Gabriel Banon, Politiquement Incorrect.

26 novembre 2021

REFLEXIONS, PËLE-MËLE.

  Nous n’en avons pas fini avec les étonnants effets secondaires du Covid ! Aux Etats-Unis, le phénoméne à la mode s’appelle : « The Great Resignation » : depuis le début de la pandémie, 5 millions de personnes ont démissionné. Objectif : changer de vie, de métier ou partir à la retraite. Depuis le Covid, « la « Grande Démission » est dans tous les esprits. Avec le télétravail, la prochaine Silicon Valley sera « dans le Cloud », nulle part et partout. Le problème avec le distanciel, c’est la distance : les salariés s’éloignent de l’entreprise, et l’esprit d’équipe est en berne. L’autre problème avec le distanciel, c’est l’écrit qui prend plus d’importance et là, c’est la misère : orthographe, expression, syntaxe, rien ne va ! Les employeurs en font aujourd’hui un critère de recrutement. Le Covid devient un révélateur de la dégringolade du niveau de français.

Autre effet secondaire de la pandémie, l’État français s’est débarrassé de son surmoi maastrichien : à force de soutenir l’économie, l’État a inventé la règle des 5% de déficit, devenue en quelque sorte le « new normal ». Au lieu de se désengager de l’économie, l’État-actionnaire a considérablement élargi son champ d’intervention. On l’observe également dans la santé : l’étatisation de la protection sociale s’est accentué sous la présidence d’Emmanuel Macron ! En France, on adore. Aux États-Unis, c’est une autre histoire. Biden collectionne les échecs pour ses plans de relance : un plan d’investissement divisé par deux, des hausses d’impôts annulées, des mesures sociales rabotées : impressionnant !

Parmi les effets secondaires à venir du Covid, il y a aussi l’inflation. Dans l’automobile, par exemple, la flambée des matières premières a renchéri le coût de fabrication d’une voiture de 1000 euros !  Le manque de puces électroniques, dont les prix grimpent aussi, aura amputé la production de Renault de 500.000 voitures cette année, un chiffre qui grimpe à 1,4 million chez son concurrent géant Stellantis !  Ces tensions existent dans tous les secteurs, ce qui fait dire à certains observateurs qu’en matière d’inflation, nous n’avons encore rien vu. Certaines analyses prospectives annoncent une hausse brutale des prix et une inflation à 8 ou 10 %.

 Le Covid produit un autre effet qui va plaire à certains ministres de l’économie : comme l’État est intervenu avec succès pour éviter des faillites en chaîne, les sauveurs d’entreprises se lamentent.

Il est une autre menace redoutable pour les entreprises, celle des cyberattaques. « Le matin, vous vous levez et votre boîte est morte », déclare un chef d’entreprise. Victimes de pirates, ils vivent une véritable descente aux enfers et à la fin, la mort dans l’âme, ils sont le plus souvent obligés de payer une rançon pour survivre. 

Est-ce un effet du Covid ? Le monde serait en tout cas en train de basculer de l’Internet en 2D à l’Internet en 3D, appelé encore metaverse, une révolution !   Qui sait de quoi sera constitué cet « au-delà » (meta) ? Ce n’est pas très clair mais le grand prêtre de Facebook Mark Zuckerberg a la foi au point d’avoir décidé de changer le nom de son empire. 

Les problématiques énergétiques nécessitent aussi un effort de pédagogie auquel s’est employé RTE, le gestionnaire du réseau d’électricité français. Il en ressort des analyses que la demande d’électricité va fortement augmenter d’ici 2050. Pour y faire face, il faut abandonner l’idéologie écologiste qui fait prendre du retard. On aura besoin d’énergies renouvelables, mais aussi du nucléaire, le nier serait absurde. Les besoins en électricité vont notamment bondir du fait de l’essor de la voiture électrique, essor dont on ne mesure pas encore toutes les conséquences. Les hydrocarbures que l’on veut réduire, voire supprimer, rapportent 450 milliards d’euros de recettes par an aux États européens. Comment feront-ils lorsqu’on roulera tous à l’électrique ?

Mais a-t-on le choix ?

 

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20 novembre 2021

L’OCCIDENT EST-IL DEVENU TROP VIEUX ?


Quand les baleines sont lasses de vivre elles vont s’échouer sur les rivages pour y mourir. Quand les pachydermes sentent leur dernière heure arriver, ils partent doucement vers le cimetière des éléphants. L’Occident, c’est les baleines et les éléphants réunis.

Comme eux l’Occident est énorme, riche et puissant. Et comme eux il est fatigué et las. Comme eux il a accepté de passe de vie à trépas. D’ailleurs pourquoi, au nom de quoi, se battrait-il encore ? Le monde d’aujourd’hui est un monde en quête d’inaction, d’ataraxie et de limites. Nous ne savons plus, ne voulons plus savoir ce que nous sommes. Se gargariser avec le mot « démocratie » n’est pas un programme d’action, voire de vie. L’Occident semble fatigué de vivre et devient partisan du moindre effort. Il ne vit plus, il survit ! Nous sommes entrés dans l’ère des cibles nulles. Nous sommes face à un monde plus que jamais préoccupé par ses limites en tous genres, un monde fini, un monde en quête d’absolus et de stabilité.

 Le zéro est devenu le symbole de ses objectifs : risque zéro, zéro covid, zéro déchet, zéro carbone, zéro calorie, zéro pollution sonore, zéro immigration.  Ce chiffre c’est l’absence et le vide. La vie ne signifie-t-elle pas tout le contraire ? Après la croissance illimitée, l’Occident rêve aujourd’hui de retraite, de doux confinements, de télétravail et de décroissance économique. Il semble fatigué de l’élan qu’il a lui-même déclenché avec la mondialisation. On ne veut plus d’abondance, l’austérité parait plus rassurante. Comme tous les vieux retraités, on aspire au repos après avoir sorti de force les autres civilisations de leur immobilisme. Il maquille sa fatigue par les envies de permanence de l’écologisme et ses utopies.

On régule à tour de bras, on multiplie les contrôles, ce n’est plus de l’action mais de la rétention.

 L’Occident ne cherche plus à se surpasser, mais à revivre le passé. Le déclin géopolitique des États-Unis illustre ce repli. Après les avoir presque toutes abolies, l’Occident rétablit des frontières entre les groupes grâce au multiculturalisme, entre les individus grâce à la pandémie.

 Le wokisme venu d’Amérique converge avec le sanitarisme. On est entré dans un monde où l’individu est roi, loin de l’ombre de son prochain, comme si les corps étaient eux-mêmes des frontières. On ne vit plus  ensemble, mais côte à côte.

 La gouvernance, aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, s’efforce de domestiquer la foule, ses instincts et ses élans. On ne veut plus le bouillonnement de la vie, mais un sage fleuve canalisé, qui coule tranquillement vers un destin tracé.

La France qui résistait encore quelque peu au courant, est en train de s’y soumettre, comme le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et certains États américains, avec un grand naturel.

L’Occident d’aujourd’hui semble habité par une pulsion de mort. C’est la victoire de tous ces puritanismes en vogue. Est-ce la victoire de Thanatos sur Éros, la victoire d’une vision stérile de l’existence humaine ? 

 L’Occident vieux et fatigué, va-t-il pouvoir résister à cette malédiction qu’est le Wokisme ? Ce Wokisme qui veut libérer la société de toutes les formes imaginables d’oppressions patriarcales et « coloniales ». C’est la défense absolue des « racisés », cette nouvelle forme de racisme anti-blanc. Réhabilitant certains thèmes religieux, il est traversé par une volonté de purification ne pouvant se traduire politiquement que par une gouvernance dictatoriale. Le Président français, feu Jacques Chirac, avait à lui seul, illustré ces tendances par sa doctrine simpliste : « Pas de vagues ».  

  Ces théories venues d’outre-Atlantique veulent une société pure. Mais la pureté nécessite de supprimer les forces vives jugées hostiles à l’établissement du Bien.  C’est une volonté d’unité fondamentale contraire au libéralisme. Les puritanismes en vogue sont fondés sur la logique du safe space née dans les universités américaines, c’est-à-dire sur cette idée d’un espace à 100% sécuritaire. À l’origine, les safe spaces étaient des espaces où la liberté d’expression est limitée pour ne pas heurter la sensibilité de gens qui ne partagent pas les mêmes idées, mais il semble que la notion tend à être étendue à d’autres sphères. 

Aujourd’hui, il s’agirait d’étendre la zone de confort des individus le plus loin possible, comme si les États n’avaient plus d’autres fins que d’assurer la sûreté de leurs membres atomisés. Leur sécurité sanitaire, identitaire, écologique et psychologique en particulier, en assurant le maintien de leur bulle contre une jungle environnante pouvant toujours mettre en péril leur fragile intégrité.

 Ce monde, mon monde, est en train de mourir, et personne ne semble s’en soucier.

 

 

 

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13 novembre 2021

CERCLE CICERON : LE REACTEUR AU THORIUM, L'ENERGIE DE DEMAIN ?

MAP - 10 nov.2021 

Le Cercle Cicéron- un think tank informel présidé par Gabriel Banon, géopoliticien, consultant international - a débattu dernièrement de la problématique des énergies. L'un des intervenants a mis en relief dans une communication la place de l'énergie solaire dans le Sahara citant le travail de David McKay, physicien et spécialiste britannique  dans son maître-livre " Sustainable Energy - Whitout the hot air " (Energie durable - Sans air chaud), publié en 2008. Son hypothèse centrale  est celle-ci : le Sahara illustre la puissance théorique pour générer la concentration de l'énergie solaire dite thermodynamique. Une technologie d'un immense potentiel, malgré bien des difficultés techniques. 

Cet auteur souligne que l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient disposent là d'un potentiel considérable d'électricité solaire à exploiter.  Les hauts niveaux d'irradiation directe rendent les infrastructures de  concentration par miroir de l'énergie solaire particulièrement efficaces et compétitives. L'électricité à partir du solaire commence à être exploitée.  Elle assure un bas coût tant dans les Etats de la région qu'au-delà.  Mais  des investissements importants sont nécessaires - stockage, transport de cette énergie propre, une stabilité politique et économique. 

Sur un autre registre, Gabriel Banon, lui, a fait un exposé sur "la voie chinoise" : celle d'une énergie nucléaire avec un haut niveau de sûreté, de très faibles émissions de CO2, peu coûteuse, sans besoin d'uranium ni d'eau pour le refroidissement ; il utilise des sels fondus à cet effet et ne pose pas le problème des déchets. Un prototype chinois de réacteur au thorium a été achevé en septembre dernier.

 La Chine prévoit la commercialisation de réacteurs nucléaires de série, au thorium, à l'horizon 2030. Ils ont l'avantage de ne pas comprendre de vapeur à haute pression, dangereuse en cas de rupture de canalisation; ils  sont ainsi plus sûrs; ils sont également moins chers. Le thorium, qui se trouve un peu partout, n'est pas fossile ; il faut le transformer en uranium 233 en le bombardant de neutrons pour qu'il devienne un combustible nucléaire. Aucun risque... Des centrales au thorium ? C’est de l'électricité se passant des énergies fossiles. Une piste et une filière pour le Maroc qui à terme se délivrerait de toute dépendance énergétique. Un programme s'intégrant dans la stratégie des énergies renouvelables du Royaume. 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 novembre 2021

LA FRANCE DE MACRON

 

Le président Emmanuel Macron semble se poser la question sur ce qu’est vraiment le France. Pour lui, le pays est en train de sortir (sic) « d’une sorte de Moyen Age ». Pour celui qui assume actuellement la magistrature suprême, c’est inquiétant ! Aux orties : les années de Lumières, les trente glorieuses, la révolution de 1789. Je ne savais pas que la France était encore au temps des troubadours et des seigneurs avec leurs serfs. Mais heureusement, tout comme Zorro, Macron est arrivé, qui nous offre la Renaissance.

Il est vrai que la renaissance de l’empire russe, l’apparition, ou plutôt la renaissance de l’empire de Chine, peuvent donner le tournis et amener le président à se réfugier dans des déclarations fulgurantes.

 

Macron va prochainement assurer la présidence tournante de l’Union européenne. Que dire de la règle de l’unanimité au sein de cette Union. Une unanimité que nos histoires, nos cultures, nos situations géographiques différentes ne permettent pas toujours d’atteindre aisément et rapidement. Malgré ces difficultés connues de longue date, les efforts engagés depuis trois décennies maintenant, et en particulier depuis l’adoption en 2016 de la Stratégie globale de l’Union européenne, commencent à porter leurs fruits : l’Union s’est progressivement dotée de nombreux outils pertinents dans ce domaine.

Ces efforts sont à poursuivre.

La crise déclenchée par l’épidémie de Covid-19 a montré à la fois l’ampleur des interdépendances à l’échelle globale et la dureté des rapports de force avec la diplomatie des masques, puis des vaccins. Mais elle mobilise aussi, de façon parfaitement légitime, les finances publiques à des niveaux inédits sur des enjeux sanitaires, économiques et sociaux. Malgré la pression qui s’exerce, et continuera à s’exercer demain, sur les finances publiques, il est essentiel que l’Union et ses États membres, poursuivent les efforts engagés, en matière de sécurité et de défense communes.

Durant la gestion de cette crise d’une ampleur inédite, Bruxelles n’a pas levé le pied sur le terrain de la défense.  Il y a eu l’opération Irini en Méditerranée pour faire respecter l’embargo sur les armes en Libye, élargi le mandat de l’opération Atalanta, au large de la corne de l’Afrique. Un nouveau concept de présence maritime coordonnée a été mis en place.  Ce concept permet de lutter contre la piraterie dans le golfe de Guinée ou encore, renforce les missions européennes au Sahel et lance une nouvelle mission civile en République centrafricaine.

Également adopté les premières sanctions en réponse à des cyberattaques tout en renforçant les capacités de lutte contre la désinformation. Un nouveau fonds européen de défense pour soutenir l’innovation dans les industries du secteur a été lancé, tout en assurant la cohérence de ces actions avec les autres initiatives européennes dans ce domaine, notamment la coopération structurée permanente et la revue annuelle coordonnée de défense.

  A été mis en place un Strategic Compass, véritable boussole stratégique basée sur un diagnostic partagé des menaces qui pèsent sur l’Union.  Ceci vise à développer une culture stratégique commune, préalable essentiel à une politique de sécurité plus intégrée. Mais les dirigeants n'ont pas encore réussi à surmonter un désaccord profond et de longue date sur la question de savoir si l'UE devrait se concentrer sur le renforcement de ses propres capacités militaires, appelé autonomie stratégique indépendante de Washington, ou renforcer sa dépendance vis-à-vis des États-Unis et de l'OTAN.

  L’arrivée du Président Biden à la Maison Blanche va-t-elle permettre de relancer le dialogue transatlantique, notamment sur ces questions de défense. Washington ne serait pas opposée à une défense européenne, à la condition qu’elle s’équipe en armement américain, au prétexte d’une harmonisation avec les forces de l’OTAN ! Cela ne change rien à la nécessité de renforcer les efforts des Européens pour mieux prendre en charge leur propre sécurité. 

 On ne peut que constater que la politique européenne de sécurité et de défense reste encore un chantier inabouti. 

La crise actuelle des migrants à la frontière polonaise avec la Biélorussie en souligne l’urgence.

 

 

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05 novembre 2021

LA CHINE MONTRE LA VOIE

                                               Aux confins du désert de Gobi, au lieu-dit Wuwei, le Gouvernement populaire de la province du Gansu a annoncé en mai 2021 qu’il testera prochainement un réacteur avec une énergie nucléaire ayant un haut niveau de sûreté, de très faibles émissions de CO2, peu coûteuse, et qui n’aura pas besoin d’uranium et d’eau pour être refroidi. Il aura la particularité d’utiliser des sels fondus à la place de l’eau. Pour le développement de ce projet, le gouvernement Chinois a investi depuis dix ans, plus de 535 millions d’euros. La construction du site a commencé le 30 septembre 2018.  (Communiqué).

             Le prototype chinois de réacteur au thorium à sels fondus a donc été fini au mois de septembre 2021 et testé dans la foulée, selon l’annonce des autorités en charge du projet.                                                                               La Chine prévoit la commercialisation des réacteurs nucléaires de série, au thorium, pour début 2030. Si le programme est une réussite, et on a aucune raison d’en douter, Pékin aura touché le Graal : l’Empire du Milieu aura mis au point un réacteur nucléaire sûr, plus simple, et moins cher. Les milliardaires américains Warren Buffett et Bill Gates ont de quoi s’inquiéter, car ils sont également engagés dans un projet américain de réacteur à sel fondu, ce qui ne fait que crédibiliser la démarche chinoise.

Les réacteurs au sel fondu ont l’avantage de ne pas comprendre de vapeur à haute pression forcément dangereuse en cas de rupture de canalisation, les rendant plus sûr et moins cher. Le thorium n’est pas fissile, il faut le transformer en uranium 233 en le bombardant de neutrons pour qu’il devienne un combustible nucléaire. En cas de catastrophes naturelles, de rupture d’approvisionnement en eau ou en électricité, le réacteur s’arrête et refroidit automatiquement, du fait de ses caractéristiques propres. Nous aurions là ce que l’on peut appeler : Le risque zéro. Le grand reproche fait aux centrales nucléaires disparaitrait, car les réacteurs au thorium permettent de brûler et donc de recycler les déchets nucléaires existants. 

C’est vraiment la Timbale du nucléaire que la Chine est en train de décrocher. Rappelons que la France a dangereusement laissé de côté la recherche dans cette technologie, qu’elle avait pourtant initié en son temps. Il faut souligner que la filière Thorium ne faisait pas l’unanimité dans la sphère nucléaire. Les communications de la Chine en la matière, amèneraient une véritable révolution dans ces milieux professionnels. 

D’ici une dizaine d’années, la France doit commencer à remplacer sur une période assez courte ses centrales nucléaires. Sinon elle se retrouvera en déficit d’électricité, lorsque ses anciennes centrales fermeront. Leur remplacement par des centrales au thorium fabriquées en France, serait une excellente option. Des réacteurs sûrs, moins chers et simples à fabriquer avec un combustible thorium abondant et disponible. Mieux, la France dispose actuellement d’un stock de 8500 tonnes de thorium qui permettent de produire 200 fois la quantité d’électricité consommée en France en 2020. En outre, le thorium est beaucoup plus abondant sur la planète que l’uranium. 

Ne plus utiliser d’énergies fossiles dans 20 ans, c’est ne plus dépendre des pays producteurs de pétrole. En plus, cerise sur le gâteau, on n’émettrait plus de CO2.

L’énergie produite par des centrales au Thorium, c’est de l’électricité qui se passe des énergies fossiles. Elle alimentera directement les moteurs électriques ou sera transformée dans des électrolyseurs en hydrogène, l’essence de demain. Elle activera les moteurs à pile à combustible des avions, bateaux, trains et voiture à hydrogène, de dernière génération. Alstom produit déjà un train à hydrogène qui remplace très avantageusement les trains diesel sur les lignes non électrifiées de France.

La centrale au thorium amènerait à revoir toutes les politiques suivies à ce jour concernant les énergies renouvelables, éoliennes et solaire. Il est admis, en l’état des choses, aujourd’hui, que les énergies renouvelables ne pourront pas répondre à la montée des besoins en énergie.

 Le Maroc devrait investir dans cette filière qui le délivrerai de toute dépendance énergétique. Une centrale au thorium serait, tout à fait, dans les possibilités du Maroc d’aujourd’hui. 

Produire localement toute l’énergie nécessaire à un pays comme la France ou le Maroc, au lieu de l’importer à coup de dizaines de milliards d’euros, créer des centaines de milliers d’emplois, contrer le dérèglement climatique, offrir un projet enthousiasmant à la jeunesse, c’est devenu un objectif raisonnable. Ceci a été rendu possible, grâce à l’avancée réalisée dans ce domaine par la Chine. 

Qui a dit que la Chine ne rattrapera jamais l’Occident, particulièrement les États-Unis ? Le régime politique hybride chinois serait-il plus efficace que la démocratie occidentale ?

 

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29 octobre 2021

VIOLENCES SEXISTES ET ENSEIGNEMENT

 

Cette prestigieuse institution, Sciences Po à Paris, avait été secouée récemment par un scandale impliquant le président de sa fondation Olivier Duhamel. L’affaire était sérieuse et avait fait grand bruit dans le microcosme parisien, il s’agissait d’un crime pédophile sur son beau-fils, trente ans plus tôt. Elle fut classée sans suite, le délit étant prescrit.

 La réaction de la nouvelle direction fut d’organiser une séance de formation d’une heure trente, imposée à tous les étudiants de Sciences Po : « Stop aux violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche ». Il faut croire que les autres départements de l’enseignement sont à l’abri de telles actions. La direction de Sciences Po s’emble s’inquiéter plus du risque que la vilaine action d’Olivier Duhamel ne déteigne sur ses étudiants. Cette sensibilisation aux violences sexistes entend faire de ces jeunes gens des mâles plus responsables.

Mais qu’apprend-on par cette formation animée en distanciel ? Après une courte introduction sur ce que sont les violences sexistes et sexuelles (ou VSS, pour les intimes), on définit le terme de « sexisme ». Il s’agit d’une « idéologie reposant sur l’infériorité des femmes par rapport aux hommes ». Oui Messieurs, car on ne peut pas être sexiste envers les hommes !

On informe, ces jeunes, partis à la découverte de la Politique, qu’ils vivent dans une société « à fondement patriarcal ». On est stupéfait d’entendre que les blagues, les pubs et les stéréotypes sexistes entretiennent le climat de violences. C’est là tout « le système sexiste. » Dorénavant, plus de blagues, de compliments à l’autre sexe, la drague ne peut se faire qu’après avoir le consentement, clair et précis, de celle qu’on voudrait être l’élue de son cœur. Sinon, on commet de la violence envers les femmes.

Je conseille à tous ces coureurs de jupons, qu’ils attendent qu’une fille les séduisent et qu’ils se rendent à leurs arguments tissés de compliments graveleux, mais c’est bien, cela vient d’une fille et non d’un mâle conquérant. Je ne dois pas être à jour avec le politiquement correct des relations humaines. J’en suis encore à considérer l’amour comme quelque chose d’innocent et de gai Que nenni, il faut respecter toutes les démarches qui garantiront la sécurité des personnes. Car, avec mon approche, le crime n’est jamais loin. Il faudra donc, à chaque fois, recueillir un consentement net et éclairé, un « oui » qui ne laisse pas la place au doute. Mince ! On doit montrer patte blanche et démontrer que votre romantisme ne cache pas des intentions de viol. Et bien entendu, la répression n’est pas loin, la loi s’occupera heureusement de condamner ces messieurs. On dresse, à ces étudiants attentifs, la liste des peines en vigueur, de l’amende à la prison, pour des crimes qui vont de l’injure au harcèlement. Les choses sont claires : mâles, soyez prévenus ; l’État est là, derrière vous ; alors, maîtrisez vos élans, rationalisez votre spontanéité.  On finit par avoir peur de soi-même ; les prochaines soirées risquent d’être très calmes. 

Rejoignant, en cela, ce que « les punaises de bénitier » et les militants des partis religieux jugent, « Les filles objets de désir, c’est ce qui cultive la culture du viol et les VSS ». Pour faire une pub éthique, il vaut mieux montrer des néons, des balançoires, des horizons sans fin, ce genre de choses. 

En attendant que la formatrice finisse de formater ces pauvres jeunes gens, certains ont décroché et lancent des regards concupiscents sur leurs voisines. On ne pourra rien faire contre « le désir bestial » de l’Homme. L’exemple pour illustrer le propos est le cas typique où quelqu’un, « généralement homme de plus de 50 ans, blanc, cadre supérieur », interpelle une jeune femme avec un « mademoiselle », « ma petite », « mon petit chat ». Le pire c’est les vieux hommes blancs, précise une fille qui semble avoir une certaine expérience. Sans doute ont-elles raison, après tout. Sans doute il n’y a pas pire que ces vieux hommes blancs-là, avec leurs airs supérieurs et leurs manières, surement, on doit les châtier. Et le type, ni vieux, ni blanc, qui brûla vive son ex-conjointe à Mérignac en mai dernier, n’est qu’un incident regrettable. C’est bien connu, s’il a assassiné sa femme avec sauvagerie, c’est sans doute à cause du « système sexiste » occidental, à cause des pubs sexistes et compagnie, bref, un cas comme les autres, oui, sans doute… 

Messieurs, de par votre statut de mâle, renoncez à l’amour : beaucoup trop sinistre. Et dire que l’ONU, dans une récente étude, tire la sonnette d’alarme : il n’y a pas assez d’hommes face aux millions de naissances féminimes.

 

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23 octobre 2021

L’OCCIDENT MALADE DE SON PASSE

      

L’Occident en Afghanistan, a fait preuve de son incapacité à saisir les réalités d’un pays complexe.  En fait, elle illustre l’impuissance actuelle de l’Occident à maîtriser les vérités de l’islamisme.

A Kaboul, les personnes sensées, ne peuvent qu’être abasourdies de constater qu’avec la bénédiction des responsables américains sur place, l’envoyée d’une ONG a présenté L’Urinoir de Duchamp à des Afghanes qu’elle espérait admiratives. Elle leur demande de prendre au sérieux, les élucubrations d’un esprit dérangé ! Que peuvent-elles penser d’une civilisation pour qui le sommet de l’art est un urinoir sous des projecteurs. Est-ce pour cette civilisation que des soldats de plusieurs nations, ont donné leur vie ?

Les Talibans ont détruit les Bouddhas millénaires de Bâmiyân. L’épopée messianique conduite par les États-Unis n’a rien trouvé de mieux à proposer pour raviver l’art sur ces décombres, qu’un urinoir.  Il aurait été plus utile de parler aux Afghans de l’art gréco-bouddhique qui s’épanouissait jadis sur leurs terres, fruit de l’épopée d’Alexandre et de la rencontre entre deux civilisations. Cette ONG aurait mieux fait de leur parler des miniatures persanes et des estampes japonaises, leur dire que les occidentaux sont les héritiers du Parthénon, et des bâtisseurs de cathédrales et de vitraux enchâssant la lumière dans des symphonies de pierre ciselée. On aurait pu montrer à ces Afghanes, que les Talibans enferment sous l’obscurité ignoble du tchador, la manière dont la civilisation occidentale célèbre la beauté féminine depuis des millénaires. Mais non, une obscure ONG leur a montré L’Urinoir de Duchamp, parfait symbole du ricanement cynique et du nihilisme qui rongent l’Occident.

Mais il faut se garder de généraliser. Beaucoup de mes amies et amis, se sentent plus proches des Afghanes effarées, que de l’ONG « éducatrice ». 

Les Occidentaux, qui se veulent encore héritiers des philosophes d’Athènes, des chevaliers de la Chrétienté et des savants des Lumières, qui considèrent que l’Opéra Garnier est de l’art, mais que des pneus plaqués or, n’en sont pas et n’ont rien à y faire,  attendent autre chose qu’un urinoir, un carré blanc sur fond blanc, ou les œuvres grossières enrobées de discours pédants de Jeff Koons. Ceux-là ne sont pas les responsables de la défaite face aux Talibans. Pourtant, ils sont aussi coupables. Coupables, parce que pervertis eux aussi. Pervertis et rendus lâches, car ils acceptent sans réagir, qu’un prétendu « politiquement correct » lentement les déposséde de leur histoire, de leur dignité, par une éducation qui les dévitalise, qui glorifie l’effacement de soi et le renoncement. 

 Les occidentaux sont coupables d’avoir laissé la soif de beauté se déliter, étouffée par la banalisation du moche plus encore que du laid.  L’Occident est coupable d’avoir renoncé à l’élan vers la grandeur, victime du Dieu Argent.

 Pourtant, l’Occident était parvenu à imposer l’abolition de l’esclavage sur la quasi-totalité du globe. Il a remporté des batailles éclatantes, au champ d’honneur et sur lui-même. Il a permis à l’humanité entière de lutter contre les épidémies et les famines, et de réduire de façon presque miraculeuse la mortalité infantile. Il a apprivoisé l’électricité et l’atome, et ouvert la route vers les étoiles. Mais si l’Occident veut un jour pouvoir à nouveau défendre véritablement la dignité de l’Homme, il devra d’abord retrouver la conscience de sa dignité, de ses responsabilités, et relever la tête. Ces peuples, qui se disent civilisés, devraient, comme Diogène, une bougie à la main, chercher des hommes dignes de les diriger. Mais, hélas, je n’en vois pas beaucoup se profiler et émerger de la meute.

 

 

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16 octobre 2021

IL FAUT APPELER UN CHAT, UN CHAT

Tollé en Algérie ! pour la junte algérienne, le président français, Emmanuel Macron, a franchi le Rubicon, allant là où aucun de ses prédécesseurs n’a osé s’aventurer : faire croire que la nation algérienne n’existait pas avant la colonisation française.

   Il s'agit là aux dires des généraux, d'une digression impardonnable qui n'a jamais été commise par aucun président français. 

  Faux ! les généraux algériens devraient revoir leurs livres d’Histoire.  Macron ne fait que marcher dans les pas du Général de Gaulle.

  Emmanuel Macron n’est pas le premier président français à avoir remis en question l’existence d’une nation algérienne.

  Bien avant lui, le 16 septembre 1959 précisément, alors que l’Algérie est encore une colonie française, le général de Gaulle, dans un discours télévisé, va tenir des propos encore plus précis. 

  Voici ce que dit le général De Gaulle dans son allocution : « Car, depuis que le monde est le monde, il n’y a jamais eu d’unité, ni, à plus forte raison, de souveraineté algérienne. Carthaginois, Romains, Vandales, Byzantins, Arabes syriens, Arabes de Cordoue, Turcs, Français, ont tour à tour pénétré le pays, sans qu’il y ait eu, à aucun moment, sous aucune forme, un État algérien », affirme ainsi avec aplomb l’érudit Charles de Gaulle, alors président de la République française. 

 Il est vrai que le pouvoir d’aujourd’hui, en Algérie, a intérêt à omettre, voir oublier, les propos du général de Gaulle qui sont d’une crudité sans pareille mais conforme à la vérité historique des faits qu’il annonce et assume.

 Pour la junte à Alger, toute vérité n’est pas bonne à dire !

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15 octobre 2021

FAUT-IL REPENSER NOTRE MODÈLE ÉCONOMIQUE ?

 

   La population pourrait décroître avant 2100

C’est un bouleversement des équilibres de la population mondiale qui est projeté par des universitaires américains, dans une vaste étude

publiée en juillet 2020 par la revue médicale The Lancet. Selon ce travail, la population mondiale

pourrait atteindre son pic en 2064, 19,7 milliards d’individus, et entamer alors un déclin pour redescendre à 18,8 milliards de Terriens à la fin du siècle.

Les chercheurs de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME, institut de statistiques médicales

Rattaché à l’université de l’Etat de Washington, Seattle) anticipent une baisse globale du nombre de naissances par femme, en raison d’un meilleur accès aux moyens de contraception et d’un niveau d’instruction plus élevé.

Ces données différent des projections effectuées tous les deux ans par les Nations unies (ONU) dans leurs perspectives démographiques, qui prédisent un pic de la population mondiale à la fin du siècle (10 milliards), mais n’ont jusqu’alors pas anticipé de décrue au cours du XXIe siècle. Ces conclusions divergentes s’expliquent par les modèles utilisés.

Les experts de l’ONU s’appuient sur l’évolution passée des indicateurs de mortalité, de fécondité et de migration pour prédire des trajectoires à long terme. L’équipe de l’IHME, institut chargé du programme

d’études, Global Burden of Disease, (GBD, qui évalue la

mortalité et l’invalidité dues aux principales maladies), a quant à elle, travaillé à partir de la vaste

base de données du GBD et élaboré différents scénarios, anticipant que certaines politiques, notamment en matière d’éducation et de santé, pouvaient influer la fécondité ou les migrations.

En Afrique subsaharienne en particulier, l’IHME prévoit une chute spectaculaire des taux de fécondité.

Au Niger, par exemple, qui enregistrait 7 naissances par femme en 2017, le taux de fécondité descendrait

à 1,8 à la fin du siècle.

L’ONU anticipe aussi une baisse importante de la fécondité en Afrique, mais moins rapide.

« 2100 est un horizon très lointain, met en garde le démographe Gilles Pison, qui n’a pas participé à

l’étude. Autant, pour 2050, dans trente ans, c’est une génération, les projections sont solides. Mais d’ici

à quatre-vingt ans, beaucoup de choses peuvent se passer. » Pour le professeur au Muséum national

d’histoire naturelle et chercheur associé à l’Institut national d’études démographiques (INED), la baisse anticipée de la population mondiale par l’IHME s’explique par un scénario de convergence des pays vers un taux de fécondité plus bas que celui estimé par

l’ONU. Une hypothèse qui reste « spéculative », selon M. Pison. D’après le modèle de l’IHME, 183 des 195 pays étudiés enregistreraient un nombre de naissances par femme inférieur à 2,1 en 2100, en dessous du seuil de remplacement.

Au niveau mondial, le taux de fécondité passerait de 2,37 en 2017 à1,66 en 2100. Seules trois régions verraient leur population augmenter par rapport à 2017 : l’Afrique subsaharienne (de 1 milliard

d’habitants aujourd’hui à 3 milliards en 2100), l’Afrique du Nord (978 millions en 2100) et le

Moyen-Orient (600 millions).

Ailleurs, il faut, selon les chercheurs, s’attendre à un déclin. Vingt-trois pays verraient leur population

diminuer de moitié, dont le Japon, la Thaïlande et plusieurs pays européens. La population italienne

passerait de 61 à 30,5 millions en 2100. L’Espagne connaitrait une trajectoire similaire, de 46 à 23 millions, tout comme le Portugal, de 11 à 5 millions. La

Chine, elle, passerait de 1,4 milliard d’individus à 732 millions.

Quelques pays, comme le Royaume-Uni ou la France, verraient leur population se maintenir, en raison

d’une fécondité proche du seuil de remplacement et d’un solde migratoire positif.  Plus préoccupant, la pyramide mondiale des âges, sera, elle aussi, amenée à bouger : en 2100, la planète pourrait compter plus de 2,37 milliards d’individus de plus de 65 ans, pour seulement 1,7 de jeunes. 

 On peut en conclure que l’ensemble de la planète va avoir à régler un problème difficile : baisse des productifs et montée des retraités. C’est le modèle économique qui est à repenser entièrement.

 Les nouvelles technologies, l’intelligence artificielle et la robotisation, vont-elles apporter une réponse au vieillissement des populations et contribuer efficacement aux besoins de ces mêmes populations. Seul l’avenir nous le dira.

 

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12 octobre 2021

PEUT-ON ËTRE PLUS ONUSIEN ?

Extrait du discours du président chinois Xi Jinping à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU de septembre 2021
« Il n'y a qu'un seul système international, celui centré sur les Nations Unies, qu'un seul ordre international, celui fondé sur le droit international, et qu'un ensemble de règles, les règles fondamentales régissant les relations internationales basées sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies.
L'ONU doit porter haut l'étendard du véritable multilatéralisme et servir de plateforme essentielle où tous les pays travaillent ensemble à préserver la sécurité universelle, à partager les fruits du développement et à orienter l'avenir du monde. L'ONU est invitée à assurer un ordre international stable, à augmenter la représentation et le droit à la parole des nombreux pays en développement dans les affaires internationales et à jouer un rôle leader dans la promotion de la démocratie et de l'état de droit dans les relations internationales. »

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