Ceci n'est pas une chronique, mais une forme de voeux, pas orthodoxe.

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L’année qui se termine a été pleine de catastrophes, naturelles et humaines, pleine de surprises aussi.

Les drames se sont succédés, on a parlé beaucoup, à juste titre, des morts, mais on est peu disert sur les centaines, voir les milliers de blessés, traumatisés et pour certains, handicapés à vie.

Nous ne pouvons nous habituer à la comptabilité morbide des morts, qui finissent par devenir des chiffres, faisant disparaître l’Humain. Victor Hugo avait qualifié l’année 1871 " d’année terrible", peut-on le dire de 2016 ?

La première surprise a été le vote des Anglais, disant Adieu à l’Union européenne. Œuvre de tant de combats, en un jour effacée. Allons-nous vers un démantèlement progressif de cette Union, tant de fois décriée et ô combien nécessaire à la paix en Europe. Etait-ce le premier signal du réveil du peuple contre ses élites, réveil dont j’avais parlé dans une précédente chronique ?

L’autre surprise, a été l’élection de Trump aux Etats-Unis, amplifiant le phénomène.

L’année 2016 a donné un coup d’arrêt à la mondialisation, les populations tenant à leurs racines.

Les conflits ont continué de plus belle, avec leurs cortèges de drames, de populations jetées dans l’errance, ne gardant comme tout bagage, que le souvenir de leurs morts.

Les terroristes n’ont pas chômé, drapés dans la défense d’une religion qu’ils bafouent et dénaturent. Ils ne peuvent prétendre qu’ils tuent et massacrent au nom de Dieu, lorsqu’ils tuent et massacrent au nom de la Haine et du rejet de l’autre.

L’Amérique, en se redéployant vers le Pacifique, a laissé le Moyen Orient à ses démons.

Seule la Russie tire son épingle du jeu, en devenant une force, militaire et diplomatique, incontournable.

Durant cette année, le monde est devenu de plus en plus imprévisible et incertain. Devant cet état de choses, les Etats vont s’en remettre à leurs propres forces, Voici revenue, la course au armements.

Alors, 2017 sera-t-elle le prolongement de 2016 ? Certainement non, car des changements notables vont intervenir à la tête de plusieurs états, à commencer par l’Amérique. Trump va surement bousculer l’ordre établi, mais comme la langue d’Esope, pour notre bien ou pour notre mal ? Les Etats européens, avec des nouvelles têtes, vont-ils innover dans leurs relations avec les trois grands, USA, Russie et Chine.

Il n’y aura rien de nouveau dans le conflit israélo-palestinien. Les Etats arabes vont continuer à s’entre-déchirer par acteurs interposés et 2017 ne verra pas la fin de la lutte de leadership entre Sunnites et Chiites.

Un espoir, le Venezuela va, vraisemblablement, voir la fin de la dictature Hugo Chavez/Nicolas Maduro.  Quand au Maroc, il continuera d’être un ilot envié, de calme relatif, au milieu d’un monde musulman pour le moins perturbé.

Ceci étant dit, rappelons-nous que le pire n’est jamais certain.

Bonne Année à tous mes amis et aux autres. Je vous souhaite une année heureuse et pleine de satisfactions.