Ayant été en déplacement en Europe toute la semaine, rentré hier soir tard dans la nuit, je vous donne aujourd'hui seulement ma chronique politique hebdomadaire du vendredi

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        Pour les inconditionnels de la démocratie, les peuples ont le droit inaliénable de disposer d’eux-mêmes. Aussi, si le peuple catalan, pour autant qu’il soit un peuple distinct de celui de l’Espagne, veut son indépendance, il a toute la sympathie du monde démocratique. Encore faut-il s’assurer que ce peuple, dans sa majorité, veut cette indépendance brandie par les indépendantistes catalans.

  Qu’en est-il vraiment ? Le monde n’est-il pas manipulé par une poignée d’aventuristes qui voient un avenir radieux, pour la Catalogne et ou pour eux ?

 Toutes les études les plus objectives montrent l’inanité d’une telle aventure qui risque d’aboutir à la ruine économique de cette province espagnole.

  En réalité, intimidations, pressions sur les fonctionnaires et les policiers, embrigadement des enfants dans les écoles, les indépendantistes catalans ont cherché à imposer la sécession à une population qui, dans sa majorité, n’en voulait pas.

  Régulièrement, les indépendantistes catalans expliquent que l’Espagne n’a de démocratie que le nom. Ils ignorent délibérément tous les classements internationaux qui, année après année, placent l’Espagne parmi les démocraties les plus abouties au monde. 

  En septembre 2017, en prévision du référendum illégal du 1eroctobre, sans attendre le résultat dudit référendum, le Parlement régionale été amené à s’exprimer sur une loi « fondamentale » provisoire pour la future République catalane indépendante.

   De nombreux citoyens catalans auraient pâti de l’application de cette loi. Leurs droits fondamentaux auraient été réduits à néant : les fonctionnaires menacés de mesures de rétorsion s’ils n’obéissaient pas à des ordres manifestement anticonstitutionnels, la justice subordonnée au bon vouloir de l’exécutif, en contradiction au principe démocratique de la séparation des pouvoirs. La République catalane voulue par les indépendantistes, refusera la citoyenneté aux anciens fonctionnaires de l’État  ainsi qu’à ceux qui avaient fait carrière dans l’armée ou la police. En clair, ces citoyens deviendraient des étrangers dans leur propre pays. Les partis qui militeraient au retour dans le giron espagnol seront interdits.

  Ce que les indépendantistes préparaient est, en fait, une république indépendante peu démocratique.

   En outre, ils agissent à contre-courant de l’histoire moderne du monde qui construit de plus en plus des grands ensembles et non  un retour au morcellement  archaïque du moyen-âge.

Il existe aujourd’hui deux tendances dont les flux apparemment sont opposés : la constitution de grands ensembles politico-économiques intégrant en son sein des nations, et une revendication régionale qui permet de confirmer une identité par trop diluée dans la tendance agrégative ci dessus. 

 En réalité les catalans cherchent,  tout comme d’autres, bretons, basques, irlandais, écossais, corse, à retrouver une identité mythique structurant leur univers. Cette identité n’existe pas plus qu’une quelconque autre identité nationale, car toutes ces identités ont été forgées pour donner de la cohérence aux populations regroupées sur un  même territoire placé sous une autorité politique unique. C’est ainsi que c’est forgé la France, tout comme l’Allemagne, l’Espagne et la plupart des Nations.