Voici ma chronique politique hebdomadaire du vendredi

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  Le président américain, Donald Trump n’aime pas les organismes internationaux. Il leur préfère des partenariat en duo avec un partenaire docile et soumis. L’OMS , l’Organisation mondiale de la santé, est dans son collimateur. Il faut savoir que le budget de l’Organisation est constitué d'une contribution fixe des états et de contributions volontaires d'organisations publiques ou privées. En 2014, le budget était d'environ 4 milliards de dollars. En 2016-2017,  de 5,8 milliards de dollars. Sur la période 2018-2019, le budget de l'OMS est de 5,62 milliards de dollars. Les contributions fixées sont les cotisations des membres de l’Organisation. Le montant est calculé en fonction de la fortune et de la population du pays.

Les cinq premières contributions fixées pour le budget programme 2020-2021 sont celles des Etats-Unis (22%), de la Chine (12%), du Japon (8,6%), de l’Allemagne (6,1%) du Royaume-Uni (4,6%). La France est en sixième position (4,4%).  Les contributions volontaires ont représenté plus des trois quarts du financement de l’Organisation.

Dans la guerre des mots que se livrent les Américains et les Chinois sur la gestion de la pandémie du Covid 19, Washington le ton monte. 

   Trump reproche à l’OMS du laxisme dans sa gestion de la crise sanitaire  et trop de mansuétude à l’égard de la Chine. Après avoir suspendu sa contribution au budget de l’Organisation onusienne, par une lettre adressée au Directeur général, le docteur Tedros Alhanon, il menace maintenant de supprimer définitivement sa contribution et veut se retirer de l’OMS, si une enquête n’est pas ouverte sur le fonctionnement de l’Organisation. Si une amélioration notable n’est pas constatée dans un délai de trente jours, Trump met a exécution sa menace.

  Pourtant, L’OMS a entrepris une vaste réforme pour s’assurer que l’Organisation est bien équipée en vue de relever les défis sanitaires de plus en plus complexes du XXIe siècle. Ces efforts tendent à améliorer l’alignement, la flexibilité, la prévisibilité et la transparence du financement de l’Organisation et à réduire la vulnérabilité budgétaire. 

  Cette injuste charge d’un organisme consultatif, veut faire de l’OMS le bouc émissaire idéale, tout en mettant en cause, par ricochet, la Chine. 

  Calmement, le président chinois, Xi Jinping a, comme réponse, déroulé un grand plan d’investissement dans l’OMS pour œuvrer collectivement à la lutte contre le Covid 19, Il veut rester fidèle à sa vision d’une « communauté d’avenir partagé pour l’humanité ».

  Pékin se pose, ainsi, en chef de la santé publique mondiale. À l’opposé du mépris « Trumpiste » à l’égard de l’OMS, Pékin a doublé sa contribution au budget de l’Organisation, suivi en cela par nombre de gouvernements. Plus positif ou créatif, Xi occupe le vide laissé par Washington, et annonce la création d’un « hub humanitaire global » en collaboration avec l’ONU, pour assurer les chaînes d’approvisionnement en matériel destiné à la lutte contre les épidémies et mettant en oeuvre des corridors verts de transport et de dédouanement .

  La Chine, opérant toujours dans le cadre de l’ONU, est en train de prendre le leadership de la politique sanitaire mondiale. Les six chefs d’État et de gouvernement invités à s’exprimer lors de l’Assemblée virtuelle de l’OMS, la Suisse, la France, la Corée du Sud, l’Allemagne, la Barbade et l’Afrique du Sud n’ont pas  émis la moindre critique en direction de Pékin.

  Magnanime, le président chinois a annoncé lundi dernier que le futur vaccin chinois sera « un bien public mondial ». Il va accorder, sur deux ans une aide de deux milliards de dollars pour soutenir les pays touchés, notamment les pays en voie de développement.

  Par cette réponse à Washington, Pékin souligne l’échec de Washington dans le procès intenté par Donald Trump à l’OMS.