Gabriel Banon, Politiquement Incorrect.

09 avril 2021

AUTOPSIE DU PLAN DE RELANCE BIDEN

Aujourd'hui, vendredi, je vous offre une étude rapide du plan de relance du président américain, Joe Biden.

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   Dès son élection, Joe Biden a annoncé sa volonté de mettre en place un méga plan de relance pour booster l’économie américaine. En une soixantaine de jours, l’hôte de la Maison Blanche a déjà battu tous les records en annonçant pour 4200 milliards de dollars de dépenses supplémentaires. Il vient de faire approuver par le Congrès un énorme plan de relance de 1900 milliards de dollars, près de 1595 milliards d’euros, ou encore pas loin de 15.000 milliards de dirhams marocains.  L’énormité du montant de ces aides fait perdre la notion de la dépense. L’aile gauche du parti démocrate veut, sous couvert d’effacer la crise économique née de la pandémie de la Covid-19, s’attaquer aux inégalités sociales qui frappent le pays. Devront suivre, de profondes réformes de structures pour arriver à une meilleure répartition des ressources. Les bases d’un État-providence seront ainsi mises sur pied.

C’est un séisme politique, économique et financier qui se prépare.

  Avant d’analyser la crédibilité de ce plan, du problème de son financement et ses chances de relancer l’économie américaine, que prévoit ce plan ?

 Il veut apporter une aide immédiate aux Américains. Les personnes dont les revenus sont inférieurs à 75000 dollars par an et les ménages dont le revenu annuel est inférieur à 150.000 dollars par an, recevront chacun un chèque de 1400 dollars et autant par personne à charge. Ce montant vient s’ajouter au chèque de 600 dollars du plan adopté fin décembre de l’année dernière. On estime le montant de cette aide directe à 400 milliards de dollars.

 Par contre le montant des allocations chômage reste inchangé.

  Les familles les plus modestes bénéficient d’un crédit d’impôt non négligeable. Des allocations familiales par enfant sont prévues.

 15 milliards de dollars sont consacrés à la vaccination. L’enseignement de la maternelle au Lycée, bénéficiera 

d’une aide exceptionnelle de 126 milliards de dollars et les universités de 40 milliards. L’enveloppe prévue pour les États et les collectivités locales s’élève à 350 milliards de dollars.

 Le secteur de la restauration, un des plus touché par la pandémie, aura une aide de 25 milliards de dollars.

On peut se demander où Biden va prendre tous ces milliards, lorsqu’on connait le niveau d’endettement du pays. La machine à imprimer les billets va être largement sollicitée. Cela ne va pas être sans effet sur la monnaie dollar ; mais les Américains considèrent que le dollar est le problème des « autres » et non des États-Unis.

 Alors, cette pluie de milliards, fait-elle un plan crédible ?

Si l’ampleur du plan de relance a déclenché un débat sur son risaue inflationniste, les critiques touchant le programme de modernisation des infrastructures de Joe Biden portent sur son financement.

  De l’avis de nombre d’économistes, ce plan est surdimensionné, avec bon nombre d’effets collatéraux.

  Biden, se voulant social, axe plus son programme sur les familles au détriment des investissements, particulièrement dans les infrastructures. Beaucoup d’États souffrent par leur vétusté. New York et son équipement électrique en est un cruel exemple. 

  Ciblant les ménages, les familles défavorisées, c’est au secours de la consommation qu’il accourt. Comme le consommateur ne fait pas la différence entre les produits importés et les autres, la balance commerciale va en prendre un sérieux coup, au bénéfice de la Chine. Ce plan annonce un risque sérieux d’une hyperinflation et son corolaire, la fin de l’actuel politique monétaire accommodante. Ceci entrainera, ipso facto, la chute des marchés. Les actions et les obligations risquent de connaître une violente correction. Biden veut remettre en cause la réforme fiscale de Donald Trump en relevant le taux d’imposition sur les bénéfices des sociétés de 21 à 28 %. C’est la compétitivité des entreprises américaines qu’il hypothèque.

  L’inflation avec ce plan, menace de s’accélérer de manière incontrôlable, ce qui va obliger la Fed d’intervenir. Pourrait-elle arriver à contrôler les dérives inévitables de cette inflation, ou profiter de ses  effets salutaires sur l’endettement ?

 Deux réflexions donnent à penser que le pire peut être éviter : Les montants engagés ont une sérieuse chance de ne pas être tous dépensés au profit du PIB. Les ménages sont encore dans la peur du lendemain et pour le moment frileux, eu égard à la dépense. La Fed peut temporiser, en laissant filer l’inflation, mais surement, jusqu’à une certaine limite seulement.

  La crainte de voir les marchés s’écrouler, repose sur une seule angoisse : la remontée des taux du long terme, après 40 ans de baisse.

  Tout le monde veut croire que le plan de relance n’ira pas à l’exubérance. Les montants déployés ne seraient pas forcément synonymes de surchauffe et d’hyperinflation. Quant aux politiques et aux marchés, on en viendrait trop mécaniquement au mythe du déluge (Après moi …). Mais cette crise laissera sûrement des traces.

  Peut-être que l’aphorisme de Michel Houellebecq est plus adapté : « Tout peut arriver dans la vie, et surtout rien ».

 

 

 

 

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02 avril 2021

L’INTOLERENCE DE LA NOUVELLE REVOLUTION

 Pour ce vendredi, une réflexion sur des lebertés qui se perdent.

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 On bricole les idées, on est plein de contradictions et d’ambiguïtés, qu’importe, c’est la nouvelle forme de la révolution. Avec l’effacement actuel du clivage droite/gauche, c’est la grande confusion chez les intellectuels de gauche. 

  Jeter un pavé dans la mare pour dénoncer les dérives de la bien-pensance, cela peut s’avérer salutaire. Mais   l’iconoclasme a tôt fait de dégénérer en alibi du pire. N’est pas Nietzsche ou Cioran qui veut. Le besoin de reconnaissance a développé une nouvelle morale et un engagement politique new-look.

C’est l’histoire d’une civilisation qui décline et s’enfonce avec un plaisir morbide dans l’absurde, sous couvert de modernité, voire de progrès. C’est Kafka, Jarry et Orwell réunis dans un véritable délire.  A l’instar des Talibans qui détruisirent les Bouddhas de la vallée de Bamiyan, ils déboulonnent Christophe Colomb. Ces égarements sont-ils le fait de la bêtise, d’un dérangement intellectuel, vraisemblablement des deux à la fois.  Que penser d’un auteur qui interdit aux journalistes spécialisés « blancs » de critiquer sa pièce de théâtre ? Un Imam salafiste interdit qu’on appelle le virus de coronavirus, car ce nom contient le mot « coran ». Un glacier danois rebaptise son eskimo pour ne pas heurter la sensibilité des Inuits. Une militante à Nice obtient d’un autre glacier, de rebaptiser sa glace l’Africaine. On ne sait plus s’il faut en rire ou en pleurer. Non seulement il existe une autocensure individuelle mais il existe aussi les nouvelles formes de censures : tant et si bien que le peuple fini par se défier de l’information et remet en question les choix effectués par les gouvernants.

La libre circulation des idées et des informations est de jour en jour, plus difficile. Des organisations internationales comme les GAFAM s’arrogent, par leur position hégémonique, le droit de censurer, voire d’interdire l’expression de citoyens. Leurs idées ne sont pas politiquement correctes, aux yeux de ces censeurs auto-proclamés.

  Les restrictions portées aux débats par l’intolérance des adeptes du « politiquement correct », retreignent les libertés de choix et d’expression des citoyens d’un monde prétendument démocratique. 

On assiste, aujourd’hui, à une montée de l’intolérance et à l’installation de la pensée unique. On devient un pestiféré infréquentable si on ne s’aligne pas sur les principes directeurs de ce politiquement correct. Est-ce là le progrès attendu ? C’est la dictature des pseudo-bien-pensants qui est à rejeter ! Appelons un chat un chat et faisant face aux problèmes, sans prétendre les solutionner en changeant leur appellation.


66%* des Français estiment « ne pas pouvoir dire tout ce qu’ils pensent » sur des sujets sensibles, comme si pour certains thèmes, on marchait sur des œufs. Pas très politiquement correct d’évoquer ces derniers temps les dérapages du #metoo par exemple ou d’afficher sans pudeur son goût pour un steak bien saignant. Pas simple non plus d’avoir une expression libre, à propos du conflit israélo palestinien, ou encore de vouloir aborder trop frontalement, la question de l’immigration. Sur ces sujets et une avalanche d’autres, une forme d’autocensure ou de rouleau compresseur est à l’œuvre.

Le politiquement correct semble être ce mécanisme impersonnel qui fait toujours dire quelque chose d’autre que ce que l’on pense vraiment.

  Déjà on ne dit plus un sourd mais un malentendant ou encore un malvoyant pour un aveugle. Je ne crois pas qu’ils entendent mieux ou voient comme vous et moi. Mais savez-vous qu’on ne dit plus instituteur, mais professeur des écoles ; un vieux cadre de plus de cinquante ans, devient un sénior confirmé ; un ouvrier propriétaire, un opérateur ou encore couler un navire devient océaniser, etc. C’est ainsi qu’aujourd’hui, on règle les problèmes en pulvérisant le vocabulaire. C’est la nouvelle révolution en route qui fait table rase du passé et ses expressions.

   Le paradoxe, c’est qu’il y a une volonté générale d’autolimitation, de peur de choquer, de ne pas être politiquement correct. 73% des Français observent que les personnes qui prennent régulièrement la parole dans les médias « provoquent systématiquement, pour faire du buzz ».

  Alors, faut-il laisser faire et se taire ? Pourtant, il s’agit de notre liberté d’expression !

 

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26 mars 2021

QUAND LES BOBOS AMERICAINS DERAILLENT

Voici ma chronique politique hebdomadaire de ce vendredi

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  Depuis quelques temps, les bobos américains, menés par celui qui fut un prestigieux quotidien, « Le New York Times », réécrivent l’Histoire et s’en prennent régulièrement à la France et aux Français. Ils demandent aux institutions françaises de prêter plus d’attention à l’histoire de l’esclavage du pays, au lieu d’honorer une icône de la suprématie blanche, Napoléon Bonaparte.

   Ce quotidien, qui fut une référence en son temps, est devenu l’organe officiel de l’intolérance, sous couvert d’une doctrine progressiste de l’idéologie victimaire connue aux États-Unis sous le vocable « Woke ».

  L’Histoire nous a appris que les actes du passé doivent toujours être mis dans leur contexte, pour pouvoir être jugés. 

  James Bennet, chef de la rubrique d’opinions et Bari Weiss, journaliste vedette, ont démissionner devant les dérives du New York Times. Nous avons là le « politiquement correct » poussé à l’extrême, accouchant de la pensée unique.

  Ces Américains, auto-proclamés les justiciers du bien-pensant, sont devenus adeptes de purges par l’effacement et le bannissement. Ils jugent que Napoléon n’est pas un héros à célébrer, il est pour eux, « le plus grand des tyrans, une icône de la suprématie blanche »…  ! c’est leur droit le plus élémentaire de ne pas aimer Napoléon, mais pourquoi demander aux Français de les suivre dans leur égarement ? C’est vrai que leurs diktats ne font pas dans la nuance. La mise en perspective historique leur est étrangère. C’est trop demander à la « culture américaine ».

  Comme leur ont dit récemment et publiquement, les officiels chinois : « Commencez par balayer chez vous, avant de donner des leçons au monde ». 

   Il est vrai que l’Histoire des États-Unis fourmille de massacres (exemple les Indiens), de fusillades meurtrières, d’assassinats de Présidents, de faits d’esclavage et de discriminations. Ils ont oublié le Klu Klux Klan et autres organisations américaines, racistes et criminelles. 

Marc Bloch, sur le rôle de l’Histoire, écrivait :  « comprendre et ne pas juger, car à force de juger, on finit presque fatalement, par perdre jusqu’au goût d’expliquer ». Toutes les histoires des peuples et de leurs États, leurs lumières et leurs ombres, font leur histoire nationale. C’est en assumant les épopées glorieuses et moins glorieuses, qu’ils ont bâtis la grandeur de leur pays. Ce n’est pas la statue de Napoléon qu’il faut déboulonner, mais celle du New York Times !

La presse anglo-saxonne, à l’automne dernier, s’est déchainé contre la France à l’annonce des mesures contre le séparatisme islamiste, mises en chantier par le président français, Emmanuel Macron. Pour le Financial Times, « la guerre de Macron contre le séparatisme islamiste ne fait qu’accroître les divisions en France » ; Politico titre sur « la laïcité, dangereuse religion française » ; et enfin le New York Times pose la question « la France alimente-t-elle le terrorisme en essayant de l’éradiquer ? ».

Comme l’a déclaré Emmanuel Macron, les États-Unis, enfant naturel des Lumières et de la Révolution française, légitiment ces violences. Il faut reconnaître que ces Américains ont perdu les fondamentaux qui font que des Nations peuvent vivre ensemble dans le respect et la dignité. 

 

 

 

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19 mars 2021

LE MONDE DE DEMAIN

  De temps en temps, il faut s’arrêter, respirer un bon coup, et scruter l’avenir.

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    Nous suivons la route de notre vie, le nez sur le guidon. Levons la tête et regardons au loin le monde qui se construit, le monde de demain.

  L’intelligence artificielle avec ses applications multiples, nous construit-elle un monde meilleur ? Voir, elle nous réserve plein de surprises que même Jules Vernes, avec son don d’anticipation, n’a pas vu venir.

  Que de métiers, que de professions qui ont fait la fierté de nos mères, risquent ou vont disparaître ! Il va devenir de plus en plus difficile d’orienter et de conseiller nos enfants et petits-enfants dans le choix d’une carrière.

 L’intelligence artificielle, alliée à la robotisation, assume déjà, de nos jours, de multiples fonctions, mieux que les humains.

  Eliza est une Psychothérapeute, elle s’entretient avec les patients en thérapie, quoi de plus normal ! Seulement Eliza est un ordinateur. C‘est un programme informatique mit au point en 1960 par Joseph Weizembaum. Depuis, Karim lui a succédé comme assistant thérapeute pour aider les réfugiés syriens. Leur a succédé Ellie, bien plus efficace que les psychiatres en matière de diagnostic de stress et de prévention des dépressions. Alors, exit la profession de Psychothérapeute ?

 Les robots sont déjà actifs dans les salles d’opérations. Leur main ne tremble jamais et n’est jamais sous le coup de l’émotion. Alors exit la profession de chirurgien ?

  En droit, en comptabilité, en médecine, l’intelligence artificielle est présente. Autant de métiers appelés à disparaître ?

  Des logiciels d’architecture créent et dessinent tout autant qu’un architecte. Ils font même des simulations en trois dimensions. 

Des algorithmes se substituent, sur les marchés financiers, aux courtiers. L’ordinateur réagit au centième de seconde aux variations des cours. Les marchés financiers, deviennent-ils virtuels ?

 Dans l’enseignement, le robot va donner un cours adapté à l’étudiant Les algorithmes vont accompagner l’étudiant et suivre son niveau personnel.

  Le robot pharmacien ne fait jamais d’erreur, contre ceux des pharmaciens de votre quartier évaluées à 1%. 

  Des ordinateurs gèrent des fonds d’investissements d’un hedge fond comme Bridgewater Associates.

  C’est la destruction positive propre au progrès. De nombreux métiers vont disparaître, remplacés par quoi ? Trot tôt pour les figurer. Mais aucune loi de la physique ou de l’économie n’implique la création de nouveaux métiers.

  On va surement vers la réduction du temps de travail pour l’homme. 35,30,20, et 15 heurs pas semaine, c’est enfin la semaine des « quatre jeudi ». Le marché des loisirs va exploser !

  L’homme ne va plus être créateurs de richesses, les robots « intelligents » le feront à sa place, plus abondamment, plus rapidement et moins cher. Le citoyen n’étant plus producteur, l’État devra-t-il taxer les robots ? Surement la consommation va devenir l’assiette du système fiscal. Le salaire universelle, jusque là utopique, va s’imposer.

Cet avenir qui se dessine, est une séparation totale entre productivité et emploi. La production sera assurée par les robots et l’emploi de l’homme réduit à sa plus simple expression. Vu les capacités des machines, allons-nous vivre dans une société d’abondance et de loisirs forcés ?

Je n’ouvre pas ici le dossier de la santé. Néanmoins, la manipulation de l’ADN des embryons en cours de grossesse, possible grâce à l’intelligence artificielle, va aboutir à une sélection arbitraire qui creusera le fossé des inégalités. Bonjour les superhommes ! 

  Il est temps peut-être que les politiques se préoccupent de cet avenir. Il sera Éden ou Enfer, selon la capacité des hommes à résoudre les problèmes d’éthique et de justice sociale que cet avenir va nous poser.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 mars 2021

FAUT-IL REPENSER NOTRE MODÈLE ÉCONOMIQUE ?

Vendredi est le jour de ma chronique politique hebdomadaire

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 La population pourrait décroître avant 2100. C’est un bouleversement des équilibres de la population mondiale qui est projeté par des universitaires américains, dans une vaste étude publiée en juillet 2020 par la revue médicale The Lancet. Selon ce travail, la population mondiale pourrait atteindre son pic en 2064, 19,7 milliards d’individus, et entamer alors un déclin pour redescendre à 18,8 milliards de Terriens à la fin du siècle.

Les chercheurs de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME, institut de statistiques médicales rattaché à l’université de l’Etat de Washington, Seattle) anticipent une baisse globale du nombre de naissances par femme, en raison d’un meilleur accès aux moyens de contraception et d’un niveau d’instruction plus élevé.

Ces données différent des projections effectuées tous les deux ans par les Nations Unies (ONU) dans leurs perspectives démographiques, qui prédisent un pic de la population mondiale à la fin du siècle (10 milliards), mais n’ont jusqu’alors pas anticipé de décrue au cours du XXIe siècle. Ces conclusions divergentes s’expliquent par les modèles utilisés.

Les experts de l’ONU s’appuient sur l’évolution passée des indicateurs de mortalité, de fécondité et de migration pour prédire des trajectoires à long terme. L’équipe de l’IHME, institut chargé du programme d’études, Global Burden of Disease, (GBD, qui évalue la mortalité et l’invalidité dues aux principales maladies), a quant à elle, travaillé à partir de la vaste base de données du GBD et élaboré différents scénarios, anticipant que certaines politiques, notamment en matière d’éducation et de santé, pouvaient influer la fécondité ou les migrations.

En Afrique subsaharienne en particulier, l’IHME prévoit une chute spectaculaire des taux de fécondité. Au Niger, par exemple, qui enregistrait 7 naissances par femme en 2017, le taux de fécondité descendrait à 1,8 à la fin du siècle.

L’ONU anticipe aussi une baisse importante de la fécondité en Afrique, mais moins rapide. « 2100 est un horizon très lointain, met en garde le démographe Gilles Pison, qui n’a pas participé à l’étude. Autant, pour 2050, dans trente ans, c’est une génération, les projections sont solides. Mais d’ici à quatre-vingt ans, beaucoup de choses peuvent se passer. » Pour le professeur au Muséum national d’histoire naturelle et chercheur associé à l’Institut national d’études démographiques (INED), la baisse anticipée de la population mondiale par l’IHME s’explique par un scénario de convergence des pays vers un taux de fécondité plus bas que celui estimé par l’ONU. Une hypothèse qui reste « spéculative », selon M. Pison. D’après le modèle de l’IHME, 183 des 195 pays étudiés enregistreraient un nombre de naissances par femme inférieur à 2,1 en 2100, en dessous du seuil de remplacement.

Au niveau mondial, le taux de fécondité passerait de 2,37 en 2017 à1,66 en 2100. Seules trois régions verraient leur population augmenter par rapport à 2017 : l’Afrique subsaharienne (de 1 milliard d’habitants aujourd’hui à 3 milliards en 2100), l’Afrique du Nord (978 millions en 2100) et le Moyen-Orient (600 millions).

Ailleurs, il faut, selon les chercheurs, s’attendre à un déclin. Vingt-trois pays verraient leur population diminuer de moitié, dont le Japon, la Thaïlande et plusieurs pays européens. La population italienne passerait de 61 à 30,5 millions en 2100. L’Espagne connaitrait une trajectoire similaire, de 46 à 23 millions, tout comme le Portugal, de 11 à 5 millions. La Chine, elle, passerait de 1,4 milliard d’individus à 732 millions.

Quelques pays, comme le Royaume-Uni ou la France, verraient leur population se maintenir, en raison d’une fécondité proche du seuil de remplacement et d’un solde migratoire positif.  Plus préoccupant, la pyramide mondiale des âges, sera, elle aussi, amenée à bouger : en 2100, la planète pourrait compter plus de 2,37 milliards d’individus de plus de 65 ans, pour seulement 1,7 de jeunes. 

 On peut en conclure que l’ensemble de la planète va avoir à régler un problème difficile : baisse des productifs et montée des retraités. C’est le modèle économique qui est à repenser entièrement.  Les nouvelles technologies, l’intelligence artificielle et la robotisation, vont-elles apporter une réponse au vieillissement des populations et contribuer efficacement aux besoins de ces mêmes populations.

Seul l’avenir nous le dira.

 

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05 mars 2021

Mon dernier ouvrage "Les robots de l'Apocalypse" est dorénavant en librairie.


Vous pouvez, maintenant, trouver mon dernier ouvrage, un roman géopolitique en librairie. Il s'agit du roman : Les Robots de l'Apocalypse.



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LES DERIVES DE LA JUSTICE FRANCAISE

Voici ma chronique politique hebdomadaire du vendredi

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       La France n’est-t-elle plus un état de droit. Depuis quelques années, on la voit glisser tout doucement vers l’abdication du pouvoir politique au profit du pouvoir des magistrats.

   Formés à l’école de la magistrature de Bordeaux, les étudiants y sont "encastés  dans un moule dont ils ne sortiront jamais" aux dires du garde des sceaux, le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti, alors avocat.

  Le président de la République française, Emmanuel Macron a laissé souvent courir la rumeur qu’il allait ordonner sa fermeture, sans jamais démentir. 

  Une des premières décisions qu’Éric Dupond-Moretti a prise, dès sa nomination, a été de nommer une avocate à la tête de l’école, avec instruction de revoir de fond en comble l’organisation et la ligne fondamentale de l’enseignement de l’école.

 C’est un secret de polichinelle que le corps enseignant est une population d’activistes de gauche. Ils considèrent que les magistrats ont un devoir social et qu’ils doivent peser sur le monde politique pour faire changer les choses. Aujourd’hui, on assiste à des saisines qui sortent du champ de compétence des cours de justice.

 Le tribunal administratif de Paris, le 3 février dernier, a condamné l’État français pour manquement dans la lutte climatique.

 Aujourd’hui, le 1er mars dernier, Nicolas Sarkozy, ancien président de la République française est devenu, le deuxième ancien président de la République condamné sous la Ve République. Il a été condamné, en premières instances, à trois ans de prison, dont un ferme, dans l’affaire dite des « écoutes ». L’ancien chef de l’État a été déclaré coupable de corruption et trafic d’influence. Là, les magistrats ont innové et créé un nouveau délit, le délit d’intention. Il n’y a pas eu de faits de corruption, mais dans une écoute diligentée dans le cadre de l’affaire Bettencourt (où il a été innocenté), les magistrats enquêteurs notent une conversation qui laissait entendre que Sarkozy interviendrai auprès de Monaco pour la nomination d’un magistrat à un poste dans la Principauté. Ce coup de pouce pourrait être un renvoi d’ascenseur aux dires du magistrat, en échange d’informations sur le dossier Bettencourt en cours. Dans ses attendus, le juge reconnait que cette intervention n’a pas été faite par Sarkozy, et personne n’a été nommé, mais déclare-t-il, l’intention suffit à caractériser le délit.  Maintenant, il faut faire très attention, si dit à un ami que l’on voudrait bien tuer sa belle-mère, on devient passible du nouveau délit d’intention aux yeux de ces magistrats.

  Les magistrats français se sont octroyé le pouvoir du corps électoral et celui du législateur. Ils censurent la politique du gouvernement et créaient des nouvelles lois. Censurer l’action du gouvernement est le domaine des élus au parlement et in fine du vote des électeurs. La création d’une nouvelle loi, est du domaine exclusif du parlement.

Si la France veut rester un État de droit, il faut cantonner la magistrature dans son rôle : lire et appliquer la loi votée par la représentation nationale, et laisser la politique aux élus du peuple. 

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26 février 2021

DU POPULISME, CHINE ET PANDÉMIE,

Chronique politique hebdomadaire du vendredi
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Avec le départ de Trump, les populistes ont perdu leur porte-drapeau.
Le populisme n'a jamais été une organisation internationale, chaque mouvement populiste est spécifique à son contexte national. Aussi, le départ de Trump ne change rien par exemple pour Boris Johnson. Ce sera probablement un soulagement de ne plus devoir composer avec lui. Orban ne perdra pas son pouvoir en Hongrie. Les populistes en Italie ont encore une chance de revenir au pouvoir. La formule n'a pas changé : volatilité économique + inégalités + migration, avec la perception que l'élite ne comprend pas la population. Cela ne disparaîtra pas.
Le populisme, qui perd peut-être du terrain aujourd'hui, refera son apparition car les problèmes migratoires vont perdurer.
Si les changements climatiques et d'autres variables se poursuivent au rythme actuel, l'exode d'Afrique et d'autres pays vers l'Europe ne fera qu'augmenter par rapport à 2015. C'est un thème dominant qui est aujourd'hui temporairement mis de côté.
À l'horizon de dix ans, bloquer la droite en votant des lois contre l'islam politique, à l’instar du président français, Emanuel Macron, se produira partout. Des gens dits extrémistes ou islamophobes seront considérés comme des prophètes, parce que ce problème s’imposera comme fondamental. Le fossé entre les migrants venant de pays à majorité musulmane et la population européenne est trop profond.
Un moment donné, l'Europe sera confrontée à un nouveau défi géopolitique bien plus grave que la question de l'Ukraine. Ce sera un test pour voir si l'Europe est capable d'exercer sa puissance et n'est pas uniquement une annexe des États-Unis. La réponse sera probablement qu'elle reste une obligée des USA et qu’une menace russe éventuelle, ne pourra être combattue qu'avec l'aide des Américains, ou disparaitra par l’élargissement de l’Union européenne vers l’Est, la Russie.
On ne peut pas dire que la Chine est le seul pays qui, d'une certaine manière, sort gagnant de la pandémie. Les États-Unis semblent ne pas s'en sortir avec la pandémie, mais les dégâts ne sont pas irréversibles. Ce qui fait la résilience des États-Unis fonctionne toujours. Le pays continue à attirer les talents internationaux. Les gens de tous les coins du monde continuent à vouloir se rendre aux États-Unis. La Chine gagnera-t-elle cette course. Combien de personnes ont demandé la citoyenneté chinoise ?
Le gouvernement Trump, un peu comme celui de Nixon – qui ressemblait à une catastrophe systémique – ne l'était pas en réalité. Les États-Unis sont sortis du marasme vietnamien et du Watergate dans les années 70 en forme olympique, tandis que l'Union soviétique, dont on pensait qu'elle allait gagner la Guerre Froide, a implosé dans les années 80.
La pandémie semble être une sorte de méga Tchernobyl. Tchernobyl n'a pas fait autant de victimes, mais a montré à quel point le système russe était chancelant. Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? La pandémie a fait plus de victimes en dehors de la Chine, mais a montré la vraie nature du système chinois. Un véritable système totalitaire, bien plus extrême que l'Union Soviétique. On pouvait détester Trump, mais il n'est plus là, contrairement à Xi Jinping. Si on espère que la Chine deviendra un jour une société un peu plus libérale, on risque de se tromper lourdement.
C'est une de ces analogies historiques avec lesquelles il faut rester prudent. Les années 20 du siècle dernier n'étaient pas réellement fantastiques. Sauf si on considére l'hyperinflation comme une réussite, une situation vécue par de nombreux pays européens à cette époque. Mais si on connait un boom économique, il sera de courte durée. Le monde devra comprendre que les États-Unis ne peuvent pas continuer avec un déficit budgétaire de 15% de leur PIB et devront introduire une forme de réduction des dépenses et d'augmentation des impôts. La fête sera de courte durée. Ce sera plutôt une ‘année folle 2021'.

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19 février 2021

DU SOUTIEN DES ETATS-UNIS A ISRAËL

Le texte ci-après est tiré de mon prochain ouvrage en cours d'impression; "Le sionisme chrétien, un tabou au Moyen-Orient"

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     En tant que géopoliticien, je me suis toujours posé la question : quelles sont les réelles motivations qui font que les Etats-Unis soutiennent inlassablement Israël. Les amitiés entre états ne perdurent que si des intérêts croisés les soutiennent. J’avais pour un temps, expliqué ce soutien par l’intérêt de Washington d’avoir un gendarme du Golfe crédible et bien équipé militairement. La politique étrangère des Etats-Unis était limpide, défendre les sources d’approvisionnement en pétrole. Patatras, voilà que l’Amérique du Nord devient le premier producteur de pétrole du monde. Elle bascule immédiatement, sa stratégie géopolitique du Moyen-Orient, vers le Pacifique où elle doit faire face à un outsider de taille, la Chine. Mais le soutien perdure et s’amplifie !

  Aux Etats-Unis, alors appelé encore le « nouveau monde,  la « Nouvelle Jérusalem » définie par ses bâtisseurs  puritains, comme un royaume de sainteté parfaite, voulait être la réplique de l’œuvre des Hébreux en terre sainte.

   La fondation du « Massachussetts Bay Colony » est une épopée fêtée chaque année avec le Thanksgiving,  la deuxième fête après Noël. 

Les pasteurs Mather et John Davenport furent les promoteurs de cette doctrine millénariste qui considérait le retour des juifs en terre de Sion, comme une partie de la même volonté divine pour leur colonisation de l’Amérique. Pour eux cette colonisation est la jumelle narrative et eschatologique du récit biblique.

 C’est dans ce contexte que Hooke, confesseur de Cromwell en Angleterre et Samuel Willard, président de Harvard de 1701 à 1707 confortèrent les pasteurs Mather et son fils Cotton Mather dans leurs thèses théologiques sur la nécessité du retour des juifs en Palestine, pour le salut de leur propre communauté chrétienne. On se doit de constater, que ce véritable sionisme « chrétien » date des années 1700, bien avant l’ouvrage de Theodor Herzl, « l’état juif », édité en 1896 et qui en a fait le père du sionisme juif, politique et actif .

Le principe de sola scriptura (seule l’écriture compte/la Bible) constitua la rupture fondamentale, qui rendit possible ces lectures littéralistes et sionisantes, Toutes les universités américaines d’élite ont été, sans exception, fondées à cette même époque, par ces idéologues puritains, dans le but de fournir au nouveau peuple à la fois les connaissances nécessaires aux élites dirigeantes de la société, et les outils d’interprétation biblique qui leur permettraient d’en tirer le sens littéral. Ils se libèrent ainsi des entraves de l’Eglise, et vont pouvoir vivre dans la perfection chrétienne. A Harvard et à Yale, à Princeton, Dartmouth et Columbia, l’hébreu remplaça le latin,  jouant le rôle de langue docte qu’avait ce dernier dans les séminaires d’Europe. 

  L’Américain d’aujourd’hui est habitué à ce vieux parallélisme entre son pays et l’ancienne Terre promise. Le discours des Pères fondateurs américains de la génération révolutionnaire de la fin du XVIIIe siècle était imprégné de la rhétorique de la « Nouvelle Jérusalem » à un tel point que ces tropismes sont réactivés à chaque nouvelle génération et jouissent d’un statut quasiment de droit commun, au même titre que le préambule de la Déclaration de l’Indépendance. 

Mais il faut attendre le XIXe siècle pour voir se concrétiser cet imaginaire identificateur des Américains avec l’apparition de la première religion « autochtone » américaine, le Mormonisme. Cette secte, la seule religion fondée aux Etats-Unis, qui compte aujourd’hui une dizaine de million d’adhérents, a ajouté une sorte de « troisième testament » qui raconte, entre autres, que la tribu d’Israël descendue de Joseph a migré en Amérique au VIe siècle av. J-C, que Jésus lui-même est venu après son ascension prêcher à ces Américains qui sont la tribu perdue d’Israël et donc que l’Amérique est bien la Terre promise, mais que la consécration de cette Nouvelle Jérusalem ne fut pas au prix de celle de l’Ancienne, mais que les deux Israël sont complémentaires et concomitants. 

C’est aujourd’hui la croyance de plus de cent  millions d’Américains qui s’identifient comme les « born-again » Christians ;  elle est issue des prédictions eschatologiques de John Darby, un prêcheur anglais qui, au milieu du XIXe siècle, systématisa en quelque sorte les doctrines messianiques de la nécessité de la restauration des Juifs en Palestine comme préalable au retour du Christ Par conséquence, les Chrétiens ne seront sauvés que dans la mesure où ils soutiennent cette nation dans toute sa singularité. 

  Le « miracle » de la Guerre des Six jours a renouvelé et donné une intensité exceptionnelle au soutien américain conservateur en faveur d’une vision maximaliste et sans compromis de l’état juif.

Les évangéliques qui regroupent toutes ces églises protestantes, sont aujourd’hui plus de cent millions d’inconditionnels dont 44 millions de votants qui votent comme un seul homme, suivant les directives de leur pasteur. Ils représentent une force politique qu’aucun président américain, républicain ou démocrate ne peut ignorer. Ceci explique le soutien quasi inconditionnel et constant des Etats-Unis à l’Etat d’Israël. 

 

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12 février 2021

France : les juges prennent-ils le pouvoir?

voici ma chronique politique hebdomadaire du vendredi

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   Dans un jugement historique, rendu ce mercredi 3 février, le tribunal administratif de Paris reconnaît les manquements de l’État français dans la lutte contre le réchauffement climatique, responsable de ce fait d’un préjudice écologique. Les médias ont qualifié cette condamnation de l’État de jugement historique pour cette « affaire du siècle ». Il y a deux ans que quatre ONG avaient déposé une plainte contre l’État français, plainte qui aurait dû être déclarée irrecevable. Les requérants demandaient au tribunal de se prononcer sur la qualité d’une politique du gouvernement.

  On prête à Montesquieu l’analyse qui conclue que trois pouvoirs distincts constituaient l’État : l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Chacun de ces pouvoirs exercerait sa mission dans une sorte de sphère autonome, interdite aux autres pouvoirs, et, c’est ainsi que naît l’équilibre et la modération.

 Montesquieu rappelle ainsi les missions de l’État, il décrit le champ du régalien, et celui de l’action judiciaire.  En effet, l’ordre public et la sécurité entrent dans les obligations premières des dépositaires du pouvoir envers ceux qui les ont missionnés.

 

Aujourd’hui, la source du pouvoir de juger, est-elle devenue politique ?  C’est le peuple souverain au nom de qui, depuis la Révolution, la justice est rendue. Si la justice est une composante de la démocratie, elle doit en respecter les fondamentaux, à savoir que c’est le peuple et lui seul, qui par son vote, sanctionne la politique de ses élus.

Si la doctrine révolutionnaire a profondément transformé la source du pouvoir du juge, elle en a aussi strictement limité la mission. Le juge doit se borner à appliquer la loi en l’interprétant. Le pouvoir de juger se justifie alors par l’application respectueuse de la loi, expression souveraine de la volonté générale. La loi seule est source de jugement.

   De nos jours, la volonté que le droit encadre et sécurise davantage les relations sociales, est allée de pair avec la modification du rôle des juges. Leurs compétences ont été élargies ; leurs procédures, diversifiées ; leurs pouvoirs, renforcés, notamment par des pouvoirs nouveaux d’injonction et d’astreinte, mais ne leur a été jamais attribué le droit de censurer le pouvoir politique. C’est là un privilège que seule la représentation nationale et l’expression du peuple par le vote, ont.

 Dans cette perspective, la légitimité contemporaine de la justice tient à sa capacité à assumer et mettre en œuvre la garantie des droits fondamentaux et l’emprise du droit sur les relations sociales, mais pas sur l’exercice du pouvoir par les responsables élus au sommet de l’État.

Cette intrusion du pouvoir judiciaire s’est réalisée, apparemment, dans un contexte d’une crise de la représentation politique, qui a affaibli le parlement national. Est-on devant une perte d’influence, voire d’une impuissance à agir des autorités publiques nationales, face à l’activisme de certaines associations ?  Ils entrainent ainsi, la justice dans un terrain dangereux pour la démocratie en violant la Constitution. On ne peut pas accepter, ni la substitution du juge au politique, ni l'immixtion du premier dans l'office du second.

  La séparation des pouvoirs est indispensable dans un pays démocratique. 

 

 

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