On m'écrit pour me demander pourquoi je ne parle pas des événements Iran/États-Unis.J'attendais que le brouhaha des médias s'apaise pour en parler en toute sérénité.
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   Malgré une situation économique désastreuse, une large partie de la population qui manifeste contre la gestion du pouvoir, l’Iran des mollahs continue à être offensif à l’extérieur. Mené par le général Soleimani, convaincu de sa force armée, l’Iran des Mollahs développe une action agressive sur tous les fronts du Moyen-Orient. Devant l’inertie apparente de Washington, le Général, numéro 2 virtuel du pouvoir à Téhéran, s’est enhardi. Après avoir abattu deux dromes américains, attaqué un tanker dans le golf persique, bombardé les réservoirs pétroliers d’Armco, en Arabie Saoudite, il a franchi la ligne rouge en attaquant l’Ambassade des Etats-Unis à Bagdad. Ayant une opinion publique rétive à la guerre, Donald Trump attendait en réalité que des intérêts américains soient directement attaqués pour réagir. Il le fit durement en passant outre à une loi non écrite : « On ne touche pas aux dirigeants d’un pays. » En tuant le plus glorieux général du régime, en tuant le numéro 2, véritable ombre porté de l’ayatollah Khamenei, l’avertissement était des plus clairs. On n’allait pas revivre la crise des otages de l’ambassade de Téhéran. Cette crise correspond à un épisode de tension internationale dans les relations entre les États-Unis et l'Iran, qui survient à partir du 4 novembre 1979. L’instauration de la République islamique d’Iran, marquée par la destitution du Shah, Mohammed Reza Pahlavi et le retour du guide de la Révolution, l’Ayatollah Khomeini, le 1er février 1979, avait marqué un tournant dans les relations entre les Etats-Unis et l’Iran. Tension accrue, lorsque des assaillants se déclarant « étudiants musulmans dans la ligne de l’imam Khomeini », investissaient l’ambassade américaine de Téhéran et prenaient en otages les 56 membres du corps diplomatique.
Devant l’audace américaine, le guide suprême s’est trouvé alors dans une situation des plus délicates. Ne pas riposter était impensable, riposter était dangereux, Trump annonçant que 51 cibles ont été données au Pentagone pour répondre massivement à une éventuelle attaque iranienne. Aucun intérêt US, à fortiori des ressortissants américains, ne devaient être touchés.
L’Iran se doit de sauver l’honneur, mais ne veut surtout pas, provoquer la guerre.
Une vingtaine de missiles tirés depuis l’Iran par les Gardiens de la révolution sur deux bases irakiennes où se trouvent casernés des militaires américains, ont constitué la réponse très étudiée des autorités de la République islamique.
Pas de victimes ni du côté des forces américaines, ni du côté des forces iraquiennes. Des dégâts insignifiants sont annoncés par le Président américain. La question se pose alors, l’Iran a raté ses cibles volontairement ? Le système de défense américain a-t-il détruit en vol ceux des missiles qui allaient les toucher ? Manque d’entrainement des forces iraniennes ? Il semble qu’il y a un peu de tout cela, mais une évidence, l’Iran prend au sérieux les avertissements de Trump et ne veut ni ne peut aller à la guerre. La catastrophe de l’avion de ligne ukrainien abattu par erreur par un missile iranien tend à prouver que les forces iraniennes sont nerveuses et pas suffisamment entrainées. On retiendra, aujourd’hui, que la donne a changé et que le régime à Téhéran est ébranlé, suffisamment pour tomber ? On le saura dans un proche avenir. Ce régime ne tombera que de l’intérieur. Le peuple iranien est dans sa grande majorité patriote et une attaque extérieure ne fera que le souder autour du drapeau attaqué.
1El Heziti Naoufal
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