Depuis la diffusion de cette lettre ouverte, deux évenemnts sont intervenus, l'invalidation de l'energumène en question et la déclaration de soutien dudit Hamad Kabbaj par le secrétaire général du PJD. Sous le pretexte fallacieux qu'il faut intégrer les salafistes dans le jeu politique car il seraient un rempart contre les extrémistes, Benkiran foule aux pieds ,les droits élementaires de citoyens marocains non musulman, à la dignité et au respect. J'avais ésperé que le PJD exluerai cet illuminé. Je ne peux que signer et persister dans mon apostrophe au chef du gouvernement.

-------------------------------------------------------------------------------------------------

Monsieur le Secrétaire général du PJD,

J’ai des amis au PJD, et j’apprécie la compagnie d’un nombre d’entre eux, un petit nombre, je le concède. Ne pas partager les idées politiques de certains, ne fait pas qu’ils deviennent des ennemis. Je peux souligner leurs lubies, leurs ratés politiques, mais je reconnais aussi, quand ils réalisent des bonnes choses, rarement, je le concède encore une fois.

Mais un parti se doit de soigner son image, pas seulement auprès de ses militants, mais également auprès de l’opinion nationale et internationale, surtout quand on est un parti de gouvernement.

Les élections, passage obligatoire en démocratie, sont l’occasion de démontrer son sérieux, sa rigueur, son respect des électeurs, par le choix des personnalités qu’on investit, auxquelles on donne le label du parti, ce qui n’est pas rien.

Votre parti a désigné comme tête de liste au Gueliz, à Marrakech, le salafiste Hamad Kabbaj.

Ce dernier, a tenu des propos, diffusés par l ‘animateur télé Tijini, qui, sous d’autres cieux, lui auraient valu un passage par les tribunaux et la case prison pour une visite salutaire. La HACA, à ma connaissance et à ce jour, n’a émis aucun commentaire. Le silence radio des responsables du PJD, en premier chef, vous-même, toujours à aujourd’hui, est resté assourdissant.

Mais qu’a déclaré ce « grand responsable politique, ce guide adoubé par vov instances ? Je cite : « Ils sont comme ça les juifs, comme une vipère …. Ö Allah, fais en sorte de les exterminer. »

Est-ce la pensée profonde des islamistes du PJD ? Est-ce qu’ils jugent cette dialectique, racoleuse, à la veille des élections ?

Si c’est simplement les débordements d’un esprit dérangé, le PJD se doit, dans les plus brefs délais, écarter cet énergumène du parti et lui retirer l’investiture.

Il restera à la justice de sévir contre ceux qui mettent à mal un de nos trésors nationaux, le vivre ensemble.

Le Maroc est un Etat de droit, Monsieur Benkiran, montrez le nous.

 Gabriel BANON 

Casablanca, le 15 septembre 2016