Ma chronique cette semaine, est inspirée par un débat qui agite la France (outre les "gilets jaunes") de la gauche moribonde à l'extrême droite encore sous le choc de la dernière présidentielle.
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  En France, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) en septembre dernier, s’est déclaré favorable à l’autoconservation ovocytaire, à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes ainsi qu’à la levée de l’anonymat des futurs donneurs de sperme pour les enfants issus de ces dons. Le CCNE se contredit ainsi avec ses déclarations antérieures, violement contre, victime du « politiquement correct ». Son avis reste muet sur le problème de la filiation d’un enfant né du recours à un don de sperme au sein d’un couple de femmes. On pourrait penser que le CCNE ne considère pas la filiation comme une question de bioéthique. Si la PMA s’ouvre à toutes les femmes, elle impose alors la modification du droit de la filiation.
Le gouvernement français avance avec précaution et ruse de Sioux. Il a mis aux ordres le CCNE, il lui faut maintenant mettre de l’ordre dans sa majorité qui reste divisée sur la question et le fait savoir. Certains campent sur leur position, à savoir, un enfant doit avoir un père et une mère.
En outre, la PMA va conduire, qu’on le veuille ou non, à la Gestion Pour Autrui (GPA), à la marchandisation du corps de la femme.
Il y a longtemps que nous avons compris que le clivage fondamental n’était plus tant entre la gauche et la droite, les partisans de la démocratie et ceux d’une société aristocratique. Il est aujourd’hui entre ceux qui défendent un pouvoir enraciné dans les réalités humaines et les partisans mondialistes d’une humanité déracinée et hors-sol. Ils veulent un être créée ex-nihilo, sans attaches, sans géniteurs, prétendument indépendant. Ces gens là, comme dit Jacques Brel, ces gens là, Monsieur, ne veulent plus que la famille soit la cellule centrale de la société, mais prônent un monde sans racine, asexué, un monde métissé où un chat ne pourra plus retrouver ses petits.
Le paradoxe est que lorsque la gauche rejoint la droite dans ses principes, on dénomme immédiatement le phénomène : Populisme. On constate alors l’adhésion des forces dites « progressistes » à une oligarchie mondiale, noyée dans une mondialisation qui couronne l’anonymat et l’irresponsabilité.
À contrario du réel, le modèle post-moderne nous propose une société de gérants irresponsables, détenant le monopole du pouvoir.
On doit défendre une société construite autour de la famille, donnant à l’enfant un père et une mère. Une famille qui s’épanouit dans une construction sociétale où le pouvoir central et démocratique est soutenu par une véritable élite responsable, un pouvoir s’appuyant sur le peuple, le véritable contre-pouvoir.
 
La famille est la cellule de base de la communauté humaine. Elle peut changer de taille, de visage, elle n’en demeure pas moins essentielle. L’homme et la femme ont besoin d’aimer, d’être reconnus et aimés tels qu’ils sont.
La crise de confiance que traverse la société a souvent pour origine une carence familiale.
Celui qui n’a pas soin des siens, particulièrement de sa famille, est un handicapé du cœur, victime d’un « politiquement correct » subversif.