Chez les Verts, on ne parle pas de femme, mais d’une personne en capacité de porter un enfant. C’est ainsi que s’exprime le programme d’EELV, le parti des verts français. Il promet un égal accès à la PMA « à toutes les personnes en capacité de porter un enfant ». 

Notez qu’il ne s’agit pas du programme de la verte-radicale, Sandrine Rousseau, mais de celui de tout le parti, y compris Yannick Jadot, « le modéré ». Ce qui laisse augurer le fait que ce dernier, s’il remporte la primaire, comme le pensent les sondeurs, devra sacrifier aux lubies wokistes de ses camarades. Cette cuisine, comme toujours, n’a pas grand-chose à voir avec l’environnement. Rappelez-vous, Philippe Cohen observait déjà le tournant sociétal, en plaisantant sur la gauche des trois P – Pacs, Parité, Pétard. 

La disparition du mot « femme » du langage écolo, révèle en vérité, un projet tout simplement totalitaire tel que le décrivait Orwell. Le but de la « novlangue » de 1984 est bien de changer le langage par la force pour imposer un nouveau réel. Cela rejoint l’objectif du « politiquement correct » : interdisez le mot salope et vous ferez disparaître le sexisme. En l’occurrence, ces hurluberlus veulent réinventer l’espèce humaine en faisant disparaître la différence des sexes. Oubliez Dieu, oubliez la Nature, oubliez ce qui a fait l’humanité jusqu’à ce jour. Nous sommes les nouveaux Maîtres du monde et révisons la genèse de la création. Il n’y a plus ni homme ni femme mais, comme le disait Muray, une « créolisation terminale, infinie et exterminatrice » de l’espèce. « De cette façon, la vieille fable de la bisexualité universelle se trouve-t-elle dépassée par un cliché encore supérieur, un stéréotype encore mieux congelé et mieux calibré, celui de l’indifférenciation définitive envisagée comme souhaitable, ou plutôt de la macédoine des caractéristiques sexuelles considérée comme fin indispensable de l’âcre cuisine séculaire des sexes. » 

Cette suppression du mot « femmes » est délirante et totalitaire. Il suffira d’installer Sandrine Rousseau à l’Élysée, pour que le peuple français en face l’amère expérience. Car, c’est un pilier de l’anthropologie qu’ils veulent faire tomber.  En effet le partage de l’humanité en deux sexes est l’un des piliers de la réalité de l’anthropologie, donc de l’histoire humaine. C’est la première question que l’on se pose : est-il homme ou femme ? 

Il se trouve des féministes pour rejoindre le militantisme transgenre et décréter que cette différence fondatrice n’existe pas. Bien plus, elles criminalisent ceux qui la voient. « Qu’est-ce qui vous permet de dire que je suis un homme ? », déclarait récemment un invité à un Daniel Schneiderman ébahi, malgré sa bonne volonté de comprendre ce « progrès ». 

  « L’indifférentialocratie » va plus loin, on ne dit plus femmes mais « personne qui a ses règles » (ça, c’est en anglais) ou, « qui peut porter un enfant ». Je suggère que pour homme, on dise : « personne qui porte des testicules ». Interdit d’ironiser sur ces définitions, J.K. Rowling, pour l’avoir fait, a essuyé un torrent de boue numérique. Avec cette intolérance linguistique des Verts, cette idéologie qui se veut conquérante, il y a derrière cet arraisonnement du langage par l’idéologie, la condamnation de la réalité « vraie » , qui devient devient hors-la-loi. 

Oui, ces nouveaux ayatollahs de l’intolérante religion écologique, ne sont pas au pouvoir, heureusement ! 

Mais il n’est pas trop tard de méditer sur ces funestes théories qu’il faut éradiquer le plus rapidement possible. Car chez eux, le ridicule ne tue pas !