Voici ma chronique politique hebdomadaire de ce vendredi

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  Depuis quelques temps, les bobos américains, menés par celui qui fut un prestigieux quotidien, « Le New York Times », réécrivent l’Histoire et s’en prennent régulièrement à la France et aux Français. Ils demandent aux institutions françaises de prêter plus d’attention à l’histoire de l’esclavage du pays, au lieu d’honorer une icône de la suprématie blanche, Napoléon Bonaparte.

   Ce quotidien, qui fut une référence en son temps, est devenu l’organe officiel de l’intolérance, sous couvert d’une doctrine progressiste de l’idéologie victimaire connue aux États-Unis sous le vocable « Woke ».

  L’Histoire nous a appris que les actes du passé doivent toujours être mis dans leur contexte, pour pouvoir être jugés. 

  James Bennet, chef de la rubrique d’opinions et Bari Weiss, journaliste vedette, ont démissionner devant les dérives du New York Times. Nous avons là le « politiquement correct » poussé à l’extrême, accouchant de la pensée unique.

  Ces Américains, auto-proclamés les justiciers du bien-pensant, sont devenus adeptes de purges par l’effacement et le bannissement. Ils jugent que Napoléon n’est pas un héros à célébrer, il est pour eux, « le plus grand des tyrans, une icône de la suprématie blanche »…  ! c’est leur droit le plus élémentaire de ne pas aimer Napoléon, mais pourquoi demander aux Français de les suivre dans leur égarement ? C’est vrai que leurs diktats ne font pas dans la nuance. La mise en perspective historique leur est étrangère. C’est trop demander à la « culture américaine ».

  Comme leur ont dit récemment et publiquement, les officiels chinois : « Commencez par balayer chez vous, avant de donner des leçons au monde ». 

   Il est vrai que l’Histoire des États-Unis fourmille de massacres (exemple les Indiens), de fusillades meurtrières, d’assassinats de Présidents, de faits d’esclavage et de discriminations. Ils ont oublié le Klu Klux Klan et autres organisations américaines, racistes et criminelles. 

Marc Bloch, sur le rôle de l’Histoire, écrivait :  « comprendre et ne pas juger, car à force de juger, on finit presque fatalement, par perdre jusqu’au goût d’expliquer ». Toutes les histoires des peuples et de leurs États, leurs lumières et leurs ombres, font leur histoire nationale. C’est en assumant les épopées glorieuses et moins glorieuses, qu’ils ont bâtis la grandeur de leur pays. Ce n’est pas la statue de Napoléon qu’il faut déboulonner, mais celle du New York Times !

La presse anglo-saxonne, à l’automne dernier, s’est déchainé contre la France à l’annonce des mesures contre le séparatisme islamiste, mises en chantier par le président français, Emmanuel Macron. Pour le Financial Times, « la guerre de Macron contre le séparatisme islamiste ne fait qu’accroître les divisions en France » ; Politico titre sur « la laïcité, dangereuse religion française » ; et enfin le New York Times pose la question « la France alimente-t-elle le terrorisme en essayant de l’éradiquer ? ».

Comme l’a déclaré Emmanuel Macron, les États-Unis, enfant naturel des Lumières et de la Révolution française, légitiment ces violences. Il faut reconnaître que ces Américains ont perdu les fondamentaux qui font que des Nations peuvent vivre ensemble dans le respect et la dignité.