Chronique politique hebdomadaire du vendredi

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       Les utopistes, l’armada des adeptes du « politiquement correct », les progressistes angéliques et les autruches, arcboutés sur leur négationnisme, dénoncent l’irresponsabilité du président américain.

Il est vrai, que lors de la dernière assemblée générale de l’Organisation des Nations Unis, Donald Trump a fait l’effet d’un éléphant lâché dans un magasin de porcelaine.

Mais, si appeler un chat un chat, est signe de folie, alors oui, Donald Trump est dément. Le pourfendeur du « politiquement correct » mérite qu’on regarde de plus près ses propos. Les déclarations du président américain, débarrassées de ses outrances, qui font sa marque de fabrique, nous donne clairement, une autre approche géopolitique de la situation mondiale.

Il annonce une vérité première, que tous les chefs d’Etat devraient avouer, il a été élu pour défendre les intérêts de son pays d’abord, le reste n’est que fioritures et poudre aux yeux. Il mène une révolution conservatrice qui fait de lui le grand perturbateur du monde, tel qu’il va aujourd’hui. Il demande, haut et fort ‘un grand réveil des Nations’ et cite sans ambages les ennemis de l’Amérique : la Corée du Nord, l’Iran et l’islam radical. Pour lui « Une personne qui ne peut pas nommer l’ennemi, n’est pas apte à diriger ce pays. » 

L’Europe, Macron en tête, rêve d’un monde ouvert, apaisé, indifférencié et solidaire, lorsque Trump rejetant l’angélisme des européens, veut un retour aux particularismes, aux souverainetés et aux intérêts nationaux. Il ne veut pas d’accommodements multilatéralismes, de la politique du genre et défend farouchement la cellule familiale.

La révolution macronienne est en réalité une anesthésie des peuples, qui veulent exister par eux-mêmes. Le monde des bisonours n’existe pas, et s’y raccrocher est un déni des réalités.

Le président français, à la tribune des Nations Unis, a clamé, sur un ton martial : « Nous ne reculerons pas ! », est-ce devant le terrorisme djihadiste ? Que nenni, il parlait des accords non-contraignants de Paris sur le climat. Pathétique de voir la France défier les grands pollueurs de la planète : les Etats-Unis d’Amérique, la Chine, l’Inde et j’en passe.

Il est vrai qu’il est plus facile de recueillir des applaudissements d’un monde tétanisé par les défis auxquels il lui faut faire face, en lui parlant  du bien commun, de la fécondité du dialogue, du sort des migrants, du multilatérisme et du pacifisme.

La langue de bois, c’est de ne pas parler de ce qui fâche et s’étendre sur les thèmes anesthésiants.

Le président américain affole le ‘Système’ qu’il ébranle dans ses fondements universalistes, en rejetant un humanisme de façade. Etre maître chez soi, ne veut pas dire qu’on rejette la construction d’une gouvernance mondiale, si tant est que l’on puisse parvenir à un consensus le permettant. En réalité, Trump défend l’Occident, le patriotisme, des nations « fortes et souveraines ». Cela ne fait pas de lui un dirigeant odieux, illégitime ou extrémiste. Il parle la langue du peuple, faisant fi des règles de la bienséance.

Le décryptage de son intervention à la tribune des Nations Unis, est une bonne raison de l’écouter plus attentivement.