Voici ma chronique politique hebdomadaire:

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     L’hégémonie américaine donne des responsabilités très spéciales, politiques et économiques dont le quarante cinquième président des Etats-Unis fait fi.

  Deux des privilèges exorbitants de l’Amérique sont l’hégémonie du dollar et le rôle dominant des multinationales américaines dans les échanges mondiaux. Le pouvoir dominant du dollar est devenu une arme redoutable dans les mains de la justice américaine qui rend redevable de ses tribunaux tout utilisateur de la monnaie américaine, fusse-t-il en dehors des États de l’Union. À cela, l’administration de Trump a ajouté l’extraterritorialité du droit américain dans le respect des sanctions, mêmes décidées unilatéralement par le pouvoir américain.

Depuis la seconde guerre mondiale, le dollar n’a cessé d’être la clé de voute du système  monétaire international. Aussi les dernières mesures coercitives de l’utilisation du dollar, mettent un frein dans le développement des échanges et appellent à l’arrivée d’une monnaie internationale de rechange.

  Depuis que les monnaies flottent librement sans aucune référence à l’or, le dollar constitue le véritable ancrage pour les autres, du fait de la puissance écrasante de Wall Street et des banques américaines. 

    La montée en puissance de la Chine, qui ne cache pas son ambition pour que sa monnaie devienne au moins l’égale du dollar, explique pour partie, l’acharnement de cette guerre commerciale qui lui a été déclaré par Washington.

 La Maison Blanche n’a jamais voulu reconnaître une responsabilité quelconque dans la situation du dollar à l’étranger. La réponse cynique de John Connaly, secrétaire au Trésor dans les années 70, s’adressant aux Européens qui se plaignaient de la gestion erratique du dollar, illustre le propos : « Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème. »                                                              La Fed refuse de prendre en considération les pays émergents endettés massivement en dollars et continue la hausse des taux américains. La guerre commerciale, les sanctions multiples, envers la Russie en particulier, le retrait de l’accord nucléaire iranien et la reprise des sanctions américaines qui s’en suivent, ont déstabilisés tous les partenaires de l’Amérique et les autres.

  Plusieurs contre-mesures et contre-sanctions sont en cours d’élaboration, mais cela prendra du temps. En attendant le développement fait une pause. Les investissements ralentissent comme les échanges commerciaux. La Chine par son activisme à l’étranger, en particulièrement en Afrique, amortie quelque peu  les effets néfastes de la politique de Donald Trump. Ce dernier considère que la vie économique, loin de reposer sur des gains mutuels (gagnant-gagnant) est un jeu où le plus fort gagne ou fait match nul. On peut se demander si son objectif « Make America great again » ne passe pas par faire baisser les autres.

  Trump risque d’être le fossoyeur de l’économie mondiale qui entrainera l’Amérique dans sa chute. Cela parceque Trump est en train de démolir le credo classique de l’économie de marché.