Comme tous les vendredi, voici ma chronique politique hebdomadaire

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                              L’Occident, dominateur et arrogant, conquérant et prédateur, a vécu. Les droits de l’homme, la démocratie et le culte de l’égalitarisme, ont eu raison de ces pays dit « développés » et éclairés par les années de lumières. L’absurdité du politiquement correct a accéléré le déclin d’une société, qui au lieu de s’attaquer aux problèmes, change leur appellation.

L’idéologie du ‘tout argent’ comme celle du ‘tout religieux’, en particulier islamiste, ouvre la porte à tous les excès.

Aujourd’hui, pour beaucoup d’intellectuels, le monde libre et conquérant n’est plus à New-York, mais à Moscou.

Inquiétante et fascinante à la fois, le Russie de Poutine, souligne les faiblesses de l’Occident.

La montée en puissance de la Chine, le retour sur la scène internationale de la Russie, ont remis en question l’ordre mondial, jusque là défendu par l’Occident, l’Amérique en tête.

L’irruption ‘des printemps arabes’ donnait à penser que le monde arabe allait reprendre sa marche vers le Nord et retrouver sa gloire d’antan. La relève de l’Occident défaillant allait-elle être assurée par un monde arabe réveillé par l’Islam conquérant ? A part une immigration sauvage vers les prétendus Eldorados européens, un terrorisme meurtrier qui n’épargne personne, les Etats arabes ont trop de problèmes à résoudre chez eux, pour imaginer un rôle dans le cirque mondial.

Mais le rapprochement de la Russie avec la Chine, préfigure un ordre mondiale où la suprématie de l’Occident n’apparaît plus que comme un lointain souvenir. Les, gesticulations du nouveau président américain,  sont en réalité l’expression d’une prise de consciences de la contestation du leadership américain par la Russie et la Chine. L’Amérique, comme l’Europe, sont inquiets, face à la montée en puissance de la Chine. La perte de prestige des Etats anciennement coloniaux, la remise an cause du leadership américain, s’expliquent par un Occident à bout de souffle, qui n’apporte aucune réponse, aujourd’hui, aux problèmes existentialistes auxquels les Etas sous-développés ou émergents, sont confrontés.

Pendant que l’Occident se retire, par manque de finances, de la plupart des scènes internationales, en particulier de l’Asie, la Chine déverse d’énormes sommes d’argent dans la région (Pacifique). Les pays du pourtour de la mer de Chine et plus largement du Pacifique, vont, les uns après les autres, devenir les vassaux de Pékin. Son influence prépondérante en Afrique n’est plus à démontrer. En peu de temps, elle a mis fin aux régions d’influence des anciens pays coloniaux et supplanter les Etats Unis. Actuellement, deuxième puissance économique du monde, son potentiel de croissance est bien plus élevé que celui des Etats-Unis.

Donald Trump, aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, est le rempart devant cette Chine triomphante. Mais, l’Amérique, quand elle ne peux pas résoudre un problème par la diplomatie ou des ententes, a tendance à recourir à la force, tout comme les Chinois.

Trump va-t-il réaliser que sa politique de ‘l’Amérique d’abord’  fait face à d’énormes obstacles. La priorité devrait être la défense du modèle occidental , plutôt qu’un enfermement sur soi.

Les européens sont encore figés dans une vision dépassée de l’Extrême-Orient et d’une Afrique qui a largué ses amarres.

Le Président américain fait planer le risque d’une guerre économique à laquelle s’ajoute un risque de conflit armé, étayé par la décision de Washington d’augmenter le budget militaire, dans des proportions, pas vues depuis le dernière guerre mondiale.

Nous allons directement vers un nouvel ordre mondial, dominé par la Chine, à moins, à moins que… Mais comme dirait Rudyard Kipling, ceci est une autre histoire.