OBS
J'avais opté pour la fibre optique, patratras, pas d'internet depuis jeudi. Tout vient de rentrer dans l'ordre, à l'instant, samedi 16 heure.
Voilà done, avec retard, ma chronique politique hebdomadaire du vendredi:

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Le mois d’août a été dominé par la canicule, certainement, mais aussi et surtout par les gesticulations de deux présidents imprévisibles, Kim Jong-un de la Corée du Nord et Donald Trump des Etats-Unis.
L’un maîtrise l’art de la provocation, l’autre la phraséologie guerrière. La clé, du bras de fer actuel, se trouve en Chine. Kim Jong-un n’est pas fou, c’est un fin stratège. Thierry Wolton, l’auteur de : Une histoire mondiale du communisme (en trois volumes), le décrit comme « un dirigeant marxiste-léniniste qui, comme tant d’autre avant lui, se complait dans un totalitarisme de haute intensité, phase obligée du communisme ».
Il veut que la Corée du Nord se dote d’une force de dissuasion nucléaire. Ceci la fera entrer, dans le club fermé, des puissances nucléaires. C’est pour lui, la condition sine quinone de la pérennité du régime. En cela, il rejoint les vues de son protecteur, la Chine, qui craint une réunification de la péninsule coréenne, qui mettrait Séoul et son allié américain à sa frontière.
Pyongyang est parfaitement conscient de l’importance du soutien de la Chine qui permet à Kim Jong-un d’affronter, avec une certaine tranquillité, le géant américain.
Pyongyang a effectué le sixième essai nucléaire de son histoire. Cette fois-ci c’est une bombe H, aux dires des responsables nord-coréens. Cet essai semble confirmer une étape clé en vue d’atteindre le Graal du régime, le statut de puissance nucléaire.
La Corée du Nord ne plie donc pas à ce jour. La Chine ne peut pas se permettre l’effondrement de son allié nord-coréen au profit d’une Corée du Sud, soudée aux américains. Les deux géants, américain et chinois, sont entrés dans une compétition pour le leadership mondial. La chine ne veut pas commencer, à cette phase de concurrence, par une reculade, en abandonnant la Corée du Nord. Aussi la diplomatie américaine se fait des illusions à compter sur la Chine pour retenir les ambitions du numéro un nord coréen.
C’est pathétique de voir les dirigeants européens demander des sanctions, encore des sanctions, contre la Corée du Nord, qui n’en a cure. L’ONU est impuissante devant un Etat qui est devenu, que l’on veuille ou non, une puissance nucléaire.
Qu’elle peut être la réaction d’un Trump, qui a promis « le feu et la fureur », rien, à moins de déclencher une guerre nucléaire par un bombardement atomique préventif. Car on n’aura pas une guerre conventionnelle. La neutralisation de la Corée du Nord, passe par son anéantissement partiel et immédiat. Washington est-il prêt à cela, le monde occidental est-il prêt à l’assumer ? Sommes-nous prêt à faire la guerre pour protéger un club, celui des puissances nucléaires, dont les murs se lézardent après l’entrée du Pakistan et l’Inde. 
Il faut l’admettre, la Corée du Nord a gagné la pérennité de son régime, pour le moment. Sommes-nous à l’abri d’une guerre dans cette région ? Oui, sauf accident imprévisible, qui amènerait les faucons du Pentagone à riposter. Ce n’est pas la guerre qui mettra fin à ce régime totalitaire. Il faut ouvrir la Corée du Nord aux idées, aux images et à la musique du reste du monde. C’est la solution de l’avenir. L’URSS s’est effondrée sans tirer un seul coup de feu, alors que Moscou était en possession de plus de 12000 ogives nucléaires stratégiques.