De retour à Casablanca, j'ai retrouvé la chronique du vendredi que j'aurai dû publier en son temps. Je vous la livre aujourd'hui, car elle est toujours d'actualité

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Au Carrousel du Louvre, soudain, Emmanuel Macron apparut. Une longue, très longue marche solennelle, accompagnée par l’Hymne à la joie fait s’écrier un ‘marcheur’: « Le messie est arrivé » (sic).

Dos à la pyramide du Louvre, à droite de la statue équestre de Louis XIV, face à l’arc de triomphe célébrant la victoire d’Austerlitz, le président élu était venu se faire acclamer et reconnaître.

Macron assume cette dose de religieux et de spirituel qui accompagne ses interventions, plus, il la revendique. Dans une interview au JDD accordée au lendemain du meeting de Toulon, il expliquait : « La dimension christique, je ne la renie pas ; je ne la revendique pas. Et d’ajouter : la politique, c’est mystique. »

Les disciples d’Emmanuel Macron sont nombreux à l’Assemblée nationale. Le mouvement présidentiel, la France en marche, a une majorité écrasante et absolue dans le temple du pouvoir et de la ‘démocratie’.

Qu’en est-il chez le peuple de France qui appelait de tous ses vœux, la venue d’un messie capable de remettre le pays sur les rails du développement et du plein emploi. Un messie qui allait régler les questions tabous : l’immigration, l’islamisme militant et la sécurité.

   L’arrivée de la Macronie à l’Assemblée nationale repose sur une abstention record, 57,3% à laquelle il faut ajouter 9,9% de bulletins blancs ou nuls. C’est plus de 67% des français inscrits sur les listes électorales qui n’ont pas reconnu le ‘Guide’. Il est vrai que peu d’élus ont reconnu, en son temps le Messie, en ce juif, prédicateur, défenseur de la veuve et de l’orphelin.

Qui a dit : « Je vous ai compris, et je vous aime » Jésus, De Gaulle ? Non, Emmanuel Macron, lors d’un meeting de sa campagne présidentielle.

Chez lui, il n’y a pas de morale, il est dans l’émotion positive. Les gens ne savent pas très bien ce qu’est Macron, mais ils sont fascinés par lui. On ne peut pas lui nier sa maitrise dans la communication, mais une bonne communication fait-elle une bonne politique ?

La Macronie est-elle une bulle ? Ces genres de bulles, bien connues des banquiers et adorées par les spéculateurs. Un gouvernement d’experts, une assemblée acquise avec des parlementaires boudés par les ‘oubliés’, suffiront-ils à transformer les promesses de campagne en réalité ? Vont-ils laisser à la rue les problèmes qui fâchent : l’immigration extraeuropéenne de masse, la conquête islamique de l’Europe, les isolats déjà perdus par la France, l’antisémitisme des cités, et la guerre civile latente dans les faubourgs des grandes cités européennes.

Pour les fidèles de Macron, ces inquiétudes sont des vulgarités obsessionnelles et populistes.

Les nouveaux-venus d’En marche à l’Assemblée nationale, sont terrifiés d’aborder un quelconque problème qui agite la sphère politique, ils ne se risquent à parler, uniquement, que la langue morte du macronisme correct, pour d’autres, du politiquement correct.