Gabriel Banon, Politiquement Incorrect.

17 juillet 2020

NE TOUCHEZ PAS À MES MONUMENTS

Cela ma être la dernière chronique de la saison. Je pars mercredi prochain vers l'Europe pour un long périple de travail. je le finirai début août à Nice où je prends mes quartiers de vacances. Je serai de retour à Casablanca début septembre, Inchallah! Après cette épreuve de confinement, je souhaite à tous mes amis et aux autres, des vacances réparateurs. À bientôt.
Voici dons, ma chronique politique hebdomadaire du vendredi:
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Place de la République à Paris ou avenue Louise à Bruxelles, des voyous revanchards, nourris au biberon de la haine, profitant allégrement des allocations que ces deux pays leur servent, s'en prennent au passé de ceux qui leur ont permis de s'affranchir de leurs dictatures. Ils prétendent vouloir faire justice, en déboulonnant les statues élevées à la gloire de ceux qui ont fait l’Histoire de leur pays.
Ignorants, moutonniers se ruant derrières les idées reçues du moment, leurs actions, au demeurant répréhensibles, est le résultat d’une tendance occidentale à s'auto-flageller de manière obsessionnelle sur son passé esclavagiste ? Ils oublient qu'un esclavage bien réel sévit et se poursuit, quasi ignoré de tous, dans de nombreuses régions d'Afrique et du Moyen-Orient.
Les pays colonisateurs de l’Afrique et de l’Asie, n’y ont pas apporter l’esclavage qui était naturel dans ces régions. Ils ne l’ont pas, non plus importé en Europe, mais combattu, au fil des ans.
L’universitaire afroféministe américaine Kimberlé Williams Crenshaw avait proposé le terme de intersectionnel en 1989, pour parler spécifiquement de l'intersection entre le sexisme et le racisme, subi par les femmes afro-américaines, les conséquences en matière de pouvoir, et poser la question : pourquoi ces femmes n'étaient pas prises en compte .
Pour ces intersectionnels, les États-Unis sont le pays le plus despotique du monde, pas la Chine, pas la Corée du Nord, pas l'Arabie saoudite ou l'Iran. Il est vrai que leur lutte est axée sur un passé révolu.
Les États-Unis ont aboli l'esclavage il y a 150 ans et ont mis en place une politique de promotion sociale des minorités. A deux reprises, ce pays a élu un président noir, Barack Obama ! Pourtant, une déferlante anti-statues, déboulonne un monument historique après l'autre, comme si les États-Unis asservissaient encore les Afro-Américains. Des militants de Washington DC ont même pris pour cible le Mémorial de l'Emancipation qui honore le président Abraham Lincoln, lequel a payé de sa vie la libération des esclaves.
Ils devraient aller plutôt libérer les esclaves qui souffrent encore de nos jours, en Afrique et au Moyen-Orient tout proche. Ces esclaves là, ne bénéficient d'aucune manifestations de rues. Aucune pression n'est exercée en leur faveur au plan international, et aucun média n'évoque leur sort.
Méditez ce que Kamel Bencheikh, poète arabe, a écrit dans Le Matin d’Alger : « Nous ne devons pas oublier que les arabo-musulmans ont été des champions dans ce domaine, les émirs et les sultans d'antan achetaient des convois entiers de jeunes éphèbes noirs pour en faire des eunuques pour garder leurs harems. Et cela s'est poursuivi avec les empereurs ottomans... Aujourd'hui même, en 2020, la Mauritanie et l'Arabie saoudite logent toujours des Ku Klux Klan bien à elles. L'esclavage est toujours de mise à Nouakchott en Mauritanie. Quant à Riad, il suffit de se renseigner sur les jeunes filles asiatiques que les potentats engagent comme petites bonnes pour ne plus les relâcher. ».
Une enquête de BBC Arabic a révélé qu'en Arabie saoudite les employées de maison sont vendues en ligne et représentent un marché aux esclaves en plein essor.
Pour nombre d'Européens écrit Kamel Bencheikh, la mort de George Floyd a été l'occasion de transformer une lutte respectable en une inimaginable dépravation.
En Occident, on n'exécute pas les apostats, on ne crucifie pas les hétérodoxes, on ne jette pas la pierre sur la femme infidèle, on ne crache pas sur les hérésiarques . Cet antiracisme menteur et malsain est en train de se transformer tout simplement en Racisme, le racisme du Blanc Ils insultent le blanc coupable d'avoir eu, il y a plus de cent ans, des gestes déplacés ou des pensées honteuses. Ils insistent comme le loup de La Fontaine disant à l'agneau : « Si ce n'est toi, c'est donc ton frère. »
Les personnes qui ont fui Bouteflika et Kadhafi, les tyrans de Kinshasa et Niamey, viennent cracher une haine incompréhensible à Paris ou à Bruxelles.
Comme Bencheikh, l'écrivain algérien Mohammed Sifaoui nous rappelle à tous que « la Mauritanie, en Afrique du Nord, est aujourd'hui, le pays le plus esclavagiste du monde. Le Qatar au Moyen-Orient l'est tout autant, ainsi que l'Arabie Saoudite sous sa bannière de Gardiens des Lieux saints de l'islam. 
Ayaan Hirsi Ali, qui a fui son pays natal, la Somalie, et vit maintenant aux États-Unis, écrit :
« Les médias ne vous disent pas que l'Amérique est le meilleur endroit au monde pour être noir, femme, gay, trans ou n'importe quoi d'autre. Nous avons nos problèmes et nous devons les résoudre. Mais notre société et nos systèmes sont loin d'être racistes ».
Selon Andrew Sullivan : « "L'intersectionnalité" est la dernière lubie qui balaie l'institution académique américaine. En apparence, cette théorie néo-marxiste récente, soutient que l'oppression sociale ne s'applique pas simplement à une catégorie unique d'identité - telles que la race, le sexe, l'orientation sexuelle, la classe, etc. – L'oppression sévit sur toutes ces catégories ensemble, dans un système qui imbrique étroitement hiérarchie et pouvoir. »
Hirsi Ali, qui a fui la Somalie et a subi des mutilations génitales, connaît mieux l'oppression que les militants anti-statues. Dans le Wall Street Journal Hirsi Ali écrit :
« Quand j'entends dire que les États-Unis se définissent avant tout par le racisme, quand je vois que « Fragilité Blanche » de Robin DiAngelo est en tête de liste des best-sellers, quand je lis que des enseignants et des journalistes sont licenciés pour avoir osé questionner la doxa de Black Lives Matter — alors je me sens obligé de parler ... L'Amérique apparait différente si comme moi, vous avez grandi en Afrique et au Moyen-Orient ».
Chroniqueur au Monde et au magazine Le Point, l'écrivain algérien Kamel Daoud a mis en cause cette hypocrisie. « il y a déjà un instinct de mort dans les airs de la révolution totale imaginée par chacun » note Daoud.
« L'Occident étant coupable par définition selon certains, on se retrouve non dans la revendication du changement mais, peu à peu, dans celle de la destruction, la restauration d'une barbarie de revanche ».
« Il est interdit de dire que l'Occident est aussi le lieu vers où l'on fuit quand on veut échapper à l'injustice de son pays d'origine, à la dictature, à la guerre, à la faim, ou simplement à l'ennui. Il est de bon ton de dire que l'Occident est coupable de tout ».
Zineb El Rhazoui, journaliste française d'origine marocaine, dont l'anti-islamisme lui vaut de vivre sous menaces de mort constante, a récemment déclaré :
« Le seul racisme que je subis vient de Maghrébins. Pour les Algériens, je suis la pute marocaine. Pour les Marocains, je suis la pute algérienne. Pour les 2, une « pute à juifs ».
Ces Arabes dissidents sont les victimes invisibles du racisme en France. Zineb el Rhazoui a affirmé que « la France est l'un des pays les plus tolérants et les moins racistes du monde» et que la véritable menace n'est pas le racisme, mais le communautarisme, dénoncé aussi par ailleurs par le président français Emmanuel Macron.
Pendant qu’on déboulonnait les statues de Victor Schoelcher, père de l'abolition de l'esclavage, en Martinique, l'écrivaine franco-sénégalaise, Fatou Diome, a appelé elle, à l'abandon du discours sur la décolonisation : « C'est une urgence pour ceux qui ne savent pas encore qu'ils sont libres. Je ne me considère pas colonisée, donc ce baratin ne m'intéresse pas. La rengaine sur la colonisation et l'esclavage est devenue un fonds de commerce ».
Il est probable qu'aujourd'hui, les vrais marchands d'esclaves et les racistes - ceux qui croient que les sociétés et les valeurs occidentales ne devraient pas exister - se penchent sur l'auto-flagellation occidentale avec une indicible délectation.
Le nouvel antiracisme est un racisme déguisé en humanisme, sous-entendre que tout Blanc est mauvais ... et que tout noir est une victime.
Il est temps que l’Occident arrête de se culpabiliser. Il n’a aucune excuse à présenter à quiconque. Il doit assumer son passé, avec ses heures de gloire et ses périodes d’errements. C’est en ne caviardant pas son Histoire, que l’on est une Nation.

Posté par gabrielbanon à 09:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 juillet 2020

LE MONDE N’A PAS VIRÉ AU VERT

Mozaik Radio Webtv
La relance économique, c’est la relance de la consommation, de la production, de toutes les activités humaines qui font qu’on vit ensemble. Cette coloration verte est une véritable manipulation. https://www.youtube.com/watch?v=wvyW1_ixbFs&feature=youtu.be
L’édito du jour de Gabriel Banon 16/07/2020
L’édito du jour de Gabriel Banon 16/07/2020
YOUTUBE.COM
L’édito du jour de Gabriel Banon 16/07/2020
LE MONDE N’A PAS VIRÉ AU VERT Les verts se sont mobilisés pour convaincre le monde que la crise du coronavirus a marqué un tournant dans la prise de conscien...

Posté par gabrielbanon à 14:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 juillet 2020

LE CYNISME DE L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE

Aujourd'hui, vendredi est le jour de ma chronique politique hebdomadaire.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------

 Guérir des patients est-il un business modèle soutenable ?Telle a été la question posée par l’industrie pharmaceutique à leur Conseil, la banque américaine Goldman Sachs.

Le médicament est une industrie très rentable. C’est même le premier marché du monde. En 2015, le magazine américain Forbes, publiait un classement des actions les plus rentables pour les actionnaires. L’industrie pharmaceutique y arrivait largement en tête, devant la banque, l’informatique, l’armement, les nouvelles technologies ou la communication.  En France, l’entreprise Sanofi est de celles qui gâtent le plus leurs actionnaires. Depuis 2009, c’est en moyenne 95% des bénéfices qui sont redistribués aux actionnaires. Partout dans le monde, les retours sur investissement sexceptionnels pour les actionnaires, sont la norme pour les grands laboratoires pharmaceutiques.

Comment un tel résultat est-il possible ? Ce n’est certainement pas en faisant des choix qui correspondent à l’intérêt général. Guérir les maladies ou éradiquer les grandes pandémies n’est pas leur objectif. Le 10 avril 2018, la banque Goldman Sachs publiait une note sur le modèle économique des laboratoires intitulée « Guérir les patients est-il un modèle économique soutenable ? ». L’analyste financier s’inquiète notamment d’innovations scientifiques qui permettraient de soigner plus rapidement et définitivement certaines affections. Le modèle économique de l’industrie de médicaments ne repose pas sur ces objectifs. Ses investissements sont concentrés sur des médicaments destinés à soulager les symptômes ,plutôt qu’à guérir. Ils visent des affections qui touchent une clientèle riche plutôt que celles qui tuent le plus. Car celles-ci sont concentrées en milieux pauvres.

Aux États-Unis, les laboratoires ont investi massivement le marché des antidouleurs, jusqu’à provoquer des vagues d’addiction graves. On pourrait aussi citer le cas des antibiotiques. Entre 2000 et 2015, la consommation d’antibiotiques dans le monde, a augmenté de 65%. Leur usage désordonné ou inapproprié, a permis d’augmenter la variété des bactéries plus résistantes. D’après l’OMS, cette situation est responsable de 700 000 morts par an.

Le résultat économique de cette machine à cash, est obtenu grâce à l’activité principale des laboratoires : le marketing et le lobbying. Ils y dépensent largement plus d’argent ,que pour la recherche scientifique. Ces entreprises lèvent des armées de visiteurs médicaux. Leur métier est de convaincre les médecins prescripteurs, de remplir leurs ordonnances avec les produits les plus rentables. Les arguments ne sont pas toujours scientifiques. L’association « regards citoyens » a montré qu’entre 2012 et 2014, les visiteurs médicaux avaient dépensé en France, 244 millions d’euros en cadeaux aux médecins. Cela va du stylo au week-end à la mer tout frais payés, sous prétexte de colloque.

Pour neutraliser la régulation de l’État, les laboratoires utilisent les mêmes méthodes de corruption généralisée. Les laboratoires ont toute liberté pour effectuer les essais cliniques. Et leurs scientifiques maison, sont très actifs dans les procédures d’autorisations de mises sur le marché. L’ancienne ministre française de la santé, Agnès Buzyn, était auparavant directrice de la Haute Autorité de Santé. Elle déclarait alors ouvertement, que les liens entre son agence publique et les laboratoires étaient pour elle une chose positive. À tous les étages, la faiblesse de l’État et la connivence de caste dominent.

Certaines associations de consommateurs proposent d’interdire les conflits d’intérêts malsains entre les organismes de l’État et les laboratoires. De bannir les visiteurs médicaux des hôpitaux publics. Elles sont pour la création d’un pôle public du médicament. 

Goldman Sachs a recommandé à son client la meilleure méthode de pérenniser sa rentabilité : soigner mais pas guérir.

 Doit-on laisser la santé des citoyens aux mains d’une industrie, dont le juge de paix est tout naturellement le profit ?

 

 

 

Posté par gabrielbanon à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 juillet 2020

LA VÉRITÉ DE LA CRISE SANITAIRE ET LES INÉGALITÉS

Mozaik Radio Webtv
Non, nous ne sommes pas tous égaux devant le Covid-19. La crise a creusé les inégalités, déjà importantes à travers le monde et au sein des pays développés.
L’édito du jour de Gabriel Banon 07/07/2020
YOUTUBE.COM
Afficher la suite
L’édito du jour de Gabriel Banon 07/07/2020
 
L’édito du jour de Gabriel Banon 07/07/2020
LA VÉRITÉ DE LA CRISE SANITAIRE ET LES INÉGALITÉS 

Posté par gabrielbanon à 09:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 juillet 2020

LES OMISSIONS DE ASSA TRAORÉ

Mozaik Radio Webtv
En France, le cas de Adama Traoré est exemplaire. Assa Traoré, la demi-sœur de Adam s’est instituée la porte-parole du comité Vérité pour Adama. Elle recherche une vérité sur laquelle les juges ont tranché par un non-lieu.https://www.youtube.com/watch?v=vlcFBBuyMog
L’édito du jour de Gabriel Banon 06/07/2020
YOUTUBE.COM
L’édito du jour de Gabriel Banon 06/07/2020
LES OMISSIONS DE ASSA TRAORÉ Depuis quelques temps, les réseaux sociaux s’enflamment pour des événements qualifiés de racistes ou encore discriminatoires ; L...

Posté par gabrielbanon à 19:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 juillet 2020

LE PARTI RÉPUBLICAIN EST-IL EN TRAIN DE LÂCHER DONALD TRUMP ?

Voici ma chronique politique hebdomadaire du vendredi

-------------------------------------------------------------------------------- 

À un an de la présidentielle, en juillet/août 2019,  le président Donald Trump était très populaire parmi les électeurs républicains, casseroles ou pas casseroles. On serait même tenté de dire : plus il avait de casseroles, plus son électorat le soutenait. Il conservait un socle très solide d’inconditionnels, 40% de l’électorat global.

Depuis, il y a eu la tentation de destitution au Congrès. Elle a avorté, mais a laissé des cicatrices. Il y a eu la valse hésitation du retrait  des forces américaines de Syrie. L’abandon des alliés Kurdes lui a créé de solides inimités jusque dans son propre parti. 

Les ténors du « Grand Old Party » profondément troublé par la façon dont il se promenait en insultant tout le monde, n’acceptent plus qu’il "Insulte les "Gold Star mothers"(mères de soldats tués au front),  John McCain, les immigrés. Ce dernier point est une des raisons invoquées par Colin Powell qui rappelait : «  je suis un fils d'immigrants ».

 Les sondages ont commencé à pointer le retard pris sur Joe Biden, puis sont devenus franchement mauvais, depuis sa gestion catastrophique de la crise sanitaire.

L’affaire « George Floyde » à Mineapolis, suivie des émeutes raciales qui ont enflammé le pays, ont achevé de plomber sa campagne électorale.

  Il y a quelques semaines, j’écrivais que Donald Trump peut être lâché par les Républicains, s’ils sentent qu’il risque sérieusement de perdre sa réélection. Mais je ne pensais pas que cela arriverait si tôt. L'ancien président George W. Bush, le sénateur républicain Mitt Romney ou l'ancien secrétaire d'Etat Colin Powell ont récemment annoncé ne pas vouloir soutenir le président américain à la prochaine présidentielle. Véritable coup de tonnerre dans la campagne de Donald Trump en vue de sa réélection en novembre prochain, Colin Powell annonce qu’il votera Joe Biden.

Le style atypique du président américain dans l'exercice du pouvoir lui avait déjà valu quelques inimitiés au sein du parti républicain dès le début de son mandat. Deux figures du Grand Old Party, anciens candidats à la Maison Blanche, les sénateurs John McCain (2008) et Mitt Romney (2012) s'étaient, en son temps, placées en opposants à la politique du milliardaire

 Ces grandes figures de son propre parti ont tenu à expliquer leur ras-le-bol. Ils estiment que celui-ci s'est affranchi de la constitution : : "Nous avons une constitution, et nous devons suivre cette constitution. Le président s'en est éloigné", sans oublier ses volte-face à répétition en politique étrangère.

Ces commentaires s'ajoutent à une liste croissante de reproches faites ces derniers jours par d'anciens hauts fonctionnaires.  Un certain nombre d’anciens généraux, amiraux et diplomates ont reproché violemment à Trump sa menace d’envoyer l’armée pour mater les émeutiers.  Avec les services secrets américains, il est carrément en conflit ouvert.

Trump a toujours été convaincu, que le parti républicain n’avait pas d’alternative à sa candidature. Le choix public de Colin Powell détruit cette stratégie. Trump ne s’attendait pas à ces rejets au sein de son propre parti, surement pas de si tôt et pas d’une telle violence.

A force de décider seul, et de multiplier les ordres et les contre ordres, Trump s’est fâché avec beaucoup de monde. Au fil des mois, il a viré des dizaines de conseillers, Tillerson, Comey, Mattis, Kelly, McMaster, Bolton, la liste est longue.  C’est autant de rancœurs potentielles.

Les éditorialistes de la presse conservatrice et les ténors républicains commencent à se dire que Trump devient plus un fardeau qu’un atout,  on peut s’attendre à ce que la panique s’installe et voir le vent tourner.

  Il ne faut pas oublier que les États-Unis sont un pays fédéral : l’enjeu de chaque Etat est aussi important que l’enjeu national. Un gouverneur républicain d’un Etat X n’hésitera pas à lâcher Trump, s’il pense sauver ainsi 

sa réélection. L’hypothèse d’une rébellion du Parti républicain n’est plus totalement incongrue. Tous ces événements et constats, expliquent la nervosité de Donald Trump depuis quelques mois.

Posté par gabrielbanon à 06:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]

LE FMI ET SES CONTRADICTIONS

Mozaik Radio Webtv
Le FMI est connu dans la plupart des pays en voie de développement, comme l’annonciateur d’austérité et de décroissance. Ses équipes « d’experts » donnent la priorité, dans leurs études, aux théories économiques, en omettant de prendre en considération les aspects psychologiques des populations.https://www.youtube.com/watch?v=yqkb6cFuBIc
L’édito du jour de Gabriel Banon 02/07/2020
YOUTUBE.COM
Afficher la suite
L’édito du jour de Gabriel Banon 02/07/2020
YOUTUBE.COM
L’édito du jour de Gabriel Banon 02/07/2020
LE FMI ET SES CONTRADICTIONS Le FMI est connu dans la plupart des pays en voie de développement, comme l’annonciateur d’austérité et de décroissance. Ses équ...

Posté par gabrielbanon à 06:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 juillet 2020

J’AI MAL À LA FRANCE

Mozaik Radio Webtv
16 h · Partagé avec Public
La France considère-t-elle qu’il y a trop de vieux en France ?
L’édito du jour de Gabriel Banon 01/07/2020
YOUTUBE.COM
L’édito du jour de Gabriel Banon 01/07/2020
J’AI MAL À LA FRANCE Le conseiller du président de la République française, a déclaré à la télévision française que la France avait trop de vieux et qu’ils é...

Posté par gabrielbanon à 06:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 juin 2020

LE VENEZUELA EST-IL ENCORE SAUVABLE ?

Mozaik Radio Webtv

Le président par intérim autoproclamé du Venezuela appelle à la formation d’un gouvernement d’urgence nationale. C’est plus de 9 millions de Vénézuéliens qui souffrent actuellement de la faim, selon les Nations Unies.
https://youtu.be/RxrJ7WxhJus
LE VENEZUELA EST-IL ENCORE SAUVABLE ? Le président par intérim autoproclamé du Venezuela appelle à la formation d’un gouvernement d’urgence nationale. Il aur...
YOUTUBE.COMAfficher la suite

LE VENEZUELA EST-IL ENCORE SAUVABLE ? Le président par intérim autoproclamé du Venezuela appelle à la formation d’un gouvernement d’urgence nationale. Il aur...

Posté par gabrielbanon à 08:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 juin 2020

ALAIN MINC ET SES ÉLUCUBRATIONS

Le déconfinement a troublé l'ordonnance de mes devoirs. Voici avec retard ma chronique du vendredi, plutôt un coup de gueule vers la France et ses Conseillers.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La bêtise humaine est sans limite, surtout chez les « intellos » qui entourent le président français, Emmanuel Macron. Alain Minc, pour ne pas le nommer, trouve encombrant tous ces vieux qui chargent « outrageusement » la barque de la Sécurité sociale. Pour réduire le déficit de la Caisse, il propose que l’on fasse payer les très vieux et les vieux riches, qui coûtent trop cher, selon lui à l’État. Cela doit être quelques réminiscences du discours paternel, quand ce dernier était membre du parti communiste.

Lord d’une émission de France info, « Parlons Net », Minc a cité l’exemple de son père, 102 ans, qui a été hospitalisé 15 jours dans un service de pointe. Et d’ajouter : la collectivité a dépensé 100.000 euros pour soigner un vieillard de 102 ans. C’est un luxe extraordinaire, pour lui donner seulement quelques mois ou quelques années de vie supplémentaire. Il poursuit, aberrant que l’État m’ai fait ce cadeau gratuit. Peut-être qu’il aurait préféré qu’on l’euthanasie ?
Les fondamentaux d’une Nation passent par une contribution générale, suivant les revenus de chacun. Ce pot commun est le garant de la cohésion sociale autour des idéaux de la République. C’est ainsi que l’éducation nationale est gratuite comme la prise en charge de la santé des citoyens. Demander aujourd’hui que les personnes âgées se prennent en charge, est une odieuse discrimination. Comme le dirait Corneille, savez-vous, monsieur Minc, que ces vieux ont été la vaillance de leur temps et souvent la gloire de la République ? Ils sont la mémoire de la Nation et un trésor d’expériences.
Mais que peut-on attendre d’un conseiller comme Alain Minc ? Connu pour son don d’ubiquité, il est le seul conseiller, à ma connaissance, capable d’émarger chez Gérard Mestrallet, PDG de Suez et en même temps être le conseiller d’Alain Frère qui tentait de destituer le même Mestrallet ; membre du conseil d’administration de Vinci, il en est viré car il conseillait en même temps François Pinault, qui préparait une attaque sur le groupe Vinci. On peut être diplômé de l’école nationale des mines de Paris, de l’Institut d’études politiques de Paris, major de sa promotion à l’ENA, et avoir une honnêteté intellectuelle à géographie variable, qui n’empêche nullement de débiter des âneries. Jamais les diplômes n’ont porté si bien leur appellation de « peaux d’ânes ».  
À force de vouloir choquer, le conseiller de tant d’hôtes du palais de l’Élysées, aujourd’hui Emmanuel Macron, devient extravagant et saugrenu.

Posté par gabrielbanon à 05:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]