Actualité oblige, je vous parle cette semaine de Marine Le Pen, voici ma chronique politique la concernant

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      Les sondages se suivent et de jour en jour montrent une irrésistible ascension de la leader du parti d’extrême droite français, le RN, le Rassemblement National.

  Lors du deuxième tour de l’élection présidentielle en 2017, et du naufrage de madame Le Pen dans le face-à-face télévisé avec le candidat Emmanuel Macron, la sentence était tombé : la carrière politique de Marine Le Pen était terminé.

 Il faut croire que les personnalités politiques ont la vie dure. Remise de son naufrage, elle est portée, aujourd’hui, par une conjoncture des plus favorables, le vent populiste et les ruades de nombreux corps sociaux, les démunis et les victimes de la mondialisation.

  Depuis quelques semaines, c’est l’enthousiasme au Rassemblement National. Les militants y croient, se mobilisent et deviennent de plus en plus nombreux.

  Le baromètre Ifop-Fiducial pour Paris-Match constate pour Marine Le Pen un record de popularité (36%). En progression constante, elle atteint là, son meilleur score du quinquennat. Elle fait jeu égal avec le président de la République dont la cote d’approbation de son action s’érode doucement pour être aujourd’hui à 36% seulement de satisfaits.

  Les sondages la donne donc dans une nette progression dans un duel face à Emmanuel Macron en 2022. Cette hypothèse doit être aujourd’hui prise en considération, malgré les cris d’orfraie des uns et des autres. Même François Hollande se met de la partie en déclarant le 13 novembre dernier : « La seule élection que peut gagner le FN, c’est la présidentielle ».

 Marine Le Pen arrivant deuxième, voir en tête,  au premier tour, il n’est pas sûr que le front républicain soit déterminant cette fois-ci, comme dans les élections précédentes.

  Tous les acteurs politiques comprennent bien ce qui se passe, mais sont incapables d’organiser la riposte. Les chiffres sont têtus, en 2017, Emmanuel Macron ne l’avait emporté que par 66% malgré la mobilisation générale d’alors, face au danger de l’extrême droite. Ce même front républicain avait donné en 2002 à Jacques Chirac, face à Jean-Marie Le Pen, plus de 82% des voix. 

À deux ans et demi de la présidentielle, l’écart ne cesse de se resserrer entre le locataire actuel de l’Élysée et la présidente du RN, Marine Le Pen. 

  Le dernier sondage du 3 novembre indique que le chef de l’État l’emporterait par 55% des voix contre 45% pour Marine Le Pen.

Au vu de la situation aujourd’hui de l’opinion française et de l’agitation sociale qui l’accompagne, il ne faut pas écarter la victoire éventuelle de Marine Le Pen d’un revers de la main.

  Peut-être que la France de nos jours, est mure pour une telle expérience.