Chronique politique du vendredi matin des Matins Luxe sur Luxe Radio

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Combien de fois faut-il le répéter, les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts.

La meilleure façon de développer des relations harmonieuses entre Etats, est de bâtir des intérêts croisés, des relations économiques, culturelles et politiques. Seuls ces intérêts, ces relations, sont les garants d'une amitié politique péréne. La dernière volte-face du gouvernement israélien, illustre parfaitement cette règle.

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 Jusqu’à ces derniers jours, Bachar el-Assad a été considéré comme un moindre mal, par l’Etat Hébreu. Si pour la communauté internationale, ces deux pays étaient considéré en guerre, il faut noter que la frontière du plateau du Golan, conquis et annexé par Israël sur la Syrie, a toujours était d’un calme exemplaire, et ce  depuis plus de quarante ans.

 Le gouvernement de Netanyahou avait gardé profil bas, depuis le déclenchement des manifestations en Syrie, et était resté muet, malgré les massacres journaliers des civils syriens.En effet, comment soutenir des insurgés, réunis par une coalition de circonstance, composée d’islamistes et de sympathisants d’Al-Qaïda.Le soutien d’une telle coalition était considéré contre-nature, et dangereux, par les services de renseignements israéliens, et mal à-propos par la majorité au pouvoir.Aujourd’hui, la main sur le cœur, le Président israélien, Shimon Pérez déclare : « Je souhaite la victoire des rebelles syriens que j’admire pour leur courage. ». Il y a encore quelques jours, le silence radio était de rigueur, et la prudence de mise. Voilà les dirigeants israéliens qui choisissent leur camp, celui des insurgés.

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 Officiellement c’est la barbarie de la répression,  qui a poussé Israël à se mettre résolument dans le camp du peuple syrien. C’est un peuple avec femmes et enfants, qui est massacré par son propre gouvernement.C’est ce que déclare le porte-parole du ministère des affaires étrangères israélien : « Nous n’agissons pas par opportunisme, mais tout simplement parce que les massacres ont atteint un niveau sans précédent ».En réalité, cette amitié et ce soutien, se justifient par l’intérêt des Israéliens à voir l’Iran affaibli. La chute de Bachar el-Assad constitue, à leurs yeux , le meilleur moyen d’affaiblir l’Iran, et voir l’aide iranienne au Hezbollah, via Damas, tarie.

 Quand je vous disais que les Etats n’ont pas d’amis, mais des intérêts ! Aussi, faut-il espérer pour nos binationaux, que les relations entre les pays d’origine de ces citoyens, restent harmonieuses.