Les événements m'obligent à rédiger une chronique franco-française. Paris bruisse des plus folles théories, néanmoins,certaines vous interpellent..

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Les deux candidats à la Magistrature suprême, prétendent que le clivage droite/gauche, n’existe plus. À les entendre, la gauche a disparue, avec ses synthèses et ses non-dits. La droite ne sait plus où elle en est, prête à s’offrir au premier illusionniste venu.

C’est vrai que la victoire prévisible de Macron, va obliger les partis, surtout les républicains, à se restructurer, à se remobiliser, car la bataille des législatives va être cruciale pour la recomposition éventuelle du paysage politique français.

Il ne faut pas que le parti Les Républicains se disloque sous l’amertume de la défaite aux présidentielles. Cette défaite ne peut se relativiser que par une nette victoire aux législatives, qui ramènera Les Républicains au réel pouvoir, celui de la gouvernance.

Il ne faut pas qu’ils donnent le triste spectacle de la course « à la soupe ». Comment se rallier à l’adversaire d’hier, sans se renier. Les vrais combattants, les vrais leaders, sont ceux qui se relèvent et repartent au combat.

Nous avons assisté à un lancement d’une nouvelle lessive, qui lave plus blanc. Bravo les stratèges du marketing. Mais la France a besoin de beaucoup plus que d’une nouvelle lessive.

Beaucoup, nous expliquent doctement, que c’est la fin des partis.  La fin des partis, ce serait la fin de la politique, nonsense ! La fin de certains partis, comme nous les connaissons, vraisemblablement. La vérité est qu’un renouvellement des leaders politiques s’impose. L’électeur ne veut plus d’une élite inamovible, des jeux de chaises

musicales et des professionnels de la politique. Macron fait prendre un coup de vieux, à toute une classe politique, quelque soit son idéologie. Certes, tout est relatif, 39 ans, n’est plus la prime jeunesse. À cet âge, l’histoire fourmille de héros accomplis : Jésus Christ fut crucifié à 33 ans, Mozart avait fini sa glorieuse carrière à 36 ans, Napoléon Bonaparte couronné empereur à 35 ans, et Alexandre le Grand, rendit son âme à 33 ans. D’autres changèrent la face de l’Europe, à plus de 80 ans.

Chef des armées, de la diplomatie, le Président de la république qui va être élu ce 7 mai, va être confronté à un monde en pleine mutation, où l’ordre mondial connu à ce jour, est remis en question par les Grands de ce monde : les Etats-Unis et la Chine. On est loin de l’idée que les valeurs occidentales avaient gagné une fois pour toutes. Les années 90, en géopolitique, furent les années de la convergence. La grande majorité des nations convergeaient vers le modèle libéral occidental. Le réveil de la Chine, le retour de la Russie dans le jeu de la diplomatie mondiale, l’échec relatif de la mondialisation et la remise en chantier de l’Europe, sont autant de défis qui s’imposent au prochain président qui devra également remettre en ordre et en marche, la maison France. Il ne pourra pas le faire tout seul, il aura besoin de partis politiques forts et compétents. C’est pourquoi la bataille des législatives est la bataille qu’il leur faut gagner.

Pour cela, il faut éviter que l’extrême droite ne se substitue à la droite et le populisme à la social démocratie. La France n’est pas mure pour la démocratie directe (à la Suisse ?).