Comma tous les vendredi, voici ùa chronique politique hebdomadaire:

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         Le coronavirus sera-t-il le catalyseur non seulement d’une dépression, mais aussi d’une diminution importante de la population mondiale ? Contrairement à certains  « experts » qui annoncent une baisse drastique des populations, je pense, au contraire, que les naissances vont faire un boom, conséquence « naturel » du confinement. Rappelez-vous,  l’augmentation brutale du nombre des naissances signalée par plusieurs grands hôpitaux new-yorkais, neuf mois après la grande panne d'électricité de 1965. 

Depuis les années 1850, la croissance démographique a explosé. On était 1 milliard d’individus, aujourd’hui nous sommes 7,8 milliards. N’en déplaise à certains économistes « catastrophistes », l’effet  du Covid 19 sera peu significatif sur la population mondiale. Par contre, la famine et la malnutrition en Afrique, risquent de faire bien plus de victimes que le coronavirus.

Le monde a connu de nombreuses crises de divers degrés dans le passé, comme la peste noire au milieu du XVIIe siècle, lorsque 75 à 200 millions de personnes sont mortes en Europe et en Asie. Environ 50% de la population européenne aurait péri. Pendant la Première Guerre mondiale, environ 20 millions de personnes sont mortes et pendant la Seconde Guerre mondiale, environ 60 à 80 millions. Les catastrophes font donc partie de l’histoire, mais la démographie, imperturbable,  a continué son essor sur la planète. 

 Le Coronavirus n’entrainera donc pas une réduction importante de la population mondiale, qu’il s’agisse de la crise économique qui s’en suit ou d’un malaise social quelconque qui pourrait engendrer des désordres.

La pandémie n’est pas la cause du ralentissement de l’économie mondiale, il avait débuté bien avant mais la pandémie en a été le catalyseur. 

L’économie mondiale a été totalement dépendante du crédit et d’une inflation de la circulation fiduciaire  au cours des 100 dernières années. Est-ce les signes d’un système malade ? C’est plutôt des bulles successives qui finissent toujours par éclater, du fait même des règles du système. Depuis la fin du lien or/monnaie, imposé par Nixon, la monnaie est devenue en réalité, une simple ligne d’écriture.

  Mais l’émission de la monnaie à  intérêt zéro, ou presque, a une limite que le système ne peut pas franchir. 

 Oui, les grandes catastrophes font partie de l’histoire et n’ont jamais annoncé la fin du monde, monde qui se trouve, aujourd’hui, dans une situation de crise économique qui n’épargne aucun pays. Par contre, elle impose la solidarité, la coordination des efforts et la coopération de tous. Cet état d’esprit, cette conscience collective de l’intérêt général, survivront-t-ils après la crise maitrisée ? Là est la question.

 Le banquier Egon Von Greyerz, bien connu des « adorateurs » de l’or physique, vient de déclarer : « Ce que le monde a connu au cours des 100 dernières années n’est pas du vrai capitalisme. Cela ressemble plutôt à un capitalisme vaudou. » J’aime bien les phrases à l’emporte-pièce, mais qu’est-ce que le capitalisme vaudou ? À ma grande honte, je n’ai jamais rencontré cette forme de capitalisme, pour autant qu’il existe. Voilà pourquoi je n’aime pas les gurus. Ils emploient un vocabulaire dont eux seuls  ont le dictionnaire.

Il n’y a pas encore de famine majeure, mais elle se profile déjà en Afrique. Les troubles sociaux et la guerre même, y sont des risques pour beaucoup de pays. Si la gouvernance n’est pas à la hauteur des défis, les affamés et les pauvres risquent de se soulever contre leurs dirigeants et l’élite. Les différences de revenus et de standard de vie entre riches et pauvres vont créer une situation intenable, si les pays développés s’enferment dans un égoïsme suicidaire. C’est ainsi, et presque sans exception, que toutes les révolutions ont commencé.

Les banques centrales du monde entier font leur maximum pour empêcher le monde de sombrer, en luttant entre autres, contre la pauvreté. Elles créent des quantités illimitées de monnaie afin d’aider les petites et grandes entreprises, ainsi que les particuliers. Faut-il s’inquiéter du fait que cet argent n’existe pas, qu’il est quasiment virtuel. Les centaines de milliards et milliers de milliards de dollars qui vont être distribués aux plus démunis, n’existent pas. Ils sont créés à partir de rien.  Est-ce une nouvelle forme inédite de gestion de l’économie ? L’avenir nous dira si on peut développer une économie en utilisant de l’argent fabriqué in nihilo et non résultant de la création de richesses. Saura-t-on  corriger cette anticipation, au fur et à mesure que la création de richesse prendra le pas sur la manipulation monétaire. ? il en va de la survie de notre civilisation.