L’accord d’évacuation des militaires américains d’Afghanistan a été signé avec les Talibans en février 2020. C’est-à-dire que Washington avait plus de 16 mois pour organiser un retrait ordonné et rapatrier les afghans qui avaient travaillé avec l’oncle Sam et cru en sa protection.

   Le Pentagone est-il si incapable et l’administration démocrate si défaillante ? On ne peut pas le croire. 

 Le chaos a donc été voulu. De même, l’abandon d’un armement sophistiqué avec des munitions en abondance n’est pas le fruit d’une retraite désordonnée. Des chars et des hélicoptères de dernière génération laissés aux mains des Talibans, donne à penser que cela é été fait conformément à des ordres donnés.

  Les Médias, dans leur grande majorité, restent dans un commentaire poli ou regarde ailleurs.

  Il se dit, dans les couloirs de l’ONU, que l’accord de Doha comporte un engagement des Talibans de combattre DAECH et EL QAÏDA, sous réserve d’un armement de leurs forces.

  Les morts du chaos de l’aéroport de Kaboul, les « collaborateurs » des forces US, livrées à la vindicte des Talibans « victorieux, tous les boys revenus à la maison dans un sac plastique, auront été des victimes collatérales d’une diplomatie cynique du pouvoir américain. 

  La conclusion de ce constat est qu’il vaut mieux être un ennemi des États-Unis que son allié. L’Histoire nous raconte l’essor d’après-guerre de l’Allemagne battu, celui du Japon, aujourd’hui de l’Afghanistan, illustrent la regrettable conclusion du présent propos.