Voici ma chronique politique hebdomadaire du vendredi.

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Il y a près de six mille ans, Jehova, le Dieu des juifs, ordonnait aux Hébreux de croitre et de se multiplier. Déjà, en ces temps reculés, la démographie était connue pour assurer la pérennité d’un peuple et assoir son pouvoir.

Le monde occidental semble avoir oublié cette règle fondamentale : faire des enfants. L’égoïsme et la fureur du consumérisme ont éradiqué le désir d’enfanter, chez beaucoup de couples. Paradoxe regrettable, plus le niveau de vie augmente, moins on fait des enfants. Le désir de profiter de la vie, semble effacer le désir de la donner.

Si l’Occident, en déclin, doit relever plusieurs défis, il doit avant tout, relever celui de la démographie. Pour le chercheur George Weigel, « L’Europe connaît un suicide démographique; l’historien britannique Niall Ferguson a comparé cette réduction systématique de population « à la peste noire qui, au quatorzième siècle, a entrainé la plus vaste chute de population jamais enregistrée ».

Au Japon, qui préfigure, paraît-il, le devenir de l’Europe, en la matière, des écoles primaires ont été fermées sur ordre de l’Etat. Les personnes âgées, soixante cinq ans et plus, représentent plus de quarante pour cent de la population, les enfants ne  représentant plus que dix pour cent.

L’Europe de l’Ouest pense trouver le salut par l’immigration, tandis que les pays de l’Est veulent trouver le leur par une politique familiale agressive, adossée à la religion.

L’Europe des Lumières, aux racines judéo-chrétiennes est en train de mourir, tout comme l’Amérique des WASP (White Anglo-Saxon Protestan).

L’Europe a toujours été un pays d’immigration, mais d’une immigration chrétienne, c’est à dire du même monde. La donne a changé avec l’arrivée des musulmans, attachés à leurs racines et croyances. Il est vrai que le migrant doit s’adapter au pays d’accueil, encore faut-il que ce pays d’accueil lui offre un avenir acceptable et mobilisateur.

Aujourd’hui, l’Europe est en train de se transformer radicalement, son suicide démographique offrant le « remplacement » aux nouveaux arrivants.

Il est étonnant que la déclaration de Monseigneur Luc Ravel, nommé archevêque de Strasbourg  en février dernier par le Pape François, n’ait pas eu plus d’écho. Cet éminent prélat déclare, ni plus ni moins : «    les croyants musulmans le savent très bien que leur fécondité est telle qu’aujourd’hui, comment ils appellent ça ?.... le Grand Remplacement c’est eux, ils vous le  disent  de façon très calme, très positive, mais de toute façon, un jour tout ça, ça sera nous…. »

Il est vrai que si la natalité ne se redresse pas en Europe, particulièrement dans l’Europe de l’Est, l’Europe, à échéance, deviendra musulmane arabo-africaine, tout comme les Etats-Unis qui deviennent, progressivement, catholiques et hispaniques.

Aux dires des experts, l’Afrique représente pour l’Europe une bombe à retardement démographique. Au cours des prochaines trente années, l’Afrique verra sa population augmenter de un milliard de personnes. Un tiers des Africains souhaitent émigrer en Europe. Selon le commissaire européen Avramopoulos, déjà  actuellement, trois millions de migrants piaffent d’impatience aux portes de l’Europe.

Selon une étude des Nations Unis, l’Europe de l’Est comptait 292 millions d ‘habitants en 2016, soit 18 millions de moins qu’au début des années 1990.

Le parti socialiste en France et ailleurs, a tout fait pour détruire la cellule famillale. Le résultat ne s’est pas fait attendre : le taux de fécondité moyen en Europe, est nettement en dessous du taux de remplacement.

Les grands pays occidentaux souffrent à la fois d’un défaut de cohésion interne et d’une accumulation d’incohérence en politique familiale.

Il n’est peut-être pas trop tard pour inverser les tendances que l’on constate. Pour cela, plusieurs tabous devront être renversés et le ‘politiquement correct’ mis au pilori.