Gabriel Banon, Politiquement Incorrect.

21 avril 2017

Drôle de campagne présidentielle !

Chronique politique hebdomadaire du vendredi

--------------------------------------------------------------

                À 48 heures du vote, comment ne pas parler de l’élection présidentielle française ?

La campagne m’a rappelé ces rencontres de femmes, à la belle époque. Elles parlaient chiffons et évitaient d’aborder les choses sérieuses, du ressort des ‘autres’.

On a parlé beaucoup de costumes, d’indemnités, du sexe des anges, la droite et la gauche ayant disparues, aux dires de certains. Les mêmes qui ont transformé la marche ‘en avant’ en arrière toute.

On aura parlé peu ou prou, des syndicats moribonds, beaucoup de l’islamisme, peu des catholiques de la France profonde.

Nombre de grands sujets sont restés les parents pauvres et occultés de la campagne présidentielle. Est-ce parce que l’on juge les sujets trop ‘pointus’ pour les aborder avec le citoyen lambda ? Est-ce que ces sujets dépassent la capacité de compréhension et de maîtrise, des candidats ?

Le débat à onze du 4 avril, a été pitoyable à cet égard. Certains candidats avaient leur place au « café du commerce » plutôt qu’au micro d’une télévision nationale. Ils ont du enregistrer leur intervention, qu’ils doivent se repasser en boucle, heure de gloire laissée en héritage à la progéniture.

On a eu droit à tout : à la surenchère sociale et financière, au provincialisme le plus étriqué, à la démagogie souvent antieuropéenne.

L’avenir de l’Europe, le poids de la dette, la menace islamo-terroriste et la violence qui la précède, les guerres qui à notre porte, constellent le proche et le Moyen-Orient, les candidats, à l’exception d’un ou deux, les ont considéré trop sensibles pour être aborder durant une campagne électorale.

Pourtant, l’actualité ne manque pas de nous rappeler, chaque jour, les atrocités commises par les parties en guerre au Moyen-Orient, les nettoyages ethniques et religieux poursuivis par les djihadistes. Comment, la France, fille ainée de l’Eglise, a-t-elle abandonné à leur triste sort, les chrétiens d’Orient.

Le multiculturalisme, prôné par certains, est-il la bonne réponse ? La campagne présidentielle a été silencieuse sur ce sujet qui s’apparente beaucoup plus à « non assistance à personne en danger ».

On aurait aimé que ces candidats, sûrs d’eux-mêmes, de leurs connaissances et expertises, nous parlent de la surexploitation des richesses naturelles, de leur épuisement et de la voie à suivre en la matière. Devant un monde en évolution, où certaines grandes puissances veulent imposer leur modèle d’ordre mondiale, on aurait aimé qu’ils nous exposent leur stratégie géopolitique en la matière.

Sont-ils incapables de débattre, face à la guerre qui gronde ou aux migrations qui risquent de renverser l’Europe et le Maghreb, de l’installation d’une dictature turque, à la porte de l’Europe ?

Dans ces conditions, jusqu’à quand, l’Europe va demeurer un isolat pacifique et opulent, objet de toutes les convoitises migratoires. Personne n’est d’accord sur ce qu’il conviendrait de proposer aux peuples extérieurs et aux migrants.

Un grand nombre de candidats n’avaient rien à voir avec cette élection présidentielle. Ces candidats de témoignage, ont tiré le débat vers le bas. On est tenté de dire : « tout ça pour ça ? », est-ce une présidentielle pour rien ?

Les français vont voter dimanche, savent-ils ou ont-ils conscience qu’au delà du nom, ils vont voter pour un choix de société ?    

Posté par gabrielbanon à 05:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 avril 2017

À la veille du choix

Vendredi, voici une chronique de circonstances:

----------------------------------------------------------------

                    Les élections présidentielles qui se sont déroulé aux Etats-Unis, ont marqué un réveil des masses populaires. Celles à venir en Europe, risquent de nous surprendre par le rejet des élites, championnes de la manœuvre et de la manipulation, ainsi que de la morale à géométrie variable, des paragons de vertu auto-proclamés.

Les Américains ont choisi Trump, et avec lui, l’incertitude, le choc des classes sociales, la guerre aux médias et l’enfermement découlant du principe : l’Amérique d’abord.

 L’Europe continue sa dérive vers la droite et l’extrême droite, avec un corps électoral qui n’obéit plus aux invectives.

Que va-t-il arriver en Allemagne ? Que va-t-il sortir des urnes, en France ? Le choix est difficile pour l’électeur lambda, choisir entre ceux qui sont restés aux lendemains enchanteurs, ceux qui parlent encore du prolétariat exploité, ceux qui ne font pas rêver, parce que réalistes, ceux qui croient encore en la France et ceux qui veulent qu’on lui pardonne son Passé, c’est un exercice pas aisé.

 Alors que la guerre civile est à notre porte, attisée par un Islamisme politique irresponsable, lui-même travaillé par des djihadistes-terroristes, l’électeur inquiet, cherche des réponses dans les discours lénifiants de la plupart des candidats.

 ls ont tous des programmes miraculeux, élaborés pour ne pas être suivis. Ils pensent tous que leur programme est le sésame pour l’Elysée.

Très peu vous parlent de la France, de ses problèmes immédiats, de la dette monstrueuse, des inquiétudes, très terre-à-terre, des citoyens.

Ne nous leurrons pas, c’est un choix de société qui va se trancher dans quinze jours.

 Les médias et l’appareil judiciaire se sont invités au débat politique, et les accusations qu’on accroche aux basques de Fillon et de Le Pen, ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Il y a encore des candidats ‘Cro-Magnon’ qui trouve que tout est la faute du capitalisme. Il y a longtemps que le capitalisme a tiré sa révérence du débat.

Messieurs les candidats (-1 ou 2) méfiez vous du vote de la France profonde, catholique et attachée à ses racines. Son vote ‘colérique’ risque de bousculer beaucoup de stratégies.

 Le désamour du corps électoral pour la politique, le rejet des élites et la confiance refusée à nombre d’hommes politiques, font craindre un taux d’abstention exceptionnellement élevé. Ceci va nuire à la légitimité du Président élu.

Au delà des hommes, c’est la compétence, c’est l’expérience de la chose publique, loin des discours démagogiques, qui doivent guider le choix de l’électeur.

Nous sommes à la veille de ce choix, à quelques heures de mettre le bulletin dans l’urne.

Que Dieu protège la France !

Posté par gabrielbanon à 06:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 avril 2017

Vous avez dit: vivre ensemble ?

Chronique politique du vendredi

-------------------------------------------

            Les civilisations sont mortelles. L’Histoire est pleine de Mondes disparus, d’Empires effondrés. Il nous reste leur souvenir et l’enseignement à tirer de leurs erreurs et de leur disparition.

Aujourd’hui, l’horizon devient de plus en plus sombre pour l’Occident. L’Amérique en tête, il paie les échecs de ses interventions dans le monde musulman et a quelques difficultés à se positionner face à la montée en puissance de l’Asie.

Via l’arrivée massive de refugiés et d’exilés économiques, les désordres du Moyen-Orient et les tensions au sein même de l’Islam, se jouent désormais au cœur de l’Europe.

La civilisation occidentale, riche de ses années de lumière, de ses racines judéo-Chrétiennes qui ont marqué les générations, d’une forme de société qui a rayonné sur le monde, est en train de disparaître. Elle va disparaître, parce que des hommes et des femmes, ne se mobilisent plus pour faire barrage au laxisme de nos gouvernants et à l’Islam conquérant, dévoyé, celui des islamistes-terroristes.

Notre siècle sera-t-il celui de la spiritualité, comme l’avait annoncé Malraux, celui du retour triomphant des trois religions monothéistes du Livre, dépouillées des oripeaux du fanatisme et de l’obscurantisme ?

A moins que le moment ne soit arrivé de jeter aux orties la fraternité entre les hommes, l’égalité des chances pour les arrivants, de rogner les libertés des uns et des autres ?

Le ‘tout argent’, le ‘tout religion’, ont creusé des fossés entre les différentes couches de la société, verticalement et horizontalement. Ces deux hégémonies, se sont servi des ‘droits de l’homme’ et du ‘politiquement correct’ pour asseoir leur emprise sur le peuple déboussolé.

Plus grave, les jeunes, le monde de demain, se partagent entre les adorateurs du Dieu Argent et celui des radicaux de la chose religieuse. Sommes nous conscient de notre responsabilité, dans l’enfermement de cette jeunesse dans un monde sans idéaux, dans un monde sans enthousiasme, si ce n’est celui de devenir plus riche, ou encore de se faire exploser en tuant le maximum d’innocents.

En ayant détruit la cellule familiale, en accordant aux enfants le droit de trainer en justice leurs parents, en leur donnant la priorité et toutes les libertés à l’école, on a produit une génération sans racines, sans obligations ni devoirs. On a produit une civilisation égoïste, sans l’amour du prochain, si ce n’est de soi-même.

Le postulat d’un avenir systématiquement meilleur, pour la génération à venir, n’existe plus dans la majeure partie de l’Occident.

La génération « sortante » ne se soucie guère de ce qu’elle va laisser aux générations suivantes : des dettes monstrueuses, le laisser-faire comme règle et l’oubli du patriotisme.

Les campagnes électorales en Europe, particulièrement en France, illustrent le déclin d’une société qui ne sait plus ce qu’est l’intérêt général.

On ne vit plus ensemble, on vit à côté des uns et des autres.

Posté par gabrielbanon à 11:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 avril 2017

Le réveil de l'Afrique

De retour à Casablanca, je reprends la publication de ma chronique politique hebdomadaire du vendredi.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

                             Après le réveil de la Chine, on assiste, enfin, au réveil de l’Afrique, quoique très discret pour le moment. En fait, il y a deux Afriques, celle encore empêtrée dans les dissensions tribales et sous le joug de dictateurs odieux. Des dictatures, souvent criminelles, avec des potentats qui s’accrochent à leur siège et à leurs prébendes. Et une autre Afrique, celle des décollages économiques qui se font jour dans la société civile. C’est celle des entrepreneurs, qui ne se rêvent pas dans des palais présidentiels, entourés de gardes-mercenaires, de courtisans et de prévaricateurs professionnels. On y voit des nationaux qui veulent investir dans leur pays leur épargne, fruit de leur travail. Ils le font dans des industries de transformation, des infrastructures et des sociétés de services.

Le retour au pays des jeunes africains diplômés de grandes écoles européennes ou américaines, montre la confiance retrouvée par une jeunesse prometteuse, dans leur continent.

L’autre Afrique, vivote dans le sillage de dictateurs incompétents. Les exemples abondent, illustrant la mauvaise gouvernance de beaucoup de pays africains. La famine dont souffre actuellement la Corne de l’Afrique est due en grande partie à la piètre administration des Etas qui la composent. Aucune vison, aucune mesure préventive, pas de politique de retenues de eaux de pluie, aucune protection de la nappe phréatique. La sècheresse est là, et aucun gouvernement n’a anticipé les aléas climatiques.

L’exemple du Soudan Sud est encore plus frappant. Indépendant depuis 2011, avec des richesses naturelles et 5 milliards de dollars de la part des pays donateurs, pour aider au démarrage du jeune Etat indépendant, au lieu de s’atteler à l’organisation de l’Etat, à le doter des infrastructures lui ouvrant la porte du développement, on assiste à une lutte fratricide pour le pouvoir, se transformant rapidement en guerre tribale, les Nuers contre Dinkas.

Pour l’Afrique qui marche, l’économie qui se construit est transversale et diversifiée, plus besoin de passer par Paris, pour commercer entre la Côte d’Ivoire et le Gabon. Le Maroc l’a compris, qui investit dans ces pays en devenir, favorisant l’implantation de banques réellement régionales, qui ne sont pas succursales de banques européennes ou chinoises.

Aux richesses naturelles, réelles et abondantes, s’ajoute, aujourd’hui, le développement progressif d’une agriculture durable, capable de nourrir la population.

Les maux dont souffre l’Afrique sont identifiés et les remèdes connus. L’Afrique draine que 7% des investissements internationaux dans les pays émergents. Pourquoi ? : Instabilité des institutions, instabilité politique, absence de paix sociale, absence d’Etat de droit.

Depuis les indépendances des années 60, l’Afrique a vécu de nombreux modèles de développement : le communisme, le néocolonianisme, les interventions de la Banque mondiale et du FMI, celles des chinois, sans « conditions politiques ». On se doit de constater qu’elles ont toutes échoué.

Le salut et le réveil de l’Afrique vont venir de ces jeunes entrepreneurs africains qui n’hésitent pas à relever le défi du développement de leur continent, en dehors de toute considération politique.

Le président Obama, recevant, il y a quelques temps, à la Maison Blanche, des représentants de la jeunesse africaines, leur a dit : « L’Afrique n’a pas besoins d’Hommes forts, mais d’institutions fortes »

Posté par gabrielbanon à 07:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 mars 2017

Les paradoxes du Moyen-Orient

Chronique politique hebdomadaire du vendredi

--------------------------------------------------------------

              Le basculement de la stratégie géopolitique des Etats-Unis vers le Pacifique, a plongé les pays du Golfe dans l’incertitude et l’inquiétude. Washington a pratiquement abandonné la région aux Russes et aux Iraniens.

La montée en puissance de l’Iran, depuis l’accord nucléaire intervenu avec l’Occident, Amérique en tête, illustre, en termes de lutte, non armée pour le moment, la rivalité Sunnites/Chiites.

Au delà de la course au leadership entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, se pose la question de la sécurité pour les pays sunnites, dépourvus aujourd’hui du parapluie américain, auquel ils ne croient plus. L’histoire récente, abonde d’exemples : le Shah d’Iran, Kadhafi en Libye, Moubarak en Egypte.

Aussi, les pays sunnites, spécialement ceux du Golf, misent, aujourd’hui, sur Israël, pour leur sécurité.

La nouvelle administration Trump, poursuit le retrait d’Europe, du Maghreb, du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, suivie en cela par l’Union européenne. Ils ont laissé le champ libre à la Russie et à la Chine, pour leur grand Eurasie, à travers la nouvelle route de la soie que Xi, le Président chinois construit patiemment depuis 2003.

 Ceci a poussé l’Arabie Saoudite à envisager un partenariat avec Israël. Les 21 et 22 février dernier, les hauts responsables des services de renseignement, ont rencontré, discrètement, leurs homologues à Jérusalem. Le projet iranien, ‘Riad d’abord’, qui consiste à élargir le rayon d’action des Scud-C et D de 100 kilomètres, inquiète au plus haut point, la capitale saoudienne. Cette inquiétude est d’autant justifiée, que l’Iran est déjà très active dans la région, en particulier au Yémen, à la porte de Ryad.

Une réunion secrète à Bruxelles, en février dernier, entre une délégation iranienne et des représentants de Mahmoud Abbas et du Hamas, a acté le rapprochement des Palestiniens avec l’Iran. De ce fait, Ramallah et le Hamas ont perdu le soutien et l’aide des pays du Golfe.

Les évènements s’accélèrent et mettent au rancard les vielles grilles de lecture.  Il faut rappeler que déjà, le 27 novembre 2015, Israël avait envoyé une mission diplomatique à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes. L’Arabie et les Emirats sont persuadés que leurs relations avec Israël, ont permis, d’ors et déjà,  de contenir l’Iran dans ses projets agressifs.

Aujourd’hui, les pays sunnites s’éloignent de l’idéologie, de la conception internationaliste arabe, en priorisant leurs intérêts directs. Sécurité, développement économique et technologique en deviennent les mots clés. Les produits de haute technologie et ceux de pointe pour l’Agriculture, ont aujourd’hui, droit de cité en Arabie saoudite. Les Emirats ont acheté en 2011, pour plus de 300 millions de dollars, en armements militaires israéliens.

La coopération se poursuit dans des projets structurants comme le percement du canal des deux mers (mer rouge et mer morte) dont la construction est prévu en 2018.

Dans tous ces projets, les Etats-Unis sont exclus. La Russie est en train de devenir la puissance militaire de référence de la région, et Israël l’assurance des pays sunnites.

Devant cette évolution, la fin de l’antagonisme israélo-palestinien se trouve programmé et la paix devient crédible, fruit d’un accord global entre les pays arabes de la région, y compris les Palestiniens et Israël.

 

Posté par gabrielbanon à 18:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 mars 2017

La faillite des Elites.

Chronique politique hebdomadaire du vendredi

--------------------------------------------------------------

                                Les campagnes électorales, présidentielles ou législatives, se succèdent un peu partout dans le monde. Aux Etats-Unis, comme en Europe, elles illustrent, aujourd’hui, un rejet des élites par le corps électoral et un divorce patent avec les Médias.

En Amérique, Donald Trump se passe des Médias, et s’adresse directement aux citoyens américains, par des twests rageurs. Il est, pour cela, applaudit par une classe moyenne qui ne se retrouve plus dans le discours des hommes politiques de Washington.

En France, la Presse, dans son ensemble, a perdu de sa crédibilité auprès des français, par ses outrances et ses lynchages partisans.

Il ne s’agit pas de populisme, mais d’une exaspération légitime du peuple devant le gâchis, « politiquement correct », qu’il constate. Il ne suffit plus de brandir l’anathème, pour éviter d’être confrontés aux exigences du réel. Le peuple veut être entendu et compris.    

Le problème n’est plus entre la droite et la gauche, mais entre ceux qui se penchent sur les aspirations du corps électoral et ceux qui s’obstinent dans la négation des vrais problèmes. Ils ne veulent les voir qu’au travers du prisme déformant des thèmes conventionnels.

On parle beaucoup de l’Islam de France et on passe sous silence l’Eglise de France. Les deux sont estimables, mais cela ne change en rien les réalités du pays. La France est toujours la fille ainée de l’Eglise, et si un des éléments majeurs de l’arithmétique électorale a été, jusqu’à aujourd’hui, les électeurs issus de l’immigration, les catholiques de la France profonde, en sont l’élément principal.

Les sondages et les discours orientés, ne changeront pas les réalités sur le terrain. On va encore une fois, comme pour les primaires de la droite, constater que l’on avait tout faux.

André Malraux avait déclaré : « le XXIe siècle sera religieux, ou ne sera pas ». Le renouveau de la spiritualité, un peu partout dans le monde, lui donne raison. Les mosquées sont pleines le vendredi, et les églises enregistrent une nette augmentation de la fréquentation. Les grilles de lecture du monde qui nous entoure, sont obsolètes et nous mènent droit dans le mur.

Le quatrième pouvoir, les Médias, est en perte de vitesse, et les hommes politiques professionnels deviennent inaudibles. Le système ne fonctionne plus. La société civile refuse le despotisme des élites, qu’elle considère dépassés.

La gauche institutionnelle s’étiole, s’anémie, à force de persister à appeler populisme, l’aspiration des citoyens à être entendus. En France, comme aux Etats-Unis, on s’est obstiné à nier la crise identitaire que traverse le peuple. On a vu la surprise électorale en Amérique. Les mêmes causes, ayant les mêmes effets, on est en droit de penser que la France risque d’avoir des lendemains douloureux, après le deuxième tour de l’élection présidentielle.

Aujourd’hui, en France et ailleurs, se mettre à dos la machine politico-médiatique, devient un brevet de compétence. On constate une déconnexion, toujours plus grande, entre les élus et le corps électoral.

L’irruption d’Internet a réduit grandement l’influence de la presse écrite. La société civile vit l’événement en temps réel  et intervient parfois violemment.

Allons-nous vers une nouvelle forme de démocratie ?

Posté par gabrielbanon à 22:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 mars 2017

Le déclin de l'Occident

Comme tous les vendredi, voici ma chronique politique hebdomadaire

-------------------------------------------------------------------------------------------

                              L’Occident, dominateur et arrogant, conquérant et prédateur, a vécu. Les droits de l’homme, la démocratie et le culte de l’égalitarisme, ont eu raison de ces pays dit « développés » et éclairés par les années de lumières. L’absurdité du politiquement correct a accéléré le déclin d’une société, qui au lieu de s’attaquer aux problèmes, change leur appellation.

L’idéologie du ‘tout argent’ comme celle du ‘tout religieux’, en particulier islamiste, ouvre la porte à tous les excès.

Aujourd’hui, pour beaucoup d’intellectuels, le monde libre et conquérant n’est plus à New-York, mais à Moscou.

Inquiétante et fascinante à la fois, le Russie de Poutine, souligne les faiblesses de l’Occident.

La montée en puissance de la Chine, le retour sur la scène internationale de la Russie, ont remis en question l’ordre mondial, jusque là défendu par l’Occident, l’Amérique en tête.

L’irruption ‘des printemps arabes’ donnait à penser que le monde arabe allait reprendre sa marche vers le Nord et retrouver sa gloire d’antan. La relève de l’Occident défaillant allait-elle être assurée par un monde arabe réveillé par l’Islam conquérant ? A part une immigration sauvage vers les prétendus Eldorados européens, un terrorisme meurtrier qui n’épargne personne, les Etats arabes ont trop de problèmes à résoudre chez eux, pour imaginer un rôle dans le cirque mondial.

Mais le rapprochement de la Russie avec la Chine, préfigure un ordre mondiale où la suprématie de l’Occident n’apparaît plus que comme un lointain souvenir. Les, gesticulations du nouveau président américain,  sont en réalité l’expression d’une prise de consciences de la contestation du leadership américain par la Russie et la Chine. L’Amérique, comme l’Europe, sont inquiets, face à la montée en puissance de la Chine. La perte de prestige des Etats anciennement coloniaux, la remise an cause du leadership américain, s’expliquent par un Occident à bout de souffle, qui n’apporte aucune réponse, aujourd’hui, aux problèmes existentialistes auxquels les Etas sous-développés ou émergents, sont confrontés.

Pendant que l’Occident se retire, par manque de finances, de la plupart des scènes internationales, en particulier de l’Asie, la Chine déverse d’énormes sommes d’argent dans la région (Pacifique). Les pays du pourtour de la mer de Chine et plus largement du Pacifique, vont, les uns après les autres, devenir les vassaux de Pékin. Son influence prépondérante en Afrique n’est plus à démontrer. En peu de temps, elle a mis fin aux régions d’influence des anciens pays coloniaux et supplanter les Etats Unis. Actuellement, deuxième puissance économique du monde, son potentiel de croissance est bien plus élevé que celui des Etats-Unis.

Donald Trump, aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, est le rempart devant cette Chine triomphante. Mais, l’Amérique, quand elle ne peux pas résoudre un problème par la diplomatie ou des ententes, a tendance à recourir à la force, tout comme les Chinois.

Trump va-t-il réaliser que sa politique de ‘l’Amérique d’abord’  fait face à d’énormes obstacles. La priorité devrait être la défense du modèle occidental , plutôt qu’un enfermement sur soi.

Les européens sont encore figés dans une vision dépassée de l’Extrême-Orient et d’une Afrique qui a largué ses amarres.

Le Président américain fait planer le risque d’une guerre économique à laquelle s’ajoute un risque de conflit armé, étayé par la décision de Washington d’augmenter le budget militaire, dans des proportions, pas vues depuis le dernière guerre mondiale.

Nous allons directement vers un nouvel ordre mondial, dominé par la Chine, à moins, à moins que… Mais comme dirait Rudyard Kipling, ceci est une autre histoire.

Posté par gabrielbanon à 08:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 février 2017

TRUMP/POUTINE : PAS ENCORE MARIÉS ET DÉJÀ DIVORCÉS

Chronique politique hebdomadaire du vendredi.

--------------------------------------------------------------

 Durant la campagne présidentielle, Trump n’avait pas assez de mots pour décrire son admiration pour la Russie et son président, Vladimir Poutine. On a besoin de relations apaisées avec Moscou, c’est mon ambition, déclarait-il. La Douma, le parlement russe, debout et unanime, a applaudi comme un seul homme, l’annonce de la victoire de Donald Trump.

La déception du Kremlin, au vu des premiers gestes et déclarations de la nouvelle équipe de Washington, est à la mesure des espoirs suscités par Trump. En dix jours, l’euphorie manifestée à l’égard du nouveau locataire de la Maison Blanche a cédé la place au doute, voire à la désillusion. Le moscovite de la rue se demande, comment Trump ne soit plus, si vite, des leurs ?

Le Kremlin espérait un changement radical dans les relations américano-russe. Il voyait la levée des sanctions imminentes et le partage d’une approche des problèmes de l’heure. Les espoirs russes ont pour l’instant été douchés. Le seul point de convergence, pour le moment, est la lutte contre le terrorisme.

Vu de Moscou, au sein de la nouvelle administration américaine, Donald Trump est le seul à désirer un véritable rapprochement avec la Russie de Poutine.

Quelles sont ces réalités qui ont eu raison de l’envie de Trump d’écrire une nouvelle page des relations des Etats-Unis avec Moscou ?

Le président des Etats-Unis n’a pas tous les pouvoirs, loin s’en faut, le Congrès et le Sénat peuvent peu et beaucoup, les lobbys et les médias ont l’illusion de détenir une part du pouvoir. Il n’est pas politiquement correct de l’avouer, c’est le consortium militaro-industriel qui détient la réalité du pouvoir. Ce dernier a besoin d’un ennemi qui justifie les augmentations des budgets de la défense, et la suprématie du Pentagone sur l’administration américaine, y compris le secrétariat d’Etat chargé d’implémenter la politique étrangère du pays.

Lorsque la Chine viendra relayer dans ce rôle la Russie, alors les relations américano-russe s’épanouiront, comme le souhaite Donald Trump. Pour l’instant, cela sera la politique des petits pas, si chère à l’ex-secrétaire d’Etat américain, Henry Kissinger.

Pour sa part, le Kremlin n’entend pas toucher à ses partenariats stratégiques à long terme avec l’Iran et la Chine, pour le moment.

 Washington va explorer les voix d’une amélioration de ses relations avec Moscou. Mais ce sera fait sur une base de Realpolitik classique. Il faut reconnaître que le 42em Président des Etats-Unis, est en train d’apprendre le métier, assez rapidement.

Les 17, 18 et 19 février derniers, s’est tenu à Munich, la 53em conférence » sur la sécurité. Cette conférence est à la Géopolitique ce que le Forum de Davos est à l’économie. La question récurrente fut : quel futur pour les relations américano-russes ? La réponse donnée par l’équipe Trump, depuis le changement d’Administration à Washington, a été de dissiper les illusions surgies à la faveur du sacre de Donald Trump. Les intérêts nationaux l’ont emporté sur les affinités électives. Ceci a fini part déboussoler le citoyen russe lambda, qui s’attendait à plus.

Aujourd’hui, les Russes désespèrent de Washington, mais pas encore de Donald Trump.

Posté par gabrielbanon à 17:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 février 2017

Corée du Nord: un allié objectif des USA

https://youtu.be/Pn8B7rp8amw
youtu.be
Corée du Nord : La Corée du Nord a mené un nouveau essai nucléaire en violation grave des résolutions du Conseil de sécurité .

Posté par gabrielbanon à 12:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 février 2017

Terres du Monde(émission): Israël/USA

terres du monde, voici le lien pour l'émission du samedi:

Trump / Netanyahu: le silence des capitales arabes. Le conflit Israélo/palestinien, va-t-il être noyé dans un accord régional ?
YOUTUBE.COM

Posté par gabrielbanon à 10:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]