On reprend les bonnes habitudes. Voici ma chronique politique hebdomadaire de ce jour :

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    Joe Biden, le tigre en papier, comme Mao Zedong appelait l’Amérique, a rugit mais n’a pas fait trembler la jungle géopolitique.

 Le secrétaire d’état américain, Anthony Blinken, a déclaré récemment : « Le président Biden a été très clair à ce sujet. Si la Russie agit de manière imprudente ou agressive, il y aura des coûts, il y aura des conséquences. »

 Après plus de cent jours d’exercice du pouvoir présidentiel, Joe Biden n’a pas encore apparemment, pris connaissance de tous les dossiers, en particulier l’étude comparative de l’armement tactique nucléaire USA/ Russie.

  Il aurait pu constater au travers d’un classement des armées suivant l’indice de puissance militaire, que Global FirePower hiérarchise les pays les plus engagés en armements ainsi :

 N°1 des armées les plus puissantes en 2020 : Les États-Unis, et

 N°2, la Russie, talonnant de près les États-Unis

 

avec un indice de puissance de 0,681, et Global FirePower d’ajouter, la Russie est une puissance militaire redoutable. 

 Faut-il par ailleurs préciser que la Russie devance largement les États-Unis en armements tactiques nucléaires.

 Si c’est des sanctions économiques dont en parle, son prédécesseur s’y était lancé avec comme résultat : resserrer les liens de Moscou avec Pékin.

  La stratégie des effets d’annonce n’est pas du standing d’un Président des États-Unis, mais peut-être

que la situation aux États-Unis est plus préoccupante qu’il n’y parait, alors rouler des mécaniques, rassure peut-être le citoyen lambda.

Biden devrait tenir un peu plus compte de l’évolution du Monde et des prises de conscience des populations, spécialement en Occident et particulièrement en Europe. Comme l’ont déclaré, crument et publiquement, les diplomates chinois à leurs collègues américains : « Donner des leçons au monde n’est plus acceptable aujourd’hui, serait-ce de Washington. »

Les Casques bleus doivent-ils intervenir à Washington ?  L’invasion du Capitole par des manifestants pro-Trump avait suscité l’ironie à travers l’Afrique, habituée à recevoir les leçons américaines en matière de démocratie.

 « Ce qui s’est passé nous rappelle que la nature humaine, peu importe la couleur ou les origines, a besoin de garde-fous : éducation, institutions fortes, leadership responsable, pour contenir ses instincts primaires », complète Floribert Anzuluni, le coordinateur de l’association africaine, Filimbi.

 Joe Biden ne devrait pas chausser les gros sabots de Donald Trump, cela ne le mènera pas loin.

Face à la Chine et à la Russie, Biden n’est pas au bout de ses peines. Le président américain entend réaffirmer la puissance des États-Unis face à ces deux grands. Est-ce le retour de la guerre froide ? Pas tout à fait, le rapport de force n’est plus du tout le même.

 On est devant une nouvelle ère de concurrence acharnée entre superpuissances. Cette réalité couvait depuis des années, elle a éclaté au grand jour quand Biden a repris à son compte la suggestion que Poutine serait un “tueur”, et quand les Chinois, comme dit plus haut, lui ont reproché d’avoir l’arrogance de croire que le monde souhaitait imiter leurs libertés. En fait, tout cela est de la gesticulation, des rodomontades, car nul ne veut, ni a intérêt à des relations conflictuelles durables. 

Les dernières nouvelles de Washington viennent confirmer les propos de cette chronique : Joe Biden a appeler Poutine pour qu’une rencontre soit organisée dans le but, aux dires du département d’État, de baisser les tensions entre les deux pays.