Chronique politique hebdomadaire du vendredi

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L’Europe a fait rêver beaucoup de monde. Depuis la déclaration de Robert Schuman du 9 mai 1950, déclaration considérée comme le texte fondateur de la construction européenne, tous les espoirs étaient permis de voir émerger une Europe unie, pour le bien de ses citoyens.

De crise en crise, de traité en traité, on a toujours voulu croire en une Europe solidaire, une voix dans le concert des Nations.

Avec le traité de Rome, signé en 1957, les six pays fondateurs décident l’approfondissement de leur coopération. Avec l’acte unique, signé au Luxembourg en 1987, on fixe l’achèvement du marché intérieur permettant la libre circulation des capitaux et des services. Le traité de Maastricht en 1992 prend la suite du marché commun et de la Communauté économique. Il crée la citoyenneté européenne qui permet de circuler et de résider librement dans les pays de l’Union. Ce traité, au delà des mesures économiques dessine une politique étrangère et de sécurité commune. Suivra le traité d’Amsterdam puis celui de Nice et enfin celui de Lisbonne.

C’est une véritable ambition européenne qui s’affirme tout au long de ces traités, sauf qu’il y a les écrits, l’esprit des mots et la réalité devant les obstacles et les crises, devant les agissements de Nations dites alliées et les intérêts des grandes puissances. L’Europe a des ennemis à l’intérieur et à l’extérieur.

Jamais l’Europe n’a parlé d’une seule voix, et l’objectif d’avoir une politique étrangère commune est resté un vœu pieux. L’Amérique en imposant l’OTAN a supprimé toute velléité d’avoir une sécurité commune européenne.

Le terrorisme avec ses attentats meurtriers, les vagues déferlantes des migrants achèvent de détruire les dernières illusions, en imposant de fait, l’abandon des avancées de Maastricht. Les services secrets autrichiens disposeraient d’informations démontrant l’implication d’organisations ayant créé un système destiné à favoriser la dynamique migratoire que l’Europe subit.

En réalité, seule Bruxelles ne sait pas que l’Europe n’existe plus. A force de se battre contre les trusts, les fonctionnaires européens ont détruit l’Europe industrielle. L’Europe de l’énergie et des transports a sombré devant la décision de l’Allemagne de stopper brutalement tout recours à l’énergie nucléaire. Ceci a mis fin à toute volonté de mettre en œuvre une politique énergétique commune. Que doit-on dire de l’Europe bancaire avec une Amérique qui se pose en arbitre suprême et juridique des flots financiers.

 Il ne reste plus aujourd’hui qu’une Europe politique sur le papier, un Parlement manipulateur et manipulé et une Commission qui nourrit 30000 fonctionnaires. Le départ éventuel de la Grande Bretagne, achèvera le naufrage d’un rêve qui a été nourrit de tant d’espoirs, depuis Victor Hugo.

Vous voulez « sauver la planète »,  commencez par sauver l’Europe !