Les verts, aujourd’hui, ont envahi la scène politique. Ils veulent purifier la terre, et supprimer pour toujours, le carcan oppressant du vieux monde. 

  Haro sur la civilisation occidentale désespérément coupable de tout. Les sorcières de la nouvelle religion, délivrées des oripeaux étouffants de la raison, s’abandonnent aux mirages des lendemains qui chantent. 

Sous les noirs nuages des centrales à charbon et à gaz qui remplaceront les centrales nucléaires, bercée par le grincement lancinant des éoliennes qui auront pris la place des forêts, le monde s’unira enfin « en vert » un monde où la femme régnera en maîtresse. 

Sandrine Rousseau, une des égéries de ce monde sublimé, dit tout haut ce que son parti pense tout bas :  l’avenir pour les bobos des grandes villes, sera « la fin d'une époque de souillure », le monde ne « souffrira » plus de « trop de rationalité », de cette rationalité dont le monde crève. Le dessein des hérauts verts vise la transformation de nos habitudes de vie au profit de plus de collectivisme, c’est le marxisme « new look ».

 Depuis leurs élections remarquées à plusieurs grandes municipalités françaises, les nouveaux maires écologistes avaient à la fois fait rire et pleurer. Grégory Doucet, maire de Lyon, s’était attaqué au Tour de France, Pierre Humic maire de Bordeaux aux arbres de Noël et Léonore Moncond'huy maire de Poitiers… aux rêves des enfants.

On assiste en France à une surenchère de propositions délirantes. L’ancienne ministre de François Hollande Delphine Batho a fait du décroissantisme, sa marque de fabrique Selon elle : « La décroissance est une société du plus, pas du moins, c’est une société avec plus de bien-être, plus de culture, plus de liens humains, plus de respect des personnes. »

 Elle devrait relire dans le détail les écrits des décroissantistes assumés, comme le politologue Philippe Ariès, l’économiste Serge Latouche, ou l’écrivain Pierre Rahbi. Cette doctrine aux trois filiations : l’écologisme, le marxisme et l’anarchisme, promeut une nouvelle société « décolonisant l’imaginaire économique et productif ».

Il prône un retour à une société vernaculaire primitive, rejetant en masse les principaux vecteurs de développement. Ainsi, accroître l’espérance de vie ou réduire la mortalité infantile deviennent pour les décroissantistes des contre-objectifs. La pauvreté absolue est finalement leur seul menu !

Pour ces doctrinaires radicalisés, notre système économique, social et environnemental, est fondé sur la prédation des ressources mais aussi… du corps des femmes ou des « racisés ». Le capitalisme ne peut et ne doit pas exister dans un univers vert.

Derrière ces considérations apparemment absurdes et assimilant des causes sans aucun rapport, on reconnait tous les ingrédients du climato-gauchisme.

 L’objectif n’est pas de résoudre de façon rationnelle la problématique climatique, mais de détruire cette société de croissance et son démon capitaliste. Pour eux, il faut inverser la tendance et remettre l’intérêt général devant les intérêts privés.

Une démarche qui n’est pas sans rappeler la collectivisation de l’agriculture soviétique des années 1930.

 Par suite des résultats catastrophiques de la collectivisation, l’URSS, qui « nourrissait de son pain la moitié de la planète » devint l’un des plus gros importateurs mondiaux de denrées alimentaires. 

Le dessein des verts est finalement convergeant et sans surprise : remettre le marxisme au goût du jour. Ne faisant plus recette auprès des classes populaires, ils prennent la défense de la planète comme nouvel instrument vers le pouvoir.

Les propos et les écrits de ces prédicateurs exaltés, au culte millénariste et apocalyptique, le prouvent.

Comme les marxistes d’antan, leur unique obsession est le pouvoir par l’égalitarisme. Contrairement aux dires de certains, le mal français n’est pas islamique mais gauchiste.