Jean-Yves Le Drian, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, se répand sur toutes les chaines de télévision françaises, pour déclarer « Oh combien le président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, est impardonnable ! »

 Il n’a pas assez de mots pour qualifier le détournement d’avion fait par Loukachenko pour mettre la main sur un opposant, piraterie, acte criminel et j’en passe. Il appel à la mobilisation de tous les États de l’Union européenne pour sévir.

  Je suis d’accord sur cet acte que l’on doit qualifier de terrorisme d’état.

  Mais Le Drian serait plus crédible s’il n’omettait pas de rappeler, en le regrettant je l’espère, que la France, avec celui qui deviendra plus tard socialiste et Président de la République française, François Mitterrand alors ministre de l’intérieur, le 22 octobre 1956, avait elle aussi, détourné l’avion de la compagnie marocaine, Air Atlas-Air Maroc, avec à son bord cinq dirigeants du FLN (Front de la Libération Nationale). Ces opposants à la politique de la France en Algérie, furent aussitôt arrêtés et emprisonnés.

  Monsieur Le Drian, pour donner des leçons, il faut avoir « les fesses propres ».