Gabriel Banon, Politiquement Incorrect.

16 mars 2019

DEMAIN EST DÉJÀ LÀ

Voici ma chronique politique hebdomadaire du vendredi

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                          Notre environnement change, s’accélère et nous nous en rendons compte pratiquement pas.

La télévision pliable sur deux ou sur quatre, elle n’est pas encore là, et nous considérons déjà que c’est banal. La capacité de l’Homme à digérer les applications des nouvelles technologies est surprenante à plus d’un titre. La voiture autonome, elle n’est pas encore là, non plus, mais nous avons déjà intégrer la nouveauté. 

 Les ordinateurs sont de plus en plus puissants, et les nombreuses applications qui en découlent révolutionnent notre mode de vie,  remettant en question les choix de carrière, jusque là, tracées pour la plupart.

 New-York fait face à une mini fronde des jeunes avocats qui ne trouvent plus aussi aisément du travail. L’ordinateur Watson d’IBM peut donner un avis légal en quelques secondes, pour des causes plus ou moins compliquées, le tout avec 90% de choix justes contre 70% pour les humains. Exit le métier fabuleux et porteur, de l’avocat d’affaires américain. On prévoit qu’il y aura 90% d’avocats en moins.

L’informatique envahit depuis quelques années déjà, le monde médicale. Watson toujours, aide aujourd’hui à diagnostiquer le cancer avec quatre fois plus de précision que les docteurs en blouse blanche.  Tricorder X, un instrument médical, que vous pourrez consulter par votre téléphone portable, scannera votre rétine, analysera votre respiration, votre sang et 54 marqueurs biologiques pouvant identifier presque toutes les maladies. 

On annonce pour 2030, des ordinateurs plus intelligents que les humains, le sentiment et le libre arbitre en moins, heureusement !

Dés 2020, c’est à dire l’année prochaine, l’industrie automobile va commencer une profonde mutation.    Avec l’arrivée des voitures électriques autonomes, il ne va plus être nécessaire de posséder une automobile. Votre Smartphone appellera une voiture qui viendra vous prendre là où vous êtes. Votre carte de crédit sera automatiquement débitée du coût de la course. 

Les auto-écoles devront se reconvertir, car nos enfants n’auront plus besoin d’avoir un permis de conduire.

Les compagnies d’assurance auront à s’adapter. On compte aujourd’hui un accident tous les cent mille kilomètre. Avec les voitures autonomes, il y aura, difficilement, un accident tous les dix millions de kilomètres. L’automobile sera devenue un ordinateur sur quatre roues, avec des assurances cent fois moins chères.

 Ne parlons pas des voitures volantes et des hélicoptères individuels, ils sont pour après-demain et révolutionneront l’urbanisme des villes. Les architectes vont se donner à cœur joie. On rentrera par les portes fenêtres dans des appartements « connectés ».

  Voilà maintenant 30 ans que se développe l’électricité solaire. En 2016, dans le monde, on a installé plus d’énergie de source solaire que de source fossile. L’électricité est en voie de devenir une énergie propre et bon marché. Pour la première fois, en 2017, la croissance de l’énergie solaire a battu celle de l’éolien.

La baisse du prix de l’énergie solaire, va impacter directement les mines de charbon, qui fermeront les unes après les autres. Cela sera un progrès énorme pour la lutte contre la pollution.

 Nous sommes vraiment, déjà dans « demain ».

 

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11 mars 2019

FRANCE : LA COMÉDIE A-T-ELLE ASSEZ DURÉE ?

 

 La France qui devait reprendre sa marche en avant avec Macron, tourne en rond.

Petit à petit, les « gilets jaunes » ont transformé leur ras-le-bol, en un happening hebdomadaire agonisant.

Leurs revendications pour le pouvoir d’achat, contre les hausses du carburant, leur jacquerie fiscale, ont débouché sur un véritable nihilisme. Cette vieille tendance révolutionnaire des rejets des élites,  s’accompagne, à chaque manifestation, de heurts avec les forces de l’ordre et des dérapages inadmissibles.

Sans leader, sans projet, sans utopie mobilisatrice, ce mouvement fait penser à un serpent sans queue ni tête, qui s’agite sans savoir où il va.

Les gilets jaunes, puisqu’ils s’appellent eux-mêmes comme cela, agrègent tous les extrémismes et donnent le champ aux idéologies les plus dangereuses pour qui ils ont libéré la parole. 

Les Médias leur offrent une caisse de résonnance qu’ils ne méritent plus, tellement ils se sont fourvoyés.

 Ils avaient raison, lorsqu’ils se sont soulevés contre une fiscalité confiscatoire qui accapare 53% du PIB.

Ils avaient raison lorsqu’ils ont réclamé un pouvoir d’achat décent, leur permettant de vivre dans la dignité.

Toutes ces belles raisons sont, aujourd’hui, balayées par la violence et les dégâts qui accompagnent chaque samedi, leurs manifestations.

Toutes leurs revendications sont balayées par les dommages causés à l’activité économique du pays.

Toute la sympathie qu’avait réunie leur mouvement, a été balayée par leurs outrances.

 

Ils se retrouvent, chaque samedi, de moins en moins nombreux, à un carrefour, devenu pour certains d’entre eux, le bal du samedi soir.

  Le pouvoir malmené, a répondu par un débat national, des projets de plus d’impôts, l’instauration d’une taxe carbone flottante et d’une vignette poids lourds. Personne ne parle d’une diminution des dépenses publiques qui pourrait permettre une diminution des impôts.

 Le grand débat, va-t-il apporter une réponse aux questions posées ? Va-t-il aborder les enjeux vitaux pour l’avenir, le repositionnement de la France dans une Europe qui ne finit pas de se chercher,  sa place dans un monde bousculé par le retour en force du nationalisme et du protectionnisme, et par le discours démagogue qui nourrit le populisme.

Un débat sur des faux problèmes ne permettra pas de traiter les vrais.

Oublions le mythe de la démocratie directe qui détruit la démocratie représentative.

 Oui, beaucoup d’élites ont failli à leur mission, mais on doit se souvenir que les révolutions, ce sont les élites qui les ont pensées et les bourgeois qui les ont faites.

  Continuez à tourner, manèges, continuez à tourner dans un carrefour, tel celui de Raymond Devos, dont toutes les sorties sont en sens interdit. Ce rondpoint est l’image d’une société bloquée qui cherche désespérément la porte de sortie. Vous avez cru voir en Macron, l’homme providentiel attendu, le messie qui allait changer le monde. Il est, hélas, un homme, un politique, qui se trompe comme tous les autres hommes. 

Tout au long de ces manifestations, on a entendu s’exprimer, sans retenue, la haine des riches et des bourgeois. Le fonctionnement de l’État, la marche de l’économie, ont besoin d’eux, comme ils ont besoin de toutes les forces vives de la Nation. Il faut raison gardée.

Messieurs les Gilets jaunes, ne croyez-vous pas que la comédie a assez durée ?

 

 

 

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08 mars 2019

ALLONS-NOUS VERS LA FIN DE LA GUERRE COMMERCIALE USA/CHINE ?

Comme tous les vendredis, voici ma chronique politique hedomadaire:

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 Pour le moment, le ciel s’assombrit sur les Etats-Unis et la Chine. L’activité industrielle chinoise recule, et l’économie américaine ralenti. 

Cette situation, bientôt de crise si elle perdure, est le résultat de la guerre commerciale sino-américaine déclenchée par Donald Trump.

Les deux puissances ont intérêt à mettre fin à une situation, difficile à supporter sur le long terme, et qui n’est pas sans répercussion sur le reste de l’économie mondiale.

Aujourd’hui, le Président américain se dit satisfait de la tournure que prennent les négociations commerciales en cours avec la Chine. 

Après plusieurs semaines de négociations entre Washington et Pékin, Donald Trump avait affirmé, avant son départ pour Hanoï, que sa prochaine rencontre avec son homologue chinois prendrait la forme d’un sommet « pour signer » un accord. Ce sommet se tiendrait en Floride, à la résidence du Président américaine. 

Les États-Unis n’ont donc pas relever de 10 à 25% leurs droits de douane sur 200 milliards de dollars de produits chinois le 1er mars, comme c’était prévu. 

Qualifiant de «substantiels» les progrès réalisés dans les négociations, Donald Trump a décidé de prolonger la trêve, conclue en décembre dernier, dans le conflit qui oppose les deux premières puissances économiques mondiales.

Ces progrès substantiels, aux dires du Président américain, concerneraient : la protection de la propriété intellectuelle, les transferts de technologies, l'agriculture, les services, les changes et de nombreux autres sujets

  Pékin a réagi dans des termes identiques, l'agence officielle Chine nouvelle faisant également état de «progrès significatifs».   

 Les milieux d'affaires américains redoutent que l'empressement de la Maison blanche à proclamer un accord historique avec la Chine, ne débouche sur un compromis à minima. On ne sait pas à ce jour quelles concessions ont été faites par la Chine. 

 

Des promesses d'achats massifs de denrées agricoles américaines, en particulier du soja, pourraient certes réduire pour un temps le déficit commercial américain avec la première puissance asiatique. Mais toute hausse des exportations agricoles américaines vers la Chine risque de se faire au détriment d'autres marchés et donc in fine, au détriment du commerce 

américain avec le reste du monde, en particulier l’Europe.

Pékin aurait également accepté de soutenir le cours du yuan pour éviter que la dépréciation de la monnaie chinoise ne dope les exportations de produits «made in China». Mais voilà déjà des mois que la banque centrale chinoise œuvre en ce sens. Présentée comme un succès par les négociateurs américains, la promesse chinoise ne changerait rien au statu quo.

La question la plus épineuse des négociations réengagées depuis l’annonce de la majoration des droits de douane de 10% pour le 1ermars,est celle des transferts forcés de technologie. Or sur ce point, qui obligerait Pékin à changer radicalement sa politique industrielle, les progrès semblent maigres.

 Autre problème, comment va être contrôlé l’application effective de l’accord ? 

Les tensions évidentes entre, le négociateur commercial américain, le très prudent Bob Lighthizer, et Donald Trump pressé d'annoncer un «deal» lors d'un sommet en Floride d'ici la fin mars avec son homologue chinois Xi Jinping, font craindre que Washington renonce trop vite à faire céder la Chine.

La Chine a accepté d'acheter jusqu'à 1.200 milliards de dollars de biens américains dans le cadre des négociations commerciales avec les Etats-Unis, a rapporté dernièrement, la chaîne CNBC en citant des sources bien informées. 

Les positions des deux pays restent en revanche éloignées sur l'une des principales demandes de Washington, le transfert forcé de propriété intellectuelle, d’après ces mêmes sources. Malgré cette difficulté, le sommet entre Donald Trump et Xi Jinping est en préparation pour fin mars. 

Le président américain a reçu vendredi dernier, à la Maison blanche, le vice-Premier ministre chinois Liu He, négociateur en chef de Pékin pour le commerce, alors que les discussions entre les deux pays ont repris le jeudi d’avant à Washington. 

S’achemine-t-on lentement vers la fin de la guerre commerciale sino-américaine ?

 

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01 mars 2019

IRAN : VÉRITÉS SUR LE RÉGIME DES MOLLAHS

Nous sommes vendredi, le jour de ma chronique politique hebdomadaire

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   La bonne gouvernance et l’idéologie de la révolution islamique n’ont pas fait bon ménage. Quarante ans de règne, sans partage, ont fait d’un pays aux immenses potentialités, un champ économique en ruines.

  La révolution iranienne de 1979 a chassé le Shah et installé l’Ayatollah Khomeiny, marquant ainsi le retour de la religion au premier rang de la politique.  Démentant toutes les prévisions des observateurs de l’époque, après quatre décennies, la République islamique est toujours en place. 

La terrible guerre avec l’Irak, huit ans de sang et de larmes, un million de morts et un nombre jamais chiffré d’estropiés, n’a pas mis à genoux le nouveau régime. Au contraire, jouant sur la fibre patriotique du peuple, uni devant la «Patrie en danger’,  Khomeiny a mis à profit ces huit années de guerre, pour organiser et asseoir le pouvoir des Mollah.

  Malgré sa mise au ban de la communauté internationale, malgré les embargos et les sanctions commerciales, le Régime a réussi à constituer un empire shiite.

  L’invasion et la destruction de l’Irak baasiste, n’a pas seulement accouché de l’État islamique, elle a aussi permis la mise en place d’un arc shiite qui s’étend du Liban à l’Afghanistan, en passant par la Syrie, l’Irak, le Yémen et le Qatar.

  Le basculement de la stratégie géopolitique des Américains, du Moyen-Orient vers le Pacifique, a fait de l’Iran des mollahs, une puissance dominante de la région. 

  Cette résilience a été obtenue par un coût exorbitant pour le pays et surtout pour la population. 

Les immenses ressources de l’Iran, une population de 80 millions d’habitants, urbanisée et éduquée, une classe moyenne dynamique, entreprenante et des femmes à l’avant-garde de la modernité, auraient dû faire de ce pays un État émergeant exemplaire.

  Mais la corruption à tous les stades de l’autorité, la confiscation de la rente pétrolière par les Mollahs et la mainmise sur la plupart des secteurs de l’économie par les Gardiens de la révolution, ont annihilé ces atouts. 

Les sanctions internationales, la mauvaise gouvernance et le mauvais choix des priorités,  ont installé la récession dans une économie déjà éprouvée.

 Il n’est pas étonnant que le pays traverse alors, une crise sociale.  La pauvreté est devenue massive, quarante pour cent des Iraniens disposent de moins de 10 dollars par jour. Vingt cinq pour cent de la population active est au chômage, dont 50% de jeunes. On assiste aujourd’hui, à une véritable fuite des cerveaux, 125000 diplômés par an quittent le pays. Des pans entiers de la société, les cadres, les fonctionnaires, les femmes et les étudiants versent dans la contestations. Leurs manifestations sont violemment réprimées par les autorités. 

Le régime s’est aliéné les classes moyennes, ainsi que  la partie la plus conservatrice et la plus déshéritée de la population. Plus grave pour ceux qui connaissent les mécanismes politiques iraniens, les Mollahs ont perdu le soutien du Bazar de Téhéran. 

  L’idéologie de la révolution islamique est morte, par la mauvaise gouvernance et l’avidité de ses dirigeants. Seul la terreur exercée par les pasdarans, les gardiens de la révolution, permet au régime de survivre, jusqu’à quand ? Lorsque des millions de femmes iraniennes exprimeront leur ras le bol, et chasseront les « marchands du temple », car c’est elles qui sont aujourd’hui, à la pointe du combat.

  La théocratie a enrichi le clergé et ruiné les citoyens. La priorité donné au budget militaire, plus de 16 milliards de dollars, et la surexpansion impériale, plombent le développement et installent la misère.

  Le régime des mollahs ne peut à terme ni se maintenir ni se réformer.

  L’incohérence de la politique du président américain, Donald Trump, à l’égard de l’Iran, a des effets pervers auprès de la population, qui reste très nationaliste. Comment prétendre constituer une coalition contre l’Iran, en se coupant de ses alliés européens ?

 S’appuyer sur une autocratie saoudienne,  en se retirerant du Moyen-Orient, ne fait que renforcer l’arc chiite pro-iranien et risque de ressouder les Iraniens autour de la République islamique. Est-il devenu l’allié objectif de l’Ayatollah Khamenei ?

 Devant l’échec patent du régime des Mollahs, on ne peut que constater l’impasse de l’Islam politique en Iran.

 

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22 février 2019

ÉRADIQUER L’ANTISÉMITISME : MISSION IMPOSSIBLE

Ma chronique, aujourd'hui, se référe à une actualité nauséabonde et pénible.

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   Depuis quelques semaines, le problème de l’antisémitisme inonde les médias, tant en France que dans d’autres pays européens, comme l’Allemagne ou encore l’Angleterre.

 On n’est pas devant une renaissance de l’antisémitisme, mais dans un problème de ‘la parole libérée’.

  Des antisémites, il y en a eu toujours, plus ou moins voyants, plus ou moins discrets, car jusqu’il n’y a pas longtemps, l’antisémitisme était considéré comme une maladie honteuse et blamable. 

  Les partis de gauche ont souvent été à la pointe de l’action, particulièrement l’extrême gauche qui rejoint en cela l’extrême droite, mais pas pour les mêmes raisons.

La droite catholique a été nourri pendant des siècles par la condamnation du peuple juif comme étant déicide. Fi de l’histoire qui donne ce privilège d’avoir crucifié Jésus, à Ponce Pilate, le préfet de la province romaine de Judée. Le catéchisme du concile de Trente, en 1566, précise toutefois que les responsables de la mort du Christ sont les pécheurs de toute l'humanité, non les Juifs seuls. Enfin, en 1965, le concile Vatican II, dans sa déclaration Nostra Aetate, précise que les Juifs ne peuvent être considérés comme responsables de la Passion, Il rappelle que les apôtres et les premiers disciples de Jésus sont juifs, et reconnaît les racines juives de la foi chrétienne. 

Le thème du « peuple déicide » a constitué pendant des siècles le principal argument de l'antisémitisme chrétien.

  L’extrême gauche, elle, puise son antisémitisme des écrits d’un petit fils de Rabbins ashkénazes, qui a versé dans l’athéisme, Karl Marx. Dans Le Capital, édité en1867, l’apôtre de la lutte des classes, écrit au sujet de ses coreligionnaires : « toutes les marchandises sont de l’argent, pour les juifs intérieurement circoncis ». Dans son ouvrage ‘La Question juive’ édité en 1843, il n’hésite pas à affirmer : « L’argent est le Dieu jaloux d’Israël devant qui nul autre Dieu ne doit exister. »Marx a été décidément un juif honteux, qui n ‘a pas hésité à écrire de pareilles inepties. On se doit de constater que les vieux reflexes antijuifs perdurent.

L’antisionisme est aujourd’hui une véritable aubaine, libérant la parole et permettant aux antisémites d’exprimer leur haine sous un autre vocable. Mais il faut reconnaître que les juifs qui sont restés attachés à leur patrie, la France, l’Italie, l’Allemagne et autres, sont dans une certaine mesure, victimes du fait sioniste. Certes, on a le droit de critiquer la politique du gouvernement israélien, et nombreux juifs ne s’en privent pas. Le vocable, aujourd’hui, ne couvre plus une expression politique, mais une expression de haine. 

     La religion et la politique n’ont jamais fait bon ménage, et quand l’irrationnel envahi le champ politique, la situation échappe à la raison et à la mesure.

La posture aujourd’hui du Pape, son approche œcuménique des relations inter-religions, sa dernière visite en terre d’Islam, confirment la voie à suivre de la coexistence harmonieuse des trois religions du livre. Peu d’actions de ce type sont initiées en Europe et le Maroc peut être un exemple à suivre en la matière.

  Certains, fatalistes, déclarent : «  de toute façon, tous ceux qui ne sont pas juifs sont antijuifs ». Non, c’est aussi absurde que de dire que tous ceux qui ne sont pas noirs sont anti noires.

 On en était arrivé à penser, à tort ? que l’antisémitisme c’est de l’histoire ancienne, tuée par les horreurs de la deuxième guerre mondiale. Mais c’est dans les marques profondes du passé que naissent les plaies à venir, ces plaies qu’on avait espéré cicatrisées à jamais.

Aujourd’hui, c’est l’antisionisme qui a pris le relai dans la phraséologie de la gauche et de l’extrême gauche.

  Arrivera-t-il enfin le jour où l’on remerciera les juifs pour avoir sublimer le Dieu unique, donner les dix commandement à l’humanité et avec le rabbin ’Jésus’ donné le christianisme à des millions d’hommes et de femmes. Arrivera-t-il le jour où on remerciera les juifs pour leurs savants et leur découvertes, leurs artistes et leurs œuvres sublimes ? Reconnaitra-t-on un jour le palmarès éloquent et inégalé de ces juifs, au tableau des prix Nobel.

 Faut-il croire qu’éradiquer la bête immonde qu’est l’antisémitisme soit une « Mission impossible » ? Il est à craindre que la réponse soit oui.

   Depuis quelques semaines, le problème de l’antisémitisme inonde les médias, tant en France que dans d’autres pays européens, comme l’Allemagne ou encore l’Angleterre.

 On n’est pas devant une renaissance de l’antisémitisme, mais dans un problème de ‘la parole libérée’.

  Des antisémites, il y en a eu toujours, plus ou moins voyants, plus ou moins discrets, car jusqu’il n’y a pas longtemps, l’antisémitisme était considéré comme une maladie honteuse et blamable. 

  Les partis de gauche ont souvent été à la pointe de l’action, particulièrement l’extrême gauche qui rejoint en cela l’extrême droite, mais pas pour les mêmes raisons.

La droite catholique a été nourri pendant des siècles par la condamnation du peuple juif comme étant déicide. Fi de l’histoire qui donne ce privilège d’avoir crucifié Jésus, à Ponce Pilate, le préfet de la province romaine de Judée. Le catéchisme du concile de Trente, en 1566, précise toutefois que les responsables de la mort du Christ sont les pécheurs de toute l'humanité, non les Juifs seuls. Enfin, en 1965, le concile Vatican II, dans sa déclaration Nostra Aetate, précise que les Juifs ne peuvent être considérés comme responsables de la Passion, Il rappelle que les apôtres et les premiers disciples de Jésus sont juifs, et reconnaît les racines juives de la foi chrétienne. 

Le thème du « peuple déicide » a constitué pendant des siècles le principal argument de l'antisémitisme chrétien.

  L’extrême gauche, elle, puise son antisémitisme des écrits d’un petit fils de Rabbins ashkénazes, qui a versé dans l’athéisme, Karl Marx. Dans Le Capital, édité en1867, l’apôtre de la lutte des classes, écrit au sujet de ses coreligionnaires : « toutes les marchandises sont de l’argent, pour les juifs intérieurement circoncis ». Dans son ouvrage ‘La Question juive’ édité en 1843, il n’hésite pas à affirmer : « L’argent est le Dieu jaloux d’Israël devant qui nul autre Dieu ne doit exister. »Marx a été décidément un juif honteux, qui n ‘a pas hésité à écrire de pareilles inepties. On se doit de constater que les vieux reflexes antijuifs perdurent.

L’antisionisme est aujourd’hui une véritable aubaine, libérant la parole et permettant aux antisémites d’exprimer leur haine sous un autre vocable. Mais il faut reconnaître que les juifs qui sont restés attachés à leur patrie, la France, l’Italie, l’Allemagne et autres, sont dans une certaine mesure, victimes du fait sioniste. Certes, on a le droit de critiquer la politique du gouvernement israélien, et nombreux juifs ne s’en privent pas. Le vocable, aujourd’hui, ne couvre plus une expression politique, mais une expression de haine. 

       La religion et la politique n’ont jamais fait bon ménage, et quand l’irrationnel envahi le champ politique, la situation échappe à la raison et à la mesure.

La posture aujourd’hui du Pape, son approche œcuménique des relations inter-religions, sa dernière visite en terre d’Islam, confirment la voie à suivre de la coexistence harmonieuse des trois religions du livre. Peu d’actions de ce type sont initiées en Europe et le Maroc peut être un exemple à suivre en la matière.

  Certains, fatalistes, déclarent : «  de toute façon, tous ceux qui ne sont pas juifs sont antijuifs ». Non, c’est aussi absurde que de dire que tous ceux qui ne sont pas noirs sont anti noires.

 On en était arrivé à penser, à tort ? que l’antisémitisme c’est de l’histoire ancienne, tuée par les horreurs de la deuxième guerre mondiale. Mais c’est dans les marques profondes du passé que naissent les plaies à venir, ces plaies qu’on avait espéré cicatrisées à jamais.

Aujourd’hui, c’est l’antisionisme qui a pris le relai dans la phraséologie de la gauche et de l’extrême gauche.

  Arrivera-t-il enfin le jour où l’on remerciera les juifs pour avoir sublimer le Dieu unique, donner les dix commandement à l’humanité et avec le rabbin ’Jésus’ donné le christianisme à des millions d’hommes et de femmes. Arrivera-t-il le jour où on remerciera les juifs pour leurs savants et leur découvertes, leurs artistes et leurs œuvres sublimes ? Reconnaitra-t-on un jour le palmarès éloquent et inégalé de ces juifs, au tableau des prix Nobel.

 Faut-il croire qu’éradiquer la bête immonde qu’est l’antisémitisme soit une « Mission impossible » ? Il est à craindre que la réponse soit oui.

 

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15 février 2019

FRANCE : LA CHASSE AUX RICHES EST LANCÉE

Voici ma chronique politique hebdomadaire du vendredi

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        La France de Macron et des « gilets jaunes », marche-t-elle sur la tête ? La lutte des classes et la chasse aux riches, semblaient appartenir à un temps révolu.

 À écouter les déclarations des uns et des autres, il faut croire que non.

  Dans les années cinquante, la faute du misérabilisme d’une certaine classe sociale française, venait de ces horribles suceurs du sang des prolétaires, les possédants et les chefs d’entreprises. À force d’expliquer que le développement et l’emploi requièrent des investisseurs et des entreprises profitables, on pouvait penser que l’opinion française avait tourné la page. Depuis, se sont déroulés les trente glorieuses, où la productivité faisait des bonds comme le développement qui en a suivi. Cette période fut celle de la croissance économique et l'amélioration des conditions de vie, les plus fortes qu'a connue la France.Oui, certains se sont enrichis de même que la classe moyenne s’est développée.

  Au nom de la « justice sociale », que d’aberrantes décisions sont prises, que d’aberrantes revendications sont mises sur la table.  On serait forcément riche au détriment de quelqu'un. 

 Par un misérable calcul d’arithmétique électorale, pour les politiques, les riches sont devenus des boucs émissaires commodes. Il n’y a pas longtemps, François Hollande, alors président de la République française, déclarait "ne pas aimer les riches" et un certain meneur politique, Jean-Luc Mélenchon, traitait allégrement les riches de "parasites" et invitait sans scrupules ses militants à leur "faire les poches".

 À force de caricatures, le scandale en France n'est plus la pauvreté, mais la richesse !

  La machine économique, quelque soit le régime politique, est une machine délicate qui ne souffre ni « à-peu-près » ni gestion idéologique. Elle nécessite investissements, donc des riches qui veulent bien prendre le risque d’entreprendre, des compétences dans la marche de tous les jours, donc des élites, n’en déplaise aux « Gilets jaunes », capables de gérer l’ensemble.

  Ceci étant dit, il faut de la mesure et de la décence en tout. Depuis quelques années, la machine n’est plus sous contrôle, les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Pourtant, ils se tiennent par la barbichette et chacun a besoin de l’autre, à ceci près que l’autre peut partir sous d’autres cieux plus cléments.

 Il ne faut affoler ni l’un ni l’autre. L’arme de la fiscalité qu’un gouvernement a, pour veiller à une justice sociale, est aussi délicate que la gestion de l’économie.

  La pression fiscale, qui est en train de devenir un véritable martyre pour les français, semble aujourd’hui, sur le point de franchir une nouvelle étape. La liste des alourdissements fiscaux envisagés est aussi longue qu’inquiétante. Les grandes fortunes qui sont encore en France vont diminuées. Plus grave est les départ des cadres à l’étranger et la fuite des cerveaux vers des régimes plus tolérables. Les jeunes nouveaux diplômés regardent de moins en moins Londres ou les Etats-Unis. C’est Hongkong et Pékin qui les attirent. Après le rêve américain, c’est maintenant au rêve chinois qu’ils aspirent.

Après les « vrais riches » et les « moyens riches », c’est le Futur qui « fout-le-camp » si on ne se reprend pas et qu’on ne gère pas avec mesure, la « crise » des gilets jaunes.

Le quinquennat Macron risque fort d’être le quinquennat du départ des forces vivent de la Nation, de ceux justement qui font vivre le reste de la France, l’État, les fonctionnaires, le monde du travail et les Gilets jaunes. L’agressivité et la culpabilisation injustes  de ces « riches » sont inadmissibles. Car, ces « riches »,  ne sont, pour la plupart, que des personnes aisées grâce à leur travail, leurs compétences et leur talent.

  C'est peut-être la déclaration au Congrès du Président des Etats-Unis, Abraham Lincoln, qui résume le mieux ces vérités économiques : "Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l'épargne. Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort. Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l'employeur. Vous ne pouvez pas encourager la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes. Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche".  

 La lutte des classes et la chasse aux riches, ne sont plus de notre siècle, telle est la vérité, froide, commune et plate, comme dirait Diderot.

 

 

  

 

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08 février 2019

HUAWEI : LES DESSOUS DES CARTES

C'est vendredi, voici ma chronique géopolitique hebdomadaire:

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             Tout le monde considère aujourd’hui que la puissance d’une Nation, n’est plus le nombre de ses ogives nucléaires, mais sa maîtrise des nouvelles technologies, complétée par une démographie en développement.

  Au-delà de la guerre commerciale Etats-Unis/Chine, c’est d’une guerre froide technologique qu’il s’agit.   Si l’arrestation de la fille du fondateur de Hawei, a mis la planète télécoms en ébullition, il ne s’agit pas seulement de l’application de la règle américaine de l’extraterritorialité seulement. Il s’agit de la lutte sans merci que se livre Washington et Pékin pour le contrôle des applications civiles et surtout militaires de la 5G. L’affaire Huawei est le sommet d’un iceberg des enjeux et des rapports de force, futurs. La bataille n’est pas seulement commerciale et technologique, mais également géopolitique. L’ensemble s’inscrit dans la compétition ouverte que se livrent les Etats-Unis et la Chine pour la domination mondiale.

  Lors de la première rencontre, Obama-Xi Jinping, les Américains avaient pensé, naïvement ( ?), qu’il s’agissait d’un partage éventuel d’influence, lorsqu’il s’agissait, en réalité, d’une course à la suprématie mondiale.

  Les nouveaux réseaux de communication, alliés aux algorithmes de l’intelligence artificielle, vont permettre de connecter à grande vitesse soldats, véhicules et robots. C’est pourquoi la 5G est devenue l’arme fatale pour gagner les batailles du futur. C’est une des clés de la guerre de demain.

  Ceci explique l’âpreté du bras de fer sino-américain autour de l’entreprise Huawei qui domine outrageusement le secteur. Le groupe a investi massivement dans le développement des nouvelles technologies de communication. La Chine, très en pointe dans les efforts de développer la 5G, grâce à Huawei, est en train de mettre fin au leadership occidental sur cette technologie militaire, ce que Washington ne peut admettre. Il faut savoir que la 5G va permettre de relier entre eux, à une vitesse vingt fois supérieur à la 4G, des systèmes de force associant le renseignement, les robots et les véhicules autonomes outre tous les engins de guerre. Autant de capacités qui vont transformer assez radicalement les techniques guerrières occidentales et d’ailleurs.

  Au centre de la confrontation sino-américaine, les craintes des Américains et des Européens que la 5G développée par Huawei ne comporte des « portes secrètes » pour l’espionnage.

  « Nous sommes en train de mener une bataille pour les 50 millions d’emplois technologiques du futur pour nos enfants » déclare Robert Lighthizer, le représentant américain au commerce. 

  Si Huawei va peiner à s’imposer dans les pays de l’Otan, ailleurs, la messe est dite, aux dires de Jean-Pierre Cabestan, sinologue à l’Université baptiste de Hongkong.

  Les Américains dénoncent la menace sécuritaire, et les Chinois crient au complot, on veut bloquer leur ascension.

  Les Européens, quant à eux, doivent sortir de leur léthargie apparente, devant un acteur des plus importants de la planète, qui s’affranchit souvent des règles du jeu. Si l’Union européenne n’investit pas dans l’innovation pour les secteurs stratégiques, sa dépendance technologique va, rapidement, devenir irrattrapable. Elle ne sera plus que spectatrice de l’empoignade à laquelle se livrent l ‘Amérique et la Chine.  Elle deviendra, comme le reste de la planète, à l’exception peut-être de la Russie, un dégât collatéral de la compétition entre les deux grands.

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05 février 2019

Signature au salon du livre de Casablanca

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02 février 2019

LES MAÎTRES DU MONDE

Voici ma chronique politique du vendredi.

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               Les gilets jaunes en France, les populistes en Italie, les « Trumpistes » aux Etats-Unis, toutes ces manifestations du peuple profond, apparemment sans liens, sont les indices avant-coureurs d’une prise de conscience et d’une révolte contre l’ordre établi et surtout contre ceux que l’on appelle « les Maîtres de l’Univers ».

Ils sont rarement des élus, ils ne représentent qu’eux mêmes, leur puissance d’argent et leur capacité de nuisance. Ce sont incontestablement, les Maîtres du Monde.

 La complexité de nos sociétés, n’empêche pas de constater qu’une poignée d’acteurs exercent une influence prépondérante sur les affaires du monde et souvent aux dépends des autres.

Il ne s’agit pas ici de complot, au sens littéral du terme, il ne s’agit nullement de conspiration, encore moins d’une structure secrète de gouvernance mondiale.

  C’est une construction progressive que les clans, comme les grandes écoles, les grandes institutions, ont bâti petit à petit, par cette arme redoutable, la cooptation. C’est ainsi que se sont construites les Élites qui gouvernent, politiquement, économiquement, socialement. Ces élites sont soumises au bon vouloir des lobbies, dont les groupes de pression idéologues, servent d’alibi. Ces lobbies sont une des armes qu’utilisent les vrais acteurs du monde économique et financier.

Les élites gouvernantes, après le choc pétrolier de  1973, n’ont pas eu le courage de dire au peuple que le modèle économique des 30 années précédentes, fondé sur une énergie peu coûteuse, était remis en cause.

La baisse réelle du pouvoir d’achat à été masquée par les politiques monétaires, par l‘inflation, les délocalisations d’origine des biens consommés.

Lorsque le président français, François Mitterand, déclarait au peuple français que nous ne sommes plus à l’ère du travail mais à celle des loisirs, il a égaré la population dans un concept totalement erroné dont les effets seront amplifiés par le passage aux 35 heures.

 

L’emploi se délocalise, une forte pression pèse sur les revenus salariaux qui n’évoluent plus que peu.

Les salariés sont pris en tenaille. D’une part l’accroissement de la masse monétaire qui se place en immobilier, fait croître les prix. Cette hausse fait  passer de 6% le revenu consacré au logement des ménages à 20/25/30% aujourd’hui. Le revenu disponible pour les autres dépenses est donc nettement en baisse.

Aujourd’hui, l’indice du coût de la vie n’est plus le reflet de la réalité.

 

Dans ce contexte le peuple se sent floué pas ses élites qui, dans le même temps s’attribuent des avantages salariaux énormes et même des exemptions d’impôts incroyables (comme dans le cadre du parlement européen.)

Le cocktail est explosif:

- baisse réelle du pouvoir d’achat,

- des élites vivant dans le luxe, avec des rentes inacceptables.

- des nantis ayant acheté de l‘immobilier préservé de l’érosion réelle, voient leur fortune croître.

- d’autres nantis effrayés par une fiscalité trop lourde, prennent la fuite.

   Mais « les Maîtres de l’Univers » ne représentent pas les populations des puissances dominantes. Malgré le crédo de la démocratie, l’influence de la population sur les décisions politiques est des plus minimes. Le vrai pouvoir d’influence et in fine de décision, est exercé par des élites économiques et des organismes supranationaux, agissant au nom d’intérêts commerciaux. Leur influence sur la politique gouvernementale a pour moteur, une forme sophistiquée du chantage. De ce fait, la population au bas de l’échelle, c’est à dire la majorité, se voit dans les faits, exclue des choix politiques au profit d’une mince couche de la population à qui est donnée une influence démesurée.

  Mais le peuple, même s’il n’est pas au courant du détail de l’élaboration des décisions, le peuple sent inconsciemment cet état de chose. Cette prise de conscience se traduit d’abord par l’abstention aux consultations. La montée de l’abstention est le signal d’alarme. C’est le premier signe d’un rejet des élites et le premier acte de défiance envers les acteurs politiques.

  Aujourd’hui, une vaste majorité des populations, un peu partout dans le monde occidental, et ailleurs, sont convaincus que les politiques obéissent à un ensemble d’intérêts dominants.

 L’inégalité galopante, le phénomène quasi général de la paupérisation des uns et de la richesse grandissante des autres, amène le peuple à rechercher un nouveau « messie » en dehors de l’élite gouvernante. Il serait simpliste d’appeler le phénomène « Populisme » ou encore « opportunisme ». Les centres de décision en Europe, par exemple, se sont éloignés des citoyens, les bureaucrates de Bruxelles les ignorant superbement. Les partis politiques, obnubilés par l’argent nécessaire à leurs campagnes électorales, ne se montrent pas à la hauteur des situations. Ils n’analysent plus les évènements qui les portent plus qu’ils ne les maîtrisent.

  La guerre des classes est dépassée par l’information en temps réel, son histoire est longue et parfois amère. Les « marchands et manufacturiers » d’Angleterre, du temps d’Adam Smith, ont laissé la place aux « complexes militaro-industriels » et aux GAFAS.

Alors, le petit peuple veut prendre son destin en main. Fini le « Politiquement correct », fini les problèmes confiés à des commissions ad oc, fini l’exclusivité du savoir aux élites.

  Le peuple ne se contente plus de gronder, il agit. Il agit et bouscule les institutions et l’ordre établi. Il veut être entendu et respecté. 

  Aux Etats-Unis, ils ont mis un des leurs à la Maison blanche, en Italie, ils ont pris le pouvoir. Le reste de l’Occident retient son souffle.

  Mais les élites restent les élites, et la bonne gouvernance n’est pas à la portée du premier venu, fusse-t-il un « gilet jaune ».

 

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25 janvier 2019

TRUMP ET XI, VONT-ILS SE PARTAGER LE MONDE ?

Voici la chronique de cette semaine.  Cette semaine a été aussi la semaine du Forum économique de Davos.Maussade et décevant Forum. Il faut dire que les annulations en cascade n'ont pas aidé les organisateurs. Toute l'équipe américaine, le président Trump en tête, a renoncé au déplacement, Shutdown oblige. La première ministre britannique, dans la tourmente du Brexit ne pouvait pas ne pas se désister. Le président français, Emmanuel Macron a suivi le mouvement pour cause de "gilets jaunes".
Ma chronique politique hebdomadaire du vendredi porte sur les deux "grands".

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    Il y a 56 ans, le général De Gaulle et Konrad Adenauer avaient signé le traité de l’Elysée, qui annonçait au monde la réconciliation franco-allemande. Conciliation qui est intervenue après trois guerres, en moins d’un siècle.

  Après Paris, cette fois-ci, c’est à Aix-la-Chapelle que le président français, Emmanuel Macron et la chancelière allemande, Angella Merkel, ont renouvelé cet acte fondateur de l’entente des deux locomotives de l’Union Européenne. Ce traité réactualisé, veut souligner la convergence des stratégies économiques, sociales et géopolitiques des deux plus grandes nations de l’Europe continentale.

  L’entente affichée n’est pas de trop pour la difficile négociation inévitable qui aura lieu avec les deux ogres, chinois et américain.

 Aujourd’hui, considérée par les deux superpuissances comme une variable d’ajustement dans leur face-à-face stratégique, l’Union Européenne a vu son influence déclinée dans le monde. Déchirée par des mésententes internes, affaiblie par le départ annoncé de la Grande Bretagne, la montée des parties extrêmes et du populisme, par le rejet des élites parfois dépassées par les événements, l’Europe n’est plus qu’une figurante dans la partie d’échecs qui se joue entre le trio, Etats-Unis,  Chine et Russie.

  La guéguerre commerciale entre les deux grands, n’ira pas au-delà du 1ermars 2019, c’est la date limite que se sont fixé, Donald Trump et Xi Jinping, lors de leur dernière rencontre en Argentine, en marge du G20.

  Dans toutes les prochaines analyses, on devra tenir compte du fait que Donald Trump est déjà en campagne électorale pour un probable deuxième mandat. Ses atouts peuvent se décliner en trois points : la bonne santé de l’économie américaine, la maîtrise des flux migratoires et ses « victoires diplomatiques » dont la plus « belle », l’acceptation par la Chine de contribuer efficacement au rééquilibrage de la balance commerciale des Etats-Unis. 

 Xi Jinping, s’il a compris qu’il peut aider Trump sur ce dernier point, sait qu’il a besoin de la poursuite de la croissance chinoise, condition sine qua none, pour la docilité du peuple chinois et la pérennité de son règne.  Les deux Présidents se tiennent par la barbichette et concluront dans les mois qui viennent un deal sur le dos des européens. L’Union ne tirera aucun profit de cette entente, qui se fera en dehors de tout cadre multilatéral. Si les Chinois dorénavant ménageront les Américains, ils continueront à piller la propriété intellectuelle des Européens, en toute impunité.

  Petit à petit, se dessine des lignes de partage d’influence entre les deux ogres de l’économie mondiale. Ils veulent et vont asservir les marchés de la planète. Déjà, bon nombres des fleurons économiques européens sont passés sous la coupe du capital chinois. Quand à l’Amérique, elle continue à racketté les grandes banques européennes et le concurrent de Boeing, Airbus. Seuls, la Russie et l’Inde, tirent leur épingle du jeu, par des alliances de circonstance, pour le moment.

  Le traité d’Aix-la-Chapelle, permettra-t-il à la France et l’Allemagne de résister aux deux larrons qui n’hésitent pas à utiliser leur puissance militaire dissuasive et le chantage aux droits de douane.

  L’Afrique, et les pays émergents, les pays d’Amérique du Sud, de l’Orient et de l’Extrême Orient, d’Asie, devront se résoudre à s’aligner sur l’un des deux grands, s’ils veulent sortir leurs économies du marasme dans lequel la plupart se trouvent.

  Quelqu’un a-t-il parlé de partage ?

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