Demain lundi 30 novembre, s’ouvre la conférence de Paris de 2015 sur le climat : COP21.  21, car c’est la 21ème conférence des parties à la convention cadre des Nations Unis sur les changements climatiques.

Le grand show voulu par le Président français, François Hollande, se tient dans les environs de Paris, au Bourget. C’est 147 chefs d’Etats qui vont faire assaut d’amabilités et laisser les délégations négocier un accord international sur le climat, qui, aux dires des organisateurs, sera applicables à tous les pays. L’objectif est de limiter le réchauffement mondial à 2°C d’ici l’an 2100.

Le problème est que les scientifiques n’ont pas la même lecture que les militants écologistes qui clament : « il faut sauver la planète ! »

Le niveau des mers pourrait monter de 10 mètres à cause de ce satané réchauffement. Ce à quoi répond le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat mis en place par l’ONU) : nos prévisions d’une hausse  du niveau de la mer est comprise entre 0,26 et 0,98 mètre en 2100, selon les modèles retenus. La limite basse repose sur une hausse de 2°C et la supérieure, sur une élévation de 4°C de la température.

On est loin d’un consensus sur les causes et leurs effets. D’après le MET Office, l’agence météorologique britannique, la hausse des températures mondiales depuis l’ère préindustrielle a été de + 1°C.

L’autre handicap des négociations est la délicate mesure des émissions de CO2. Comment va-t-on contrôler les engagements des 195 pays qui vont se réunir demain au Bourget ? Pour l’instant, c’est impossible. Les émissions ne sont pas mesurées, mais simplement déclarées par chaque pays, selon leurs estimations. Il n’existe aucune procédure agréée par les pays concernés. En outre, aux dires des experts, il n’est pas possible de mesurer tous les flux anthropiques (ceux imputables aux activités humaines) comme ceux d’un site industriel.

Difficile dans ce cas d’imposer quoi que ce soit, malgré la bonne volonté supposée de chacun.

Comme le résume Guillaume Sainteney, climatologue spécialiste du développement durable et de l’éco fiscalité : «  le COP21 remue beaucoup d’air, mais ne change pas le fond de l’air. »

Un débat s’impose, ouvert aux lanceurs d’alerte comme aux sceptiques. L’idée qu’un consensus scientifique puisse être instrumentalisé par quelques ayatollahs verts, hérisse plus d’un.

Le licenciement de Mr Météo de la chaine française France 2, Philippe Verdier, pour avoir écrit un livre sur le sujet, politiquement incorrecte, illustre cette intolérance et le refus du débat.

Oui, la grande messe du Bourget est un échec annoncé : John Kerry, le chef de la diplomatie américaine a rappelé que les Etats-Unis refusent un traité juridiquement contraignant sur la réduction des émissions de CO2. Dès lors, la messe est dite, d’autant plus que sur son sillage, la Chine et la Russie ne sont pas loin.