Nous sommes vendredi, le jour de ma chronique politique hebdomadaire:

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     La 25e Conférence des Nations Unies sur le climat (COP25) s'est ouverte lundi dernier à Madrid. Elle va constater impuissante ( ?) l'augmentation persistante des émissions de CO 2. Faut-il croire que les engagements des uns et des autres ne sont que des effets d’annonce ? Il est vrai que le dilemme qui se pose au monde économique est simple : réduire très vite les émissions ou être confronté à la décroissance économique.

"Voulons-nous qu'on se souvienne de nous comme de la génération qui s'est enfouie la tête dans le sable pendant que la planète brûlait ?" 

 C’est ainsi qu’Antonio Guterres, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unis, l’ONU, interpellait les dirigeants du monde réunis à la COP25, leur réclamant une plus grande action climatique. 

   La feuille de route de cette 25e édition est d’atteindre une neutralité carbone totale en 2050 et limiter le réchauffement de l’atmosphère à 2 degrés. Compte tenu des « performances » à ce jour en la matière, on peut pour le moins considérer l’objectif comme ambitieux.

  Car, les émissions ont augmenté au lieu de diminuer.

   Vraisemblablement, la COP25 sera amenée à proposer une réduction annuelle de 8% au lieu des 4% de l’accord de Paris. Bonjour l’Utopie !

 Il va être difficile d'accorder les contradictions d’un objectif environnemental à long terme et un impératif économique à court terme. 

 Par contre, connaissant les capacités d’adaptation  du monde capitaliste, la lutte contre les changements climatiques peut être financièrement rentable. Le marché carbone en est une des illustrations. Les nouveaux modèles de développement, les systèmes et nouvelles technologies « dits » propres, pourront  stimuler le PIB. On pourra avoir ainsi une croissance qualitative qui créera des emplois et du profit, en remplaçant des infrastructures démodées et polluantes par des solutions qui protègent l'environnement.

 Pourrait-on ainsi éviter la décroissance économique qui fait si peur ? 

   Pour cela on dispose de quatre outils, l'efficacité énergétique, les énergies vertes, le nucléaire et l'absorption du carbone. Selon ces quatre critères, l’efficacité énergétique, en 30 ans, a réalisé 30 % d'amélioration. Pourra-t-elle annihiler les effets de la croissance sur les émissions ? C’est une question qui reste sans réponse, pour le moment. La transition vers les énergies vertes représente aujourd'hui 15 % du mix énergique mondial. Le nucléaire  pèse 5 % du mix énergétique mondial. Nous sommes pour l’instant, au début de l’effort qu’exige la situation. L’absorption du carbone, mise à part les effets naturels des forêts, reste une gageure pour l’action humaine.

  Devant le militantisme de certains écologistes radicaux, on a l’impression qu’une nouvelle religion a surgi dans le panorama œcuménique.

Il faut raison gardée et éviter de tomber dans l’irrationnel qui s’accompagne souvent d’un déni des réalités.

  Une chose est sûre, toutes les mesures qu’un gouvernement serait amené à prendre dans ce domaine, devront éviter une décroissance économique qui risque de s’accompagner d’un chaos social et d’un chômage de masse.

  Il y a tellement de questions sans réponse à ce jour      :

-  Est-on sûr que le CO2 est le coupable ?

-  La hausse des températures peut-elle être liée à d’autres facteurs ?

-  Doit-on parler plutôt et plus vraisemblablement de dérèglement climatique ? Si oui, quelles sont les causes de ce dérèglement ?

 Une chose est sûre, la transition GREEN va nous permettre de nous dégager de l’emprise des pays pétroliers.