'acquisition des sous-marins américains contredit les engagements de l'Australie en matière de non-prolifération nucléaire.

Pourquoi l'Australie a laissé tomber la France ?   Canberra estime que les sous-marins conventionnels de Naval Group ne pouvaient plus faire l'affaire et qu'il était devenu indispensable de se tourner vers des navires à propulsion nucléaire. Des modèles jugés « plus puissants, plus endurants et plus furtifs ».

Frappée depuis des mois par des sanctions commerciales de Pékin, l'Australie, en tournant le dos à la France pour mieux enlacer ses alliés historiques, les États-Unis et la Grande-Bretagne, espère se montrer suffisamment forte pour faire reculer la Chine (utopie ?) dans « sa » région de l'Indopacifique.

Incessantes menaces sur Taïwan, appropriation de zones contestées en mer de Chine méridionale, pénétration de moins en moins discrète dans les petites nations du Pacifique : l'attitude de la Chine dans la région est perçue comme un danger de plus en plus concret par les États-Unis mais aussi l'Australie.

  Cela ne peut justifier une attitude pour le moins inamicale de pays qui se disent des alliés historiques. Cette situation repose la question lancinante : que vaut une alliance avec les États-Unis ? Après le rappel des Ambassadeurs de Washington et de Canberra, la logique voudra que la France se retire de l’OTAN ; Mais, Macron, en campagne électorale, ira-t-il jusque-là ?

 C’est l’administration américaine, avec son Président, Joe Biden, qu’il faut incriminer. Obnubilé par sa croisade contre la Chine, Washington applique sa géostratégie avec sa brutalité coutumière. L’Europe, et la France avec, ne peuvent pas, n’ont pas et ne doivent pas devenir des acteurs majeurs dans le Pacifique. Lourde erreur, lorsque l’on connait l’histoire de la présence française en Asie dans le Pacifique.

 

 

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23 septembre 2021

DIEU NOUS PARLE !

                          Depuis quelques jours s’est ouvert à Paris le procès des attentats que la capitale a connu le 13 novembre 2015. Cette attaque terroriste avait fait 130 morts et 430 blessés.

 Six ans après, vingt accusés comparaissent au palais de justice, île de la Cité. C’est un procès hors-norme, enregistré comme la plus grande audience criminelle jamais organisée dans l’Hexagone. 

   Cet événement majeur, a réveillé en moi une sourde colère qui m’avait envahi à l’époque et ravivé des blessures dont l’âme ne se guérit jamais.

 Une grande colère contre Dieu. Je ne suis pas un religieux, comme l’entendent les docteurs de la Foi. Mais je suis un croyant qui se soumet à la volonté de celui que d’autres appellent « le grand architecte de l’Univers ». Je suis un fervent croyant du Dieu de Spinoza, et ce procès ravive cette colère que j’avais eu contre Lui.

 Comment peut-il permettre à des criminels de s’auto-proclamés ses instruments et tuer en son nom. Comment ne les a-t-il pas foudroyé avant qu’ils ne commettent ces actes odieux. Pourquoi a-t-il permis de telles tueries et ne les a pas immédiatement sanctionnés. Personne n’a été frappé de cécité ou de paralysie. Ni la peste ou le choléra n’ont apparus dans leurs domiciles. 

 Les desseins de Dieu sont impénétrables, me disent ses serviteurs. Il nous parle, mais vous ne l’écoutez pas !

  Le monde ne connait plus aujourd’hui que l’insécurité et la violence. Des enfants de 13 et 14 ans tuent froidement et les rues de Marseille rougissent de leur sang. Je ne l’écoute pas ! mais je vois les actes qu’il devrait sanctionner, des actes révoltants que le plus petit croyant réprouve.

 Les docteurs de la foi ont trouvé : ce n’est pas la Chine qui a diffusé de par le monde le Covid19, la pandémie a été voulu par Dieu pour punir cette société de violence qui ne l’écoute plus. C’est vrai que près d’un million de morts, c’est autre chose que les quelques victimes des attentats. Mais cette pirouette des défenseurs de Dieu, je ne « l’achète pas ». Dieu est là, omniprésent, mais il a d’autre équilibres à maintenir dans l’Univers que de s’intéresser aux gesticulations de cet insecte, l’Homme, sur une terre, un point minuscule dans le cosmos.

 

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20 septembre 2021

COUR DE JUSTICE ET JURIDICTION D’EXCEPTION

         La cour de Justice est une anomalie dans l’organisation de la justice de la République française. Si cette cour continue à tétaniser bon nombre de politiques qui la vouent aux gémonies, aucun n’ose poser la question de sa suppression.

 On répète, à qui veut l’entendre, que les politiques ne sont pas au-dessus des lois. Alors, pourquoi une cour spéciale ? De deux choses l’une, ou les mis en cause ont fait des actes délictueux, les tribunaux qui connaissent du pénal sont là. Ou c’est la politique suivie dont il s’agit, alors seul le corps électoral est compétant. Le peuple tranchera à la plus prochaine consultation.

Après la mise en examen d’Agnès Buzyn, ex-ministre de la Santé, pour « mise en danger de la vie d’autrui » vendredi 10 septembre, les politiques ont multiplié les critiques sur la Cour de Justice de la République (CJR), accusée de confondre responsabilité pénale et action gouvernementale. Parmi les dossiers sensibles devant la CJR, figurent non seulement la gestion de la Covid mais aussi « la prise illégale d’intérêts » imputée au garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti.

 Vu l’intrusion continuel des juges dans des domaines qui sont hors de leur compétence, l’idée d’indépendance du parquet, revendication récurrente des magistrats est devenue une fausse bonne idée. Les perquisitions matinales menées le 15 octobre 2020 chez Edouard Philippe ancien Premier ministre, Olivier Véran ministre de la santé et Agnès Buzyn, par la Cour de Justice de la République, ne témoignent pas d’une prise de conscience claire des domaines de compétence et des procédures des membres de cette Cour.

La mise en accusation de Buzyn pour « mise en danger de la vie d’autrui » a fait bondir le Président Macron : « Le juge souverain, c’est le peuple », gronde-t-il en privé, et cité par Le Figaro.

Critiquée de toutes parts, la CJR dure depuis près de trente ans et doit être supprimée. Emmanuel Macron avait programmé sa fin. Ira-t-il jusqu’au bout de son idée ? Juridiction d’exception, succédant en toute hâte en 1993 à la Haute Cour en plein scandale du sang contaminé, elle est seule compétente pour juger « les actes accomplis par les ministres ». Et le peuple, dans tout cela ? Faut-il rappeler que la justice est rendue au nom du peuple français. Il faut mettre fin à cette anomalie.

 

 

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