Gabriel Banon, Politiquement Incorrect.

12 août 2022

DE QUI SE MOQUE-T-ON ?

                          La CIA (Central Intelligence Agency) est indécrottable. Un des éléments le plus connu du Soft Power américain continue a prendre les citoyens de tout pays, d’idiots sans mémoire et discernement.

 Renouant avec les lubies qu’avait eu en son temps le président Carter durant son mandat de présidence, elle déclare Urbi et orbi qu’elle a changé.

Dorénavant, dès la lecture de la préface, on apprend que l’Agence américaine du renseignement va espionner à visage découvert ! En effet, dans son récent ouvrage intitulé : « Les nouvelles menaces sur notre monde, vues par la CIA » elle déclare : « Face à un ancien agent du KGB, Vladimir Poutine, maître des illusions et des manipulations, la CIA a inventé une nouvelle méthode : employer l’information non pas pour dissimuler, mais pour faire éclater la vérité. De façon inédite, les agents de l’ombre ont choisi comme arme la lumière.»

Plus de coups fourrés, promis, juré. En effet, poursuivant sa nouvelle déclaration de Foi, elle reconnait quelques-unes de ses mauvaises actions, mais c’est fini. Le président Carter doit sourire d’aises, lui qui a déclaré « ce n’est pas bien d’espionner ses voisins » et avait commencé le démantèlement de la CIA. L’Agence a mis quelques années pour se remettre de l’ère Carter.

Aujourd’hui, face un ennemi comme la Russie, véritable Satan, la meilleure réponse est l’angélisme !

 Tout le monde y croit, voyons.  La CIA n’hésite pas, dans le style de la confession et des regrets, d’écrire : « 

Une succession d’échecs, comme de n’avoir pas pu empêcher les attentats du 11 septembre 2001, ou d’avoir dû monter de toutes pièces le dossier des armes de destruction massive de Saddam Hussein pour justifier l’invasion de l’Irak en 2003, avaient porté un coup à son aura, tout comme les révélations sur ses activités de surveillance domestique.

La guerre contre le terrorisme islamiste avait aussi transformé la CIA. L’agence avait dû justifier la pratique des « interrogatoires poussés », euphémisme désignant la torture, dans des centres secrets à l’étranger. Elle avait développé une force aérienne secrète de drones tueurs, indépendante de l’US Air Force, éliminant ses cibles grâce à ses avions sans pilote. 

Mais tout cela c’est fini, on ne mentira plus, on ne torturera plus ni n’éliminera quiconque. C’est en transformant de fond en combles l’Agence de renseignements que l’on va justement maitriser les menaces qui pèsent aujourd’hui sur le monde et neutraliser cette bête immonde qui veut la perte de l’Occident, la Russie et tout ce qui se rangerait à ses côtés, c’est-à-dire le reste du monde, ou presque.

 C’est le propos du livre que vient de publier la CIA sous ce titre racoleur. 

C’est un ouvrage, dont la préface est assurée par les journalistes français Adrien Jaulmes et Lucas Menget. Il est en fait essentiellement, la compilation de deux documents : le rapport d’évaluation de la communauté américaine du renseignement et l’audition des responsables de la CIA et autres agences de renseignement devant la Chambre des représentants. 

La première partie du livre est assez classique. Elle traite des menaces auxquelles doivent faire face les États-Unis (et leurs alliés ?) dans le monde actuel. Selon la communauté du renseignement américain, les quatre principales menaces étatiques actuelles sont la Russie, la Chine, grande concurrente des États-Unis et challenger au titre de première puissance mondiale ; l’Iran, qui déstabilise le Moyen-Orient et enfin la Corée du Nord qui menace ses voisins.

À côté de ces menaces étatiques figurent des menaces transnationales qui peuvent se cumuler et engendrer des crises à répétition comme la récente pandémie. La criminalité transnationale et les migrations sont également analysées. Enfin, le terrorisme mondial est cité en dernier, ce qui devrait être une indication majeure.

La deuxième partie aurait pu être plus intéressante. C’est la retranscription de l’audition par la Chambre des représentants de William Burns, patron de la CIA et Avril Haines la directrice du renseignement national américain sous l’administration de Joe Biden. L’audition portait essentiellement sur la guerre en Ukraine. On peut y mesurer le sérieux de l’exercice car on y parle surtout de la santé mentale de Vladimir Poutine, la menace nucléaire russe, ou encore la guerre de l’information — ou de la désinformation, en cours.

La dernière partie de l’ouvrage est purement factuelle.  L’ensemble souffre des limites dans l’analyse.

 On pourrait regretter l’absence d’une réelle analyse prospective sur les issues possibles de la guerre en Ukraine, par exemple. 

La question qui se pose à la lecture de ce livre, véritable entreprise d’enfumage est : De qui se moque-t-on ?

 

 

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05 août 2022

LE MONDE QUI NOUS ATTEND

Nos activités humaines sont, aujourd’hui, sérieusement concurrencées par ce que l’on appelle : l’Intelligence artificielle, l’IA pour les initiés. L’obsolescence du cerveau actuel devient plus qu’une crainte : une évidence.

 L’IA et les données cumulées par les systèmes informatiques se font mutuellement la courte échelle.   On peut dire que le cerveau humain est largué dans cette course à plus de performances, et ce n’est qu’un début.

 Nous empruntons déjà quelques bribes d’IA pour augmenter les capacités de ce cerveau. C’est l’aube de l’Homme augmenté, aidé par des techniques invasives, la pose d’implants directement dans le cerveau, par exemple. Le débat éthique, philosophique et moral est ouvert.

 Les chercheurs de la Silicon Valley se sont attelés au développement de ces nouvelles technologies et progressent à grands pas.

Récemment, Mark Zuckerberg a annoncé le bouleversement de Facebook par la mise en place d’un nouveau modèle économique. Demain, l’utilisation d’ordinateur ou de smartphone deviendra de l’histoire ancienne. On se connectera avec ses amis du bout du monde ou du voisinage immédiat, directement, de cerveau à cerveau, grâce au casque télépathique. En avril 2017, Facebook avait présenté des projets dans le domaine de l’interface neuronale. Ces projets visaient déjà à connecter directement le cerveau à l’ordinateur. C’est l’arrivée de l’interface homme-machine où très rapidement on ne saura plus qui, de l’homme ou de l’IA mène la danse.

 Eon Musk qui s’est donné comme objectif le sauvetage de notre espèce, considère que notre salut est dans le développement des implants destinés à augmenter les capacités humaines.  Pour lui, l’IA est l’ennemi de l’homme. Il faut donc augmenter nos capacités intellectuelles. La lutte avec la méchante et puissante IA va être rude dans l’univers du XXI siècle.

 En juin 2016, Eon Musk déclarait : « Il est urgent d’hybrider notre cerveau avec des puces électroniques avant que l’IA ne nous transforme en animaux domestiques. Les plus gentils d’entre nous seront nourris par l’IA comme nous nourrissons nos labradors ». 

Gardons la tête froide, l'heure où les machines domineront le monde n'est pas encore venue, mais il nous faut admettre qu'elles progressent rapidement. Le projet Artificial Intelligence Index, qui regroupe des chercheurs de l'université de Stanford, du MIT, de Harvard ou encore d'Oxford, en a fait le constat. Dans un premier rapport, AI Index note une forte augmentation de la recherche en matière d'intelligence artificielle ces dernières années. 

Selon cette première évaluation, l'intelligence artificielle des machines, s'approche ou bat celle des humains sur un nombre croissant de critères. Pour le moment, les avancées de l'IA laissent encore les machines loin derrière les humains. 

Mais certains, dont Eon Musk prévoient que l’IA dépassera l’Homme en 2060, d’autres dès 2030.

 Sombres perspectives pour le libre-arbitre de l’Homme.

  

 

 

 

 

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29 juillet 2022

CUBA ET SA CRISE

La crise qui affecte l’île depuis presque dix ans a modifié les structures sociales dans l’ile. Les réformes économiques ont contribué à une dislocation idéologique et sociale profonde. Il est regrettable que le gouvernement, pour faire face à l’essor de la corruption et de la délinquance qui ont suivi le libéralisme économique, ai renforcé la répression. Difficile d’excuser le gouvernement cubain par l’impasse politique où il se trouve actuellement. 

 Il lui faut accepter d’accorder un espace social autonome aux citoyens et favoriser l’essor d’une société civile. C’est seulement ainsi qu’il pourra contrebalancer les effets pervers des réformes. Seule la démocratisation sociale et politique sauvegardera les acquis fondamentaux de la Révolution et assurera une transition sereine.

 Aux Etats-Unis, après la chute du mur de Berlin, on se posait la question :« Will Castro fall ? » Au début des années 1990 après la chute de l’URSS, Cuba s’est trouvée isolée sur le plan international. Ronald Linden fin observateur et annaliste de la situation cubaine, écrivait que « sans changement du cours suivi par les États de l’Europe de l’est ou sans changements à Cuba même, cet isolement continuerait ». Les années qui suivirent ont infirmé ce jugement.

A force de diaboliser le régime castriste, les médias, surtout américains, ont fini par expliquer la résilience du régime cubain, épouvantail totalitaire, par sa répression politique à l’égard des opposants.

Comment s’est construite cette résistance ? Est-ce que la stratégie de la direction cubaine explique tout ? A l’époque, Fidel Castro l’expliquait par la fermeté des principes. Mais la réalité des faits et des politiques suivies montre que certains de ces « principes » ont été mis à mal depuis un certain temps. 

  Il est indéniable que la Révolution cubaine a bénéficié d’un appui populaire. Cet appui s’explique par la défense de la souveraineté nationale et la justice sociale. Comme partout dans le monde, le sentiment national reste encore aujourd’hui vivace, malgré que certains intellectuels et une frange de la jeunesse, en minimisent son importance. Ils privélisent l’existence d’une « cubanité » dont l’île n’aurait pas le monopole.  On organise alors des conférences sur la Nation et l’Émigration, mais on continue croire à l’hégémonisme du Nord « revuelto y brutal » comme disait José Martí. 

Restent vivaces le souvenir de l’oppression et les humiliations subies au XXème siècle. Cette mémoire populaire donne au discours castriste une légitimité qui n’est pas factice, auprès d’une population majoritairement noire, moins sensible aux attraits de l’« American way of life ». Le renforcement de l’embargo nord-américain depuis la crise avec les lois Torricelli et Helms-Burton n’a fait que conforter cette défiance.

 Aujourd’hui, une politique audacieuse de Washington  dans ses relations avec Cuba, pourrait clore définitivement un chapitre de l’Histoire américano-cubaine qui n’a que trop duré.

 

 

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22 juillet 2022

OÙ EST PASSÉE LA FRANCE DES LUMIÈRES ?

  Parfois, il faut faire une pause et regarder autour de soi, le monde tel qu’il est.

Formatés depuis notre plus jeune âge, dépositaire de tant d’idées reçues, tel le chien de Pavlov, nous acceptons sans réfléchir, les hommages que l’on doit aux grands Hommes. Tous, des grands hommes ? Tous héritiers du Siècle des Lumières ? C’est à voir !

Le siècle des Lumières fut un mouvement intellectuel lancé en Europe, dans les années 1700. Dépasser l’obscurantisme, propager les connaissances, voilà quels étaient les buts de ce mouvement. Ce seront des philosophes et des intellectuels, qui s’opposeront à la superstition, à l’intolérance, aux abus de l’Eglise et des Etats.

La glorieuse révolution de1688, en Angleterre, en fut la première expression. Cette révolution pacifique, aboutit à l’instauration d’une monarchie constitutionnelle et parlementaire, instaurant la liberté du culte. En février 1689, cela sera la « Déclaration des Droits » qui s’inscrira dans la loi des acquis du Commonwealth d’Angleterre. La période charnière fut la fin du règne de Louis XIV. La révolution française de 1789 en marquera le déclin.

Depuis, la France surf sur cet acquis, comme un bateau qui continue sur son erre.

Que retenir du Siècle des Lumières ?

- La primauté des sciences sur la Providence

-Le développement de l’esprit critique

- La désacralisation de la monarchie

- Le rejet de l’intolérance dans une Europe meurtrie par les divisions religieuses

- Le déisme : la croyance dans l’existence d’un Dieu créateur unique, sans message religieux spécifique.

Ces points forment le socle de la philosophie des Lumières. Nicolas de Condorcet, Louis Sébastien Mercier, Montesquieu, Voltaire, Diderot, Beaumarchais et d’Alembert, par leurs œuvres et leurs écrits, vont donner au Siècle des Lumières, ses lettres de noblesse.

D’autres encore, savants, chercheurs, naturalistes, incarneront l’esprit des Lumières, chacun dans son domaine.

Voilà le lourd héritage que doit assumer la France, voilà l’héritage que devront assumer tous les grands esprits qui suivront. Tous ? On peut en douter quand on écoute ou qu’on lit les uns et les autres.

Depuis, on a eu , en France, le productivisme dévastateur, le nationalisme belliqueux, le scientisme dogmatique, l’affaire Dreyfus et le racisme colonial porteur des pires catastrophes.

J’ai été élevé dans le culte, entre autres, de Jules Ferry, l’auteur des lois de la troisième république, instituant l’instruction obligatoire et gratuite. Considéré, plusieurs décennies après sa mort, comme l’un des pères fondateurs de l’identité républicaine, il était, pour moi, l’un des continuateurs du siècle des Lumières. Ceci, jusqu’au jour où je découvre son discours du 30 juillet 1885, à l’Assemblée Nationale, sur le colonialisme. Il déclarait, je cite : « Messieurs,  il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit,  parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. Je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir de civilisation. »

De cette chambre attentive à ces propos, seul un homme, Clemenceau, s’éleva contre ces propos : « Races supérieures ! Races inférieures ! C’est bientôt dit !.............. J’y regarde à deux fois avant de me tourner vers un homme et vers une civilisation et de prononcer : homme et civilisation inférieurs »

On est loin du siècle de Lumières ! Il faut toujours éviter d’idéaliser un pays ou un homme, fussent-ils la France ou Jules Ferry.

Peut-être ne faut-il pas trop fouiller dans le passé, pourtant plein d’enseignements. Il est inquiétant de voir cette société, sans Dieu et sans racines, qui tourne le dos à la famille, que l’Europe veut nous vendre aujourd’hui.

À voir ce qui se passe en France, à voir les discours éculés des hommes politiques, l’irresponsabilité des syndicats squelettiques mais super performants dans la nuisance, on peut se demander, à juste titre, mais ou est passée la France des Lumières, où est passée la France des droits de l’Homme ?

 

 

 

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01 juillet 2022

L’EUROPE ET SES NOUVELLES DEPENDANCES

Les séries de sanctions à l’égard de la Russie n’ont fait que mettre à mal l’économie de l’Union européenne. Recherchant à se libérer du gaz et du charbon russes, elle n’a fait que changer de maître en la matière, avec des surcouts pénalisant le développement de son économie. On peut dire que le résultat de toutes ses mesures est à l’inverse du but recherché.

   Par son suivisme aveugle à l’égard des Etats-Unis, elle s’est mise dans une situation dangereuse. Pourra-t-elle retrouver son autonomie géopolitique ? On peut en douter.

 Dans son rapport du 28 avril dernier, le « Centre for Research on Energy and Clean Air », on peut lire que la Russie, malgrè la baisse des volumes, voit ses revenus des ventes du gaz et du charbon à l’Union européenne pratiquement doubler, grâce à la flambée des prix et ce, uniquement pour les deux premiers mois de la guerre en Ukraine. Elle a engrangé pour cette période près de 62 milliards d’euros dont 44 milliards de ses exportations vers l’Union européenne, contre 140 milliards pour l’ensemble de l’année 2021.

On constate, malheureusement, que l’UE frôle de plus en plus la « stagflation ». L’Allemagne voit son excédent commercial s’effondrer et son PIB stagner.

 Les ambitieux objectifs climatiques sont remisés au placard. L’Allemagne, la République Tchèque, la Bulgarie, la Roumanie et l’Italie envisagent aujourd’hui de suspendre leurs plans de sortie du charbon, vu le risque d’une rupture d’approvisionnement en gaz. 

  En 2021, 70 % du charbon importé par l’UE provenait de Russie (Eurostat), et sont peu nombreuses les alternatives. Peu d’espoir du côté de l’Afrique du Sud dont la production stagne.

Les États-Unis, eux, ont fait le choix de privilégier leur marché asiatique et 15 % seulement de leurs exportations sont destinées à l’UE. 

La vérité est que la politique d’embargo pousse l’UE vers de nouvelles dépendances.

Le 25 mars, elle a conclu un accord avec les États-Unis pour la livraison de 15 Gm3 de GNL supplémentaires d’ici la fin de 2022, à un tarif supérieur à celui du gaz russe. Ceux-ci s’ajoutent aux 22 Gm3 qui devaient déjà être livrés en 2022.

 Bravo pour les États-Unis, qui fins manœuvriers et seuls bénéficiaires des sanctions, sont devenus le premier exportateur mondial de GNL. La dépendance de l’Europe existe donc toujours : elle a simplement changé de bénéficiaire. Mais attention, alors que les prix du pétrole grimpent, la production américaine reste inférieure à son niveau de prépandémie à 11,9 mb/j fin avril, contre environ 13 mb/j en 2019.

 Il semble que le principal objectif de l’industrie pétrolière et gazière américaine, aujourd’hui, n’est plus la croissance de la production, mais plutôt le remboursement des dettes et la rémunération des actionnaires.

 L’approvisionnement en gaz des compagnies d’électricité devient, aujourd’hui, une farouche bataille entre Chinois et Européens.

 Les États-Unis qui n’exportaient pas de GNL en 2015, sont devenus, maintenant, le plus grand exportateur de gaz naturel (méthane) au monde. La guerre en Ukraine a surement des dégâts collatéraux, mais elle a, aussi surement, des avantages pour certains. 

Les nouvelles dépendances aux matières premières risquent de devenir plus graves que celles dont l’Europe veut se prémunir actuellement.

 Le développement passe par la maitrise a minima de 7 ressources dites vertes, aluminium, cobalt, cuivre, lithium, nickel, argent et zinc. Or la Russie est un des principaux producteurs avec la Chine. 

On n’oubliera pas de citer les « terres rares » dont la Chine assure 71 % de la production mondiale, loin devant l’Australie et les États-Unis. L’UE va donc se retrouver rapidement dépendante, là aussi, en particulier vis-à-vis de la Chine et son allié, la Russie.

 D’après une étude de l’Université de Louvain publiée en avril dernier, pour remplacer les combustibles fossiles et atteindre la neutralité carbone en 2050, l’UE aura besoin à cette date de :

  • 35 fois plus de lithium qu’aujourd’hui du fait des véhicules électriques et des éoliennes,
  • 26 fois plus de terres rares,
  • 3 fois plus de cobalt,
  • 2 fois plus de nickel,
  • 33 % de plus d’aluminium, 35 % de plus de cuivre, 45 % de plus de silicium…

 En outre, il faut noter que la Chine assure 40 % du raffinage mondial du cuivre, 60 % de celui du lithium et 90 % des terres rares.

  La Secrétaire américaine à l’Énergie a précisé le 25 mars dernier que : « les matières premières pourraient devenir le nouveau point faible des États après le gaz russe ». 

 Le seul vecteur d’indépendance de l’Union européenne est le nucléaire dont elle cherche à limiter le développement ! L’incohérente politique de la Commission européenne refuse d’inclure le nucléaire comme énergie verte dans la taxonomie des investissements durables. Fidèle à sa position farouchement anti-nucléaire, l’Allemagne, soutenue par quelques États européens, rejette le nucléaire et manœuvre pour le marginaliser et l’exclure. Elle a même refusé une dernière chance offerte par la crise ukrainienne.

Il semble impossible pour les instances européennes d’élaborer une stratégie cohérente si l’idéologie et l’affairisme continuent à dominer le réalisme et l’efficacité.

  Entrainée dans le conflit des relations houleuses entre les États-Unis et la Russie depuis 1944, l’UE a décidé de rompre avec une partie de l’Europe, la Russie, et de se repositionner dans le giron américain.

Elle a entrepris une guerre économique contre la Russie, sans avoir vraiment identifier ses adversaires. En entretenant une politique énergétique absurde, elle est la principale victime d’une crise qu’elle a, pour une bonne part, contribué à créer.

L’Europe n’a pas fini de souffrir des incohérences de sa politique économique antirusse, pour le moins irresponsable. 

 

 

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28 juin 2022

INDIGNATION

          Le président français, Emmanuel Macron s’est indigné qu’un tir de l’armée russe ait frappé un centre commercial et fait d’innocentes victimes. Il est vrai que la guerre ne fait pas dans la dentelle et les victimes collatérales peuvent indigner même un président de la République française.

 Il est vrai également que le président Macron n’a pas connu la seconde guerre mondiale. Il peut alors penser que seuls les tirs de « l’ennemi » font des victimes. A ne parler que des dégâts et des victimes de l’armée russe, laisse à penser que l’armée ukrainienne se bat avec des lance-pierres et que les pierres, dotées de l’Intelligence artificielle, prennent soin de n’atteindre que des cibles où aucun civil, femme ou enfant n’est là. Les militaires ukrainiens n’utilisent-ils pas les armes données par les américains et les européens dont la France. Leur fournit-on que des armes non-létales ?  Leurs tirs ne détruisent rien et ne font aucune victime civile !

Cela s’appelle « mentir par omission ».

 Oui, la guerre est sauvage, inhumaine et la meilleure façon d’en finir est d’arrêter cette guerre. Mais on n’en prend pas le chemin, à vouloir continuellement diaboliser l’autre.

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27 juin 2022

Réponse à la lettre ouverte des Ambassadeurs au Maroc

Gabriel Banon écrit à

 MESSEURS LES AMBASSADEURS ET CHEFS DE MISSION ACCREDIRES AU MAROC ;

 Vous avez rédigé une lettre ouverte sur l’insécurité alimentaire qui menace le monde. 

Cette lettre ouverte est étonnante, venant de diplomates qui devraient mesurer leurs propos au trébuchet de la vérité.

 Messieurs les ambassadeurs, vous ne pouvez pas affirmer, protégés peut-être par votre immunité diplomatique, des faits en contradiction flagrante avec la vérité sur le terrain. 

 Vous omettez de préciser que pour prévenir tout débarquement russe, l’Ukraine a miné les accès à ses côtes. Ce qui, ajouté au blocus maritime de Moscou, rend impossible l’exportation des millions de tonnes de céréales bloquées dans le pays.

Si l’Ukraine ne livre pas son blé, c’est qu’elle refuse de déminer les sorties de ces ports d’où ces expéditions doivent être faites. La Russie s’est engagée publiquement à ne procéder à aucun acte de guerre contre les bateaux de livraison de blé, à condition de coordonner ces livraisons, que les ports ukrainiens, en particulier Odessa, soient déminés et une levée, au moins partielle, des sanctions occidentales soit envisagé.

Un autre trajet via la Biélorussie pourrait être envisagé, mais il faudrait, pour cela, négocier avec cet allié de la Russie. "C'est très délicat parce qu'on a mis des sanctions sur la Biélorussie pour autre chose", a rappelé Xavier Bettel, Premier ministre du Luxembourg. Les Occidentaux peuvent escorter les bateaux de céréales en trouvant un accord avec la Russie. Vous avez donc là une possibilité de répondre aux besoins alimentaires des pays risquant la famine, si tant est que votre lettre ouverte a comme souci principal, d’éviter une crise alimentaire majeure.

 Vous êtes étonné que la Russie ne veut livrer son blé qu’aux pays amis et non à ceux qui appliquent des sanctions à son égard. Quoi de plus naturel ? 

Que les pays qui ont décidé et encouragé ces sanctions livrent le blé nécessaire à leurs amis.

 

 

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24 juin 2022

LITUANIE/RUSSIE, NOUVELLE GUERRE EN VUE ?

      Un million de citoyens russes vivent sur un petit bout de territoire de 15.000 km2. Kaliningrad est une enclave donnant sur la mer Baltique, bordée à l’est, par la Lituanie, la Pologne au sud, une véritable anomalie géographique. 

 Elle est séparée du reste du territoire russe par les pays baltes. Du fait des sanctions occidentales frappant la Russie, Kaliningrad pose aujourd’hui un problème aussi bien à Bruxelles qu’à Moscou.

A peine plus grand que l'Île-de-France, l'oblast (unité administrative) de Kaliningrad est une région de Russie au milieu de pays faisant partie de l’Union européenne et de l’OTAN.

La ville de Kaliningrad, concentre à elle seule près de la moitié du million d'habitants de l'enclave. Coupé du reste du territoire russe depuis plus de trente ans, elle est fortement dépendante d'une ligne de chemin de fer la reliant au reste du territoire russe via la Lituanie. Cette liaison est régie par un accord signé en 2002 entre Moscou et Bruxelles, effective en 2004 - qui permet notamment aux citoyens russes d'y circuler sans visa.

A l’implosion de l’URSS, les États baltes, dont la Lituanie, déclarent leur indépendance, mais Kaliningrad conserve son attachement à la Russie… et sa dénomination de l'époque soviétique.

 Véritable exclave puissamment armée, c’est pour Moscou, le seul accès maritime libre de glace toute l'année, sur la façade occidentale russe. C’est aussi le port d'attache de la puissante flotte russe de la Baltique. 

 Fortin russe au milieu de l’Union européenne, il fonctionne comme un poste avancé fortement militarisé. Il est un élément clé de la dissuasion nucléaire russe. Y sont déployés des systèmes antimissiles S-400, mais aussi des missiles balistiques Iskander. Ceci met à leur portée Berlin, Varsovie, Copenhague, ainsi que des territoires des pays baltes. Début février, Moscou y a envoyé des d'avions Mig-314 porteurs de missiles hypersoniques Kinjal, capables, d'atteindre une cible distante de 2.000 km à une vitesse de Mach 10, soit environ 12.300 km/h. Y ont été mené également, des simulations de tirs de missiles à capacité nucléaire. C’est un rappel gratuit aux Européens de la menace qu’en terre de l’Union et de l’OTAN représente Kaliningrad.

 Certes, l’OTAN a positionné des groupements tactiques composés de troupes mis à disposition par ses pays membres. « La présence avancée des forces des pays de l'Otan est défensive, proportionnée et transparente, écrit l'organisation sur son site. (…) Elle vient rappeler de manière tangible qu'une attaque contre un pays membre est une attaque contre tous ».

Lundi 20 juin, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borell, a annoncé que la Lituanie avait commencé à appliquer les sanctions européennes prises à l'encontre de la Russie. Ces mesures concernent particulièrement le transport ferroviaire.   Dénonçant un « blocus », le gouverneur de Kaliningrad, Anton Alikhanov, a estimé que 40-50 % des approvisionnements de l'enclave via la Lituanie allaient être affectés. L’UE viole ainsi l'accord de 2002. La Russie menace : « si le transit n'est pas rétabli en totalité, alors la Russie se réserve le droit d'agir pour défendre ses intérêts nationaux ». Mardi dernier, Nikolaï Patrouchev, secrétaire du puissant Conseil de sécurité russe, a affirmé que « la Russie réagira à de tels actes hostiles ». « Des mesures appropriées sont en train d'être élaborées au niveau interministériel et seront adoptées prochainement », a-t-il ajouté, prévenant « qu'elles auront de sérieuses conséquences négatives pour la population de la Lituanie ». 

 Que cherche Bruxelles, un autre champ de bataille, une énième guerre par procuration ? L’OTAN va-t-il aller jusqu’à provoquer une escalade nucléaire ?

 

 

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17 juin 2022

FRANCE, TA GAUCHE FOUT LE CAMP.

 

La Gauche, ou ce qui en reste, en se jetant dans les bras  de Jean-Luc Mélenchon a abandonné l’école, la République et tourné le dos à la laïcité.  Faut-il rappeler que l’islamogauchisme, est le fonds de commerce du LFI (La France Insoumise). En introduisant le communautarisme dans le système politique français, il entérine le ghetto où s’enferment les oubliés du développement.  Est-ce ainsi que Mélenchon espère rebâtir son parti sous le nom de « Réinventer ».   Que l’on soit de Droite ou de Gauche, le combat pour la justice sociale, reste une priorité. L’égalité des chances et le refus du déterminisme, la modernisation de l’enseignement, la méritocratie doivent s’imposer dans tous les choix de société. La gauche n’a pas attendu 2022 pour abandonner la laïcité et détruire la famille. Elle s’est ouverte au wokisme, avec ses outrances et contradictions. La montée de la violence et de l’insécurité n’est pas une invention de la droite, mais une triste réalité. Les premières victimes des délinquants et des dealers sont les habitants des quartiers abandonnés par la gauche bien-pensante.

 Depuis leur défaite de 2017, les socialistes ne croient plus au socialisme. Leur nouveau cheval de bataille est l’écologie qui est devenue une véritable nouvelle religion. Dans les pas de Calvin et les autres, les tenants de cette nouvelle croisade, invectivent, condamnent, excommunient, comme aux heures les plus sombres des anciennes guerres de religions. La défense de la nature n’est pas une exclusivité de Gauche, mais un devoir de tous les citoyens.  La ghettoïsation ethnique que l’on constate est une offensive islamiste qui prendra toute son ampleur en France après 2001. Face à cela, on a cherché à créer un islam de France. Louable effort, mais si on doit respecter les choix de chacun, il ne faut pas refuser d’admettre qu’il y a un modèle culturel et républicain qui doit rester dominant.

  L’immigration zéro est un leurre, une gestion contraignante des flux migratoires est nécessaire, mais loin des idées recues.  Oui, l’immigration est une chance et une nécessité, encore faut-il que les nouveaux-venus acceptent les règles qui régissent le vivre ensemble du pays d’accueil. Néanmoins, force est de constater que les ghettos sont devenus une réserve électorale pour beaucoup d’élus locaux.   La gauche française s’est jetée dans la mondialisation sans comprendre qu’elle allait précariser les classes populaires et moyennes, et détruire l’industrie du pays.

Aujourd’hui, la France est le pays le plus désindustrialisé, hormis la Grèce. Les classes moyennes sont à la peine et l’inflation galopante ne va pas améliorer le pouvoir d’achat des ménages. Élection après élection, l’abstention poursuit sa montée et marque le désintérêt du corps électoral pour la chose politique. L’abstention et le rejet des élites laissent les professionnels de la politique confisquer le débat.

 Il est temps qu’émergent une relève compétente, ouverte et non dogmatique, tolérante et consciente de ce que veut dire « l’intérêt général », pour sauver l’entreprise France. 

 

 

 

 

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10 juin 2022

LE NAUFRAGE DE LA SUISSE

           La guerre d’Ukraine aura fait une autre victime : la Suisse. Petit pays démocratique, cerné par les montagnes au milieu des Alpes de l’Europe, il s’était imposé dans le monde comme l’abri suprême de la finance mondiale. En outre, par sa neutralité soulignée dans sa Constitution, il offrait aux belligérants de toutes sortes un lieu de rencontre où nombres de compromis salutaires ont pu se réaliser.

 On ne peut qu’être médusé de voir avec quelle célérité, historique (?), Berne a suivi les sanctions réclamées par les Etats-Unis et l’Union européenne. Certains commentateurs suisses allaient jusqu’à réclamer une adhésion rapide à l’UE et l’OTAN.

 Après avoir enterré le secret bancaire sous la pression de Washington, succombé dans les affaires des fonds juifs, c’est la troisième fois en vingt ans que le Conseil fédéral se soumet aux diktats américains.

 Mais au-delà des sanctions, ne voit-on pas, alors que personne ne le lui demandait, la Suisse abandonner sa neutralité historique. C’est comme si une personne changeait son ADN.

  Deux siècles que la Suisse a été le havre de la diplomatie mondiale, deux siècles effacés en cinq jours !  Les militants de la Paix, la diplomatie parallèle, se sentent abandonnés par un Conseil fédéral opportuniste ou au mieux pleutre. La crédibilité du pays n’en sort pas grandie.

 Que des membres du gouvernement suisse aillent se faire « immortaliser » par une photo avec Zelenski sur la place fédérale, en arborant des foulards aux couleurs ukrainiennes, ce n’est pas grave car ridicule et folklorique. Les experts de la chose, vous diront que c’est de la communication politique. Il n’en reste pas moins vrai que la Suisse, par sa surprenante gestion de la crise, a perdu sa crédibilité auprès du reste du monde et ramené ce pays à sa seule dimension géographique.

 Le bilan de la politique du suivisme de Berne est catastrophique :

-      Perte de la fiabilité des banques qui bloquent des comptes sur injonction américaine.

-      Perte de considération pour la Genève internationale.

-      Boycotte de sa politique étrangère par la Russie, ses amis et tous ceux qui pensent comme elle.

La Suisse d’aujourd’hui va-t-elle chercher ses directives à Bruxelles ou Washington ?  Il faut croire qu’on doit, aujourd’hui, remiser aux oubliettes, la Genève capitale du multilatéralisme.  La Suisse est en train de sombrer dans un suivisme coupable. Pensez que le CERN et l’OIT, deux organismes internationaux, jusqu’à ce jour respectables, ont suspendu la Russie au prétexte qu’elle est russe ! 

 Ces attitudes illustrent le sabordage du multilatéralisme que Genève était censé défendre. Qui va continuer à croire dans l’impartialité du CICR, alors que la neutralité est au cœur de sa mission ? Pendant que les autorités genevoises et les partis politiques regardent ailleurs, c’est Israël, la Turquie et le Bélarus qui prennent l’initiative des bons offices.

 La Russie va être gagnante sur plusieurs tableaux. Elle obtiendra certainement la neutralisation de l’Ukraine, l’abandon du projet d’adhésion à l’OTAN et une vraisemblable partition du pays. Comme l’a écrit un journaliste suisse : « Elle aura mis KO debout les fanatiques de l’hégémonie américaine qui hantent les bureaux de Washington et de Bruxelles. »

 En définitif, Vladimir Poutine fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait, à nous de l’entendre.  Les sanctions n’ont fait que renforcer Poutine, à voir les derniers sondages de l’institut neutre Levada, qui confirment le soutien d’une très large majorité de la population à « l’opération spéciale ». C’est encore la preuve, s’il en fallait, qu’aucune sanction n’a jamais réussi à renverser un gouvernement, que ce soit à Cuba, en Iran ou en Corée du nord., et aujourd’hui à Moscou.

 La cause de la guerre d’Ukraine n’est pas moins mauvaise que ne le furent l’invasion de l’Irak en 2003 et l’agression de l’OTAN contre la Serbie en 1999 avec la partition du Kosovo qui s’en est suivie quelques années plus tard. 

  On ne peut passer sous silence l’incroyable succès de la campagne de propagande ukrainienne en Occident, la première opération de cyberguerre totale.  Si la liberté de la presse souffre en Russie, cela nvaut guère mieux en Occident qui a banni les médias russes, alors qu’il se prétend défendre la liberté de la presse. Dan Cohen (Ukraine’s Propaganda War : International PR firms, DC lobbyists and CIA cutouts, Min Press News.com)   correspondant de Behind the News, a démonté les mécanismes sophistiqués de la propagande ukrainienne et les raisons de son succès colossal dans les pays de l’Union européenne.  Dans le Washington Post, un commandant de l’OTAN a décrit cette campagne comme « une formidable opération de stratcom (de communication stratégique) mobilisant médias, Info Ops et Psy Ops ». 

 La communication ukrainienne emploie, sous l’égide du groupe PR Network, pas moins de 150 firmes de relations publiques, des milliers d’experts, des dizaines d’agences de presse, de médias prestigieux, de chaînes Telegram et de médias d’opposition russes pour délivrer ses messages et formater l’opinion occidentale.

 Mais l’étoile de Zelenski commence à pâlir. Sa pitoyable prestation à la Knesset, en Israël, où il a commis l’erreur de comparer l’offensive russeà la « solution finale » alors que ce sont les Russes qui ont libéré Auschwitz. La Russie a fait reculer Hitler et ce sont les ancêtres des alliés de Zelenski, l’extrême-droite nationaliste ukrainienne qui ont participé à la Shoah. 

 Qu’avait la Suisse à gagner dans cette aventure ? Il n’y avait que des coups à recevoir et la Suisse n’a pas fini d’en recevoir.

 

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