Chronique politique hebdomaqaire du vendredi

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       Le périple à l’étranger de Donald Trump, lui a donné un petit répit, dans la chasse aux sorcières qui bat son plein à Washington. Le faiseur de ‘deals’ américain a affronté l’Orient compliqué. Si le président américain pourrait ne pas achever son mandat, il n’est pas exclu que cet homme versatile et imprévisible, obtienne une percée historique dans le tragique conflit israélo-palestinien. Lors de ses entretiens avec le premier ministre israélien et le leader palestinien, Donald Trump a promis de faire avancer le dialogue israélo-palestinien.

Dans le viseur de la justice américaine et de l’enquêteur spécial désigné : les relations de Trump et son équipe avec Poutine et les siens.

Trump n’a jamais caché sa sympathie pour la Russie et son admiration pour Poutine. Le Pentagone veut à tout prix faire de la Russie un ennemi des Etats-Unis, mais le Président, peut-il être d’un avis contraire ? Il semble que tous les lobbys ne l’entendent pas de cette oreille et ressortent la question de l’interférence de Moscou dans le processus électorale présidentiel. Certains rêvent d’une destitution, on en est très loin.

Mais, force de constater que la présidence Trump est assiégée. Le président américain est pris dans un engrenage politico-judiciaire infernal. La tempête qui souffle à Washington, est devenue ouragan, et le déplacement présidentiel à l’étranger, a mit une pause dans ce déferlement juridico-médiatique.

Collusion avec une puissance étrangère, obstruction à la justice, les prétextes à une mise en accusation, ne manquent pas. Au-delà des enquêtes, les clés du combat se situent sur le terrain politique. Tant que Trump tiendra sa majorité, rien ne pourra lui arriver de très fâcheux, même si les gros bataillons de la presse et de l’establishment ont juré sa perte.

Au prochain G7, qui se tient en Sicile, les participants vont-ils se rappeler de la déclaration du ministre italien lors du précédent G7 d’avril 2016 : «  on ne parle pas avec la Russie à coups d’ultimatums. » La Russie, dans de nombreux conflits, comme la Syrie, s’est imposé incontournable. Les membres du G7 auront tort d’isoler la Russie.

Pour la Russie, l’Amérique n’a aucun droit à s’ingérer dans la politique intérieure des autres pays, et à y organiser, par son argent ou sa force militaire, des ‘changements de régime’. C’est ce que le secrétaire d’Etat américain s’est entendu dire, lors de sa dernière visite au Kremlin, le 12 avril dernier.

Le quatre piliers de la diplomatie russe, sont connus.

-le principe d’indépendance, les Russes entendent rester maîtres de leur destin

-Son intérêt national, qui est de créer les meilleures conditions pour son développement.

- L’impératif de la sécurité nationale. La Russie se méfie des armées venues de l’ouest, qui l’ont si souvent envahie.

-La Russie est attachée à l’ONU et à la négociation.

Les européens devraient comprendre aisément les aspirations des Russes, le travail de réintégration de la Russie dans la famille européenne prendra du temps, mais est inéluctable.

Trump, intuitivement, a compris la Russie, mais risque de payer cher, ses liaisons avec Moscou.