Gabriel Banon, Politiquement Incorrect.

22 février 2019

ÉRADIQUER L’ANTISÉMITISME : MISSION IMPOSSIBLE

Ma chronique, aujourd'hui, se référe à une actualité nauséabonde et pénible.

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   Depuis quelques semaines, le problème de l’antisémitisme inonde les médias, tant en France que dans d’autres pays européens, comme l’Allemagne ou encore l’Angleterre.

 On n’est pas devant une renaissance de l’antisémitisme, mais dans un problème de ‘la parole libérée’.

  Des antisémites, il y en a eu toujours, plus ou moins voyants, plus ou moins discrets, car jusqu’il n’y a pas longtemps, l’antisémitisme était considéré comme une maladie honteuse et blamable. 

  Les partis de gauche ont souvent été à la pointe de l’action, particulièrement l’extrême gauche qui rejoint en cela l’extrême droite, mais pas pour les mêmes raisons.

La droite catholique a été nourri pendant des siècles par la condamnation du peuple juif comme étant déicide. Fi de l’histoire qui donne ce privilège d’avoir crucifié Jésus, à Ponce Pilate, le préfet de la province romaine de Judée. Le catéchisme du concile de Trente, en 1566, précise toutefois que les responsables de la mort du Christ sont les pécheurs de toute l'humanité, non les Juifs seuls. Enfin, en 1965, le concile Vatican II, dans sa déclaration Nostra Aetate, précise que les Juifs ne peuvent être considérés comme responsables de la Passion, Il rappelle que les apôtres et les premiers disciples de Jésus sont juifs, et reconnaît les racines juives de la foi chrétienne. 

Le thème du « peuple déicide » a constitué pendant des siècles le principal argument de l'antisémitisme chrétien.

  L’extrême gauche, elle, puise son antisémitisme des écrits d’un petit fils de Rabbins ashkénazes, qui a versé dans l’athéisme, Karl Marx. Dans Le Capital, édité en1867, l’apôtre de la lutte des classes, écrit au sujet de ses coreligionnaires : « toutes les marchandises sont de l’argent, pour les juifs intérieurement circoncis ». Dans son ouvrage ‘La Question juive’ édité en 1843, il n’hésite pas à affirmer : « L’argent est le Dieu jaloux d’Israël devant qui nul autre Dieu ne doit exister. »Marx a été décidément un juif honteux, qui n ‘a pas hésité à écrire de pareilles inepties. On se doit de constater que les vieux reflexes antijuifs perdurent.

L’antisionisme est aujourd’hui une véritable aubaine, libérant la parole et permettant aux antisémites d’exprimer leur haine sous un autre vocable. Mais il faut reconnaître que les juifs qui sont restés attachés à leur patrie, la France, l’Italie, l’Allemagne et autres, sont dans une certaine mesure, victimes du fait sioniste. Certes, on a le droit de critiquer la politique du gouvernement israélien, et nombreux juifs ne s’en privent pas. Le vocable, aujourd’hui, ne couvre plus une expression politique, mais une expression de haine. 

     La religion et la politique n’ont jamais fait bon ménage, et quand l’irrationnel envahi le champ politique, la situation échappe à la raison et à la mesure.

La posture aujourd’hui du Pape, son approche œcuménique des relations inter-religions, sa dernière visite en terre d’Islam, confirment la voie à suivre de la coexistence harmonieuse des trois religions du livre. Peu d’actions de ce type sont initiées en Europe et le Maroc peut être un exemple à suivre en la matière.

  Certains, fatalistes, déclarent : «  de toute façon, tous ceux qui ne sont pas juifs sont antijuifs ». Non, c’est aussi absurde que de dire que tous ceux qui ne sont pas noirs sont anti noires.

 On en était arrivé à penser, à tort ? que l’antisémitisme c’est de l’histoire ancienne, tuée par les horreurs de la deuxième guerre mondiale. Mais c’est dans les marques profondes du passé que naissent les plaies à venir, ces plaies qu’on avait espéré cicatrisées à jamais.

Aujourd’hui, c’est l’antisionisme qui a pris le relai dans la phraséologie de la gauche et de l’extrême gauche.

  Arrivera-t-il enfin le jour où l’on remerciera les juifs pour avoir sublimer le Dieu unique, donner les dix commandement à l’humanité et avec le rabbin ’Jésus’ donné le christianisme à des millions d’hommes et de femmes. Arrivera-t-il le jour où on remerciera les juifs pour leurs savants et leur découvertes, leurs artistes et leurs œuvres sublimes ? Reconnaitra-t-on un jour le palmarès éloquent et inégalé de ces juifs, au tableau des prix Nobel.

 Faut-il croire qu’éradiquer la bête immonde qu’est l’antisémitisme soit une « Mission impossible » ? Il est à craindre que la réponse soit oui.

   Depuis quelques semaines, le problème de l’antisémitisme inonde les médias, tant en France que dans d’autres pays européens, comme l’Allemagne ou encore l’Angleterre.

 On n’est pas devant une renaissance de l’antisémitisme, mais dans un problème de ‘la parole libérée’.

  Des antisémites, il y en a eu toujours, plus ou moins voyants, plus ou moins discrets, car jusqu’il n’y a pas longtemps, l’antisémitisme était considéré comme une maladie honteuse et blamable. 

  Les partis de gauche ont souvent été à la pointe de l’action, particulièrement l’extrême gauche qui rejoint en cela l’extrême droite, mais pas pour les mêmes raisons.

La droite catholique a été nourri pendant des siècles par la condamnation du peuple juif comme étant déicide. Fi de l’histoire qui donne ce privilège d’avoir crucifié Jésus, à Ponce Pilate, le préfet de la province romaine de Judée. Le catéchisme du concile de Trente, en 1566, précise toutefois que les responsables de la mort du Christ sont les pécheurs de toute l'humanité, non les Juifs seuls. Enfin, en 1965, le concile Vatican II, dans sa déclaration Nostra Aetate, précise que les Juifs ne peuvent être considérés comme responsables de la Passion, Il rappelle que les apôtres et les premiers disciples de Jésus sont juifs, et reconnaît les racines juives de la foi chrétienne. 

Le thème du « peuple déicide » a constitué pendant des siècles le principal argument de l'antisémitisme chrétien.

  L’extrême gauche, elle, puise son antisémitisme des écrits d’un petit fils de Rabbins ashkénazes, qui a versé dans l’athéisme, Karl Marx. Dans Le Capital, édité en1867, l’apôtre de la lutte des classes, écrit au sujet de ses coreligionnaires : « toutes les marchandises sont de l’argent, pour les juifs intérieurement circoncis ». Dans son ouvrage ‘La Question juive’ édité en 1843, il n’hésite pas à affirmer : « L’argent est le Dieu jaloux d’Israël devant qui nul autre Dieu ne doit exister. »Marx a été décidément un juif honteux, qui n ‘a pas hésité à écrire de pareilles inepties. On se doit de constater que les vieux reflexes antijuifs perdurent.

L’antisionisme est aujourd’hui une véritable aubaine, libérant la parole et permettant aux antisémites d’exprimer leur haine sous un autre vocable. Mais il faut reconnaître que les juifs qui sont restés attachés à leur patrie, la France, l’Italie, l’Allemagne et autres, sont dans une certaine mesure, victimes du fait sioniste. Certes, on a le droit de critiquer la politique du gouvernement israélien, et nombreux juifs ne s’en privent pas. Le vocable, aujourd’hui, ne couvre plus une expression politique, mais une expression de haine. 

       La religion et la politique n’ont jamais fait bon ménage, et quand l’irrationnel envahi le champ politique, la situation échappe à la raison et à la mesure.

La posture aujourd’hui du Pape, son approche œcuménique des relations inter-religions, sa dernière visite en terre d’Islam, confirment la voie à suivre de la coexistence harmonieuse des trois religions du livre. Peu d’actions de ce type sont initiées en Europe et le Maroc peut être un exemple à suivre en la matière.

  Certains, fatalistes, déclarent : «  de toute façon, tous ceux qui ne sont pas juifs sont antijuifs ». Non, c’est aussi absurde que de dire que tous ceux qui ne sont pas noirs sont anti noires.

 On en était arrivé à penser, à tort ? que l’antisémitisme c’est de l’histoire ancienne, tuée par les horreurs de la deuxième guerre mondiale. Mais c’est dans les marques profondes du passé que naissent les plaies à venir, ces plaies qu’on avait espéré cicatrisées à jamais.

Aujourd’hui, c’est l’antisionisme qui a pris le relai dans la phraséologie de la gauche et de l’extrême gauche.

  Arrivera-t-il enfin le jour où l’on remerciera les juifs pour avoir sublimer le Dieu unique, donner les dix commandement à l’humanité et avec le rabbin ’Jésus’ donné le christianisme à des millions d’hommes et de femmes. Arrivera-t-il le jour où on remerciera les juifs pour leurs savants et leur découvertes, leurs artistes et leurs œuvres sublimes ? Reconnaitra-t-on un jour le palmarès éloquent et inégalé de ces juifs, au tableau des prix Nobel.

 Faut-il croire qu’éradiquer la bête immonde qu’est l’antisémitisme soit une « Mission impossible » ? Il est à craindre que la réponse soit oui.

 

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15 février 2019

FRANCE : LA CHASSE AUX RICHES EST LANCÉE

Voici ma chronique politique hebdomadaire du vendredi

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        La France de Macron et des « gilets jaunes », marche-t-elle sur la tête ? La lutte des classes et la chasse aux riches, semblaient appartenir à un temps révolu.

 À écouter les déclarations des uns et des autres, il faut croire que non.

  Dans les années cinquante, la faute du misérabilisme d’une certaine classe sociale française, venait de ces horribles suceurs du sang des prolétaires, les possédants et les chefs d’entreprises. À force d’expliquer que le développement et l’emploi requièrent des investisseurs et des entreprises profitables, on pouvait penser que l’opinion française avait tourné la page. Depuis, se sont déroulés les trente glorieuses, où la productivité faisait des bonds comme le développement qui en a suivi. Cette période fut celle de la croissance économique et l'amélioration des conditions de vie, les plus fortes qu'a connue la France.Oui, certains se sont enrichis de même que la classe moyenne s’est développée.

  Au nom de la « justice sociale », que d’aberrantes décisions sont prises, que d’aberrantes revendications sont mises sur la table.  On serait forcément riche au détriment de quelqu'un. 

 Par un misérable calcul d’arithmétique électorale, pour les politiques, les riches sont devenus des boucs émissaires commodes. Il n’y a pas longtemps, François Hollande, alors président de la République française, déclarait "ne pas aimer les riches" et un certain meneur politique, Jean-Luc Mélenchon, traitait allégrement les riches de "parasites" et invitait sans scrupules ses militants à leur "faire les poches".

 À force de caricatures, le scandale en France n'est plus la pauvreté, mais la richesse !

  La machine économique, quelque soit le régime politique, est une machine délicate qui ne souffre ni « à-peu-près » ni gestion idéologique. Elle nécessite investissements, donc des riches qui veulent bien prendre le risque d’entreprendre, des compétences dans la marche de tous les jours, donc des élites, n’en déplaise aux « Gilets jaunes », capables de gérer l’ensemble.

  Ceci étant dit, il faut de la mesure et de la décence en tout. Depuis quelques années, la machine n’est plus sous contrôle, les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Pourtant, ils se tiennent par la barbichette et chacun a besoin de l’autre, à ceci près que l’autre peut partir sous d’autres cieux plus cléments.

 Il ne faut affoler ni l’un ni l’autre. L’arme de la fiscalité qu’un gouvernement a, pour veiller à une justice sociale, est aussi délicate que la gestion de l’économie.

  La pression fiscale, qui est en train de devenir un véritable martyre pour les français, semble aujourd’hui, sur le point de franchir une nouvelle étape. La liste des alourdissements fiscaux envisagés est aussi longue qu’inquiétante. Les grandes fortunes qui sont encore en France vont diminuées. Plus grave est les départ des cadres à l’étranger et la fuite des cerveaux vers des régimes plus tolérables. Les jeunes nouveaux diplômés regardent de moins en moins Londres ou les Etats-Unis. C’est Hongkong et Pékin qui les attirent. Après le rêve américain, c’est maintenant au rêve chinois qu’ils aspirent.

Après les « vrais riches » et les « moyens riches », c’est le Futur qui « fout-le-camp » si on ne se reprend pas et qu’on ne gère pas avec mesure, la « crise » des gilets jaunes.

Le quinquennat Macron risque fort d’être le quinquennat du départ des forces vivent de la Nation, de ceux justement qui font vivre le reste de la France, l’État, les fonctionnaires, le monde du travail et les Gilets jaunes. L’agressivité et la culpabilisation injustes  de ces « riches » sont inadmissibles. Car, ces « riches »,  ne sont, pour la plupart, que des personnes aisées grâce à leur travail, leurs compétences et leur talent.

  C'est peut-être la déclaration au Congrès du Président des Etats-Unis, Abraham Lincoln, qui résume le mieux ces vérités économiques : "Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l'épargne. Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort. Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l'employeur. Vous ne pouvez pas encourager la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes. Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche".  

 La lutte des classes et la chasse aux riches, ne sont plus de notre siècle, telle est la vérité, froide, commune et plate, comme dirait Diderot.

 

 

  

 

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08 février 2019

HUAWEI : LES DESSOUS DES CARTES

C'est vendredi, voici ma chronique géopolitique hebdomadaire:

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             Tout le monde considère aujourd’hui que la puissance d’une Nation, n’est plus le nombre de ses ogives nucléaires, mais sa maîtrise des nouvelles technologies, complétée par une démographie en développement.

  Au-delà de la guerre commerciale Etats-Unis/Chine, c’est d’une guerre froide technologique qu’il s’agit.   Si l’arrestation de la fille du fondateur de Hawei, a mis la planète télécoms en ébullition, il ne s’agit pas seulement de l’application de la règle américaine de l’extraterritorialité seulement. Il s’agit de la lutte sans merci que se livre Washington et Pékin pour le contrôle des applications civiles et surtout militaires de la 5G. L’affaire Huawei est le sommet d’un iceberg des enjeux et des rapports de force, futurs. La bataille n’est pas seulement commerciale et technologique, mais également géopolitique. L’ensemble s’inscrit dans la compétition ouverte que se livrent les Etats-Unis et la Chine pour la domination mondiale.

  Lors de la première rencontre, Obama-Xi Jinping, les Américains avaient pensé, naïvement ( ?), qu’il s’agissait d’un partage éventuel d’influence, lorsqu’il s’agissait, en réalité, d’une course à la suprématie mondiale.

  Les nouveaux réseaux de communication, alliés aux algorithmes de l’intelligence artificielle, vont permettre de connecter à grande vitesse soldats, véhicules et robots. C’est pourquoi la 5G est devenue l’arme fatale pour gagner les batailles du futur. C’est une des clés de la guerre de demain.

  Ceci explique l’âpreté du bras de fer sino-américain autour de l’entreprise Huawei qui domine outrageusement le secteur. Le groupe a investi massivement dans le développement des nouvelles technologies de communication. La Chine, très en pointe dans les efforts de développer la 5G, grâce à Huawei, est en train de mettre fin au leadership occidental sur cette technologie militaire, ce que Washington ne peut admettre. Il faut savoir que la 5G va permettre de relier entre eux, à une vitesse vingt fois supérieur à la 4G, des systèmes de force associant le renseignement, les robots et les véhicules autonomes outre tous les engins de guerre. Autant de capacités qui vont transformer assez radicalement les techniques guerrières occidentales et d’ailleurs.

  Au centre de la confrontation sino-américaine, les craintes des Américains et des Européens que la 5G développée par Huawei ne comporte des « portes secrètes » pour l’espionnage.

  « Nous sommes en train de mener une bataille pour les 50 millions d’emplois technologiques du futur pour nos enfants » déclare Robert Lighthizer, le représentant américain au commerce. 

  Si Huawei va peiner à s’imposer dans les pays de l’Otan, ailleurs, la messe est dite, aux dires de Jean-Pierre Cabestan, sinologue à l’Université baptiste de Hongkong.

  Les Américains dénoncent la menace sécuritaire, et les Chinois crient au complot, on veut bloquer leur ascension.

  Les Européens, quant à eux, doivent sortir de leur léthargie apparente, devant un acteur des plus importants de la planète, qui s’affranchit souvent des règles du jeu. Si l’Union européenne n’investit pas dans l’innovation pour les secteurs stratégiques, sa dépendance technologique va, rapidement, devenir irrattrapable. Elle ne sera plus que spectatrice de l’empoignade à laquelle se livrent l ‘Amérique et la Chine.  Elle deviendra, comme le reste de la planète, à l’exception peut-être de la Russie, un dégât collatéral de la compétition entre les deux grands.

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05 février 2019

Signature au salon du livre de Casablanca

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02 février 2019

LES MAÎTRES DU MONDE

Voici ma chronique politique du vendredi.

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               Les gilets jaunes en France, les populistes en Italie, les « Trumpistes » aux Etats-Unis, toutes ces manifestations du peuple profond, apparemment sans liens, sont les indices avant-coureurs d’une prise de conscience et d’une révolte contre l’ordre établi et surtout contre ceux que l’on appelle « les Maîtres de l’Univers ».

Ils sont rarement des élus, ils ne représentent qu’eux mêmes, leur puissance d’argent et leur capacité de nuisance. Ce sont incontestablement, les Maîtres du Monde.

 La complexité de nos sociétés, n’empêche pas de constater qu’une poignée d’acteurs exercent une influence prépondérante sur les affaires du monde et souvent aux dépends des autres.

Il ne s’agit pas ici de complot, au sens littéral du terme, il ne s’agit nullement de conspiration, encore moins d’une structure secrète de gouvernance mondiale.

  C’est une construction progressive que les clans, comme les grandes écoles, les grandes institutions, ont bâti petit à petit, par cette arme redoutable, la cooptation. C’est ainsi que se sont construites les Élites qui gouvernent, politiquement, économiquement, socialement. Ces élites sont soumises au bon vouloir des lobbies, dont les groupes de pression idéologues, servent d’alibi. Ces lobbies sont une des armes qu’utilisent les vrais acteurs du monde économique et financier.

Les élites gouvernantes, après le choc pétrolier de  1973, n’ont pas eu le courage de dire au peuple que le modèle économique des 30 années précédentes, fondé sur une énergie peu coûteuse, était remis en cause.

La baisse réelle du pouvoir d’achat à été masquée par les politiques monétaires, par l‘inflation, les délocalisations d’origine des biens consommés.

Lorsque le président français, François Mitterand, déclarait au peuple français que nous ne sommes plus à l’ère du travail mais à celle des loisirs, il a égaré la population dans un concept totalement erroné dont les effets seront amplifiés par le passage aux 35 heures.

 

L’emploi se délocalise, une forte pression pèse sur les revenus salariaux qui n’évoluent plus que peu.

Les salariés sont pris en tenaille. D’une part l’accroissement de la masse monétaire qui se place en immobilier, fait croître les prix. Cette hausse fait  passer de 6% le revenu consacré au logement des ménages à 20/25/30% aujourd’hui. Le revenu disponible pour les autres dépenses est donc nettement en baisse.

Aujourd’hui, l’indice du coût de la vie n’est plus le reflet de la réalité.

 

Dans ce contexte le peuple se sent floué pas ses élites qui, dans le même temps s’attribuent des avantages salariaux énormes et même des exemptions d’impôts incroyables (comme dans le cadre du parlement européen.)

Le cocktail est explosif:

- baisse réelle du pouvoir d’achat,

- des élites vivant dans le luxe, avec des rentes inacceptables.

- des nantis ayant acheté de l‘immobilier préservé de l’érosion réelle, voient leur fortune croître.

- d’autres nantis effrayés par une fiscalité trop lourde, prennent la fuite.

   Mais « les Maîtres de l’Univers » ne représentent pas les populations des puissances dominantes. Malgré le crédo de la démocratie, l’influence de la population sur les décisions politiques est des plus minimes. Le vrai pouvoir d’influence et in fine de décision, est exercé par des élites économiques et des organismes supranationaux, agissant au nom d’intérêts commerciaux. Leur influence sur la politique gouvernementale a pour moteur, une forme sophistiquée du chantage. De ce fait, la population au bas de l’échelle, c’est à dire la majorité, se voit dans les faits, exclue des choix politiques au profit d’une mince couche de la population à qui est donnée une influence démesurée.

  Mais le peuple, même s’il n’est pas au courant du détail de l’élaboration des décisions, le peuple sent inconsciemment cet état de chose. Cette prise de conscience se traduit d’abord par l’abstention aux consultations. La montée de l’abstention est le signal d’alarme. C’est le premier signe d’un rejet des élites et le premier acte de défiance envers les acteurs politiques.

  Aujourd’hui, une vaste majorité des populations, un peu partout dans le monde occidental, et ailleurs, sont convaincus que les politiques obéissent à un ensemble d’intérêts dominants.

 L’inégalité galopante, le phénomène quasi général de la paupérisation des uns et de la richesse grandissante des autres, amène le peuple à rechercher un nouveau « messie » en dehors de l’élite gouvernante. Il serait simpliste d’appeler le phénomène « Populisme » ou encore « opportunisme ». Les centres de décision en Europe, par exemple, se sont éloignés des citoyens, les bureaucrates de Bruxelles les ignorant superbement. Les partis politiques, obnubilés par l’argent nécessaire à leurs campagnes électorales, ne se montrent pas à la hauteur des situations. Ils n’analysent plus les évènements qui les portent plus qu’ils ne les maîtrisent.

  La guerre des classes est dépassée par l’information en temps réel, son histoire est longue et parfois amère. Les « marchands et manufacturiers » d’Angleterre, du temps d’Adam Smith, ont laissé la place aux « complexes militaro-industriels » et aux GAFAS.

Alors, le petit peuple veut prendre son destin en main. Fini le « Politiquement correct », fini les problèmes confiés à des commissions ad oc, fini l’exclusivité du savoir aux élites.

  Le peuple ne se contente plus de gronder, il agit. Il agit et bouscule les institutions et l’ordre établi. Il veut être entendu et respecté. 

  Aux Etats-Unis, ils ont mis un des leurs à la Maison blanche, en Italie, ils ont pris le pouvoir. Le reste de l’Occident retient son souffle.

  Mais les élites restent les élites, et la bonne gouvernance n’est pas à la portée du premier venu, fusse-t-il un « gilet jaune ».

 

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25 janvier 2019

TRUMP ET XI, VONT-ILS SE PARTAGER LE MONDE ?

Voici la chronique de cette semaine.  Cette semaine a été aussi la semaine du Forum économique de Davos.Maussade et décevant Forum. Il faut dire que les annulations en cascade n'ont pas aidé les organisateurs. Toute l'équipe américaine, le président Trump en tête, a renoncé au déplacement, Shutdown oblige. La première ministre britannique, dans la tourmente du Brexit ne pouvait pas ne pas se désister. Le président français, Emmanuel Macron a suivi le mouvement pour cause de "gilets jaunes".
Ma chronique politique hebdomadaire du vendredi porte sur les deux "grands".

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    Il y a 56 ans, le général De Gaulle et Konrad Adenauer avaient signé le traité de l’Elysée, qui annonçait au monde la réconciliation franco-allemande. Conciliation qui est intervenue après trois guerres, en moins d’un siècle.

  Après Paris, cette fois-ci, c’est à Aix-la-Chapelle que le président français, Emmanuel Macron et la chancelière allemande, Angella Merkel, ont renouvelé cet acte fondateur de l’entente des deux locomotives de l’Union Européenne. Ce traité réactualisé, veut souligner la convergence des stratégies économiques, sociales et géopolitiques des deux plus grandes nations de l’Europe continentale.

  L’entente affichée n’est pas de trop pour la difficile négociation inévitable qui aura lieu avec les deux ogres, chinois et américain.

 Aujourd’hui, considérée par les deux superpuissances comme une variable d’ajustement dans leur face-à-face stratégique, l’Union Européenne a vu son influence déclinée dans le monde. Déchirée par des mésententes internes, affaiblie par le départ annoncé de la Grande Bretagne, la montée des parties extrêmes et du populisme, par le rejet des élites parfois dépassées par les événements, l’Europe n’est plus qu’une figurante dans la partie d’échecs qui se joue entre le trio, Etats-Unis,  Chine et Russie.

  La guéguerre commerciale entre les deux grands, n’ira pas au-delà du 1ermars 2019, c’est la date limite que se sont fixé, Donald Trump et Xi Jinping, lors de leur dernière rencontre en Argentine, en marge du G20.

  Dans toutes les prochaines analyses, on devra tenir compte du fait que Donald Trump est déjà en campagne électorale pour un probable deuxième mandat. Ses atouts peuvent se décliner en trois points : la bonne santé de l’économie américaine, la maîtrise des flux migratoires et ses « victoires diplomatiques » dont la plus « belle », l’acceptation par la Chine de contribuer efficacement au rééquilibrage de la balance commerciale des Etats-Unis. 

 Xi Jinping, s’il a compris qu’il peut aider Trump sur ce dernier point, sait qu’il a besoin de la poursuite de la croissance chinoise, condition sine qua none, pour la docilité du peuple chinois et la pérennité de son règne.  Les deux Présidents se tiennent par la barbichette et concluront dans les mois qui viennent un deal sur le dos des européens. L’Union ne tirera aucun profit de cette entente, qui se fera en dehors de tout cadre multilatéral. Si les Chinois dorénavant ménageront les Américains, ils continueront à piller la propriété intellectuelle des Européens, en toute impunité.

  Petit à petit, se dessine des lignes de partage d’influence entre les deux ogres de l’économie mondiale. Ils veulent et vont asservir les marchés de la planète. Déjà, bon nombres des fleurons économiques européens sont passés sous la coupe du capital chinois. Quand à l’Amérique, elle continue à racketté les grandes banques européennes et le concurrent de Boeing, Airbus. Seuls, la Russie et l’Inde, tirent leur épingle du jeu, par des alliances de circonstance, pour le moment.

  Le traité d’Aix-la-Chapelle, permettra-t-il à la France et l’Allemagne de résister aux deux larrons qui n’hésitent pas à utiliser leur puissance militaire dissuasive et le chantage aux droits de douane.

  L’Afrique, et les pays émergents, les pays d’Amérique du Sud, de l’Orient et de l’Extrême Orient, d’Asie, devront se résoudre à s’aligner sur l’un des deux grands, s’ils veulent sortir leurs économies du marasme dans lequel la plupart se trouvent.

  Quelqu’un a-t-il parlé de partage ?

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18 janvier 2019

CETTE EUROPE DE L’EST QUE L’UE N’ARRIVE PAS À INTÉGRER

Comme tous les vendredi, voici ma chronique politique hebdomadaire:

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           Ainsi le veut le règlement, depuis jeudi 10 janvier, la Roumanie assure la Présidence tournante de l’Union européenne pour six mois. On ne peut pas dire que cette présidence commence sous les meilleurs auspices.  Le coup d’envoi est un raté pour l’image, aussi bien de la Roumanie que pour celle de la Commission européenne. Bucarest semble vouloir régler ses comptes avec Bruxelles. 

 Jeudi, l’ambiance était électrique et les contorsions nombreuses, entre dirigeants européens et officiels roumains. À l’Athénée roumain où avait lieu la cérémonie d’ouverture de la présidence, les mises en garde se sont succédées de part et d’autre.

 Cette présidence exhibe une fracture entre l’Ouest et l’Est, que d’aucuns ne voulaient ni voir ni prévoir. Poussée vers l’Est par un Royaume-Uni travaillant pour autrui, Bruxelles s’est lancée dans un élargissement vers les pays de l’Est, avec comme corollaire, l’intégration dans le pacte atlantique : l’OTAN.

  Avec la fin de la guerre froide ( ?) et l’implosion de l’URSS, Bruxelles avait banni de son vocabulaire les qualificatifs comme « Europe de l ‘Est, « Europe orientale » ou encore « Europe centrale ». Il n’y avait plus que des États indépendants, de retour au sein de l’économie libérale et de l’Union européenne, pays des droits de l’homme. 

  Dans une Union, il faut tendre à avoir des agendas harmonisés et non divergents. L’Union européenne pensait apporter aux nouveaux arrivants tous les bienfaits, parfois illusoires, de la démocratie et de l’État de droit. Pour les nouveaux arrivants, c’est d’abord une protection contre le grand voisin de l’Est, l’Ours sauvage et revanchard, et un rattrapage économique à la sortie d’un long sommeil soviétique, qui étaient attendus. 

 L’espoir d’une Europe homogène, dont tous les membres partageraient les mêmes normes et devoirs, s’est rapidement évanoui. Intégrer l’Europe de l’Est sans prendre en compte ses identités culturelles, son profond attachement à la religion chrétienne,  ses craintes géopolitiques, aura été une erreur majeure des stratèges de bruxelles. 

  La crise des migrants a fait découvrir aux dirigeants de l’Union, une Pologne toujours catholique, une Hongrie et une Roumanie très attachées à leur identité si marquée et à une culture qui met au second plan les libertés individuelles. Les trois partagent le sentiment d’être traités par Bruxelles de citoyens de seconde zone. Ils sont restés, vraisemblablement, imprégnés de leur ancienne culture communiste.

  Chance ou handicap, les pays de l’Est ont été longtemps « protégés » des mélanges ethniques par le rideau de fer soviétique. De ce fait, ils sont les plus sensibles des européens à la fragilisation identitaire. Ceci explique leur refus de recevoir une immigration arabe ou africaine.

Au libéralisme, ils opposent « l’ordre moral » et la défense des valeurs traditionnelles. Depuis leur départ du carcan soviétique, ils sont pour la première fois, libre d’affirmer une politique étrangère indépendante.

  Si l’Union européenne n’arrive pas à concilier les aspirations de l’Europe de l’Est avec celles des européens de l’Ouest, à concilier les approches géopolitiques des uns et des autres, alors se reconstruira de nouveau un mur d’incompréhensions, pouvant mener à l’implosion de l’Union.

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11 janvier 2019

RÉPONSE À UNE MINISTRE ISRAÉLIENNE IGNORANTE

Aujourd'hui, vendredi, je ne vous propose pas une chronique, mais un "coup de gueule" sur un sujet qui m'est cher, le conflit israélo-palesrtinien.

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    Certains israéliens, en particulier madame Gilda Gamliel, ministre israélienne de l’Égalité sociale , devraient connaître un peu mieux l’histoire des juifs dans les pays arabes, ou tout au moins, au Maroc.

Que madame Gamliel réclame la somme « respectable » de 250 milliards, au titre d’indemnisations pour les juifs chassés de sept pays arabes, dont le Maroc, l’avenir nous dira si ce montant représente une quelconque vérité. Mais inclure le Royaume Chérifien, c’est faire preuve d’une ignorance crasse des réalités marocaines.

  L’Histoire a retenu que feu Hassan II a autorisé le départ des juifs du Maroc à son corps défendant. Durant tout son règne, il a caressé le rêve d’un retour au pays, d’au moins une partie de ceux qui avaient répondu à l’appel et à l’organisation de l’Agence juive. Il avait nommé à cet effet un ministre juif, ambassadeur itinérant, pour maintenir le contact avec ceux qu’il considérait toujours comme des citoyens du Royaume. Nomination qui a été reconduite par Sa Majesté Mohamed VI, assurant ainsi une continuité dans l’attention constante du Trône à l’égard des citoyens marocains juifs.

Il est peut être été intéressant de rappeler à madame Gamliel que feu sa majesté Mohammed v, durant la deuxième guerre mondiale, s’est opposé à la déportation des juifs marocains que lui réclamait le gouvernement de Vichy.

L attitude de la monarchie marocaine (sur trois générations de suite : Mohammed V , Hassan ll, Mohammed Vl )  a toujours essayé de préserver ceux qu’elle considère comme des « marocains à part entière. »

Maintenant, pour parler d’une spoliation éventuelle, si jamais elle a existé, ce dont il est permis de douter, elle n’a put être alors, que du fait des services de la Communauté juive. 

Il faut savoir que la loi marocaine prévoit que si un bien tombe en déshérence, ce bien revient de droit aux Habous, administration qui gère les biens nationaux.  SAUF, sauf si ces biens sont identifiés « Juifs ». En effet, de par une décision royale, ces biens reviennent alors à la Communauté juive.

  Après le départ de la majorité des juifs du Maroc, leurs biens ont été et sont, à ce jour, protégés. Certains propriétaires immobiliers, juifs émigrés, viennent régulièrement au pays, inspecter terrains et villas, leur appartenant.

Aucun pays, notamment du monde arabe n’a autant respecté les biens de ces citoyens émigrés, je dirais surtout si ils sont juifs.

 On comprendra donc que l’on s’insurge qu’un ministre ignare des réalités marocaines,  inclus le Maroc dans ce qu’il appelle « une spoliation » des juifs émigrés en Israël.

La recherche d’une paix et d’une réconciliation d’Israël avec le monde arabe, passe par une connaissance de l’Histoire et une volonté de rechercher, de bonne foi, ce qui rassemble et non ce qui provoque.

 

 

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04 janvier 2019

QUE SERA LE MONDE DE DEMAIN

Voici ma première chronique de 2019. C'est en quelque sorte un bilan prévisionnel qui s'imposait en ce début d'année.

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                   Demain, c’est déjà aujourd’hui. L’accélération du développement des nouvelles technologies, l’arrivée dans la vie de tous les jours de l’intelligence artificielle, les transferts de populations d’origines diverses, la démographie, tantôt déficitaire, tantôt exponentielle, transforment sous nos yeux, notre environnement et nous-mêmes, sans pour cela, interpeller ou faire réfléchir nos gouvernants.

Ces politiques, aveuglés pour les uns par leur désir de réélection, pour d’autres par la défense farouche de leurs diverses prébendes, gardent le nez sur le guidon et ne prennent pas le temps nécessaire à regarder au loin où nous mène ce nouveau chemin de la vie. 

La mondialisation qui ne concerne pas seulement l’économie, mais tous les aspects de notre vie, les us et coutumes, a montré ses limites. La jeune génération illustre parfaitement cette évolution par son adaptation à un monde nouveau, où elle est née. La plupart des nouvelles technologies n’ont pas de secret pour elle. Qu’ils soient européens, américains, asiates, africains ou arabes, ils sont avant tout à l’avancée de l’évolution de notre société.

Pendant ce temps, les hommes politiques, leurs partis et leurs gouvernements, mènent, depuis des décennies, des batailles d’arrière garde. Ils sont tétanisés par le sentiment de déclin, vivants dans les gloires passées, fidèles aux frontières, matérielles ou spirituelles, dépassées. Ils sont à la recherche d’une identité perdue, malade de la nostalgie des années « des lumières ».

Occupés à défendre l’indéfendable, à gérer l’ingérable, ils ne voient pas que le monde en marche a pris le large, rendant caduc leurs préoccupations d’aujourd’hui.

La robotique, l’intelligence artificielle, annonçant l’arrivée des Humanoïdes dans notre vie de tous les jours, rendent pathétiques ces batailles du code du travail et posent la question, bien plus brulante, de la place de l’homme dans la création des richesses. Nous assistons à une véritable révolution dans le monde du travail, comme dans les formes de nos sociétés humaines.

Pendant que les Européens débattent du sexe des Anges, de la gestion des « Migrants », de la maîtrise des flux financiers, l’Asie accentue son avance dans le domaine des Humanoïdes, et les Etats-Unis dans la recherche de « l’Homme Augmenté »

Cet homme augmenté, pour vivre plus longtemps, se répare comme une vulgaire machine. Il utilise des prothèses reliées au système nerveux. Son corps de mortel est remplacé, organe par organe, au fur et à mesure des besoins, par des pièces de machine, y compris le cœur.

La Californie est devenue la terre de prédilection de tous les apprentis sorciers du futur. Ils y travaillent avec des moyens considérables.

Des usines sans ouvriers, des armées sans soldats, ces utopies sont déjà des réalités.

L’usage des sciences et techniques, à savoir, l’intelligence artificielle, la robotique et les biotechnologies, peut améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains. Cette évolution est perçue comme une continuité de l’ère industrielle et postindustrielle. Elle aboutie à  « l’Homme augmenté » avec plus de mémoire, une meilleure vue, un système nerveux plus efficace et l’ignorance de la douleur. 

L’armée américaine dispose d’ores et déjà de MAARS, un robot téléguidé qui peut ouvrir des portes, poser des explosifs, soulever des objets, voir de nuit, détecter la chaleur et tirer à vue. Il pourrait, dans un proche avenir, remplacer le Marine traditionnel, avec l’avantage que, contrairement à un GI, il ne saigne pas.

Pendant que les appels  à sauver la Planète se succèdent, que l’affaire mobilise nos Chefs d’Etat autour des sautes d’humeur du Climat qui n’engagent que ceux qui y croient, la Recherche avance à une vitesse exponentielle, laissant nos dirigeants muets ou dubitatifs.

Des générations vont être sacrifiées, si nous ne procédons pas aux réformes qui s’imposent. L’enseignement, la formation continue et la recherche doivent être la priorité absolue de tous les gouvernants. Sinon, nous auront un chemin parsemé de Jacqueries et un monde de plus en plus nombreux laissé sur le bas-côté de la route.

Le transhumanisme, qui est la troisième révolution industrielle, émane du numérique, des nanotechnologies, des biotechnologies et de l’intelligence artificielle. Elle va bouleverser nos vies, l’organisation du travail, l’armée et l’approche des relations internationales.

Le monde sera dominé par les pays qui auront mis l’Enseignement et  la Recherche en tête de leurs priorités.

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02 janvier 2019

2018 S’EN VA, 2019 EST LÀ

Voici ma chronique du Nouvel an :

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                         L’année qui vient de se terminer, a été pleine de catastrophes, naturelles et humaines, pleine de conflits, armés ou non, commerciaux ou diplomatiques..

Les attentats et les drames se sont succédés, dans un sentiment d’impuissance et de fatalité.  On a parlé beaucoup, à juste titre, des morts, mais on a été peu disert sur les centaines, voir les milliers de blessés, traumatisés et pour certains, handicapés à vie.

Pouvons nous, nous habituer à la comptabilité morbide des morts, qui finissent par devenir des chiffres, faisant disparaître l’Humain. Victor Hugo avait qualifié l’année 1871 « d’année terrible », peut-on le dire de 2018 ?

La guerre continue en Afghanistan, au Yémen, malgré les trêves sans cesse violées, en Syrie, au Soudan, en Somalie. L’année écoulée a vu la poursuite de conflits qui perdurent avec leurs victimes et destructions. La liste est longue, on peut citer l’insurrection du groupe Boko Haram qui s’étend du Nigéria au Cameroun et au Tchad, les djihadistes qui mènent une vraie guerre à l’armée égyptienne au Sinaï,  l’insurrection Moro aux Philippines.

 La guerre froide menée par Washington à la Russie empoisonne les relations internationales et pousse Moscou dans les bras de Pékin.

La sortie du Royaume Uni de l’Union européenne, apparemment sans accord, va faire de celle que le général De Gaulle appelait « la perfide Albion » une puissance de seconde zone, après avoir régner sur les mers et une grande partie du Globe.

Malgré les rodomontades et les coups de menton de Donald Trump, l’Amérique poursuit son déclin et la Chine son essor. 

Si l’année 2016 avait donné un coup d’arrêt à la mondialisation, les populations tenant à leurs racines, l’année écoulée a confirmé le retour en force du communautarisme.

Les conflits ont continué de plus belle, avec leurs cortèges de drames, de populations jetées dans l’errance, ne gardant comme tout bagage, que le souvenir de leurs morts. 

Les terroristes n’ont pas chômé, drapés dans la défense d’une religion qu’ils bafouent et dénaturent. Ils ne peuvent prétendre qu’ils tuent et massacrent au nom de Dieu, lorsqu’ils tuent et massacrent au nom de la Haine et du rejet de l’autre.

Le Moyen Orient, orphelin des Etats-Unis, se cherche et se déchire, l’irrationnel ayant pris le pouvoir, a livré le monde arabe à ses démons.

La Russie en devenant une force, militaire et diplomatique, incontournable, a effectué son grand retour dans le concert des Nations.

Le monde est devenu de plus en plus imprévisible et incertain. Les avancées technologiques, l’irruption de l’intelligence artificielle dans la vie de tous les jours, a provoqué une révolution aussi bien dans les relations sociales que dans le monde du travail. Au moins une génération va être sacrifiée, du fait de la disparition du travail musculaire au profit de l’intellect. Malheur à ceux qui ne sont ni formés ni adaptés aux nouvelles techniques. Oui, le monde change, et les gouvernants ne semblent pas en avoir pris la mesure. 

 Les Etats européens, avec des nouvelles têtes, et le départ du Royaume Uni, vont-ils innover dans leurs relations avec les trois grands, USA, Russie et Chine.

On a droit d’espérer une heureuse surprise dans le conflit israélo-palestinien. Les Etats arabes vont continuer à s’entre-déchirer par acteurs interposés et 2019 ne verra pas la fin de la lutte de leadership entre Sunnites et Chiites.

Quand à la Suisse, elle continuera d’être un ilot envié de calme relatif, au milieu d’un monde  pour le moins perturbé.

 L’Afrique continuera à être un continent d’avenir, où il sera bon d’y investir, mais bénéfique, quand ? L’immigration n’aura aucune solution pérenne, tant que les pays développés n’auront pas décidé d’investir massivement dans les États africains sinistrés. Cela ne serait qu’un rendu pour beaucoup de ‘donner’.

Quand à nous, hommes de bonne volonté, nous continueront à tailler la pierre brute, car la perfection est toujours pour demain.

Bonne Année à tous mes frères, mes cousins et aux autres. Je vous souhaite une année heureuse et pleine de satisfactions.

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