Gabriel Banon, Politiquement Incorrect.

16 février 2018

Poutine et la Russie immortelle..

Voici ma chronique politique hebdomadaire du vendredi

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   Le 18 mars prochain, aura lieu le premier tour de l’élection présidentielle russe. Le deuxième tour se déroulera au plus tard, le 8 avril 2018.

Vladimir Poutine est naturellement candidat pour un deuxième mandat consécutif, et affrontera six candidats dont une femme. Largement favori, nul doute que le 8 avril ne verra pas un changement de locataire au Kremlin.

 Chef de gouvernement, Président de la Fédération russe par intérim puis en titre, Poutine est en fait au pouvoir depuis 1999, soit 18 ans.

Malgré cette longévité, il reste une énigme, pour nombre d’observateurs occidentaux. Dans le livre que lui a consacré le cinéaste américain, Oliver Stone, on découvre un Poutine dont la colère rétrospective contre la naïveté d’Eltsine dans ses rapports avec les américains ne s’est pas encore calmée. Formé à l’école du KGB, il n’est jamais à l’initiative, mais toujours en réaction. Il n’oubli jamais rien : le Kosovo, la guerre menée par les américains en Irak, le chaos libyen. Il y répond par l’annexion de la Crimée et l’intervention militaire en Syrie.

   Il regrette sa main tendue rejetée par l’Occident à son arrivée au pouvoir. Il est toujours persuadé que l’avenir de la Russie est avec l’Europe, mais, pragmatique, se trouve obligé de regarder ailleurs, plus à l’Est, vers la Chine.

Par contre, il considère que l’OTAN n’a plus de légitimité, depuis la chute de l’Union soviétique, et qu’elle se cherche un ennemi pour survivre et pérenniser l’hégémonie américaine. Il est convaincu que la géostratégie américaine n’a jamais renoncé à ses principes fondamentaux, la division entre l’Allemagne et la Russie, pour conserver son leadership en Eurasie et partant, sa domination mondiale.

En réalité, Poutine est à la tête d’une nation qui se cherche, entre une idéologie communiste défunte et une identité nationale russe en reconstruction, avec en filigrane, le retour en force de l’Eglise orthodoxe. Vladimir Poutine est le représentant des blancs russes, pris en tenaille démographique entre, à l’intérieur, l’exubérance musulmane qui représentera 30% de la population à l’horizon 2035 et la montée inexorable de la puissance chinoise, à l’extérieur.

L’été 2017 aura marqué une étape supplémentaire dans le refroidissement des relations russo-américaines. Le vote de nouvelles sanctions par le Congrès à l’égard de Moscou, signifie que la mésentente américano-russe va durer. La russophobie est profondément ancrée dans les gènes du parti républicain, bien plus que chez les démocrates.  Le souhait du Kremlin de voir relancer une relation nouvelle entre les deux pays, par une rencontre au sommet, est impossible au jour d’aujourd’hui ; le président américain a une marge de manœuvre bien moindre que l’hôte du Kremlin.

Poutine a perdu toute illusion sur les capacités de Trump à maîtriser le système américain de contre-pouvoirs.

Par contre, l’absurdité du divorce Europe-Russie est évidente, pour ceux qui connaissent un  tant soit peu le penchant européen de Poutine. Depuis 2008, on assiste à un mouvement de fond géopolitique du délitement progressif entre l’Union européenne et la Russie. Cette dernière se sent pourtant, culturellement et politiquement proche de l’Union.

Après les attentats islamistes à New-York et à Washington du 11 septembre 2001, Moscou avait mis à la disposition des américains leurs facilités logistiques contre le terrorisme. Malgré leurs conseils aux Américains, de ne pas s’installer militairement en Afghanistan, les Russes maintinrent leur soutien logistique à l’armée américaine.

Le raidissement de Poutine est la conséquence de l’extension toujours plus à l’est de l’OTAN et, en géopoliticien classique, il a le sentiment que les Etats-Unis cherchent  à encercler la Russie. Il suffit, en effet de regarder sur une carte le déploiement des forces de l’OTAN aux frontières de la Fédération russe, pour s’en persuader.

Le divorce Europe-Russie est absurde, eu égard des menaces que font peser sur leur civilisation, la radicalisation de l’Islam, et sur leurs économies, la stratégie chinoise des routes de la soie.

L’Union européenne a besoin de la Russie pour lutter contre l’hégémonie commerciale de la Chine, et la Russie a besoin de l’Europe pour construire chez elle un Etat de droit ; unies, ils représenteraient la première puissance économique mondiale.  

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09 février 2018

Et Dieu dans tout ça ?

Chronique du vendredi ou plutôt un "coup de gueule" 

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       On prête à André Malraux la célèbre phrase ; ’ le XXIe siècle sera religieux (spirituel) ou ne sera pas’. Depuis l’avènement de ce siècle, les religieux, les fanatiques, les illuminés et le terrorisme dit religieux, font tout pour lui donner raison.

La question n’est pas si le siècle sera religieux, mais si Dieu est toujours là pour les hommes.

La négation de l’existence de Dieu se répand auprès des adeptes du ‘politiquement correct’ qui interprètent à leur façon René Descartes dans son Discours de la Méthode, pour justifier leur propre discours.

Dieu, qu’on l’appelle Être suprême, Architecte de l’Univers ou Puissance immanente, n’est pas le fruit de notre imagination, mais inspire la réponse à une nécessité, celle d’avoir des règles de vie pour accepter l’autre.

La question de l’identité, à l’heure d’une globalisation sans merci, est en grande partie posée par la perte des repères, découlant souvent de l’absence de spiritualité.

Pendant le totalitarisme nazi et celui des communistes, plus de trois générations ont vécu sans contact avec la religion. Le retour des libertés de base a été en même temps le retour en force de Dieu.

L’absence de Dieu et des règles qu’il inspire, rendent le vivre ensemble illusoire et cette négation rend l’homme un loup pour l’Homme.

Même le philosophe Bento Spinoza, excommunié par les Rabbins d’Amsterdam, au prétexte qu’il niait l’existence de Dieu, ne l’a, en fait, jamais rejeté. Il s’offusquait de la représentation humaine que l’ancien testament en faisait et appliquait un raisonnement cartésien à sa lecture.

Les hommes politiques, défenseurs des droits de l’homme, ont, en Occident, combattu l’ordre divin, en s’attaquant à la famille, au principe fondamental qu’un enfant a droit à un père et une mère et que le mariage est une union sacré entre un homme et une femme. Ils veulent faire du rôle fondamental de la femme, un fond de commerce, sous le prétexte fallacieux, du droit à l’enfant.

 Ils ont combattu Dieu, parce que, comme Spinoza l’a fort bien démontré, Dieu est aussi un instrument politique par excellence, qui agit puissamment sur les passions des hommes.

Pour Spinoza, Dieu est la puissance qui persévère à travers tous les êtres finis, et qui fait que chacun d’eux cherche à s’élever.

Le besoin du sacré, laissé orphelin par l’effondrement des grandes croyances collectives, se trouve désormais satisfait par le culte rendu aujourd’hui aux droits de l’Homme.

Les tensions entre le politique et la religion ont toujours été un ressort majeur de l’histoire de l’Occident, liées à des crises et à des tournants historiques de grande importance. Elles constituent la racine dynamique de l’Occident dans l’histoire.

La montée du populisme et des extrêmes est la réaction du citoyen lambda devant l’agression des politiques.

Ou bien nous sommes capables d’ouvrir une ère de spiritualité et de compréhension universelle dans laquelle, la famille humaine saura dépasser toutes les divisions religieuses, ou bien nous prenons la voie de la radicalisation des religions, dans un mouvement qui ne conduira pas l’humanité vers plus d’intégrité, mais vers plus d’intégrisme.

Nier l’existence de Dieu, n’est pas le signe d’une intelligence éclairée, mais la marque d’une solitude mortifère.

 

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03 février 2018

Nomination de Souâd Ayada

Je ne peux pas passer sous silence la nomination de la franco-marocaine, Souâd Ayada, à la tête d'une des principales instances de l'Education Nationale, le Conseil national des programmes. N'en déplaise aux esprits chagrins comme Sylvie Plane, qui a démissionné de son poste de vice-présidente de l'instance, cette nomination est largement méritée et la présence de Souâd Ayada à la tête du Conseil national est une chance pour la France. Elle apportera aux 'français de souche' et aux autres, l'amour de l'effort, de la recherche du Mérite et du respect de la langue française comme la connaissance, fondements de la République française.

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Nomination de Souâs Ayada

Je ne peux pas passer sous silence la nomination de la franco-marocaine, Souâd Ayada, à la tête d'une des principales instances de l'Education Nationale, le Conseil national des programmes.N'en déplaise aux esprits chagrins comme Sylvie Plane, qui a démissionnée de son poste de vice-présidente de l'instance, cette nomination est largement méritée et la présence de Souâd Ayada à la tête du Conseil national est une chance pour la France. Elle apportera aux 'français de souche' et aux autres, l'amour de l'effort, de la recherche du Mérite et du respect de la langue française comme la connaissance, fondements de la République française.

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26 janvier 2018

Une bombe à retardement

Vendredi, le jour de ma chronique politique hebdomadaire.

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                Le système économique est en train de dérailler, partout dans le monde. Les crises économiques et financières qui se succèdent, frappent l’ensemble des populations à l’exception de quelques nantis. L’économie, qu’elle roule au ralenti ou qu’elle accélère, ne fait que développer la richesse d’un petit groupe au détriment de l’ensemble. Il ne s’agit pas là, de choix idéologique, mais de l’emballement d’une machine laissée entre les mains de prétendus spécialistes, qui ne mesurent les performances d’une économie que par la rétribution des actionnaires et rejettent le principe d’une juste redistribution des richesses créées.

Il ne s’agit pas là de doctrine capitaliste ou socialiste, mais de décence et de justice sociale, plus, de la survie du système libéral et démocratique, dans lequel nous vivons.

On relève dans le dernier rapport de l’ONG OXFRAM,  que 82%des richesses crées dans le monde ont été au bénéfice de 1% de la population.

Le forum économique qui se tient actuellement à Davos, fera bien de se pencher sur cette bombe à retardement, que sont les inégalités dans le monde.

Si entre 1990 et 2010, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté a été divisé par deux, principalement en Asie, notamment en Chine, les classes moyennes ont vu leur niveau de vie diminué.

À l’occasion de la rencontre annuelle de l’élite politique et économique à Davos, OXFRAM souligne qu’à eux seuls, huit hommes détiennent autant de richesses que les 3,6 milliards de personnes qui représentent la moitié la plus pauvre de l’humanité.

Ces inégalités fracturent les sociétés et affaiblissent la démocratie.

Les décideurs réunis à Davos, doivent prendre conscience de la montée des colères populaires qui secoue le monde politique. L’arrivée au pouvoir de Donald Trump aux Etats-Unis, celle de Duterte aux Philippines, la montée des extrêmes en Europe, la victoire du Brexit au Royaume-Uni, ne sont pas des accidents, mais des avertissements.

Le constat alarmant de l’augmentation des inégalités est aujourd’hui partagé par beaucoup, à commencer par la Banque Mondiale et les organismes spécialisés de l’ONU. Le président français, Emmanuel Macron, dans son adresse aux participants à Davos, en a fait un objectif à la gouvernance mondiale.

Le Maroc n’est pas en reste, il est, des pays de l’Afrique du Nord, le moins bien loti en termes d’égalité. La situation y est plus grave qu’en Tunisie, en Algérie ou en Egypte, malgré quelques timides avancées en la matière.

Il ne s’agit pas de faire la guerre aux riches, mais de  demander une meilleure gouvernance de par le monde : le partage des richesses au sein des entreprises, la lutte contre l’évasion fiscale et redonner à l’impôt son rôle de redistribution des richesses.

Sans prendre en compte le problème des inégalités, nous aurons un peu partout des explosions sociales qui risquent de rendre le monde ingouvernable.

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19 janvier 2018

Après la bombe A, les missiles font la loi

Voici ma chronique politique hebdomadaire du vendredi

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   Après la prolifération des armes nucléaires, c’est au tour des missiles de bouleverser la donne géopolitique.

La Corée du Nord défie le monde avec ses tirs de missiles balistiques, l’Iran poursuit son programme de lanceurs et fournit à ses affidés des missiles opérationnels, au grand dam de l’Arabie saoudite et d’Israël.

Devant l’hostilité manifeste des Etats-Unis à son égard, la Russie déploie des missiles de croisière visant l’Europe dans son ensemble, et particulièrement le déploiement des missiles de l’OTAN.

Même le Moyen Orient et l’extrême Orient ne sont pas exempts de l’agitation. Missiles nucléaires ou conventionnels, permettent aux puissances émergentes, d’étendre leur influence au détriment de l’Occident.

Avoir la bombe atomique, c’est bien, avoir le moyen de la lancer, c’est mieux. Mais les missiles conventionnels suffisent à asseoir certains pouvoirs chancelants, car ils peuvent faire d’immenses dégâts et de nombreuses victimes. Entre les mains de groupes terroristes, la terreur est assurée. Pas besoin d’avions ni de porte-avions, cela devient des armes à destruction massive à la portée de puissances moyennes, voir encore plus faibles.

À tête nucléaire ou à charge classique, à longue ou courte protée, les missiles, aujourd’hui, posent la question de l’influence des nouvelles puissances montantes telles que l’Iran, la Turquie ou l’Arabie saoudite et confirme le retour dans le jeu diplomatique de la Russie.

Longtemps, les missiles à longue portée étaient du seul fait des grandes puissances. Aujourd’hui, elles sont accessibles à de nombreux pays. Devant les volte-face de la politique américaine, le doute sur la validité du parapluie atomique américain assuré à ses alliés, le meilleur moyen de sécuriser un pays et de pérenniser un régime est d’accéder à l’arme ultime et maitriser le lancement des missiles.

L’exemple de la Corée du Nord illustre cette approche vis-à-vis de Washington.

Les Etats-Unis ont ouvert la boite de Pandore en violant le traité de non-déploiement des lanceurs intercepteurs en Roumanie et en Pologne. Ils ont ainsi donné un prétexte au déploiement des missiles à longue portée par la Russie, et incité la Turquie à acheté à Moscou des batteries de missile S-400, un système incompatible avec celui de l’OTAN dont Ankara fait partie. Au congrès américain, certains militent pour prendre des sanctions contre la Turquie.

Nouvel acteur actif au Moyen Orient, l’Iran exploite

l’avantage donné par ses missiles, mais provoque d’ors et déjà des réactions musclées de l’Etat israélien. La donne change pour Israël qui ne peut laisser s’accumuler dans la région, des stocks de missiles. On risque d’assister à une guerre préventive d’Israël, qui pourra considérer qu’elle se doit de réagir avant qu’il ne soit trop tard.

Depuis que la Corée du Nord détient l’arme nucléaire et qu’elle a démontré qu’elle maîtrisait la technique des missiles balistiques, les équilibres stratégiques en Asie ont changé. Mais Séoul et Tokyo pourraient, à leur tour, se lancer dans la course aux armements nucléaires et à la maîtrise des missiles intercontinentaux.

Après la bombe atomique, les missiles ont rendu le monde de plus en plus instable et multiplié les risques des conflits armés.

 

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17 janvier 2018

Il faut raison garder (suite)

Ma dernière chronique de l'année 2017 : IL FAUT RAISON GARDER, vient de trouver un écho à Paris, par la publication d'une tribune parrainée par Catherine Deneuve. 
Ces femmes ne sont pas venues au secours des hommes, elles ont fait preuve de discernement et de logique.
Devant ces réactions de bon sens, est-ce que le phénomène de meute va reculer ? Est-ce que la galanterie va survive après ces lynchages médiatiques ?
Je laisserai le soin de conclure à un journaliste montréalais, figure de la vie intellectuelle québécoise, Mathieu Bock-Côté : " Pour ceux qui l'aime, le pays de Marivaux témoigne de la possibilité d'une civilisation sensible aux subtilités du coeur humain, qui refuse l'indifférenciation sexuelle, comme la guerre des sexes."

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12 janvier 2018

Spéculations et illusions des anti-Trump

Chronique du vendredi: et si on parlait de Trump ? Encore !

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     Tout au long de sa campagne électorale et depuis son élection à la présidence des Etats-Unis, Donald Trump a déclaré la guerre aux Médias et aux élites de Washington. Pour ce faire, ses tweets rageurs et sa communication débridée, s’ils choquent les tenants du ‘politiquement correct’, enthousiasment ses partisans, ceux qui l’ont élu.

Il est vrai que le style du président américain n’est pas dans la tradition du rigorisme presbytérien, encore moins des élites sophistiquées des salons washingtoniens. Mais la direction du pays tient-elle au seul style de l’exécutif ?

Le bilan de la première année de la présidence Trump est loin d’être négatif.

Sa réforme fiscale, historique, est passée au Congrès, le Dow Jones à la bourse de New-York, bat tous les records, le chômage a franchit le plancher historique  de 4,1%, flirtant avec le plein emploi.

À l’étranger, ses déclarations, malvenues pour beaucoup, concernant Jérusalem ou le leader nord-coréen, ont fait bouger les lignes.

Malgré ce bilan, l’establishment ne désarme pas. Défilent à la télévision, analystes politiques, psychiatres, amuseurs publiques, pour démolir l’image de leur président.

Est-il fou, comme certains le clament, est-il un génie, comme lui-même se défini ? Il semble qu’il n’est ni l’un ni l’autre, mais simplement un politique qui ne sort pas du moule bostonien.

Un livre sur les coulisses de la Maison Blanche de Michael Wolf, Fire and Fury, prétend porter un coup fatal au Président honni. Mais l’auteur est connu pour son peu d’honnêteté intellectuelle. Aux dires des médias américains eux-mêmes, il prend souvent des libertés avec la véracité des faits. Steve Bannon et d’autres personnes citées, ont démenti avoir tenu les propos qu’il leur a prêté. Alors, pourquoi ces réactions rageuses de Donald Trump ? Il a contribué à contrario, au succès du livre, même si la justice ordonne d’en expurger certains passages. Trop tard, le mal est fait, peut-être pas, car trop, c’est trop. Il ne mobilisera contre lui que ceux qui déjà lui tirent à boulets rouges. Pour les autres, partisans ou silencieux, ils dénoncent un lynchage médiatique.

La partialité du procureur spécial, Robert Mueller, n’est plus à démontrer, pour une partie de la presse américaine. L’enquête sur les liens supposés entre les russes et l’équipe de Trump, une véritable montagne qui risque d’accoucher d’une souris.

On ne parle plus du respect dû à la fonction, tellement le haine de l’establishment est vive à l’égard de Donald Trump, qui fait rarissime, a été élu à la présidence, dès sa première tentative.

Il y a très peu de chances pour que le président Trump soit destitué avant la fin de son mandat. Une procédure de destitution nécessite d'abord que la Chambre des représentants vote à la majorité, puis le Sénat à la majorité des deux tiers. Or, les républicains continuent de dominer le Congrès et n'ont aucune envie de saquer l'un des leurs.

Même si les démocrates arrivent à reprendre la Chambre des représentants l'année prochaine – autre hypothèse incertaine –, il n'est pas certain qu'ils aient vraiment envie de s'attaquer au président. Nancy Pelosi, la chef des démocrates à la Chambre, a déclaré ce week-end sur CNN qu'elle n'y était pas favorable.

L’américain moyen, la majorité du pays, se décide seulement selon la situation économique du pays.

Comme disent certains sénateurs, il ne faut pas rêver, tant que Donald Trump mobilise derrière lui plus de quarante pour cent de l’électorat, il est illusoire de croire que les conditions seront réunies pour une destitution.

 

 

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05 janvier 2018

Que retenir de l'année 2017

Voici ma première chronique politique hebdomadaire de l'année :

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    L’année écoulée aura vu, aussi bien en Europe qu’aux Amériques, le développement des extrêmes, en particulier de l’extrême droite. Le drame des migrants et les actes terroristes ont eut un effet d’enfermement sur soi et a développé le communautarisme. La mondialisation ayant montré ses limites, les citoyens déboussolés ont fait un retour aux racines.

Ces réactions, appelées à tort « Populisme » sont en réalité le réveil du Peuple. Ce réveil surprend et aboutit aux Etats-Unis à l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche et celle d’Emmanuel Macron à l’Elysée.

Les manœuvres américaines d’encerclement de la Russie par le biais de l’OTAN, ont donné la crise de l’Ukraine. Le suivisme de l’Union Européenne a contribué au retour d’une ‘guerre froide’ que les citoyens américains et européens rejettent dans leur grande majorité.

Le retour en force de Moscou dans le jeu diplomatique et la montée en puissance de la Chine, auront marqué l’année écoulée.

Les gesticulations du président américains, en réalité préméditées, ont fait bouger les lignes en Corée et au Moyen Orient.

De la défaite de DAECH en Irak au désordre climatique qui a frappé le Monde par des tempêtes exceptionnelles, en passant par l’élection de Donald Trump à la présidence américaine, les négociations du Brexit et l’intervention militaire, russe et iranienne, en Syrie, l’année 2017 aura été riche en événements marquants.

L’Afrique n’est pas en reste. La chute de Yahya Jammeh en Gambie et de Robert Mugabe au Zimbabwe, la mise en esclavage des migrants en Libye, les crises dans le Rif marocain et au Cameroun anglophone, ont marqué l’année 2017, avec en apothéose, le retour du Maroc au sein de l’Union africaine. Une bonne nouvelle, l’élection de George Weach au Libéria, marque la première transition démocratique, depuis soixante dix ans, dans un pays meurtri par quatorze années de guerre civile.

En RDC (la république Démocratique du Congo), Joseph Kabila, 48 ans, malgré les sanctions économiques des Etats-Unis et de l’Union européenne et les manifestations de l’opposition, est toujours à la tête du pays, bien que son deuxième et dernier mandat ait pris fin le 19 décembre 2016.

Le Sahel reste une priorité pour la France, c’est ce que déclare Emmanuel Macron lors de son déplacement au Niger le 22 décembre, et d’ajouter : c’est là que se jouent beaucoup de notre sécurité et une partie de notre avenir !

Elle aura été une année meurtrière pour les casques bleus en Afrique, plus de 40 morts et près de Cent blessés.

L’homme ‘augmenté’,  l’intelligence artificielle et l’éradication de la mort, nous auront fait fantasmer tout au long de l’année.

En 2017, le ‘vivre ensemble’ aura prit un coup, espérons que 2018 nous apprendra à s’accepter tels que nous sommes.

 

 

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Manifestations en Iran

IRAN: Les manifestations ont été réprimées, bravo la repression accompagnée de plusieurs morts. Le peuple iranien a espéré voir ses conditions de vie s'améliorer après la levée des sanctions et la mise à disposition de milliards de dollars libérés. Une grande partie des nouvelles entrées fut consacrée aux guerres en Syrie, au Yemen etc, le reste doit vraisemblablement se trouver en Suisse. Inflation, chômage, particulièrement des jeunes (30%), corruption, répression, dictature du clergé, la vie n'est plus supportable pour beaucoup.
Il y a un an, j'écrivais que c'est les femmes iraniennes qui viendront à bout du régime des Mollahs. Elles sont, dans leur grande majorité, instruites, informées et depuis longtemps libérées. Elles sont, aujourd'hui, à la pointe du combat contre le régime. Le pouvoir a d'ors et déjà, été obligé de lâcher du lest et a aboli la loi imposant le voile aux femmes.
Affaire à suivre.....

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