L’Europe, France en tête, est en train de disparaître de la compétition technologique qui fait rage entre les États-Unis et la Chine. 

Cette France qui fut jadis la patrie des inventeurs, n’est plus qu’un vague souvenir. Selon l’étude du think tank australien :  «Australien Strategic Policy Institute », désormais, le centre de gravité technologique se situe dans le Pacifique entre les Etats-Unis et la Chine.

Un certain nombre de pays Anglo-saxons, arrivent à maintenir une recherche scientifique de bonne qualité, mais la France tout comme l’Europe décrochent complètement.

 Les 44 secteurs technologiques de pointe sont dominés par la Chine et les États-Unis, la Chine se plaçant en tête dans la majorité des technologies. Le risque est un contrôle quasi monopolistique pour certaines d’entre elles (comme les batteries électriques et l’hydrogène).

L’immigration des « matières grises » vers ces deux pays, leur assure un vivier intellectuel pour la recherche et le développement technologique. Si les États-Unis continuent d’être la destination numéro un, l’étude mentionne qu’en Chine, un cinquième des papiers scientifiques à fort impact est écrit par des chercheurs issus des pays anglo-saxons.

  Le Royaume-Uni et l’Inde se classent tous deux parmi les cinq premiers pays dans 29 des 44 technologies. La Corée du Sud avec 20 et l’Allemagne 17, sont parmi les cinq premiers pays. L’Australie figure pour neuf technologies, l’Italie (sept technologies), l’Iran (six), le Japon (quatre) et le Canada (quatre).

  Les pays du Commonwealth (Royaume-Uni, l’Australie et le Canada) arrivent à se maintenir, de même les pays asiatiques comme l’Inde, le Japon et la Corée du Sud. 

Et la France ? Elle n’est dans le top 5 que dans deux domaines : l’énergie nucléaire (5e après les Chinois, les Américains, les Japonais et les Indiens) et la gestion des déchets nucléaires (3e après la Chine et les États-Unis). 

 Après avoir vu une Europe sortie politiquement de l’Histoire, allons-nous vers une Europe sortie technologiquement de l’Histoire ? À l’exception de l’Allemagne, voire de l’Italie, l’Europe est quasiment absente. La France qui était jadis un cœur de la recherche, marque un déclin technologique.

L’Europe qui a mis au cœur de sa politique la transition énergétique, hormis le secteur des technologies énergétiques, est entièrement dominée par la Chine. L’hydrogène, les batteries électriques et les super condensateurs sont des technologies dont les Chinois ont le quasi-monopole.

Si la situation ne se redresse pas rapidement, la France et plus généralement l’Europe vont très vite se retrouver sous contrôle énergétique de la Chine.