Lorsque le ministre marocain de la justice et des libertés, Mostafa Ramid, dérape en publique, devant caméras de télévision et journalistes photographes, je suis le premier à le stigmatiser.

Mais, quand chez lui, entre amis, dans un diner privé, il plaisante sur son statut marital de bigame, cela le concerne, et lui seulement. Il n’enfreint aucune loi, car la bigamie au Maroc n’est pas interdite.

On se trompe de combat, c’est la Loi qu’il faut réformer. Rapporter ses propos, en en faisant des gorges chaudes, ne fait que contribuer au développement de cet « air du temps » que le magazine marocain, TelQquel regrette, à juste titre.