Voici ma dernière chronique de la saison (2016/2017). Je souhaite à tous mes lecteurs de bonnes vacances, et leur donne rendez-vous au premier vendredi de septembre prochain.

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   Est-elle de gauche ou de droite, est-elle la passion des bobos gauchistes ou encore une marche de l’escalier politique pour les nouveaux en mal d’idées ?

Même Emmanuel Macron, président de la république française, n’hésite pas à utiliser l’argument écologique. Dans un de ses récents propos, le Président français a lié le réchauffement climatique au terrorisme ! Si pour certains, le réchauffement climatique est un fait, le transformer en principe d’explication de tous les maux de la société, n’a pas de sens. Ce n’est, en aucun cas, une clé universelle des phénomènes humains, à fortiori du drame terroriste.

Le but de cette argumentation bancale est d’éviter de poser le problème de l’extrémisme islamique. Comme le dit Pascal Bruckner : « l’argument écologique n’est pas un couteau suisse qui dépanne, en toutes circonstances, l’orateur en manque d’idées. » C’est un sophisme, que de faire de tels rapprochements.

Le terrorisme islamique a des origines avant tout, théologiques et culturelles, une vérité qu’il faut admettre, au lieu d’utiliser des arguments fallacieux pour rassurer et endormir les futurs victimes.

L’Écologie a déjà usé beaucoup de messies, et a encore des icones un peu partout dans le monde. Un des plus emblématique est le français, Nicolas Hulot, aujourd’hui, ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire. Depuis longtemps, monsieur Hulot a fait de l’écologie son cheval de bataille, pendant que ses émissions télévisées s’occupent de son image médiatique et de son train de vie, sa Fondation ‘pour la nature et l’homme’, aux généreux donateurs, comme EDF, sécurise ses sources de revenues complémentaires. Comme le titre le journal satyrique, Le Canard Enchainé : Le développement durable des profits de Nicolas Hulot, nous éclaire sur la face cachée du premier écologiste de l’Etat français.

C’est vrai que Hulot a toujours déclaré que les activités générées par l’Écologie étaient profitables.

Mais monsieur Hulot va plus loin, il a soumis au Premier ministre français un « Projet de société ». Ramener l’écologie à un projet de société, c’est, petit à petit, redéfinir les droits de faire de chacun, droit de manger, droit de boire ou de consommer. C’est avoir un Etat omniprésent dans la sphère la plus intime du citoyen.

L’écologie ne peut pas être assujettie à aucune idéologie, elle n’est le domaine réservé d’aucun parti, d’aucune ONG, d’aucun gourou. C’est l’affaire de tous.

Il y a deux sortes d’écologistes : ceux qui ne résonnent qu’en termes punitifs, taxe carbone, taxe diesel, etc, et ceux, comme Maud Fontenoy, Claude Allègre et Jean de Kervasdoué, qui tentent, par l’utilisation des ressources scientifiques, d’apporter un regard positif et constructif sur l’écologie. Ainsi elle ne devient plus l’ennemi de l’économie et réciproquement. On ne changera pas le monde, malgré les hommes et les femmes qui le font tourner. Il n’y a pas de place à une pensée unique, concoctée par des experts autoproclamés et des gourous imposteurs, souvent des acteurs de groupes de pression.

Les héritiers du club de Rome, vont-ils mettre en place un système qui milite pour la décroissance ?

La préservation des équilibres de la planète et la prise en compte des changements climatiques, valent mieux qu’un parti pris idéologique et dictatorial, caché derrière un fumeux projet de société.