Gabriel Banon, Politiquement Incorrect.

17 juin 2021

LE PRESIDENT AMERICAIN, JOE BIDEN, SORT DU BOIS !

  Joe Biden a inauguré sa tournée européenne, en se rendant, ce jeudi, au Royaume-Uni, où il s’est entretenu avec Boris Johnson, le Premier Ministre britannique. Il a participé, ensuite, aux sommets du G7 ces 11,12 et 13 juin aux Cornouailles, où s’est invité le Brexit avec son problème irlandais ; de l’Otan, puis de l’Union Européenne les 14 et 15 juin à Bruxelles et enfin à Genève où il a rencontré, en tête à tête, Vladimir Poutine ce 16 juin à Genève.

  Joe Biden ne s’est pas engagé, outre mesure, avec les Européens. Il n’a que survolé les problèmes de l’heure.  On a fait plus dans la bienfaisance en débattant sur l’opportunité de livrer 1 milliard de doses aux pays en retard sur la vaccination, que dans la politique, la vraie, la dure, qui pose les problèmes sur la table, sans complexes de part et d’autre. Oui, on a parlé des relations avec la Chine, de la Russie et bien sûr de l’Ukraine, sans plus. Au-delà des retrouvailles, qui se voulaient rassurantes, on a constaté du côté européen une certaine lucidité vis-à-vis de Washington. Il semble que les dirigeants du Vieux Continent attendaient avec curiosité mais réserve, le premier contact formel avec le nouvel occupant de la Maison Blanche. Entre le sommet du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni avec l’UE au rang d’observateur); la réunion des pays membres de l’Otan , à Bruxelles ; le rendez-vous bilatéral Union Européenne-États-Unis qui s’est déroulé ce 15 juin dans la capitale belge et le tête-à-tête avec son homologue russe, Vladimir Poutine, le jour d’après à Genève, le président américain devait se dévoiler et préciser un peu plus ses intentions sur la scène internationale. J’ai suivi jusqu’au bout, en direct, la conférence de presse de Poutine, à l’issue des entretiens. Le Président russe n’a pas cessé de complimenter Biden, homme d’expérience, avec des règles morales. Un Président qui pose les problèmes et va jusqu’au bout de ses raisonnements. Poutine a assuré, plusieurs fois, qu’il n’a perçu aucune hostilité ni agressivité de la part de Biden. Ils ont décidé le retour à leur poste, des ambassadeurs. Autrement dit, il n’y a pas de guéguerre entre ces deux grands. « Business as usuel ! »

 Mais si les États-Unis de Biden, paraissent plus civils que ceux de Trump, on a pu constater que sur le fond, c’est toujours « América First ». Biden, par contre, n’est toujours pas avare de déclarations à l’emporte-pièce : il vient, dans un message adressé au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, l’assurer que le soutien des États-Unis à l'Ukraine ne faiblira pas, mais ne lui ouvre pas la porte de l’OTAN, pour autant. Joe Biden lui a affirmé « que les États-Unis étaient attentifs à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine, face à l'agression continue de la Russie dans le Donbass et en Crimée ». Et d’ajouter, lors d’un entretien téléphonique avec le maître de Kiev : « l’Amérique sera toujours là pour défendre l’intégrité territoriale de l’Ukraine ! » Ira-t-il jusqu’à y déployer des forces militaires américaines ? Peu probable. 

 C’est vraisemblablement ces lignes rouges dont il a voulu informer le maître du Kremlin. Des lignes rouges qui déteignent rapidement devant les événements, comme ce fut le cas pour son prédécesseur démocrate, Barak Obama, en Syrie.

  Un sourire, une poignée de main un peu plus douce et une tape sur le dos, ont-ils suffit à faire renoncer les européens à leur projet d’une force de défense européenne, en dehors de l’OTAN ?

  Le président russe, Vladimir Poutine, lors de sa dernière visite à Paris, avait exprimé son soutien à cette idée de créer une armée européenne, soulignant qu’elle serait “un processus positif pour le renforcement du monde multipolaire“.

“L’idée de créer des forces armées alternatives européennes n’est pas nouvelle. Je trouve que l’Union Européenne est une union économique puissante et il est tout à fait naturel qu’elle veuille être indépendante, autonome et souveraine dans le domaine de la défense et de la sécurité“, avait indiqué Poutine dans une interview à la chaîne “Russia Today“.

  Un sujet qu’ils n’ont pas pu éviter, est le traité de surveillance militaire « Open Sky ». Ce texte, signé par 34 pays, permet de vérifier, par des vols d’avions non armés, les mouvements militaires et les mesures de limitation des pays signataires.

Mais le 22 mai 2020, les États-Unis avaient notifié les dépositaires du traité et tous les États parties au traité, de leur décision de se retirer du traité. Sortie qu’à confirmé Biden en refusant d’annuler le décret Trump sur ce sujet.

Poutine,une semaine avant la rencontre de Genève, a officiellement retiré son pays du traité de surveillance militaire Open Sky ; Normale réponse du berger à la bergère !

   On ne saura pas, du moins tout de suite, ce que ces deux grands, se seront dit vraiment ou peut-être décidé. Biden a annoncé, avant de quitter Washington, qu’il n’y aura pas de conférence de presse commune, « nous ne sommes pas dans une compétition ! » avait-il souligné.

  Après des insultes de cours de récréation, rappelez-vous : « Poutine est un tueur, il va le payer cher ! », sans doute briffé par les responsables du Pentagone, il avait  téléphoné au président Poutine (le tueur) pour qu’il accepte cette rencontre, dans le but d’améliorer la qualité des relations entre les deux pays ; Mission accomplie ?

  Poutine n’ayant jamais insulté un chef d’état (à ma connaissance), c’est surement Biden qui a dû mettre un peu plus d’eau dans son vin, lors de ces entretiens.

  Paris vaut bien une messe, avait dit le roi de France, Henri IV. Biden doit prendre en compte les réalités géopolitiques et militaires, la Paix mondiale vaut bien quelques couleuvres à avaler ! 

 

 

 

 

 

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16 juin 2021

LE PRINCIPE DE PETER

Le principe de Peter démontre chaque jour : qu’on s’élève jusqu’à atteindre son niveau d’incompétence.
Saâd-Eddine El Othmani, le chef de gouvernement le démontre chaque jour par son incompétence et son ignorance de ce qu’est la bonne gouvernance. Ses dérapages nombreux me poussent à sortir du devoir de réserve que certaines de mes fonctions m’imposent.
Une bonne gouvernance demande une information rigoureuse, un minimum d’honnêteté intellectuelle et le respect d’une règle fondamentale : on démissionne lorsque l’on n’est pas d’accord avec les choix politiques et géopolitiques de l’autorité suprême de son pays.
On doit mettre en harmonie ses actes et sa signature, avec ses discours, quelque soit le public auquel on s’adresse.
Prétendre vouloir la paix au Moyen-Orient et affaiblir l’Autorité Palestinienne au profit du Hamas, est loin d’être constructif. Il est vrai que le Hamas, comme le PJD, est lié avec le mouvement dit : « Les Frères Musulmans. »
Après s’être couvert de ridicules en félicitant le Hamas pour sa « victoire sur l’entité sioniste » (peu de mémoire, pour un premier ministre signataire avec cette « entité » des accords de normalisation), voilà qu’il récidive en invitant le chef du Hamas (entité classée terroriste par l’ONU) à Rabat. Ce dernier est arrivé ce mercredi pour plusieurs jours ( ?) invité par le PJD. Manœuvre politicienne à l’approche des élections de septembre, où il est donné perdant.
La question reste entière : déclare-t-il la guerre à la politique de sa Majesté au Moyen-Orient ?

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11 juin 2021

JUSQU’OU IRONT LES GAFAM ?

Voici ma chronique poltique hebdomadaire pour ce vendredi

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                Les GAFAM, cette nébuleuse tentaculaire que sont les monstres d’Internet : Facebook, Apple, Google, Amazone et Microsoft, ne se contente plus de gagner de l’argent, beaucoup d’argent, elle s’arroge aujourd’hui le droit de censurer, interdire et enlever le droit de s’exprimer, à ceux qui ne sont pas conformes à leur ligne du « politiquement correct ».

 Ces cinq grandes firmes américaines se sont installées et agissent comme les maîtres du monde. Ces entreprises stars de la Silicone Valley ont envahi le quotidien des citoyens du globe. Ils ont, aussi, fait des petits, les NATV pour Netfix, Airbnb, Tesla et Uber, véritables satellites de leurs ainés.

  Ces GAFAM représentent les plus grandes capitalisations boursières du monde. Ces capitalisations, hormis Facebook, dépassent les 1000 milliards de dollars, l’équivalent en PIB d’un pays comme les Pays-Bas, qui sont, il faut le rappeler, 17em dans le classement des pays les plus riches du monde.   On est en face de véritables monopoles. Aux États-Unis, ils devraient être visés par la législation anti-trust.

 Google, par exemple, concentre à lui seul plus de 90 % des requêtes sur internet dans le monde. Chaque jour, plus d’un milliard d’heures de vidéo sont visionnées.

Cela peut aller plus loin que de simples enjeux commerciaux ou fiscaux. Ce sont en effet des informations ou des idéologies politiques qui peuvent être suggérées en priorité aux citoyens par ces portes d’entrée aux consommateurs. Il devient alors possible de manipuler les opinions.  La neutralité garantissant la circulation sans discrimination des contenus sur internet a été abandonnée le 11 juin 2018 aux États-Unis.

En l’absence de neutralité, le moteur de recherche peut présenter des résultats qui viendront privilégier certains sites plutôt que d’autres. 

  On peut se consoler en se disant que dans l’économie numérique, un empire peut se détruire aussi vite qu’il s’est imposé.  Ainsi en a été de la suprématie du finlandais Nokia ou du canadien Blackberry dans les années 2000. 

 Les progrès technologiques peuvent provoquer une rupture technologique ou un nouveau positionnement marketing et rebattre ainsi les cartes. 

  C’est ce qui s’annonce en Extrême-Orient avec les BATX pour Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi, géants de la « high tech » chinoise.

La situation de quasi-monopole des géants de l’Internet inquiète non seulement les économistes, mais aussi le monde politique. Aujourd’hui les GAFAM disposent d'un pouvoir politique démesuré, en contrôlant la circulation de l'information. Une situation que dénonce le politologue américain Francis Fukuyama. Il met en garde l'opinion publique contre l'influence politique démesurée qu'ont acquise, en peu de temps, les GAFAM. 

Publiée par la revue Foreign Affairs, et co-signée avec les chercheurs en science politique, Barak Richman et Ashish Goel, ce cri d’alarme s'intitule : Comment sauver la démocratie de la technologie ?

 Comment peut-on accepter un État dans l’État ?  Comment accepter qu’une poignée d’hommes s’arroge le droit de punir ceux qui ne pensent pas comme eux ? Dernièrement, l’ancienne conseillère de Bill Clinton, Naomi Wolf, a été bannie de Twitter pour deux ans. Pourquoi ? Elle a tenu des propos anti-vaccination. Elle aurait donné des informations erronées, aux yeux de la direction du média, sur la vaccination pour le COVID19.

  Après la suppression du compte du président américain Donald Trump et des comptes d’autres personnalités moins connues, les Gafam s’installent comme les arbitres sans appel, pour ce qu’il faut dire et penser.

 Les gouvernements doivent réagir, et ils en ont les moyens, mais ont-ils la volonté politique de sauver la démocratie menacée ?

 Le démantèlement de ces monstres de l’internet, et la nationalisation de certains des pans de leurs activités s’imposeront, tôt ou tard. 

 

 

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09 juin 2021

Rencontre-Signature

 

Peut être une image de 1 personne et texte qui dit ’PAPERS CLUB SAMEDI 12 JUIN RENCONTRE-SIGNATURE AVEC GABRIEL BANON POUR SON DERNIER LIVRE 'LES ROBOTS DE 'APOCALYPSE" DE 17H30 A1900’
 
 

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04 juin 2021

LES DERIVES DE L’UNION EUROPEENNE

Voici ma chronique politique hebdomadaire de ce vendredi

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   L’Union européenne est née du Traité de Rome et du Marché commun mis en place à la sortie de la deuxième guerre mondiale. L’idée directrice était : « la paix par la prospérité ».

Aujourd'hui, des traités successifs ont fait du rêve européen une grosse machine lointaine, sourde et dogmatique.

   La Cour constitutionnelle fédérale allemande a déclaré que « les principes d’égalité entre les états et d’égalité entre les citoyens ne peuvent pas être conciliés dans le cadre institutionnel actuel de l’Union européenne.

  Certains observateurs trouvent que Bruxelles subvertit les institutions européennes afin qu’elles s’attribuent, en sus de leurs objectifs économiques fondamentaux, des missions qui leur sont étrangères.        Certes, nous devons à l’Europe la fin du recours à la guerre pour régler les différends entre états européens, des années de prospérité, la libre circulation des personnes, des capitaux, des services et des marchandises entre les états membres. 

 Mais le Pacte Vert  pour l'Europe est un projet qui a pour ambition de faire de l'Europe le premier continent « neutre pour le climat » en réduisant à « zéro » les émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2050. L’ennui est que les conséquences économiques insoutenables pour les Européens, n’ont pas été pris en compte. Selon la Fédération des syndicats industriels européens, le risque loin d'être négligeable, est que le Pacte Vert pour l'Europe, marginalise des secteurs industriels entiers, avec des millions d'emplois supprimés. Que va-t-on leur proposer comme avenir de rechange ?

L'UE traditionnellement faisait contrepoids à la fureur antiéconomique de certains de ses États membres, elle est aujourd'hui dans l'amplification permanente de cette fureur antiéconomique.

  La version la plus extrême de la théorie du genre, l'idée que « masculin » et « féminin » sont des concepts culturels et non biologiques, est désormais la politique officielle de l'UE. Aucune résolution des parlements allemand ou français sur le genre ou l'environnement ne peut rivaliser avec les positions radicales adoptées sur ces sujets, comme sur d'autres, par les institutions de l'UE. 

  Cette surenchère des institutions européenne dans des thèmes idéologique, n’est freinée par aucune perspective d’une sanction démocratique, du fait que l’organisation est intergouvernementale. Le « Parlement européen » élu, avec des capacités très limitées, ne change rien aux préoccupations intergouvernementales d'une telle organisation.

  Il ne faut pas s’étonner de constater qu’on est loin d’avoir développé chez les citoyens, le sentiment d’être européens avant d’être Italiens, Espagnols, Suédois ou Polonais.

La tentation autoritaire, qui menace les fondements du projet européen, commence à inquiéter. L'avenir même de l'Union européenne, confrontée à une succession de chocs sans précédent, tant internes qu'externes, est en jeu. La crise financière et économique, et aujourd’hui la crise sanitaire, ont révélé les défauts de construction de la zone euro.  L'absence de diplomatie commune et d'armée européenne, la   méfiance persistante entre les polices de l'Union, le rejet de plus en plus grand des valeurs qui ont fondé l'Europe au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, démontrent le besoin, aujourd’hui, de repenser l’Europe. 

 Les solutions bricolées dans l'urgence, n'ont fait qu'accroître la défiance d'une partie croissante des citoyens. Ils se posent de plus en plus la question : qu’elle est la valeur ajoutée de l'Union. 

  Vingt ans après la percée de l'extrême droite en Autriche, le populisme de droite radicale, et parfois de gauche radical, est désormais soit au pouvoir, soit aux portes du pouvoir, un peu partout en Europe. Des partis de gouvernement se sont « populisés » pour se maintenir au pouvoir. 

 Les citoyens, déboussolés par cette série de chocs, sont tentés par des solutions nationalistes et autoritaires qui pourraient résoudre la complexe équation à laquelle ils sont confrontés. « On a tout essayé, alors allons voir chez ces extrêmes. »

Seule une réforme des traités européens permettrait de sortir de cet enlisement rapide du projet européen. Mais elle ne peut, malheureusement, se faire qu’à l’unanimité, sauf à passer par la création d’une nouvelle Europe, à un traité à quelques-uns qui signerait l’échec des élargissements successifs. La France, sans qui rien ne peut se faire, ne semble pas en avoir la volonté. Elle reste traumatisée par l’échec de 2005, et est elle-même, rongée par le vote FN. 

  Pourtant, c’était un beau rêve !

 

 

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28 mai 2021

LES GAFAM ET L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

Voici ma chronique politique hebdomadaire pour ce vendredi

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   Au mois de juillet 2020, s’était tenu   la Conférence mondiale sur l'intelligence artificielle (WAIC) à Shanghai. On a pu constater que le Big Five des nouvelles technologies, tente depuis près d'une décennie, de conquérir le marché de l’Intelligence Artificielle (IA). C’est un marché à haut potentiel, qui s’annonce lucratif, au-delà de l’imagination.

 Selon les dernières données de « CB Insights », depuis 2010 près d'une soixantaine de start-ups travaillant sur l'intelligence artificielle ont en effet été rachetées par les GAFAM . Cette frénésie d’achat vise à préserver et renforcer leur position de précurseurs dans le domaine. Avec 20 start-ups IA rachetées, Apple arrive en tête de ce palmarès, suivi de Google qui en totalise 14. 

Microsoft a également fait ses emplettes dans l'intelligence artificielle avec pas moins de 10 acquisitions, dont GitHub et Xoxco en 2018. Microsoft dépasse donc toujours le groupe de Mark Zuckerberg, Facebook, (9 rachats depuis 2010) ainsi que le géant de l'e-commerce de Jeff Bezos, Amazon, sept rachats à son actif, dans cette course effrénée à l'intelligence artificielle.

  On peut et on doit légitimement s’inquiéter et s’interroger, comme les Médias, de la mainmise « des géants du net » sur cette nouvelle technologie qui recueille et centralise les données personnelles. Plusieurs scandales ont attiré l’attention sur l’utilisation de données dites sensibles, recueillies et exploitées, sans le consentement des personnes auxquelles elles appartiennent « en propre ».

Se pose LA question de savoir si les GAFAM, hyperpuissants, immensément riches, détenteurs des technologies et de 80 % de la « matière première » essentielle que représentent les données sensibles, vont pouvoir s’approprier l’intelligence artificielle. Que vont-ils en faire si ce n’est étendre leur domination et leur pouvoir sur les populations. Ils ont étalé, par le passé, leur pouvoir discrétionnaire en censurant un président, le Président de la plus grande puissance du monde. Les citoyens ont assisté, médusée et impuissants, à ce coup de force.

La rencontre organisée par « Future of Life Institute » en janvier 2017 à Asilomar (hôtel) à Pacific Grove, en Californie, avait pour titre « Une intelligence artificielle bienveillante » et pour sous-titre « Vers une éthique de l’intelligence artificielle ? ». Cette rencontre annonçait déjà, des bouleversements dont on ne doit pas sous-estimer les conséquences.

 Les GAFAM veulent et ont les moyens de s’approprier l’intelligence artificielle : La masse des données dont les « propriétaires » sont dépossédés, progresse d’une façon exponentielle. Il faut y ajouter les données personnelles des 15 milliards et plus, d’objets connectés.  Leurs ressources financières sont énormes, les 3 000 milliards de dollars de capitalisation boursière en donnent l’échelle. 

  Des lois anti-trust existent aux États-Unis et en Europe. A-t-on peur de les appliquer et démanteler cette pieuvre qui est en train de dominer le monde. Comment peut-on laisser des domaines aussi sensibles, comme l’Internet et l’intelligence artificielle, entre les mains de personnes dont la seule motivation est le profit et bien sûr le pouvoir.

  On se lance timidement dans une taxation indolore des GAFAM lorsqu’il faut peut-être, surement, les nationaliser.

 

 

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26 mai 2021

UNE MEMOIRE COURTE.

       Jean-Yves Le Drian, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, se répand sur toutes les chaines de télévision françaises, pour déclarer « Oh combien le président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, est impardonnable ! »

 Il n’a pas assez de mots pour qualifier le détournement d’avion fait par Loukachenko pour mettre la main sur un opposant, piraterie, acte criminel et j’en passe. Il appel à la mobilisation de tous les États de l’Union européenne pour sévir.

  Je suis d’accord sur cet acte que l’on doit qualifier de terrorisme d’état.

  Mais Le Drian serait plus crédible s’il n’omettait pas de rappeler, en le regrettant je l’espère, que la France, avec celui qui deviendra plus tard socialiste et Président de la République française, François Mitterrand alors ministre de l’intérieur, le 22 octobre 1956, avait elle aussi, détourné l’avion de la compagnie marocaine, Air Atlas-Air Maroc, avec à son bord cinq dirigeants du FLN (Front de la Libération Nationale). Ces opposants à la politique de la France en Algérie, furent aussitôt arrêtés et emprisonnés.

  Monsieur Le Drian, pour donner des leçons, il faut avoir « les fesses propres ».

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21 mai 2021

LES RODOMONTADES DE BIDEN

On reprend les bonnes habitudes. Voici ma chronique politique hebdomadaire de ce jour :

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    Joe Biden, le tigre en papier, comme Mao Zedong appelait l’Amérique, a rugit mais n’a pas fait trembler la jungle géopolitique.

 Le secrétaire d’état américain, Anthony Blinken, a déclaré récemment : « Le président Biden a été très clair à ce sujet. Si la Russie agit de manière imprudente ou agressive, il y aura des coûts, il y aura des conséquences. »

 Après plus de cent jours d’exercice du pouvoir présidentiel, Joe Biden n’a pas encore apparemment, pris connaissance de tous les dossiers, en particulier l’étude comparative de l’armement tactique nucléaire USA/ Russie.

  Il aurait pu constater au travers d’un classement des armées suivant l’indice de puissance militaire, que Global FirePower hiérarchise les pays les plus engagés en armements ainsi :

 N°1 des armées les plus puissantes en 2020 : Les États-Unis, et

 N°2, la Russie, talonnant de près les États-Unis

 

avec un indice de puissance de 0,681, et Global FirePower d’ajouter, la Russie est une puissance militaire redoutable. 

 Faut-il par ailleurs préciser que la Russie devance largement les États-Unis en armements tactiques nucléaires.

 Si c’est des sanctions économiques dont en parle, son prédécesseur s’y était lancé avec comme résultat : resserrer les liens de Moscou avec Pékin.

  La stratégie des effets d’annonce n’est pas du standing d’un Président des États-Unis, mais peut-être

que la situation aux États-Unis est plus préoccupante qu’il n’y parait, alors rouler des mécaniques, rassure peut-être le citoyen lambda.

Biden devrait tenir un peu plus compte de l’évolution du Monde et des prises de conscience des populations, spécialement en Occident et particulièrement en Europe. Comme l’ont déclaré, crument et publiquement, les diplomates chinois à leurs collègues américains : « Donner des leçons au monde n’est plus acceptable aujourd’hui, serait-ce de Washington. »

Les Casques bleus doivent-ils intervenir à Washington ?  L’invasion du Capitole par des manifestants pro-Trump avait suscité l’ironie à travers l’Afrique, habituée à recevoir les leçons américaines en matière de démocratie.

 « Ce qui s’est passé nous rappelle que la nature humaine, peu importe la couleur ou les origines, a besoin de garde-fous : éducation, institutions fortes, leadership responsable, pour contenir ses instincts primaires », complète Floribert Anzuluni, le coordinateur de l’association africaine, Filimbi.

 Joe Biden ne devrait pas chausser les gros sabots de Donald Trump, cela ne le mènera pas loin.

Face à la Chine et à la Russie, Biden n’est pas au bout de ses peines. Le président américain entend réaffirmer la puissance des États-Unis face à ces deux grands. Est-ce le retour de la guerre froide ? Pas tout à fait, le rapport de force n’est plus du tout le même.

 On est devant une nouvelle ère de concurrence acharnée entre superpuissances. Cette réalité couvait depuis des années, elle a éclaté au grand jour quand Biden a repris à son compte la suggestion que Poutine serait un “tueur”, et quand les Chinois, comme dit plus haut, lui ont reproché d’avoir l’arrogance de croire que le monde souhaitait imiter leurs libertés. En fait, tout cela est de la gesticulation, des rodomontades, car nul ne veut, ni a intérêt à des relations conflictuelles durables. 

Les dernières nouvelles de Washington viennent confirmer les propos de cette chronique : Joe Biden a appeler Poutine pour qu’une rencontre soit organisée dans le but, aux dires du département d’État, de baisser les tensions entre les deux pays.

 

 

 

 

 

 

 

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17 mai 2021

NETANYAHOU, PYROMANE ?

REFLEXIONS

        Le Hamas a décidé d’attaquer Israël en lançant plus de 1700 roquettes, au prétexte des violences entre policiers israéliens et jeunes palestiniens sur l’esplanade des mosquées, le mont du temple. 

 Ces échauffourées ont surpris par leur violence. On peut se poser deux questions : Pourquoi les policiers israéliens ont réagi si violement, contrairement à l’accoutumé ; ils ont toujours démontré une retenue exemplaire et un savoir-faire certain, à maitriser ces situations ; des instructions avait été donné pour ne donner l’accès du mont du temple qu’au plus de quarante ans, or l’esplanade était noire de jeunes palestiniens.

 Sommes-nous devant un acte délibéré, qui cherchait à créer une situation de crise ? Les mauvais esprits diront qu’elle profite au premier ministre sortant, Benyamin Netanyahou. Il est certain que seul le gouvernement provisoire mené par Netanyahou pouvait donner des instructions de fermeté aux policiers. Par contre la présence de tant de jeunes sur le mont du temple reste une énigme pour certains. Un fait, les événements déclenchés par le Hamas ont suspendu, voir compromis, l’accord de coalition formant un nouveau gouvernement israélien et où le parti islamiste était présent. En effet, les victimes israéliennes ont crispé les tenants d’une telle coalition et les victimes palestiniennes ont refroidi les tenants d’une collaboration avec les partis hébreux.

   Mais, Netanyahou, qui cherche désespérément à se maintenir, a raté son coup, les anti-Bibi ne veulent pas le voir dans aucune combinaison, vérité du moment.

  On savait que Benyamin Netanyahou était capable de tous les coups tordus, mais, pyromane……

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13 mai 2021

LES EVENEMENTS DU MOYEN-ORIENT : DECHRYPTAGE

Voici ma chronique du vendredi, en avance d'un jour, vu les evénements.

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   On s’était habitué aux heurts entre la police israélienne et les Palestiniens sur l’esplanade de la Mosquée, le mont du temple. A chaque célébration, encore plus, durant le mois sacré de Ramadan, Palestiniens et policiers israéliens échangent des coups.

 Mais cette année, le Hamas semble avoir décidé de frapper les esprits, en envoyant plus de 1500 roquettes sur Israël, sans distinction. Tel Aviv et les petites villes aux alentours, Jérusalem entre autres, ont fait l’objet de ces tirs à l’aveuglette. 

 1500 roquettes, c’est vouloir et viser la destruction d’une bonne partie du pays. Le Hamas a-t-il atteint son but, ou visait-il un autre objectif ?

  Depuis quelques temps, l’autorité palestinienne et le Hamas affrontent une situation inédite et inattendue : la normalisation des relations entre Israël et certains pays arabes, phénomène qui est loin d’être ponctuel. D’autres normalisations sont en cours et certaines alliances objectives entre l’État hébreux et de grands acteurs des pays du Golf, vont s’étaler au grand jour. Parallèlement, le parti arabe en Israël, a participé aux élections et, pour la première fois de l’Histoire d’Israël, des députés arabe/israéliens vont siéger à la Knesset, le parlement israélien, au titre de leur parti. De plus, les tractations pour la formation d’un gouvernement, laissent entendre que la participation du parti arabe dans la coalition gouvernementale n’était pas exclue. Cela veut dire que les arabes israéliens optaient pour l’intégration dans l’état.

 Normalisation et intégration, voilà deux situations qui interpellent Fatah et Hamas. Ce développement met en danger l’œuvre de Yasser Arafat : universaliser la cause palestinienne.

 Le Fatah, en la personne du Président de l’Autorité palestinienne, a sagement opté pour le dialogue avec les capitales arabes. Le Hamas, qui vise à supplanter le Fatah aux prochaines élections, opte pour l’action armée.

  Le Hamas avec une attaque qui a surpris par son ampleur, vise également à mobiliser la rue des pays arabes, ce que certaines capitales ne vont pas lui pardonner. 

Le but de provoquer d’énormes dégâts, ne semble pas atteint, l’armée israélienne interceptant plus de 95% des roquettes tirées. Le spectacle des tirs de roquettes dans la nuit, véritable feu d’artifice, a été largement médiatisé par les Israéliens, qui ont cherché, ainsi, à justifier une réaction militaire qui n’a pas montré de retenue. Un statu quo a sauté, celui de ne pas s’attaquer au quartier général du Hamas. Il se traduit par la destruction de l’immeuble, de nombreuses victimes, en particulier des cadres et commandants des forces armées du Hamas.

  Bien sûr, tout le monde s’active pour la mise en place d’un énième cessez-le-feu. Le Hamas, pas plus qu’Israël, ne désirent une guerre, au moins pour le moment. Dès demain, commencera l’accalmie et lundi, la situation ante reprendra ses droits. Inchallah.

 

 

 

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