Partant en voyage, je vous donne dès aujourd'hui ma chronique du vendredi.

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      La course aux armements a repris de plus belle. Elle illustre les effets secondaires de la nouvelle guerre froide voulue par le Pentagone. Américains et russes sont en train de rejouer leur bras de fer nucléaire qui rappelle la crise des missiles de Cuba de 1962.

Le Pentagone cherche à diversifier son arsenal nucléaire et Poutine dans son long discours solennel à la Douma du premier mars dernière, annonce l’avoir déjà fait et renforcé. Entre la Fédération russe et l’Occident mené par les Etats-Unis, s’est établi, aujourd’hui, un véritable dialogue de sourd, illustré par l’étalage des uns et des autres, de leurs moyens nucléaires.

Mais ce chiffon rouge russe, que Washington agite devant le monde, cache la situation préoccupante qui se développe en Asie.

  Xi Jumpling, devenu le président à vie de la Chine, dégagé du soucis de sa réélection, ne fait plus secret de son ambition à devenir le leader incontesté des pays asiatiques, en attendant de s’imposer comme la première puissance économique et militaire du monde. Ses revendications territoriales en mer de chine sont connues. La militarisation d’un certains nombre d’ilots, préfigure une confrontation qui va arriver un jour ou l’autre. Le Japon, en première ligne, le sait et en a tiré les conséquences. Face à ces tensions régionales que le président chinois entretient, le Japon accroit ses capacités militaires et resserre ses liens avec Washington. Son alliance stratégique avec les Etats-Unis devient essentielle dans le contexte actuel.

Les survols d’avions chinois dans la zone de Sendaku, ont fortement progressé, mettant une pression accrue sur l’aviation nipponne. En mer de Chine, Pékin devient de plus en plus agressif, jusqu’à y entraver la circulation maritime. Aussi, le Japon s’est hissé au 7eme rang des puissances militaires, en attendant mieux sur le chemin du nucléaire, sans avoir eu recours à une révision de la Constitution. En effet, la Constitution japonaise, imposée par les vainqueurs de la seconde guerre mondiale, n’autorise que des forces d’auto-défense et le recours à un armement ‘sophistiqué’ qu’en cas de danger immédiat.

S’ajoute à cette situation, le face-à-face, Corée du Nord et Etats-Unis.

Après une saison de confrontations verbales, une multiplication des essais nucléaires et d’engins balistiques, le dictateur Kim Jong-un s’est transformé en diplomate. Assiégé par les sanctions internationales, menacé d’une frappe préventive américaine, il devient diplomate et décroche un tête-à-tête avec le dirigeant de la première puissance mondiale. Le dictateur stratège de Pyongyang brise ainsi et soudainement son isolement. Donald Trump a accepté sans hésiter et sans consulter ses équipes, l’invitation transmise par une délégation sud-coréenne. Sa course aux armements nucléaires, ses investissements dans les capacités balistiques, ont forcé le président américain à traité Kim Jong-un en égal.

De dimanche à mercredi dernier, le leader nord-coréen était à Pékin, pour rencontrer le président chinois Xi Jimpling, son principal soutien diplomatique et économique. Est-ce pour préparer sa rencontre avec Donald Trump ? Cette visite marque le retour spectaculaire de la Chine, dans le dossier Corée du Nord/ Etats-Unis.  Les alliances se précisent en cas où…...

Donald Trump fait un pari audacieux, car le sommet se présente comme un quitte ou double. En cas d’échec, il ne restera plus que la confrontation, la Guerre ; une guerre où la Chine aura son mot à dire.