Gabriel Banon, Politiquement Incorrect.

03 juillet 2020

LE PARTI RÉPUBLICAIN EST-IL EN TRAIN DE LÂCHER DONALD TRUMP ?

Voici ma chronique politique hebdomadaire du vendredi

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À un an de la présidentielle, en juillet/août 2019,  le président Donald Trump était très populaire parmi les électeurs républicains, casseroles ou pas casseroles. On serait même tenté de dire : plus il avait de casseroles, plus son électorat le soutenait. Il conservait un socle très solide d’inconditionnels, 40% de l’électorat global.

Depuis, il y a eu la tentation de destitution au Congrès. Elle a avorté, mais a laissé des cicatrices. Il y a eu la valse hésitation du retrait  des forces américaines de Syrie. L’abandon des alliés Kurdes lui a créé de solides inimités jusque dans son propre parti. 

Les ténors du « Grand Old Party » profondément troublé par la façon dont il se promenait en insultant tout le monde, n’acceptent plus qu’il "Insulte les "Gold Star mothers"(mères de soldats tués au front),  John McCain, les immigrés. Ce dernier point est une des raisons invoquées par Colin Powell qui rappelait : «  je suis un fils d'immigrants ».

 Les sondages ont commencé à pointer le retard pris sur Joe Biden, puis sont devenus franchement mauvais, depuis sa gestion catastrophique de la crise sanitaire.

L’affaire « George Floyde » à Mineapolis, suivie des émeutes raciales qui ont enflammé le pays, ont achevé de plomber sa campagne électorale.

  Il y a quelques semaines, j’écrivais que Donald Trump peut être lâché par les Républicains, s’ils sentent qu’il risque sérieusement de perdre sa réélection. Mais je ne pensais pas que cela arriverait si tôt. L'ancien président George W. Bush, le sénateur républicain Mitt Romney ou l'ancien secrétaire d'Etat Colin Powell ont récemment annoncé ne pas vouloir soutenir le président américain à la prochaine présidentielle. Véritable coup de tonnerre dans la campagne de Donald Trump en vue de sa réélection en novembre prochain, Colin Powell annonce qu’il votera Joe Biden.

Le style atypique du président américain dans l'exercice du pouvoir lui avait déjà valu quelques inimitiés au sein du parti républicain dès le début de son mandat. Deux figures du Grand Old Party, anciens candidats à la Maison Blanche, les sénateurs John McCain (2008) et Mitt Romney (2012) s'étaient, en son temps, placées en opposants à la politique du milliardaire

 Ces grandes figures de son propre parti ont tenu à expliquer leur ras-le-bol. Ils estiment que celui-ci s'est affranchi de la constitution : : "Nous avons une constitution, et nous devons suivre cette constitution. Le président s'en est éloigné", sans oublier ses volte-face à répétition en politique étrangère.

Ces commentaires s'ajoutent à une liste croissante de reproches faites ces derniers jours par d'anciens hauts fonctionnaires.  Un certain nombre d’anciens généraux, amiraux et diplomates ont reproché violemment à Trump sa menace d’envoyer l’armée pour mater les émeutiers.  Avec les services secrets américains, il est carrément en conflit ouvert.

Trump a toujours été convaincu, que le parti républicain n’avait pas d’alternative à sa candidature. Le choix public de Colin Powell détruit cette stratégie. Trump ne s’attendait pas à ces rejets au sein de son propre parti, surement pas de si tôt et pas d’une telle violence.

A force de décider seul, et de multiplier les ordres et les contre ordres, Trump s’est fâché avec beaucoup de monde. Au fil des mois, il a viré des dizaines de conseillers, Tillerson, Comey, Mattis, Kelly, McMaster, Bolton, la liste est longue.  C’est autant de rancœurs potentielles.

Les éditorialistes de la presse conservatrice et les ténors républicains commencent à se dire que Trump devient plus un fardeau qu’un atout,  on peut s’attendre à ce que la panique s’installe et voir le vent tourner.

  Il ne faut pas oublier que les États-Unis sont un pays fédéral : l’enjeu de chaque Etat est aussi important que l’enjeu national. Un gouverneur républicain d’un Etat X n’hésitera pas à lâcher Trump, s’il pense sauver ainsi 

sa réélection. L’hypothèse d’une rébellion du Parti républicain n’est plus totalement incongrue. Tous ces événements et constats, expliquent la nervosité de Donald Trump depuis quelques mois.

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LE FMI ET SES CONTRADICTIONS

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Le FMI est connu dans la plupart des pays en voie de développement, comme l’annonciateur d’austérité et de décroissance. Ses équipes « d’experts » donnent la priorité, dans leurs études, aux théories économiques, en omettant de prendre en considération les aspects psychologiques des populations.https://www.youtube.com/watch?v=yqkb6cFuBIc
L’édito du jour de Gabriel Banon 02/07/2020
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LE FMI ET SES CONTRADICTIONS Le FMI est connu dans la plupart des pays en voie de développement, comme l’annonciateur d’austérité et de décroissance. Ses équ...

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02 juillet 2020

J’AI MAL À LA FRANCE

Mozaik Radio Webtv
16 h · Partagé avec Public
La France considère-t-elle qu’il y a trop de vieux en France ?
L’édito du jour de Gabriel Banon 01/07/2020
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J’AI MAL À LA FRANCE Le conseiller du président de la République française, a déclaré à la télévision française que la France avait trop de vieux et qu’ils é...

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30 juin 2020

LE VENEZUELA EST-IL ENCORE SAUVABLE ?

Mozaik Radio Webtv

Le président par intérim autoproclamé du Venezuela appelle à la formation d’un gouvernement d’urgence nationale. C’est plus de 9 millions de Vénézuéliens qui souffrent actuellement de la faim, selon les Nations Unies.
https://youtu.be/RxrJ7WxhJus
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29 juin 2020

ALAIN MINC ET SES ÉLUCUBRATIONS

Le déconfinement a troublé l'ordonnance de mes devoirs. Voici avec retard ma chronique du vendredi, plutôt un coup de gueule vers la France et ses Conseillers.

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La bêtise humaine est sans limite, surtout chez les « intellos » qui entourent le président français, Emmanuel Macron. Alain Minc, pour ne pas le nommer, trouve encombrant tous ces vieux qui chargent « outrageusement » la barque de la Sécurité sociale. Pour réduire le déficit de la Caisse, il propose que l’on fasse payer les très vieux et les vieux riches, qui coûtent trop cher, selon lui à l’État. Cela doit être quelques réminiscences du discours paternel, quand ce dernier était membre du parti communiste.

Lord d’une émission de France info, « Parlons Net », Minc a cité l’exemple de son père, 102 ans, qui a été hospitalisé 15 jours dans un service de pointe. Et d’ajouter : la collectivité a dépensé 100.000 euros pour soigner un vieillard de 102 ans. C’est un luxe extraordinaire, pour lui donner seulement quelques mois ou quelques années de vie supplémentaire. Il poursuit, aberrant que l’État m’ai fait ce cadeau gratuit. Peut-être qu’il aurait préféré qu’on l’euthanasie ?
Les fondamentaux d’une Nation passent par une contribution générale, suivant les revenus de chacun. Ce pot commun est le garant de la cohésion sociale autour des idéaux de la République. C’est ainsi que l’éducation nationale est gratuite comme la prise en charge de la santé des citoyens. Demander aujourd’hui que les personnes âgées se prennent en charge, est une odieuse discrimination. Comme le dirait Corneille, savez-vous, monsieur Minc, que ces vieux ont été la vaillance de leur temps et souvent la gloire de la République ? Ils sont la mémoire de la Nation et un trésor d’expériences.
Mais que peut-on attendre d’un conseiller comme Alain Minc ? Connu pour son don d’ubiquité, il est le seul conseiller, à ma connaissance, capable d’émarger chez Gérard Mestrallet, PDG de Suez et en même temps être le conseiller d’Alain Frère qui tentait de destituer le même Mestrallet ; membre du conseil d’administration de Vinci, il en est viré car il conseillait en même temps François Pinault, qui préparait une attaque sur le groupe Vinci. On peut être diplômé de l’école nationale des mines de Paris, de l’Institut d’études politiques de Paris, major de sa promotion à l’ENA, et avoir une honnêteté intellectuelle à géographie variable, qui n’empêche nullement de débiter des âneries. Jamais les diplômes n’ont porté si bien leur appellation de « peaux d’ânes ».  
À force de vouloir choquer, le conseiller de tant d’hôtes du palais de l’Élysées, aujourd’hui Emmanuel Macron, devient extravagant et saugrenu.

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27 juin 2020

DES BOBOS RÉVÉLATEURS DU DÉCLIN DE L’OCCIDENT

Mozaik Radio Webtv

Des deux côtés de l’Atlantique, les bobos, ces gosses de riches, se sont trouvé un nouvel hobby. Sous prétexte de faire justice à une minorité discriminée, ils barbouillent de peinture les statues, parfois les renversent, en criant « Justice ».
https://www.youtube.com/watch?v=VN1dLgGZ3p4
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25 juin 2020

NON AU PLAN NÉTANYAHOU D’ANNEXION D’UNE PARTIE DE LA CISJORDANIE

Mozaik Radio Webtv

Dans une pétition, 300 anciens officiers supérieurs de l’armée, du Mossad et de la police, tous membres de l’organisation non gouvernementale "Commandants pour la sécurité d’Israël", affirment que l’annexion voulue par Benyamin Netanyahou, déclenchera des réactions en chaîne incontrôlables.https://www.youtube.com/watch?v=UjKmhVO8ZaM
NON AU PLAN NÉTANYAHOU D’ANNEXION D’UNE PARTIE DE LA CISJORDANIE Dans une pétitiAfficher la suite

NON AU PLAN NÉTANYAHOU D’ANNEXION D’UNE PARTIE DE LA CISJORDANIE Dans une pétition, 300 anciens officiers supérieurs de l’armée, du Mossad et de la police, t...

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LES EUROPÉENS SE DÉGAGENT-ILS DE LA TUTELLE AMÉRICAINE ?

Mozaik Radio Webtv

Les frictions se multiplient entre Américains et Européens, en particulier face à la puissance chinoise. En cette année 2020, on ne parle plus de divorce, mais de « découplage ». Rien ne va plus entre Washington et Pékin. en cette année 2020.

https://www.youtube.com/watch?v=soLf0dkYmwQ
LES EUROPÉENS SE DÉGAGENT-ILS DE LA TUTELLE AMÉRICAINE ? L’Europe largue-t-elle les amarres vis-à-vis d’une Amérique devenue inamicale ? À l’heure du « décou...
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23 juin 2020

CORONAVIRUS: L'APPROCHE PUNITIVE DES ÉTATS

 

Mozaik Radio Webtv

Dans leur réponse au coronavirus, les gouvernements marocain, français et autres ont privilégié la surveillance et la punition. En rapprochant les statistiques de la mortalité due au virus, les modalités de contrôle mises en place par ces gouvernements et le respect de l’Etat de droit, on en arrive à la conclusion que ces États ont privilégié l’approche punitive. 

L'édito de Gabriel Banon du 23 juin 2020
https://youtu.be/XBELbhhnHY4
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21 juin 2020

NON AU PLAN NÉTANYAHOU D’ANNEXION D’UNE PARTIE DE LA CISJORDANIE

Dans une pétition signée par 300 anciens officiers supérieurs de l’armée, du Mossad et de la police, tous membres de l’organisation non gouvernementale Commandants pour la sécurité d’Israël, ils affirment que l’annexion voulue par Benyamin Netanyahou, déclenchera des réactions en chaîne incontrôlables.

Ils sont rejoint par une cinquantaine d’organisations juives mondiales et nombre de personnalités juives, qui rejettent vigoureusement la politique du gouvernement israélien.
Le chef du gouvernement israélien, qui redoute que son ami Donald Trump ne perdre sa réélection en novembre prochain, accélère son projet suicidaire d’annexer une partie de la Cisjordanie, et ce dès le 1er juillet prochain.
Les communautés juives de la diaspora sont inquiètes pour le devenir même de l’État d’Israël. L’Histoire du peuple juive nous apprend que chaque fois que k-le royaume avait disparu, cela n’a pas été du fait de l’étranger, mais de malheureuses initiatives de ses dirigeants. L’Histoire risque de se répéter, si la mobilisation du monde démocratique, mené par les juifs eux-mêmes, ne parviennent pas à mettre un holà aux provocations du gouvernement actuel d’Israël. Une telle annexion unilatérale, en violation du droit international, des nombreuses résolution de l’ONU, porterait atteinte aux droits fondamentaux du peuple palestinien. Il salirait le mouvement sioniste et appellera, encore une fois, comme le prédisent les religieux juives, le courroux d’Élohim (de Dieu) sur le peuple juif en entier. 
Si elle était appliquée, cette annexion illustrera la duplicité du premier ministre israélien, quand il déclare qu’il est pour « deux États, vivants côte-à-côte, dans la paix et la concorde ».
Cette mesure inique va pousser les Palestiniens à la violence, parvenir à l’autodétermination.
L’annexion, si elle venait à se concrétiser, mettrait à rude épreuve les relations qu’Israël entretient avec les pays démocratiques du monde entier et va provoquer une vague de délégitimation de l’Etat d’Israël.
Le cynisme de Netanyahou de croire que la réalité sur le terrain l’emportera sur le droit international, n’a d’égal que son immense irresponsabilité à provoquer, peut-être, la fin d’Israël comme État juive. Plusieurs communautés juives ne se reconnaissent plus, dans l’Israël de Netanyahou.
Logiquement, cette annexion devait amener l’État jordanien a dénoncer le traité de paix signé avec Israël, tout comme l’Egypte. Mais il n’en sera rien, devant le réalpolitique, soumis à la pression et les « avertissements » de Washington. 
Si par malheur, Netanyahou passait outre à la désapprobation du reste du monde, il faudrait alors qu’il aille jusqu‘au bout du raisonnement et prenne le contrôle total de toute la Cisjordanie, assumant ainsi la responsabilité directe de l’existence de 2,6 millions de Palestiniens. L’Autorité palestinienne, devant ce coup de force, n’aurait plus qu’à se saborder et remettre les clefs à monsieur Donald Trump.
L’annexion, si elle venait à se concrétiser, mettrait à rude épreuve les relations qu’Israël entretient avec les pays démocratiques du monde entier et risquerait
de provoquer une vague de délégitimation de l’Etat d’Israël.
Elle creuserait un fossé entre Israël et la plupart des Juifs de la diaspora, qui sont attachés aux principes des droits de l’homme et de la démocratie.
Quand les Israéliens, amoureux de la justice et de l’équité, désireux de paix avec leurs voisins, il y en a, se débarrasseront-ils de ce danger existentiel qu’est devenu leur premier ministre, Benyamin Netanyahou ?

Posté par gabrielbanon à 08:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]