Tous mes voeux pour cette nouvelle année à tous ceux qui me font l'honneur de me suivre sur ce blog parfois impertinent.

Voisi ma chronique pour ce premier vendredi de la nouvelle année :

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                 Les événements en France de ces derniers jours amènent à se poser la question de l’évolution de la société, libérale ou totalitaire. Les actions des syndicats sont-elles l’expression des revendications des « travailleurs » ou l’illustration d’une stratégie politique ?

  On connaît la France frondeuse, mais les différentes manifestations qui ont et agitent encore le pays, ne sont-elles pas les indices d’une société inquiète, qui se posent des questions sur son devenir ?

   L’économie européenne n’est pas en crise, mais ralentit dangereusement. La guerre économique « tout azimut » que mène le président américain, Donald Trump, met à mal les certitudes des uns et des autres.

   L’économiste Jacques Sapir, directeur d’études à l’HESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales) et membre, de l’Académie des Sciences de Russie à titre d’étranger, n’hésite pas à déclarer : « Comment peut-on encore être libéral aujourd’hui, sachant qu’à mon sens, le libéralisme est mort avec le capitalisme. » Le capitalisme mort ? C’est une utopie, que continuent à nourrir certains observateurs gauchistes qui vivent dans la théorie et la phraséologie doctrinaire.

  Le capitalisme évolue, s’adapte, mais parler de sa  disparition, c’est annoncer la fin de la société humaine. Il n’y a pas de doxa libérale, le libéralisme est pragmatique, c’est de là qu’il puise sa force. C’est l’expression de la vie, du vivre ensemble. Le droit à l’apostasie, pouvoir changer de religion ou d’opinion, se trouve au fondement du libéralisme politique. Quant au capitalisme, il est l’expression de l’activité humaine. Le libéralisme défend les droits de l’individu. Il est faux de dire que le libéralisme est une société sans idéal. Plusieurs figures du libéralisme l’ont prouvé par leur engagement politique et sociétal qui est allé parfois jusqu’au sacrifice suprême, comme beaucoup de résistants durant la dernière guerre. Le paradoxe de nos sociétés actuelles est que les citoyens ne se trouvent pas écoutés par les gouvernants et en même temps considère la Liberté comme un fardeau. On tend à être des assistés au lieu des Hommes libres.

  On se demande aujourd’hui si le conflit social, avec tous ses déchirements, fait partie de la construction de nos démocraties ou plutôt illustre ce que Tocqueville appelait «  la tyrannie des minorités ». De nos jours, tous les mouvements sociaux posent la question de la violence.

  La nouvelle religion qu’est l’Écologisme est l’antithèse du libéralisme, car elle troque la liberté avec une forme de droit naturel. C’est un courant qui aspire au totalitarisme. Il veut nous dicter notre manière de vivre, de manger, de voyager, de s’habiller. En réalité, l’écologisme fait la synthèse des différentes formes du totalitarisme. Pour eux, critiquer les faits et gestes de leur nouvelle Jeanne d’Arc, la gamine suédoise, Greta Thunberg, est un blasphème. Nous allons, de plus en plus, si on n’y met pas le Holà, vivre sous un terrorisme écologique.  

  La stratégie des écologistes de dépolitiser toute une série de questions pour en faire des questions techniques, c’est déposséder les citoyens de leur droit de regard qui ne peut s’exprimer que par le vote, c’est à dire politiquement. Il est faux et inacceptable de considérer qu’il s’agit de questions techniques d’intérêt général planétaire qui s’imposeraient à tous les individus. On aurait tendance à crier : »Aux armes, citoyens ! »