Gardons les bonnes habitudes. Voilà ma chronique politique hebdomadaire du vendredi

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        Devenu la légion d’honneur des Etats en mal de reconnaissance, l’atome militaire est devenu le graal des Etats en mal de puissance. Être dans le club fermé des puissances nucléaires, est devenu leur rêve.

Cependant, dès la possession de la « Bombe », ils réalisent, très vite, qu’ils ne peuvent pas l’utiliser. Le voisin est trop près, et les vents dominants rappellent la catastrophe de Tchernobyl. Les autres pays, plus loin, l’ont aussi. On rentre aussitôt, comme tout le monde, dans le statuquo.

On réalise très vite, que les systèmes d’armes nucléaires ne sont pas l’arme absolue, au sens qu’ils n’octroient pas une puissance illimitée et ne garantissent pas le succès de toutes les entreprises de celui qui les détient. Mais aucun des Etats actuellement dotés d’armes nucléaires n’insiste sur cette capacité de destruction. Ils la présentent comme un outil au service d’une stratégie de dissuasion ou d’influence, qui fait des arsenaux nucléaires, la garantie ultime de la sécurité et parfois de l’indépendance nationale. Mais la puissance qu’ils confèrent n’est, ni une condition nécessaire, ni une condition suffisante, à l’émergence sur la scène internationale.

La guerre asymétrique a bouleversé l’art de la guerre. Force est de constater que le nucléaire ne dissuade ni le djihadisme, ni le terrorisme, ni les guerres régionales, ni les menaces migratoires.

L’Occident, à l’abri des parapluies nucléaires des uns et des autres, s’il reste riche, est de plus en plus vieux et désarmé, devant les évidences déroulées par la démographie.

Les faits sont têtus et comme disait le général De Gaulle : « il n’y a pas de politique qui vaille, qui ne se fonde sur la réalité. » Cette réalité, trop sensible et dont on ne parle pas, est l’effondrement du taux de fécondité du monde occidentale et le vieillissement de ses populations. Elle amorce le déclin de l’Europe, au profit des populations jeunes du Sud, qui forment le gros des troupes des migrants.

L’Allemagne remplace les naissances qui lui manquent par les migrants qui arrivent, la France conserve un taux de fécondité relativement élevé, grâce à sa propre population immigrée.

La population active de l’Union européenne, aux dires de la commission de Bruxelles, va baisser de 48 millions d’ici à 2050, tandis que sa population âgée augmentera de 58 millions. C’est dire si la récente politique de l’ex-président Hollande, politique antifamiliale, était d’à-propos.

La mondialisation n’a rien arrangé, la réduction des écarts entre pays pauvres et pays riches, positif, est contrariée par l’augmentation sensible des inégalités au sein des pays eux-mêmes. Ceci explique les votes extrêmes et l’abstention élevée, des classes moyennes et populaires, tant en Europe qu’aux Etats-Unis. 

La vraie puissance, c’est la jeunesse des peuples, leur éducation, l’économie (industrie et agriculture).la démographie. Tout le reste n’est qu’utopie, y compris la puissance nucléaire.