Gabriel Banon, Politiquement Incorrect.

17 septembre 2021

SEPTEMBRE, LA RENTREE : TOUR D’HORIZON

   

 

En ce 11 septembre, l’Occident se livre à une douloureuse introspection, pendant que l’Amérique se recueille ; Elle se souvient des victimes de l’attentat le plus meurtrier commis sur son territoire. Les Américains n’en ont pas fini de revivre ce jour funeste minute par minute. Ils pleurent sur l’unité perdue du pays et cherchent un sens aux engagements de ces deux dernières décennies.

 Vingt ans d’engagement en Afghanistan, quel profit en a tiré Washington ? Qu’ont gagné les Américains après avoir dépensé 300 millions de dollars par jour, pendant 20 ans- une hallucinante dépense pour une armée afghane qui s’est avérée d’opérette. Il est sidérant que les services américains aient ignoré la corruption et la situation réelle du pays. Les images du chaos de l’aéroport de Kaboul resteront longtemps gravées dans la mémoire collective du monde.

   Tout cela pour quel héritage ? Certainement pas pour celui que Ben Laden avait imaginé ! Vingt ans après, l'onde de choc ébranle toujours la Maison-Blanche, puisque c’est encore à cause du conflit afghan qui en avait résulté, que Joe Biden est aujourd’hui affaibli.

, pendant que l’Amérique se recueille et pense aux victimes du plus affreux attentat commis sur son territoire.L’Occident est-il toujours un modèle ? On en doute de plus en plus, à tort, car il reste la plus grande puissance économique, militaire et financière, du monde. 

La Chine a démontré que son modèle insolite marche. Il nous renvoie au passé : le despotisme éclairé.  

Pékin saura-t-il toutefois maîtriser cet « animal encombrant » qui le menace ? Evergrande, un empire de l'immobilier et de la finance au bord de la faillite, perclus de dettes abyssales. Un animal que Wall Street définirait comme étant «systémique». Le sauvetage d'Evergrande est pour Pekin une affaire politique : Le régime n’est pas à une anomalie près : un régime communiste, qui va sauver un géant privé au nom de l’intérêt général !

 En France, la maitrise de la dette donne des signes d’inquiétude : les investisseurs s’attendent à la remontée des intérêts à long terme. Signe d’une certaine nervosité, le rendement des obligations d'Etat à dix ans est redevenu tout juste positif. Peu à peu on voit se confirmer la fin d’une anomalie : un État qui s’endette en gagnant de l’argent… On comprend dès lors le cri d'alarme de la Cour des Comptes qui souligne le dérapage des dépenses publiques. On comprend mieux aussi pourquoi l’Élysée suit avec une attention accrue et nerveuse, les législatives allemandes. Selon le vainqueur- et surtout la composition de la future coalition- la pression sur Paris sera plus ou moins forte pour imposer à la France un effort accru sur l’équilibre des comptes publics. 

Les prétendants à la succession du président, eux, font semblant d’avoir peur de la candidature d’Eric Zemmour. Il n’a aucune chance de devenir le prochain hôte de l’Élysée. Mais il prendra sûrement des voix à l’extrême droite. S’il se présente, il va, en réalité, rouler pour Emmanuel Macron… On se demande qui fait semblant d'avoir peur de lui ?  Réponse : à peu près tous. Mais un autre, dans l’ombre, perturbe le jeu à sa manière : il s’agit d'Edouars Philippe. L'ancien Premier ministre n'a pas fini de peser dans la course à l’Elysée. D’autant que le président lui-même n’a pas arrêté sa ligne… Edouard Philippe va soutenir le président Macron. Il se place ainsi pour une succession qui apparaitra alors logique en 2027.

En attendant, le président sortant peut se prévaloir, au sortir de la crise du siècle, d’un bilan inespéré en matière d’emploi. 

Est-ce la raison pour laquelle l’ouverture, enfin, du marché du rail à la concurrence n’a suscité aucune vague ? La région Paca vient d'accorder à Transdev le contrat de la ligne Marseille-Nice, dont la SNCF a été évincée. Une première dans l’histoire du rail depuis la Libération !

 Le monde aérien vit aussi des turbulences. Easyjet a rejeté une offre de rachat d'une autre compagnie; le low cost britannique cherche maintenant à mettre la main sur ses concurrents. 

  La Chine, Israël, la Russie et les États-Unis se livrent à nouveau une guerre dans la conquête spatiale.

C'est une course qui se joue principalement, entre les Etats-Unis et la Chine. Ces deux géants se livrent à des démonstrations de force depuis quelques années : la conquête spatiale est relancée. Face aux 48 milliards de dollars investis par les États-Unis, la Russie et ses 8 milliards de dollars sont clairement dépassés. "La Chine envoie aujourd'hui plus de satellites que les Américains et veut qu'un taïkonaute marche sur la Lune d'ici 2030", annonce la journaliste Agnès Vahramian depuis Washington (États-Unis).

 

Le monde de l’automobile n’est pas en reste. Au Salon de Munich, Dacia, qui appartient au groupe Renault, a présenté son Jogger, un crossover familial à prix abordable. Une machine à conquérir le marché de masse. 

 Proposer des prix bas reste une recette sûre. 

 En France, les producteurs de lait bio font en ce moment une amère expérience :  la production est aujourd’hui, supérieure à l’offre. Un signal qui pose la question de l’avenir du tout Bio. 

Bill Gates, le récent divorcé, vient de devenir actionnaire majoritaire de Four Seasons, le groupe d'hôtels de luxe. Le secteur est en vogue, comme en témoigne l’ouverture à Paris, dans le bâtiment art déco de la Samaritaine, d’un palace à l'enseigne Cheval Blanc.

Et le Maroc ? La rentrée se fait sous les signes de l’Espoir et de l’Enthousiasme. Les élections du huit septembre ont fermé la parenthèse PJD. Les islamistes ont essuyé une cuisante défaite qui risque de les pousser vers plus de radicalisme, et au rejet du « système ». En tout état de cause, le Royaume doit s’attendre à un boom économique et une montée des investissements.

 Les bénéfices des accords d’Abraham, vont être de plus en plus ostensibles. 

 Le Maroc va enfin avoir un gouvernement en phase avec les orientations de Sa Majesté Mohammed VI.

 

 

 

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10 septembre 2021

L’HOMME ET LA MORT

Pour ce vendredi, je vous offre une chronique insolite:

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Le centenaire Edgar Nahoum dit Edgar Morin, a beaucoup écrit sur la Mort. Parfois il développe des « lapalissades » qui passent par son style souvent scientifique. « La mort est ce qui identifie l’homme à l’animal et ce qui l’en différencie, écrit-il, comme tout être vivant, l’homme la subit. À la différence de tout être vivant, il la nie par ses croyances en un au-delà ». On ne peut qu’être d’accord avec cette introduction à un sujet si grave.

 Les attitudes fondamentales de l’homme à l’égard de la mort sont constantes, depuis la nuit des temps. Il l’ignore, tout au long de sa vie et à l’approche du départ, se console en revenant aux croyances, religieuses ou métaphysiques, qui l’assurent d’un au-delà.

Que de mythes ont été développés autour du dernier saut vers « cet » inconnu ! D’abord la survie dans un monde idéalisé, parfois redoutable, où l’imaginaire vous envoie vers un tribunal sans plaideurs. Pour certains, c’est l’horreur qu’elle suscite, pour d’autres c’est la curiosité : enfin savoir ! C’est que personne n’est revenu pour raconter …

 Certaines croyances asiatiques ont réglé le problème par la réincarnation, la renaissance. La réincarnation ? un processus de survivance après la mort par lequel l’âme accomplirait des passages de vies successives dans différents corps, humains, animaux ou végétaux, selon les théories.

Elle est assimilée à travers la littérature à la transmigration des âmes, aux concepts demétampsydhose, de métansomatose, de palingénésie  ainsi qu'à l'Eternel retour.

On la retrouve dans diverses religions et philosophies depuis l'antiquité', mais aucune unanimité théologique ou dogmatique n’accompagne le phénomène décrit.   C’est à la fin du xixe siècle, que la réincarnation a été popularisée en Occident par divers courants ésotériques et spirites . L’ennui, si renaissance il y a, c’est sans mémoire de sa vie précédente.  Aussi, tout reste à prouver.   Les grandes civilisations historiques ont toutes tenté d’y apporter une réponse, avec plus ou moins de bonheur. La crise contemporaine d’identité que connaissent les sociétés actuelles, s’accroche aux nouvelles conceptions biologiques qui pourraient apporter un nouvel éclairage sur les relations entre la vie et la mort.

 

Edgar Morin à travers ses livres, comme Les Stars ou L’Esprit du temps, L’Homme et la Mort, se découvre le sociologue de la culture de masse et de l’imaginaire moderne. Il fut, un temps, l’intellectuel emblématique de la gauche critique et antistalinienne. Son livre Le Paradigme perdu, est-il la matrice originelle des interrogations anthropologiques et épistémologiques qui l’occupent désormais ? 

Des synthèses marquantes comme L’Anthropologie de la mort de Louis-Vincent Thomas et Les Vivants et les Morts de Jean Ziegler, couronnent, au milieu des années 70, la première grande vague de travaux sur le problème de la mort. Elles attestent, par leurs nombreuses références aux hypothèses d’Edgar Morin et par la façon dont leurs analyses adoptent sa problématique, l’influence que son livre continue d’avoir dans les sciences humaines, plus de vingt-cinq ans après sa parution. 

Mais l’historiographie de la Mort reste à écrire.

 

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03 septembre 2021

L’ECOLOGIE POLITIQUE DEVIENT-ELLE UNE RELIGION

  Les verts, aujourd’hui, ont envahi la scène politique. Ils veulent purifier la terre, et supprimer pour toujours, le carcan oppressant du vieux monde. 

  Haro sur la civilisation occidentale désespérément coupable de tout. Les sorcières de la nouvelle religion, délivrées des oripeaux étouffants de la raison, s’abandonnent aux mirages des lendemains qui chantent. 

Sous les noirs nuages des centrales à charbon et à gaz qui remplaceront les centrales nucléaires, bercée par le grincement lancinant des éoliennes qui auront pris la place des forêts, le monde s’unira enfin « en vert » un monde où la femme régnera en maîtresse. 

Sandrine Rousseau, une des égéries de ce monde sublimé, dit tout haut ce que son parti pense tout bas :  l’avenir pour les bobos des grandes villes, sera « la fin d'une époque de souillure », le monde ne « souffrira » plus de « trop de rationalité », de cette rationalité dont le monde crève. Le dessein des hérauts verts vise la transformation de nos habitudes de vie au profit de plus de collectivisme, c’est le marxisme « new look ».

 Depuis leurs élections remarquées à plusieurs grandes municipalités françaises, les nouveaux maires écologistes avaient à la fois fait rire et pleurer. Grégory Doucet, maire de Lyon, s’était attaqué au Tour de France, Pierre Humic maire de Bordeaux aux arbres de Noël et Léonore Moncond'huy maire de Poitiers… aux rêves des enfants.

On assiste en France à une surenchère de propositions délirantes. L’ancienne ministre de François Hollande Delphine Batho a fait du décroissantisme, sa marque de fabrique Selon elle : « La décroissance est une société du plus, pas du moins, c’est une société avec plus de bien-être, plus de culture, plus de liens humains, plus de respect des personnes. »

 Elle devrait relire dans le détail les écrits des décroissantistes assumés, comme le politologue Philippe Ariès, l’économiste Serge Latouche, ou l’écrivain Pierre Rahbi. Cette doctrine aux trois filiations : l’écologisme, le marxisme et l’anarchisme, promeut une nouvelle société « décolonisant l’imaginaire économique et productif ».

Il prône un retour à une société vernaculaire primitive, rejetant en masse les principaux vecteurs de développement. Ainsi, accroître l’espérance de vie ou réduire la mortalité infantile deviennent pour les décroissantistes des contre-objectifs. La pauvreté absolue est finalement leur seul menu !

Pour ces doctrinaires radicalisés, notre système économique, social et environnemental, est fondé sur la prédation des ressources mais aussi… du corps des femmes ou des « racisés ». Le capitalisme ne peut et ne doit pas exister dans un univers vert.

Derrière ces considérations apparemment absurdes et assimilant des causes sans aucun rapport, on reconnait tous les ingrédients du climato-gauchisme.

 L’objectif n’est pas de résoudre de façon rationnelle la problématique climatique, mais de détruire cette société de croissance et son démon capitaliste. Pour eux, il faut inverser la tendance et remettre l’intérêt général devant les intérêts privés.

Une démarche qui n’est pas sans rappeler la collectivisation de l’agriculture soviétique des années 1930.

 Par suite des résultats catastrophiques de la collectivisation, l’URSS, qui « nourrissait de son pain la moitié de la planète » devint l’un des plus gros importateurs mondiaux de denrées alimentaires. 

Le dessein des verts est finalement convergeant et sans surprise : remettre le marxisme au goût du jour. Ne faisant plus recette auprès des classes populaires, ils prennent la défense de la planète comme nouvel instrument vers le pouvoir.

Les propos et les écrits de ces prédicateurs exaltés, au culte millénariste et apocalyptique, le prouvent.

Comme les marxistes d’antan, leur unique obsession est le pouvoir par l’égalitarisme. Contrairement aux dires de certains, le mal français n’est pas islamique mais gauchiste.

 

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27 août 2021

LE DEBAT EST-IL ENCORE POSSIBLE AUJOURD’HUI ?

  La radicalisation a enlevé toute possibilité à un débat serein de s’installer aujourd’hui. On est loin de cette définition idéale, qui considère le débat comme un dialogue avec la pensée de l’autre. Pourtant Emmanuel Kant nous rappelle : « On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter. » L’incertitude devait être le fondement de tout débat.

Aujourd’hui, au nom de la tolérance, on étale sa haine de l’autre, le prétendu antiracisme organise l’apartheid et l’égalité des sexes a ouvert une vraie chasse à l’Homme.

  Cette douce violence que se font les sexistes, devient le summum dans l’art de l’oxymore.

  Dans ce monde idéal que nous proposent tous ces révolutionnaires de salon, il ne faut pas être pharmacien, buraliste, commerçant, homme banalement blanc, hétérosexuel ou rouler en quatre-quatre et surtout, suprême insulte, en diesel.

  Il faut croire au père Noël pour se considérer capable de débattre avec la frange extrême du progressisme, véritables néofascistes de la tolérance. Oser et s’opposer à leurs arguments, prouve pour eux la réalité de cette prétendue quatrième dimension du racisme. Appeler un chat un chat, devient la négation de l’égalité.

  Ouvrir un débat avec des progressistes, c’est s’étrangler par le véritable garrot que sont leurs thèses. Il vaut mieux rire de ces inepties que nous inflige le « wokisme », cette nouvelle lubie venue d’Amérique. Elle nous demande d’être conscient des injustices de l’oppression qui pèse sur les minorités. La majorité doit se sentir coupable de la condition où se trouvent les minorités. Ces obsessions répétitives débouchent parfois sur des réflexions ridicules, comme : Blanche Neige était-elle consentante au baiser de son Prince ? 

 Au-delà des mensonges éhontés, ces nouveaux croisés du progressisme font dans la surenchère permanente et le sophisme indigent. Ce procédé rhétorique est d’une logique fallacieuse. Ils vous assènent un raisonnement qui porte l’apparence de la rigueur. Ils le veulent évident alors qu’il n’est en réalité pas valide au sens de la simple logique.

  Ils étalent le projet dément de protéger toutes les victimes de la moindre souffrance, ainsi que leur totalitarisme. Aucun mâle blanc hétérosexuel ne trouve grâce à leurs yeux.

 A l’origine, le progressisme a été une philosophie politique favorable aux réformes sociales. Elle était fondée sur l’idée de progrès selon laquelle les avancées dans les domaines de la science, de la technologie, du développement économique et l’organisation sociale, sont essentielles à l’amélioration de la condition humaine.

  Des révolutionnaires de salon, des « bobos » et des éléments radicaux, souvent de gauche, se sont saisi du thème qu’ils ont décliné dans le cadre d’une véritable lutte des classes.

  Depuis, ces extrémistes de tous genres, accompagnés par des Bobos qui rêvent encore de mai 1969, ont fait du progressisme un engin de guerre contre tout ce qui n’est pas victimisation.

Ces progressistes new-look, considèrent que le progrès est étouffé par les inégalités économiques, que l’écart entre riches et pauvres est abyssal, que le capitalisme c’est du laisser-faire qui laisse une liberté totale aux sociétés monopolistiques. 

Ceci mérite un débat,  mais qui devient impossible avec des extrémistes qui considèrent que parler autrement qu’eux, est automatiquement condamnable.

 On est loin d’Emmanuel Kant qui définissait au travers du débat, le progrès comme un mouvement transitoire visant à passer de la barbarie à la civilisation

 

 


 

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22 août 2021

AFGHANISTAN 2 / JOE BIDEN IRESPONSABLE OU INCOMPETANT ?

                               L’accord d’évacuation des militaires américains d’Afghanistan a été signé avec les Talibans en février 2020. C’est-à-dire que Washington avait plus de 16 mois pour organiser un retrait ordonné et rapatrier les afghans qui avaient travaillé avec l’oncle Sam et cru en sa protection.

   Le Pentagone est-il si incapable et l’administration démocrate si défaillante ? On ne peut pas le croire. 

 Le chaos a donc été voulu. De même, l’abandon d’un armement sophistiqué avec des munitions en abondance n’est pas le fruit d’une retraite désordonnée. Des chars et des hélicoptères de dernière génération laissés aux mains des Talibans, donne à penser que cela é été fait conformément à des ordres donnés.

  Les Médias, dans leur grande majorité, restent dans un commentaire poli ou regarde ailleurs.

  Il se dit, dans les couloirs de l’ONU, que l’accord de Doha comporte un engagement des Talibans de combattre DAECH et EL QAÏDA, sous réserve d’un armement de leurs forces.

  Les morts du chaos de l’aéroport de Kaboul, les « collaborateurs » des forces US, livrées à la vindicte des Talibans « victorieux, tous les boys revenus à la maison dans un sac plastique, auront été des victimes collatérales d’une diplomatie cynique du pouvoir américain. 

  La conclusion de ce constat est qu’il vaut mieux être un ennemi des États-Unis que son allié. L’Histoire nous raconte l’essor d’après-guerre de l’Allemagne battu, celui du Japon, aujourd’hui de l’Afghanistan, illustrent la regrettable conclusion du présent propos.

 

 

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20 août 2021

AFGANISTAN : LES DESSOUS D’UN CHAOS PROGAMME

Les événements m'incitent à consacrer ma chronique du vendredi à l'Afghanistan.

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  Les États-Unis et les Talibans avaient signé, le 29 février 2020 à Doha, au Qatar, un accord dit historique, qui prévoyait le retrait sous quatorze mois des troupes américaines d’Afghanistan. Après une guerre de dix-huit ans — la plus longue guerre des États-Unis — les « boys » sont rentrés aujourd’hui à la maison, mais pas dans le schéma prévu par les accords. 

 La résolution n°2513 adoptée à l’unanimité des quinze membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, transformait l’accord de Doha en Loi. Ainsi les Américains n’avaient plus de possibilité de revenir sur les termes de l’accord.

  Pour justifier le chaos dans lequel le départ inorganisé des troupes américaines a plongé l’Afghanistan, Joe Biden se contente de déclarer :  « Les événements que nous voyons actuellement sont la triste preuve qu’aucune quantité de force militaire n’aurait permis d’obtenir un Afghanistan sûr, uni et stable, connu dans l’histoire comme le cimetière des empires. Les États-Unis, a-t-il poursuivi, n’ont jamais eu comme objectif de « construire une nation » en Afghanistan. « Notre mission (…) n’a jamais été censée créer une démocratie unifiée centralisée », a souligné le président, en précisant que l’objectif unique « reste aujourd’hui, et a toujours été, d’empêcher une attaque terroriste sur le sol américain ».

 Piètre argumentaire devant l’impression de déroute et d’improvisation qui a escorté le retrait américain.  

Dix jours, c'est le nombre de jours qui se sont écoulés entre la prise par les Talibans de la première capitale provinciale, Zaranj dans le sud-ouest de l'Afghanistan, et celle de Kaboul. Dans cet intervalle, jamais l'armée gouvernementale afghane n'a semblé en mesure de freiner l'avancée du groupe islamiste, mettant en évidence les erreurs commises pendant vingt ans en Afghanistan par les États-Unis et le Pentagone ; Ils ont dépensé sans compter et sans succès, près de 5 milliards de dollars par an. 

Depuis leur arrivée en Afghanistan, les États-Unis ont dépensé 83 milliards de dollars pour créer de toutes pièces une armée à l'image de celle de Washington, c'est-à-dire dépendant largement d'un soutien aérien et d'un réseau de communication en bon état, dans un pays où seulement 30 % de la population a de l'électricité 24 heures sur 24.  

 Mais les Américains n'ont pas tenu compte du fait que la majorité des soldats afghans étaient illettrés et que le pays manquait d'infrastructures pour entretenir un équipement militaire sophistiqué. 

"Les systèmes d'armement avancés, les véhicules, la logistique utilisés par les armées occidentales, dépassaient les capacités des militaires afghans, largement illettrés et peu éduqués", indique également le dernier rapport du Sigar, chargé par le Congrès américain de superviser l'action des États-Unis en Afghanistan. 

Les responsables du Pentagone n'ont eu de cesse, ces derniers mois de souligner à quel point les forces afghanes (armée et police), fortes de plus de 300 000 hommes, avaient un avantage sur 70 000 Taliban. Faux, mais mentir permettait aux militaires afghans d'obtenir un soutien financier, chaque fois plus important, de la part des États-Unis. Selon le rapport du Sigar, les désertions ont également été un problème.

 Le maître mot expliquant l’effondrement de l’armée afghane face aux Talibans est : la corruption. 

 Mais que dire de la politique du Pentagone. Toutes les opérations menées en dehors du territoire américain ont été des échecs. Les images terribles du chaos et des scènes de panique à l’aéroport de Kaboul, ont un goût amère de déjà-vu. Le retrait des troupes US du Vietnam a donné lieu aux mêmes scènes de panique, avec des grappes humaines accrochées aux hélicoptères d’évacuation. Et que dire des milliers de vietnamiens comme aujourd’hui des milliers d’afghans qui ont fait confiance aux Occidentaux et ont été abandonnés à la vindicte des nouveaux maîtres du pays.

 On est en droit de se poser la question : a-t-on intérêt à se mettre sous le parapluie américain ? Est-ce une fausse impression de sécurité ? Rappelez-vous, le traité de l’Asie du Sud Est (OTASE), créé à Bangkok en 1954, entre les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Thaïlande, le Pakistan et les Philippines. Il devait, dans l’optique de la politique du « cordon sanitaire » définie par John Foster Dulles, enrayer la progression du communisme chinois vers l’Asie du Sud-Est. Mais la crise du Laos en 1959-1960, puis celle de la Malaisie en 1963, la dénonciation de la politique américaine en Indochine par la France, bientôt suivie du Pakistan, furent autant d’événements qui montrèrent les limites de cette alliance. 

 Être allié de l’Amérique, c’est comme diner avec le Diable. Il faut veiller constamment à ce que les intérêts croisés subsistent. On n’est jamais à l’abri d’un redéploiement géopolitique brusque, qui risque de laisser le partenaire désemparé, nu sur le sable.

 

 

 

 

 

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13 août 2021

LE RECOURS AUX TECHNOCRATES, UNE UTOPIE ?

    Actuellement, on constate un rejet quasi général des élites, quel que soit le pays ou le régime, exceptés ceux où le peuple reste inaudible.

 Ce n’est pas la première fois d’ailleurs, que les responsables politiques sont décriés, au gré des événements. La crise sanitaire a en effet amplifié le mouvement : elle pose la question du recours aux technocrates.

 Alors la question est de savoir si les citoyens peuvent décider de leurs propres affaires et dans quelle mesure des experts peuvent décider pour eux.

 Parfois, ces experts utilisent un langage hermétique pour le citoyen lambda.  Cependant, pour beaucoup d’entre eux, le poids des technocrates érudits ne doit pas être sous-estimé.

 Dans les Etats autoritaires, la place des technocrates semble naturelle pour beaucoup. Ces technocrates alors, consciemment ou inconsciemment, contribuent à maintenir le peuple inaudible.

  On a toujours associé à la notion d’expert : modélisation, planification et manipulation de la société. Pour le citoyen, l’expert, le technocrate, sait des choses qu’il ignore. Il est capable de révéler « les mystères du monde » et parfois d’en faire bon usage. Avec un nombre suffisant de technocrates, on considère que l’on peut actionner les leviers de la société et obtenir ainsi les résultats que souhaite le peuple, ou plus souvent le pouvoir en place.

Jan Tinbergen, économiste néerlandais et économétricien -célèbre pour avoir été Co récipiendaire du prix Nobel d’économie en 1969- a  peut-être été le premier grand expert de l’État technocratique.

Formé à la physique durant les années vingt, il a plongé dans l’économie en raison d’un fort désir, culturellement socialiste, de changer la société.   Écrivant et travaillant précisément à une époque où les vertus qui l’habitaient étaient de plus en plus valorisées, il a conseillé une multitude d’États sur la meilleure façon de conduire leurs économies.

 Tinbergen a tenté de fournir aux dirigeants politiques ce dont ils avaient besoin, dans l’optique de l’organisation de l’économie de manière à ce qu’elle soit guidée et pilotée par le scientifique érudit.

  Très près de nous, dans le modèle technocratique, mis en pièces depuis, qui a convaincu le Premier ministre britannique Boris Johnson et ses conseillers de confiner en mars 2020, la précision ou le réalisme ne pèsent pas beaucoup dans la vision de ces technocrates, capables d’obtenir des résultats dans un système qu’ils pensent maîtriser.

  L’idée est séduisante pour ceux qui sont au pouvoir et tellement rassurante pour ceux qui veulent les croire : des technocrates, experts sélectionnés, avec les bonnes qualifications, peuvent voir au travers des mystères du monde et, avec l’aide du pouvoir de l’État, le maîtriser et le stabiliser.

La principale responsabilité de l’État est de stabiliser et de guider l’économie dans la direction socialement souhaitée.

 On peut dire que Tinbergen a voulu montrer aux politiciens comment ils peuvent réaliser ce qu’ils espèrent accomplir, et montrer aux scientifiques comment leur savoir peut être mis en œuvre. C’est l’exemple type du technocrate, irresponsable mais agissant.

Aujourd’hui, une grande part de l’aura des technocrates, tout comme l’admiration que leur vouait le peuple, s’évanouit peu à peu, devant les fractures de la société. Celles-ci apparaissent de plus en plus clairement.

Le premier enseignement de cette nouvelle guerre contre les technocrates, a probablement été le Brexit, rapidement suivi par l’élection de Trump à la présidence américaine. Un expert après l’autre, des économistes du Trésor du Royaume-Uni, des commentateurs économiques aux États-Unis, des laboratoires d’idées, des comités éditoriaux de grands journaux, les experts de la Banque d’Angleterre et d’autres, en diplomatie et en législation internationale, ont conseillé ou plutôt pressé les britanniques de ne pas quitter l’Union européenne et le public américain de ne pas élire un pompeux magnat de l’immobilier.

 Avec des marges parfois étroites, les électeurs ont cependant choisi de ne pas suivre l’avis des experts.

C’est au XXe siècle, après deux guerres mondiales, que l’État est apparu comme la principale institution de la société ; des décennies d’économie lourdement planifiée ont suivi. Au cœur de cette violente transformation des affaires du monde, se trouvent toujours les experts : des technocrates, des scientifiques et des érudits, se jugeant compétents, avec des capacités pour améliorer nos vies.

Depuis longtemps, le technocrate, compétent et motivé - genre Jan Tinberger - a été introduit en politique.  Va-t-il y rester encore longtemps est une autre question. Car, au fil des échecs et des remises en cause, il faut conclure ceci : la gouvernance est l’affaire des politiques et non une arène d’experts…

 

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11 août 2021

MESSI EST ARRIVE ! REFLËXIONS

 

Le « Messi » est arrivé au club parisien de football, le PSG. On assiste à une véritable révolution dans la planète du Foot. Les chiffres avancés des rémunérations de la Star, donnent le tournis.

 Je suis inconfortable devant cette avalanche de chiffres et ne peux m’empêcher de faire des comparaisons avec les sommités du monde de la médecine, les chercheurs, les dirigeants d’entreprises dont dépend la santé de chacun, l’emploi, la carrière professionnelle et l’enseignement et la formation de nos enfants.

 On parle d’un salaire de 30 à 35 millions d’euros par an, soit, environ 400 millions de Dirhams, ou 33 millions de Dirhams par MOIS.

 On peut se poser la question de l’utilité de Messi et du PSG pour l’Humanité. On me rétorquera que les loisirs sont un besoin humain, mais à quel prix ? N’y a-t-il pas une hiérarchie dans les besoins de l’homme ? Du temps des empereurs romains, on offrait les jeux du cirque à la Plèbe, se gardant de lui donner un droit de regard sur les affaires de l’état.

  Sait-on que les enseignants chercheurs bénéficient de :

-       3500 à 15000 euros par an comme prime d’excellence scientifique

-       3000 à 15000 euros de prime de pédagogie

-       1245 euros par an prime de recherche et d’enseignement supérieur et

D’un salaire maximum de 3100 euros par mois soit pour un « Mandarin » (professeur-chercheur en médecine) : 15000+15000+1245+37200= 68445 euros par an ou 5703,75 euros par an.

 A l’autre bout de la hiérarchie de l’économie, le patron du CAC40 le plus chèrement payé du monde, touche 2.796.748 euros par mois plus des primes si les objectifs sont atteints..

 Mais enfin, me dira-t-on il s’agit de Messi !

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06 août 2021

LE LIBAN DANS LA TOURMENTE, POURQUOI ?

 

  Dans la tristesse et la colère, les Libanais ont marqué mercredi dernier, le 1er anniversaire de l’explosion au port de Beyrouth. Le 4 août 2020, peu après 18H00 locales, la capitale libanaise a basculé dans l’horreur : des centaines de tonnes de nitrate d’ammonium, stockées dans un entrepôt délabré, explosent.

 Cette catastrophe a fait 214 morts et 6500 blessés. Une tragédie dont les coupables n’ont toujours pas été, ni inculpés, ni jugés. Cette impunité des dirigeants, avec un système de gouvernance où règne la corruption, ont mis des milliers de Libanais dans la rue, hurlant leur douleur et leur impuissance. La France qui s’est donné depuis des décennies le rôle de parrain du pays du Cèdre et l’ONU, ont organisé une nouvelle conférence, pour apporter au Liban, une aide humanitaire d’urgence aux plus démunis.

Bien sûr, toute aide est la bienvenue pour ce pays englué dans la pire crise socio-économique de son histoire. Mais le mal est plus profond et surtout demande, non pas une aide d’urgence, mais une véritable révolution. Une mise à plat d’un système de gouvernance qui a montré ses limites. On a voulu faire du Liban un pays de rêve, exemplaire, en faisant coexister des communautés diverses : il y a au Liban, 18 communautés dont les trois principales sont les musulmans chiites, les sunnites et les chrétiens maronites. On attribue les fonctions régaliennes au prorata de la population des communautés précitées. Au Liban, le président de la République doit nécessairement être chrétien maronite, le Premier ministre nécessairement musulman sunnite, le président de la Chambre nécessairement chiite. Au Parlement vous avez 128 sièges, il y en a 34 pour les maronites, il y en a 27 pour les sunnites, 27 pour les chiites, etc. 

Mais au fil du temps, ce système politique a montré ses limites. Les changements démographiques, les rivalités politiques, les divisions économiques et sociales, ont rendu ce système extrêmement rigide. 

 Depuis l’instauration du confessionnalisme, la démographie libanaise a changé, avec un acteur majeur, le Hezbollah, véritable état dans l’état. Il dispose d’une force quasiment militaire, puissamment armée, où l’armée régulière libanaise fait piètre figure.

 Cet élément d’une capacité de nuisance évidente, avec ses exigences et son cortège de chantages, a une grande part de responsabilité dans la situation actuelle : un pays en faillite économique, dirigé par une classe politique qui le laisse couler.

Quasiment inchangée depuis la guerre civile (1975-1990), la classe politique est accusée de négligence, de corruption et d’être complètement déconnectée de la réalité. Le pays attend depuis plus d’un an, un nouveau gouvernement censé enclencher des réformes réclamées par la communauté internationale, en échange d’aides tant nécessaires. Le premier ministre, Hassan Diab, a démissioné, quelques jours après l’explosion. Pendant que les partis politiques sont absorbés par des marchandages interminables, le pays s’enfonce dans la pauvreté, avec une chute libre de la monnaie locale, des restrictions bancaires inédites, une hyperinflation, carburant et médicaments introuvables. Même l’électricité est devenue un luxe. Le pays est en train de perdre ses forces vives, car ceux qui ont les moyens d’émigrer -médecins, avocats, étudiants, fuient cet enfer qu’est devenu le Liban   La majorité des Libanais dénonce la classe politique comme corrompue, médiocre, incapable de gouverner, irresponsable. Les hommes politiques se doivent alors  former un gouvernement différent des anciens gouvernements, avec un peu plus de personnes crédibles, indépendantes, technocrates, s’ils n’ont pas quitté déjà le pays, une véritable mission impossible !  L’élite politique libanaise n’a pas réussi à trouver des programmes ou des processus capables de dépasser un jour, le confessionnalisme. A la fois par médiocrité, mais aussi pour des intérêts que tous les ténors de la classe politique, qui sont d’ailleurs exactement les mêmes depuis 1990, à quelques exceptions près, ont tous intérêt à sauvegarder. Ce système leur permet de se maintenir au pouvoir, d’alimenter leur base sociale et électorale, afin de pouvoir gouverner et s’octroyer  des privilèges.

 La situation d’aujourd’hui, résulte à la fois, de la corruption, de l’irresponsabilité, de la mauvaise gestion et de certaines complicités sécuritaires avec le régime syrien.

 Mais le pire reste à venir. Le Hezbollah, bras armé de l’Iran chiite, a un autre agenda. La première étape est de vider le Liban des chrétiens, ce qui est en train de se passer. L’étape finale, au prix de combien de morts, d’exilés et de misères, sera la transformation du Liban en un pays chiite, satellite de l’Iran « expansionniste ».

  A moins que, à moins que la communauté internationale ne prenne enfin la mesure du problème.

 



 

 

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05 août 2021

LE MAROC : NOUVELLE PUISSANCE REG0IONALE ?

  

 On assiste depuis quelques semaines à une levée de boucliers d’anciennes puissances européennes au passé colonial certain. Que reprochent-ils au Maroc ?

  A première vue, on concluerait, un peu trop vite, à une réaction épidermique devant ce que certains hauts-fonctionnaires du Quai d’Orsay (le ministère des affaires étrangères de la République française) appellent ; l’agressivité et l’arrogance des diplomates marocains. C’est vrai que la diplomatie marocaine rend coup pour coup, et ne reste plus dans un silence déférent, devant les leçons que voudraient lui donner quelques pays européens. 

  La France-Afrique a scellé son trépas, lorsque le franc CFA a été abandonné par les états africains francophones, au profit d’une nouvelle monnaie, la leur, indépendante du référent Banque de France. Bien plus, on constate une migration d’états francophones vers le Comonweath, comme l’a annoncé le Gabon. Outre des commentaires peu amènes, de la part des diplomates français, la raison de ces réactions hostiles est en fait, plus profonde, elle est politique et même géopolitique.

  Le Maroc, au milieu d’une Afrique du Nord dans la tourmente, reste l’État de référence, pour sa stabilité, sa gouvernance et son développement économique. Devenue incontournable pour la lutte contre le terrorisme et la gestion des flux migratoires, il s’est intégré tout naturellement dans la nouvelle stratégie africaine des États-Unis.

  Washington a complétement revu sa stratégie géopolitique en donnant la priorité à la lutte contre l’hégémonie chinoise. Exit le testament géopolitique de Zbigniev Brzeinski, qui recommandait de considérer toujours la Russie comme un ennemi ! C’était jeter Moscou dans les bras de Pékin et renforcer la Chine.

  Aujourd’hui, on recherche des relations apaisées avec le président Poutine (déclaration de Joe Biden) et on se concentre sur les agissements du président Xi. 

  Dans cet ordre d’idées, Washington veut donner un coup d’arrêt à la pénétration chinoise dans le continent africain.

  Au Moyen-Orient, elle a fait d’Israël une puissance régionale indiscutable, première force armée, véritable gendarme, allié de référence des États-Unis dans cette région. 

  C’est ainsi que le Maroc, de l’autre côté de la carte, véritable porte de l’Afrique, est en passe de devenir : « la première puissance régionale ». Dans ce but, après avoir libéré le Maroc du problème artificiel de la marocanité du Sahara, Washington a autorisé des livraisons d’armements sophistiqués au Maroc, équipements jusque-là réservés uniquement aux Israéliens.

 Les accords d’Abraham vont au-delà de ce qui est annoncé officiellement. Il comporte un volet concernant entre autres, la prospection et l’exploitation du Sahara marocain et de son offshore, particulièrement le mont Tropic des eaux territoriales marocains.

  Toute cette évolution ne plait pas aux anciens maîtres de l’Afrique qui livrent, ce que l’on pourrait appeler, un « baroud d’Honneur » avant de s’effacer devant la volonté américaine.

 C’est maintenant au Maroc de saisir cette opportunité historique.

Posté par gabrielbanon à 16:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]