Gabriel Banon, Politiquement Incorrect.

11 mai 2021

LE G7 SE TROMPE D’ENNEMIS

L'actualité m'impose de publier dès à présent une chronique concernant la dernière réunion des chefs de la diplomatie du G7

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  Les grandes puissances se disent "très préoccupées" par l'"attitude irresponsable" de Moscou Ils devraient plutôt s’inquiéter des ravages économiques et sociaux auquel tous les états du monde, sans exception, doivent faire face, du fait de la pandémie.

Au lieu de faire des effets de manches destinés à la consommation domestique, le G7 devrait par exemple s’inquiéter des difficultés que les pays en voie de développement, particulièrement ceux d’Afrique, ont à se procurer des vaccins, difficultés d’être servis avec la même promptitude que les pays riches du G7, et le manque de moyens financiers ,pour faire face à ces achats imposés.

Réunies pour la première fois en personne, depuis  plus de deux ans, les grandes puissances du G7 ont adopté mercredi, un ton ferme à l'égard de la Russie, de la Chine et l'Iran, sans annoncer l'aide supplémentaire au partage des vaccins, demandée par l'OMS. Curieux agenda où la pandémie et ses problèmes soulignés par l’OMS (ONU) passent après l’annonce de leur alignement sur les gesticulations de Washington.

A un mois du sommet des chefs d'État et de gouvernement du G7 en Angleterre, cette rencontre de leurs chefs de diplomatie à Londres, marquait le retour des contacts directs après des mois de visioconférences, et celui du multilatéralisme revendiqué par la nouvelle administration américaine. On attendait des décisions, tout au moins des gestes vers les pays d’Afrique.

Les rencontres se sont déroulées à huis clos et suivant un strict protocolaire sanitaire. Les principales conclusions sont venues par le communiqué final mis au point par l'Allemagne, avec l’aval e Canada, des États-Unis, de la France,  de l'Italie, du Japon et du  Royaume-Uni.

L’Afrique aura besoin de 1,5 milliard de doses pour vacciner 60% de sa population et atteindre l’immunité collective selon les estimations.de l’OMS. 

La plupart des pays du continent, comptent sur l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Union africaine (UA) pour s’approvisionner. Grâce aux dispositifs de ces deux organisations, l'OMS table sur 30% de la population africaine vaccinée d’ici la fin 2021. 

 Il va de l’intérêt bien compris des pays riches, de voir universaliser la vaccination, car isolés dans leur tour d’argent, ils ne pourront pas sécuriser leurs populations, quand plus d’un milliard de personnes reste encore contaminables.

 Si les États-Unis ont apporté leur soutien à l’OMS demandant de lever temporairement la barrière des brevets sur les vaccins contre le coronavirus, le G7 aurait dû se saisir du problème.  Chez les laboratoires occidentaux, c'est le branle-bas de combat depuis l'annonce de la décision américaine.

En pleine crise sanitaire, cette réunion des pays riches s'est tenue dans un contexte de pression accrue pour se montrer plus solidaires. Alors que les campagnes de vaccination en Europe ou aux États-Unis permettent une levée progressive des restrictions, les pays pauvres manquent encore cruellement de doses à injecter pour lutter contre la pandémie. Lundi, le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s'est d'ailleurs inquiété d'un déficit de financement de 19 milliards de dollars (sur les 22 nécessaires cette année), sans compter plus de 35 milliards nécessaires l'année prochaine pour la vaccination, et avait appelé le G7 à combler ce manque.

   On ne comprend pas pourquoi les rencontres se sont déroulées à huis clos. Avaient-ils peur d’étaler au grand jour leur égoïsme ?

 

 

 

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07 mai 2021

RÉFLEXIONS SUR LA RUSSIE ÉTERNELLE.

Ce vendredi, je souhaite vous parler de la Russie, rappeler quelques vérités oubliées, à contre-courant de ce qu'on veut nous amener à penser en Amérique
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« Je n’aime pas ce bien-pensant vers lequel on avance. Partout, on entend que le bien, c’est nous et que le mal c’est l’autre. Avant c’était Castro, aujourd’hui, c’est Poutine, tout ce qui n’est pas aseptisé. Comme c’est triste. Et comme c’est dangereux », écrit Gérard Depardieu dans son livre, Monstre.
La critique systémique de tout ce qui vient de la Russie chrétienne et de son président Vladimir Poutine, ne peut effacer l’apport culturel essentiel de la Russie à la France et ailleurs, depuis des lustres. Tous Français d’origine russe, la comtesse de Ségur, Sacha Guitry, Romain Gary, Joseph Kessel, Maurice Druon, Henri Troyat, Marc Chagall, Chaïm Soutine, Jacques Tati, Lily Laskine, Haroun Tazieff, Laurent Terzieff, Jean Ferrat, Serge Gainsbourg, Michel Polnareff, Marina Vlady, Roger Vadim, Pierre Tchernia, Robert Hossein, Léon Zitrone, Yves Mourousi, Alexandre Adler, Andreï Makine, les frères Bogdanoff, (je dois certainement en oublier, surtout ceux devenus américains), ont chacun contribué au rayonnement d’une grande partie de l’Occident, et d’abord la France.
Grace à ces émigrés de la révolution « d’octobre », la cuisine russe a envahi les tables réputées françaises. Le grand chef Urbain Dubois (1818-1901) recense et célèbre les mets russes appelés à devenir des piliers de la cuisine française, comme le caviar sauvage (disparu de nos jours) qu’il présente comme un produit très sain, qu’il convient de servir avec des cuillères en ivoire sur de tendres blinis tièdes. Mais aussi l’agneau pascal au beurre, le blanc-manger à la russe, le bortsch, la carpe à la russe, le kacha, les zakouskis et le bœuf « à la Stroganoff » . Ce dernier plat a été inventé par un cuisinier français, André Dupont, quand il était au service du comte Alexandre Grigorievitch Stroganov.
À la fois aristocratique et populaire, l’influence de la cuisine russe a été grandissante en Occident, depuis plus de deux siècles. Plusieurs tables, un peu partout dans le monde perpétuent cette symbiose, en revisitant certains plats emblématiques de la « mère » Russie.
La grande armée napoléonienne, a ramené avec sa retraite, bon nombre de mots qui sont devenus courants dans la langue de Molière. Le plus emblématique est « bistro » qui ne désigne aucun estaminet, mais veut dire simplement « vite ». Ce terme a été le premier que les grognards de Bonaparte ont assimilé, en venant, en Russie, demander à boire un coup, à ce qui est devenu aujourd’hui un bistrot.
Faut-il suivre Konstantin Malofeev, l’oligarque russe qui milite pour la restauration des Tsars ? Il semble que cela ne soit pas nécessaire avec Poutine aux manettes.
Rappelons-nous, dans la cour des tsars, c’est le français qu’on parlait. Le kremlin a toujours considéré la Russie partie de l’Europe. Il ne faut pas céder à la démarche américaine qui, conformément au testament politique de Bzrezinski, revu et complété par Henry Kissinger, considère la Russie comme l’ennemi permanent. Pour Bzrezinski, l’Union européenne ne doit jamais intégrer la Russie, cela en ferait une troisième grande puissance mondiale, contraire aux intérêts des États-Unis.
Quelque soit la politique des Occidentaux, la Russie, le plus vaste pays du monde, les russophiles croient avec d’autres que la Russie est éternelle.

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30 avril 2021

L’AFRIQUE, PROCHAINE PUISSANCE MONDIALE ?

Comme d'habitude, voici ma chronique politique hebdomadaire du vendredi

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    L’Afrique est un continent en devenir depuis des décennies. Les Africains, maintenant indépendants, restent pour la plupart le regard fixé sur ce vieux continent qu’est l’Europe. Cette même Europe d’où tous les malheurs et quelques bonheurs sont arrivés. Ils restent hantés par le désir de rattraper par un développement mérité, les ex-pays coloniaux, par le désir que justice leur soit rendue et que soit reconnue l’exploitation éhontée de leurs nombreuses richesses naturelles.

 C’est à la fois des batailles dépassées et un manque d’ambition. Il ne s’agit pas de refaire le parcours réalisé par les pays actuellement développés, ni copier leur stratégie de développement. C’est du développement économique, politique et sociétale du continent dont il s’agit.

 L’Afrique, c’est la superficie de la Chine, de l’Inde, des États-Unis et d’une bonne partie de l’Europe réunis. C’est 30.415.876 Km2, soit 6% de la Terre et 20% de la surface des terres émergées. 

 La population africaine, estimée à 922 millions en 2005, a doublé depuis 1980 et pratiquement quintuplé depuis 1950. Elle est aujourd’hui de 1.348.000.000 habitants (2020)

Entre1950 et 2000, l'Afrique a enregistré la plus forte croissance urbaine au monde, soit 4,4 %. 

L'un des principaux atouts du continent africain reste ses nombreuses ressources naturelles et ses possibilités agricoles.

 L'Afrique possède un des sous-sols les plus riches du monde : on y trouve de l'or, des diamants, du charbon, du gaz naturel, du pétrole, du fer, de l'uranium, des phosphates ou encore de la bauxite.

  Mais elle a aussi des handicaps qui peuvent et doivent être transformés en atouts par une bonne gouvernance. Une gouvernance qui se serait débarrassée de tous les complexes qui la paralysent.

 Son retard dans l’industrialisation, un atout. Son retard dans les infrastructures, un atout. Ils peuvent devenir des atouts si, débarrassée de tous ses démons, l’Afrique ose !

  L’Allemagne, à la sortie de la deuxième guerre mondiale, n’était que ruines et désolation. Elle est aujourd’hui, une des plus grandes puissances industrielles du monde. Comment ? En misant sur la modernité et la mobilisation de son peuple. Elle n’a pas reconstruit ses usines en récupérant des lignes de fabrication obsolètes. Elle s’est équipée en allant directement vers les dernières créations en machines- outils, en robotisation etc.

 Les états africains doivent refuser de recevoir des lignes de fabrication, obsolètes ailleurs, qui retrouvent une seconde vie en Afrique, en grande partie grâce au faible coût de la main-d’œuvre. Pour les infrastructures, elle doit aller directement vers les dernières technologies en la matière. L’exemple du téléphone portable illustre cette recherche. L’Afrique n’a pas investi dans des installations onéreuses pour le téléphone fixe, elle a adopté immédiatement le smartphone. Il doit en être de même pour toutes les infrastructures, les routes, le rail etc.

 Les richesses naturelles doivent être, pour la plupart, transformées sur place ainsi que les produits agricoles, afin de garder la plus-value pour le PIB du continent. L’avenir de l’agriculture africaine est son industrialisation.

 L’Afrique principalement l’Afrique sub-saharienne doit parler d’une seule voix pour peser sur la scène internationale.

  La tour de Babel s’est effondrée parce qu’ils ne parlaient plus d’une même voix. La multiplication des langues a fait le malheur des ambitieux bâtisseurs de cette tour.

  Les frontières héritées de la colonisation trouveront une solution par l’institution de deux ou trois états fédérés, autant de marchés communs, de zones de développement homogènes.

  Une attitude ferme face aux pays étrangers investisseurs, une politique d’industrialisation audacieuse, un refus d’exporter en l’état les richesses naturelles du continent, une lutte sans merci contre la corruption, et une paix politique, économique et sociale entre les états africains, feront de l’Afrique une des puissances mondiales des années deux mille quarante.

 Dans la négative, en faisant perdurer les stratégies actuelles de développement, l’Afrique risque de connaitre une autre forme de colonisation.

 

 

 

 

 

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25 avril 2021

Gabriel Banon imagine le futur de la planète

Article qui vient de paraître dans le magazine TEL QUEL
Gabriel Banon imagine le futur de la planète
Qitab
LE 23 AVRIL 2021
Le monde va mal. Jusqu’à quel point ? Personne ne peut le dire. Les choses vont-elles s’améliorer? Pas sûr, selon Gabriel Banon, qui traverse le présent et se projette dans un futur proche pas très réjouissant, dans son roman Les robots de l’apocalypse.
Par Abdelmoula Arafa
4 min
Les robots de l'apocalypse
Les robots de l’apocalypse, de Gabriel Banon, éd. La Croisée des chemins, 2021.
Deux amis discutent de l’avenir du monde en partant du présent. Nous sommes en 2020. L’un croit au miracle et en l’homme, l’autre croit à la catastrophe imminente.
“Tiens, tu as lu le dernier rapport pour les années 2030 de la CIA, je le trouve encourageant”, dit l’optimiste au deuxième. “Parlons plutôt de ce qu’il ne dit pas (…) Quelques allusions sur le robot-soldat nous font entrevoir ce que sera demain la guerre, avec l’arrivée des armes nucléaires tactiques”, lui rétorque le Cassandre. Qui prévoit, de son côté, contrairement au rapport de la CIA, une “sinisation” du monde, avec l’arrivée de la Chine dans tous les domaines.
«Les robots de l'apocalypse» Gabriel Banon95 DH
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C’est l’histoire de deux amis, l’un “reconnu comme un géopoliticien écouté”. L’autre, “un grand avocat d’assises (…) L’un vit pleinement le présent, l’autre (…) ne profite pas assez des bons côtés de sa vie”, et prévoit, dans ses analyses, “que la coalition qui se forme, Union européenne, Russie et Chine, va précipiter le règne du dollar”.
Au passage, l’Amérique de Trump en prend pour son grade, avec toutes les décisions controversées prises par leur président, qui ont chamboulé les relations internationales.
Dans un monde “de plus en plus dépendant des systèmes informatiques pour vivre, une panne généralisée pourrait avoir des conséquences dramatiques”, prévoit l’ami géopoliticien. Pour l’avocat, “on ne devrait pas créer la panique, ce n’est pas le moment d’un tel débat”.
En attendant la vraie guerre
Entre la fiction et l’anticipation, le roman nous promène dans un monde où les grandes puissances ne se regardent plus en chiens de faïence, elles se mesurent, se jaugent, se préparent à prendre un rôle hégémonique que leur puissance économique et militaire leur permet.
“Si vous voulez savoir ce dont nous sommes capables, alors nous allons nous y mettre”, est le crédo qui semble revenir dans toutes les chancelleries.
C’est l’histoire de deux amis, l’un “reconnu comme un géopoliticien écouté”. L’autre, “un grand avocat d’assises”
Mais en attendant la vraie guerre, “la guerre informatique fait déjà rage”, et les voix occidentales incriminent à l’unisson la Russie. Qui se gausse de l’espionnite aiguë qui s’est emparée des pays occidentaux, soutenue par son alliée et amie la Chine. “Les jalons de la troisième guerre mondiale sont-ils posés et les prémices de son extension sont-ils perceptibles ?”, se demande l’auteur.
Tout au long des pages de ce livre, la réponse semble être que notre monde, s’il ne s’achemine pas vers cette hypothèse, vit constamment au bord de la catastrophe, qu’il n’est plus possible d’éviter.
On passe d’un pays à l’autre, d’une grande puissance à l’autre, d’un événement à un autre, et il y en a beaucoup qui secouent notre monde à venir, les politiciens sont mis à nu et leur hypocrisie scrutée.
Quant aux petits pays, ils n’ont qu’à bien se tenir. Le jeu est désormais trop grand pour qu’ils s’y immiscent.
L’auteur, Gabriel Banon, lui-même économiste, conseiller économique de plusieurs leaders, sait de quoi il parle, lui qui a été au contact des grands de ce monde.
Son roman est aussi une analyse de notre actualité, qu’il projette dans un avenir proche pour nous dire ce qu’il est possible de faire aujourd’hui pour éviter les drames de demain, qui, eux, concerneront toute l’humanité, petits et grands pays compris.
Les robots de l’apocalypse, de Gabriel Banon, éd. La Croisée des Chemins, 2021.
«Les robots de l'apocalypse» Gabriel Banon95 DH

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23 avril 2021

L’APRES-PETROLE

Un sujet "brulant" pour ma chronique de ce vendredi :

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  Parler de l’après pétrole, c’est parfois parler de corde dans la maison d’un pendu. Pourtant, les faits sont têtus et la finance internationale en a tiré les conclusions qui s’imposent : elle n’investit plus dans ce domaine. La tentative d’introduction à la bourse de New York et de Londres, d’Armco, le pétrole saoudien, voulue par Riad, en a fait l’amère expérience.

L’année écoulée a bousculé les certitudes des états-majors de ce qui fut « l’or noir ».
L’urgence climatique et les progrès réalisés par les énergies renouvelables, posent à la profession, la question de la pérennité de ses activités. Cette prise de conscience s’est traduite, un peu partout dans le monde par une course vers les énergies renouvelables : l’éolien, le solaire, l’hydrogène et bien sûr le nucléaire qui fait un retour gagnant, un peu partout, parfois discrètement.
Frank Lacroix, directeur général TER au sein de la société française de chemin de fer (SNCF) affirma déjà que : "Les premiers trains à hydrogène pourraient circuler en 2023".
Patrick Pouyanné , le président de Total, cite souvent le cheik Yamani, ministre de l’Energie de l’Arabie Saoudite : « L’âge de pierre ne s’est pas arrêté faute de pierres. De même, l’âge du pétrole ne s’arrêtera pas faute de pétrole ». Le pétrole va voir son règne prendre fin, non pour des raisons de pénurie, mais par la montée des nouvelles technologies dans tous les domaines regardant la production énergétique. L’éolienne comme le solaire ont fait des progrès incontestables dans les coûts, aussi bien d’investissements que de production. Les centrales nucléaires nouvelles génération, qui ont abandonné la fission pour la combustion et les efforts de miniaturisation dans le domaine, vont porter un coup fatal à la filière pétrole. La fin de la voiture à moteur thermique, diésel ou essence, achèvera le règne sans partage des pétroliers.
Total, dont l’ambition de se positionner comme leader de l’énergie bas carbone, annonce ainsi la mue de la profession.
Les pétroliers vont entamer une mutation profonde et irréversible sous la pression du monde de la finance et de la concurrence de ces nouveaux acteurs venus des énergies renouvelables. Cette mutation n’a rien à voir avec les théories écologiques, mais à une décision uniquement rationnelle économiquement. Il s’agit d’une question de survie des entreprises du secteur.
Bernard Pinatel, DG raffinage-chimie affirme que la
question de l'économie d'énergie est indissociable de celle du climat. Quand bien même l'échéance de l'après-pétrole ne serait pas aussi imminente, il y a une nécessité de limiter la consommation d'énergies fossiles (pétrole donc, mais aussi charbon), responsables de l'émission de gaz à effet de serre, et de s'atteler au développement des énergies alternatives, moins polluantes.
Pour certains observateurs, l’Après-pétrole a déjà commencé, ce qui ne veut pas dire que celui-ci aura totalement disparu.
Colin Campbell, fondateur de l’ASPO (Association for the Study of Peak Oil and Gas) et ancien géologue pétrolier, rappelle ainsi que l’estimation des réserves a toujours été « un exercice collectif de myopie organisée et tacitement accepté. Parce que c’était bon pour le cours des actions ».
Les questions géopolitiques accentuent les crispations dans les grands centres productifs mondiaux.
Pendant ce temps, le nucléaire fait un « come-back imposé » car il peut, à lui seul, répondre à la demande croissante en électricité, améliorer la sécurité énergétique et réduire leurs émissions de CO2.
Il y a une cinquantaine d'années, les premiers réacteurs capables de produire de l'électricité à partir de l'énergie nucléaire ont été mis en service.
La première génération de réacteurs, refroidis à l'eau et modérés au graphite, ont été conçus dans les années 1950 et 1960.
Dans les années 1970-1980, la deuxième génération a été construite. Il s'agit des réacteurs que nous connaissons encore aujourd'hui. La plupart d'entre eux sont des réacteurs à eau pressurisée (REP),
Les réacteurs de troisième génération - également connus sous le nom de génération évolutive - sont encore plus sûrs que leurs prédécesseurs et ont été conçus dès le départ pour durer plus longtemps (60 ans). Ils présentent des innovations qui ont été développées grâce à des décennies d'expertise avec les 400 réacteurs nucléaires du monde entier.
Enfin, les réacteurs de génération IV vont être la base des centrales nucléaires de demain.
Actuellement, la recherche se concentre sur les réacteurs à fusion grâce notamment au tokamak(dispositif de confinement magnétique expérimental explorant la physique des plasmas et les possibilités de produire de l'énergie par fusion nucléaire).
ITER, actuellement en construction, sera la plus grande et la plus puissante machine à fusion jamais construite.
L’ITER et sa fusion nucléaire c’est : le soleil sur terre. C’est un projet mondial. Il rassemble 35 pays qui construisent ensemble le plus grand tokamak jamais conçu. ITER va démontrer que la fusion nucléaire peut être utilisée comme source d'énergie pour produire de l'électricité, pratiquement illimitée. C’est un modèle de démonstration à grande échelle, dont la construction a commencé à Cadarache dans le sud de la France en 2010. Ce procédé ne pose aucun problème de déchets radioactifs, il n’y en a pas du fait qu’il s’agit de fusion.

 

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16 avril 2021

LA FISCALITE AU SECOURS DE L’ENDETTEMENT

L'endettement agravé par la crise sanitaire pose problème à, pratiquement, tous les états. C'est le propos aujourd'hui, de ma chronique politique hebdomadaire du vendredi

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    Une révolution dans la politique économique des États-Unis, qui l’eut cru ? De toujours, Washington a été toujours récalcitrante à homogénéiser les taux d’imposition des entreprises. Janet Yellen, la secrétaire au Trésor, a surpris le monde, en défendant le principe d’un impôt minimal à l’échelle de la planète. En outre, elle propose que toutes les entreprises multinationales et autres, aient un taux d’impôt identique pour tous les pays développés. Au-delà du désir de détricoter l’œuvre de son prédécesseur, dans un souci d’aider au financement de son méga plan de relance, Joe Biden porte d’ores et déjà le taux d’imposition des entreprises américaines à 28%. Il est vrai que l’endettement du pays est en train de froler des sommets jamais atteints dans l’histoire de l’économie américaine.

 La volonté du Président américain d’agir d’une façon concertée sur la politique fiscale des entreprises dans le monde occidental, est une véritable révolution économique mondiale. Ce changement de logiciel de l’administration Biden est d’autant plus surprenant, que les États-Unis se sont toujours gardés de s'associer aux initiatives multilatérales de lutte contre l'évasion fiscale, portées par l'OCDE.

 Les États-Unis, comme le FMI, ont surpris le monde économique et politique en voulant voir taxer davantage les multinationales et les grandes entreprises quel que soit le lieu où elles réalisent leurs profits. Des systèmes qui ont été jusque là figés, se mettent à bouger, remis en question par la volonté du Président américain de relancer son économie le plus rapidement possible et de financer cette relance.

  L'idée d'un impôt minimal sur les sociétés sonnerait le glas de la compétition fiscale que se livrent les états, afin d'attirer les investisseurs. Aussi son adoption par le reste du monde parait hautement incertaine.

 Pour les pays africains, elle les priverait d'un argument marketing de leur politique d'attractivité, ainsi par exemple l’Irlande en Europe.

  Certes, un impôt minimal mondial peut être une arme efficace, contre la pratique des montages sophistiqués permettant de défiscaliser les revenus de certaines multinationales.

  Une étude Covid-19 menée par l’ONG Oxfam, montre que le bénéfice des 32 entreprises, les plus grandes du monde, devrait augmenter de plus de 109 milliards de dollars pendant que la fortune des 25 milliardaires les plus riches du monde, aura augmenté de plus de 255 milliards, de début de la pandémie à fin mai 2020. Par contre, le FMI estime la perte cumulée pour l’économie mondiale due à la crise sanotaire, de 12000 milliards de dollars, chiffre qui montera à 22.000 milliards à fin 2025.

  Que faire ? Les précédentes crises financières ont démontré les limites des politiques d’austérité. L’opinion publique, traumatisée par la crise sanitaire, sera rétive à une atteinte à son pouvoir d’achat.

  Il n’y aura pas d’autres solutions que celle d’imposer durablement les plus riches et particulièrement ceux qui, comme des « profiteurs de guerre », se sont enrichis grâce à la crise sanitaire.

 La France va payer, outre les conséquences de la pandémie, ceux de sa politique fiscale qui lui laisse peu de possibilités. Les statistiques des recettes publiques de l’OCDE montrent que la France reste, depuis plusieurs années, la championne du monde du taux des prélèvements obligatoires (46,5%). L’objectif de taxer les sociétés à 28% décidé par les Américains, lui est impossible, il est déjà de 27,5%. On ne voit pas comment le gouvernement français peut recourir à l’arme fiscale pour sauver les meubles, à l’instar des États-Unis. Seule une reprise vigoureuse et soutenue de l’économie française pourra venir en aide à une France dans la tourmente. Ceci explique les réticences d’Emmanuel Macron à décréter un confinement sur tout le territoire. 

 

  

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09 avril 2021

AUTOPSIE DU PLAN DE RELANCE BIDEN

Aujourd'hui, vendredi, je vous offre une étude rapide du plan de relance du président américain, Joe Biden.

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   Dès son élection, Joe Biden a annoncé sa volonté de mettre en place un méga plan de relance pour booster l’économie américaine. En une soixantaine de jours, l’hôte de la Maison Blanche a déjà battu tous les records en annonçant pour 4200 milliards de dollars de dépenses supplémentaires. Il vient de faire approuver par le Congrès un énorme plan de relance de 1900 milliards de dollars, près de 1595 milliards d’euros, ou encore pas loin de 15.000 milliards de dirhams marocains.  L’énormité du montant de ces aides fait perdre la notion de la dépense. L’aile gauche du parti démocrate veut, sous couvert d’effacer la crise économique née de la pandémie de la Covid-19, s’attaquer aux inégalités sociales qui frappent le pays. Devront suivre, de profondes réformes de structures pour arriver à une meilleure répartition des ressources. Les bases d’un État-providence seront ainsi mises sur pied.

C’est un séisme politique, économique et financier qui se prépare.

  Avant d’analyser la crédibilité de ce plan, du problème de son financement et ses chances de relancer l’économie américaine, que prévoit ce plan ?

 Il veut apporter une aide immédiate aux Américains. Les personnes dont les revenus sont inférieurs à 75000 dollars par an et les ménages dont le revenu annuel est inférieur à 150.000 dollars par an, recevront chacun un chèque de 1400 dollars et autant par personne à charge. Ce montant vient s’ajouter au chèque de 600 dollars du plan adopté fin décembre de l’année dernière. On estime le montant de cette aide directe à 400 milliards de dollars.

 Par contre le montant des allocations chômage reste inchangé.

  Les familles les plus modestes bénéficient d’un crédit d’impôt non négligeable. Des allocations familiales par enfant sont prévues.

 15 milliards de dollars sont consacrés à la vaccination. L’enseignement de la maternelle au Lycée, bénéficiera 

d’une aide exceptionnelle de 126 milliards de dollars et les universités de 40 milliards. L’enveloppe prévue pour les États et les collectivités locales s’élève à 350 milliards de dollars.

 Le secteur de la restauration, un des plus touché par la pandémie, aura une aide de 25 milliards de dollars.

On peut se demander où Biden va prendre tous ces milliards, lorsqu’on connait le niveau d’endettement du pays. La machine à imprimer les billets va être largement sollicitée. Cela ne va pas être sans effet sur la monnaie dollar ; mais les Américains considèrent que le dollar est le problème des « autres » et non des États-Unis.

 Alors, cette pluie de milliards, fait-elle un plan crédible ?

Si l’ampleur du plan de relance a déclenché un débat sur son risaue inflationniste, les critiques touchant le programme de modernisation des infrastructures de Joe Biden portent sur son financement.

  De l’avis de nombre d’économistes, ce plan est surdimensionné, avec bon nombre d’effets collatéraux.

  Biden, se voulant social, axe plus son programme sur les familles au détriment des investissements, particulièrement dans les infrastructures. Beaucoup d’États souffrent par leur vétusté. New York et son équipement électrique en est un cruel exemple. 

  Ciblant les ménages, les familles défavorisées, c’est au secours de la consommation qu’il accourt. Comme le consommateur ne fait pas la différence entre les produits importés et les autres, la balance commerciale va en prendre un sérieux coup, au bénéfice de la Chine. Ce plan annonce un risque sérieux d’une hyperinflation et son corolaire, la fin de l’actuel politique monétaire accommodante. Ceci entrainera, ipso facto, la chute des marchés. Les actions et les obligations risquent de connaître une violente correction. Biden veut remettre en cause la réforme fiscale de Donald Trump en relevant le taux d’imposition sur les bénéfices des sociétés de 21 à 28 %. C’est la compétitivité des entreprises américaines qu’il hypothèque.

  L’inflation avec ce plan, menace de s’accélérer de manière incontrôlable, ce qui va obliger la Fed d’intervenir. Pourrait-elle arriver à contrôler les dérives inévitables de cette inflation, ou profiter de ses  effets salutaires sur l’endettement ?

 Deux réflexions donnent à penser que le pire peut être éviter : Les montants engagés ont une sérieuse chance de ne pas être tous dépensés au profit du PIB. Les ménages sont encore dans la peur du lendemain et pour le moment frileux, eu égard à la dépense. La Fed peut temporiser, en laissant filer l’inflation, mais surement, jusqu’à une certaine limite seulement.

  La crainte de voir les marchés s’écrouler, repose sur une seule angoisse : la remontée des taux du long terme, après 40 ans de baisse.

  Tout le monde veut croire que le plan de relance n’ira pas à l’exubérance. Les montants déployés ne seraient pas forcément synonymes de surchauffe et d’hyperinflation. Quant aux politiques et aux marchés, on en viendrait trop mécaniquement au mythe du déluge (Après moi …). Mais cette crise laissera sûrement des traces.

  Peut-être que l’aphorisme de Michel Houellebecq est plus adapté : « Tout peut arriver dans la vie, et surtout rien ».

 

 

 

 

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02 avril 2021

L’INTOLERENCE DE LA NOUVELLE REVOLUTION

 Pour ce vendredi, une réflexion sur des lebertés qui se perdent.

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 On bricole les idées, on est plein de contradictions et d’ambiguïtés, qu’importe, c’est la nouvelle forme de la révolution. Avec l’effacement actuel du clivage droite/gauche, c’est la grande confusion chez les intellectuels de gauche. 

  Jeter un pavé dans la mare pour dénoncer les dérives de la bien-pensance, cela peut s’avérer salutaire. Mais   l’iconoclasme a tôt fait de dégénérer en alibi du pire. N’est pas Nietzsche ou Cioran qui veut. Le besoin de reconnaissance a développé une nouvelle morale et un engagement politique new-look.

C’est l’histoire d’une civilisation qui décline et s’enfonce avec un plaisir morbide dans l’absurde, sous couvert de modernité, voire de progrès. C’est Kafka, Jarry et Orwell réunis dans un véritable délire.  A l’instar des Talibans qui détruisirent les Bouddhas de la vallée de Bamiyan, ils déboulonnent Christophe Colomb. Ces égarements sont-ils le fait de la bêtise, d’un dérangement intellectuel, vraisemblablement des deux à la fois.  Que penser d’un auteur qui interdit aux journalistes spécialisés « blancs » de critiquer sa pièce de théâtre ? Un Imam salafiste interdit qu’on appelle le virus de coronavirus, car ce nom contient le mot « coran ». Un glacier danois rebaptise son eskimo pour ne pas heurter la sensibilité des Inuits. Une militante à Nice obtient d’un autre glacier, de rebaptiser sa glace l’Africaine. On ne sait plus s’il faut en rire ou en pleurer. Non seulement il existe une autocensure individuelle mais il existe aussi les nouvelles formes de censures : tant et si bien que le peuple fini par se défier de l’information et remet en question les choix effectués par les gouvernants.

La libre circulation des idées et des informations est de jour en jour, plus difficile. Des organisations internationales comme les GAFAM s’arrogent, par leur position hégémonique, le droit de censurer, voire d’interdire l’expression de citoyens. Leurs idées ne sont pas politiquement correctes, aux yeux de ces censeurs auto-proclamés.

  Les restrictions portées aux débats par l’intolérance des adeptes du « politiquement correct », retreignent les libertés de choix et d’expression des citoyens d’un monde prétendument démocratique. 

On assiste, aujourd’hui, à une montée de l’intolérance et à l’installation de la pensée unique. On devient un pestiféré infréquentable si on ne s’aligne pas sur les principes directeurs de ce politiquement correct. Est-ce là le progrès attendu ? C’est la dictature des pseudo-bien-pensants qui est à rejeter ! Appelons un chat un chat et faisant face aux problèmes, sans prétendre les solutionner en changeant leur appellation.


66%* des Français estiment « ne pas pouvoir dire tout ce qu’ils pensent » sur des sujets sensibles, comme si pour certains thèmes, on marchait sur des œufs. Pas très politiquement correct d’évoquer ces derniers temps les dérapages du #metoo par exemple ou d’afficher sans pudeur son goût pour un steak bien saignant. Pas simple non plus d’avoir une expression libre, à propos du conflit israélo palestinien, ou encore de vouloir aborder trop frontalement, la question de l’immigration. Sur ces sujets et une avalanche d’autres, une forme d’autocensure ou de rouleau compresseur est à l’œuvre.

Le politiquement correct semble être ce mécanisme impersonnel qui fait toujours dire quelque chose d’autre que ce que l’on pense vraiment.

  Déjà on ne dit plus un sourd mais un malentendant ou encore un malvoyant pour un aveugle. Je ne crois pas qu’ils entendent mieux ou voient comme vous et moi. Mais savez-vous qu’on ne dit plus instituteur, mais professeur des écoles ; un vieux cadre de plus de cinquante ans, devient un sénior confirmé ; un ouvrier propriétaire, un opérateur ou encore couler un navire devient océaniser, etc. C’est ainsi qu’aujourd’hui, on règle les problèmes en pulvérisant le vocabulaire. C’est la nouvelle révolution en route qui fait table rase du passé et ses expressions.

   Le paradoxe, c’est qu’il y a une volonté générale d’autolimitation, de peur de choquer, de ne pas être politiquement correct. 73% des Français observent que les personnes qui prennent régulièrement la parole dans les médias « provoquent systématiquement, pour faire du buzz ».

  Alors, faut-il laisser faire et se taire ? Pourtant, il s’agit de notre liberté d’expression !

 

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26 mars 2021

QUAND LES BOBOS AMERICAINS DERAILLENT

Voici ma chronique politique hebdomadaire de ce vendredi

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  Depuis quelques temps, les bobos américains, menés par celui qui fut un prestigieux quotidien, « Le New York Times », réécrivent l’Histoire et s’en prennent régulièrement à la France et aux Français. Ils demandent aux institutions françaises de prêter plus d’attention à l’histoire de l’esclavage du pays, au lieu d’honorer une icône de la suprématie blanche, Napoléon Bonaparte.

   Ce quotidien, qui fut une référence en son temps, est devenu l’organe officiel de l’intolérance, sous couvert d’une doctrine progressiste de l’idéologie victimaire connue aux États-Unis sous le vocable « Woke ».

  L’Histoire nous a appris que les actes du passé doivent toujours être mis dans leur contexte, pour pouvoir être jugés. 

  James Bennet, chef de la rubrique d’opinions et Bari Weiss, journaliste vedette, ont démissionner devant les dérives du New York Times. Nous avons là le « politiquement correct » poussé à l’extrême, accouchant de la pensée unique.

  Ces Américains, auto-proclamés les justiciers du bien-pensant, sont devenus adeptes de purges par l’effacement et le bannissement. Ils jugent que Napoléon n’est pas un héros à célébrer, il est pour eux, « le plus grand des tyrans, une icône de la suprématie blanche »…  ! c’est leur droit le plus élémentaire de ne pas aimer Napoléon, mais pourquoi demander aux Français de les suivre dans leur égarement ? C’est vrai que leurs diktats ne font pas dans la nuance. La mise en perspective historique leur est étrangère. C’est trop demander à la « culture américaine ».

  Comme leur ont dit récemment et publiquement, les officiels chinois : « Commencez par balayer chez vous, avant de donner des leçons au monde ». 

   Il est vrai que l’Histoire des États-Unis fourmille de massacres (exemple les Indiens), de fusillades meurtrières, d’assassinats de Présidents, de faits d’esclavage et de discriminations. Ils ont oublié le Klu Klux Klan et autres organisations américaines, racistes et criminelles. 

Marc Bloch, sur le rôle de l’Histoire, écrivait :  « comprendre et ne pas juger, car à force de juger, on finit presque fatalement, par perdre jusqu’au goût d’expliquer ». Toutes les histoires des peuples et de leurs États, leurs lumières et leurs ombres, font leur histoire nationale. C’est en assumant les épopées glorieuses et moins glorieuses, qu’ils ont bâtis la grandeur de leur pays. Ce n’est pas la statue de Napoléon qu’il faut déboulonner, mais celle du New York Times !

La presse anglo-saxonne, à l’automne dernier, s’est déchainé contre la France à l’annonce des mesures contre le séparatisme islamiste, mises en chantier par le président français, Emmanuel Macron. Pour le Financial Times, « la guerre de Macron contre le séparatisme islamiste ne fait qu’accroître les divisions en France » ; Politico titre sur « la laïcité, dangereuse religion française » ; et enfin le New York Times pose la question « la France alimente-t-elle le terrorisme en essayant de l’éradiquer ? ».

Comme l’a déclaré Emmanuel Macron, les États-Unis, enfant naturel des Lumières et de la Révolution française, légitiment ces violences. Il faut reconnaître que ces Américains ont perdu les fondamentaux qui font que des Nations peuvent vivre ensemble dans le respect et la dignité. 

 

 

 

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19 mars 2021

LE MONDE DE DEMAIN

  De temps en temps, il faut s’arrêter, respirer un bon coup, et scruter l’avenir.

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    Nous suivons la route de notre vie, le nez sur le guidon. Levons la tête et regardons au loin le monde qui se construit, le monde de demain.

  L’intelligence artificielle avec ses applications multiples, nous construit-elle un monde meilleur ? Voir, elle nous réserve plein de surprises que même Jules Vernes, avec son don d’anticipation, n’a pas vu venir.

  Que de métiers, que de professions qui ont fait la fierté de nos mères, risquent ou vont disparaître ! Il va devenir de plus en plus difficile d’orienter et de conseiller nos enfants et petits-enfants dans le choix d’une carrière.

 L’intelligence artificielle, alliée à la robotisation, assume déjà, de nos jours, de multiples fonctions, mieux que les humains.

  Eliza est une Psychothérapeute, elle s’entretient avec les patients en thérapie, quoi de plus normal ! Seulement Eliza est un ordinateur. C‘est un programme informatique mit au point en 1960 par Joseph Weizembaum. Depuis, Karim lui a succédé comme assistant thérapeute pour aider les réfugiés syriens. Leur a succédé Ellie, bien plus efficace que les psychiatres en matière de diagnostic de stress et de prévention des dépressions. Alors, exit la profession de Psychothérapeute ?

 Les robots sont déjà actifs dans les salles d’opérations. Leur main ne tremble jamais et n’est jamais sous le coup de l’émotion. Alors exit la profession de chirurgien ?

  En droit, en comptabilité, en médecine, l’intelligence artificielle est présente. Autant de métiers appelés à disparaître ?

  Des logiciels d’architecture créent et dessinent tout autant qu’un architecte. Ils font même des simulations en trois dimensions. 

Des algorithmes se substituent, sur les marchés financiers, aux courtiers. L’ordinateur réagit au centième de seconde aux variations des cours. Les marchés financiers, deviennent-ils virtuels ?

 Dans l’enseignement, le robot va donner un cours adapté à l’étudiant Les algorithmes vont accompagner l’étudiant et suivre son niveau personnel.

  Le robot pharmacien ne fait jamais d’erreur, contre ceux des pharmaciens de votre quartier évaluées à 1%. 

  Des ordinateurs gèrent des fonds d’investissements d’un hedge fond comme Bridgewater Associates.

  C’est la destruction positive propre au progrès. De nombreux métiers vont disparaître, remplacés par quoi ? Trot tôt pour les figurer. Mais aucune loi de la physique ou de l’économie n’implique la création de nouveaux métiers.

  On va surement vers la réduction du temps de travail pour l’homme. 35,30,20, et 15 heurs pas semaine, c’est enfin la semaine des « quatre jeudi ». Le marché des loisirs va exploser !

  L’homme ne va plus être créateurs de richesses, les robots « intelligents » le feront à sa place, plus abondamment, plus rapidement et moins cher. Le citoyen n’étant plus producteur, l’État devra-t-il taxer les robots ? Surement la consommation va devenir l’assiette du système fiscal. Le salaire universelle, jusque là utopique, va s’imposer.

Cet avenir qui se dessine, est une séparation totale entre productivité et emploi. La production sera assurée par les robots et l’emploi de l’homme réduit à sa plus simple expression. Vu les capacités des machines, allons-nous vivre dans une société d’abondance et de loisirs forcés ?

Je n’ouvre pas ici le dossier de la santé. Néanmoins, la manipulation de l’ADN des embryons en cours de grossesse, possible grâce à l’intelligence artificielle, va aboutir à une sélection arbitraire qui creusera le fossé des inégalités. Bonjour les superhommes ! 

  Il est temps peut-être que les politiques se préoccupent de cet avenir. Il sera Éden ou Enfer, selon la capacité des hommes à résoudre les problèmes d’éthique et de justice sociale que cet avenir va nous poser.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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