Depuis quelques jours s’est ouvert à Paris le procès des attentats que la capitale a connu le 13 novembre 2015. Cette attaque terroriste avait fait 130 morts et 430 blessés.

 Six ans après, vingt accusés comparaissent au palais de justice, île de la Cité. C’est un procès hors-norme, enregistré comme la plus grande audience criminelle jamais organisée dans l’Hexagone. 

   Cet événement majeur, a réveillé en moi une sourde colère qui m’avait envahi à l’époque et ravivé des blessures dont l’âme ne se guérit jamais.

 Une grande colère contre Dieu. Je ne suis pas un religieux, comme l’entendent les docteurs de la Foi. Mais je suis un croyant qui se soumet à la volonté de celui que d’autres appellent « le grand architecte de l’Univers ». Je suis un fervent croyant du Dieu de Spinoza, et ce procès ravive cette colère que j’avais eu contre Lui.

 Comment peut-il permettre à des criminels de s’auto-proclamés ses instruments et tuer en son nom. Comment ne les a-t-il pas foudroyé avant qu’ils ne commettent ces actes odieux. Pourquoi a-t-il permis de telles tueries et ne les a pas immédiatement sanctionnés. Personne n’a été frappé de cécité ou de paralysie. Ni la peste ou le choléra n’ont apparus dans leurs domiciles. 

 Les desseins de Dieu sont impénétrables, me disent ses serviteurs. Il nous parle, mais vous ne l’écoutez pas !

  Le monde ne connait plus aujourd’hui que l’insécurité et la violence. Des enfants de 13 et 14 ans tuent froidement et les rues de Marseille rougissent de leur sang. Je ne l’écoute pas ! mais je vois les actes qu’il devrait sanctionner, des actes révoltants que le plus petit croyant réprouve.

 Les docteurs de la foi ont trouvé : ce n’est pas la Chine qui a diffusé de par le monde le Covid19, la pandémie a été voulu par Dieu pour punir cette société de violence qui ne l’écoute plus. C’est vrai que près d’un million de morts, c’est autre chose que les quelques victimes des attentats. Mais cette pirouette des défenseurs de Dieu, je ne « l’achète pas ». Dieu est là, omniprésent, mais il a d’autre équilibres à maintenir dans l’Univers que de s’intéresser aux gesticulations de cet insecte, l’Homme, sur une terre, un point minuscule dans le cosmos.