Ecrit un 11 novembre 2011, et c'est toujours vrai !

Parfois, je me demande si j’ai changé, ou c’est le monde qui marche sur la tête.Je suis pour la liberté d’entreprendre, mais pas dans l’anarchie. Je suis pour la loi du marché mais pas pour son impérialisme. Je suis pour la libre circulation des capitaux, mais pas pour leur hégémonie.

a96965_a597_8-bird-revenge2Berlusconi est parti, Papandréou est parti.  Personne ne va les regretter.Mais ce qui me chagrine, c’est que ce n’est pas un effet de la démocratie qui les a remercié, mais la finance internationale.L’impérialisme des marchés a été plus fort que le jeu de la démocratie.

 Un constat, un regret.C’est vrai que le Cavaliere avait fini par incarner la faillite d’une certaine élite européenne, aussi arriviste que nombriliste.Les bulldozers des marchés réaménagent les espaces économiques à leur convenance, au détriment des décideurs politiques.Comment on est-on arrivé là ?

 C’est parti d’une décision malheureuse prise par Georges Pompidou, alors Président de la République française en 1970, Il a interdit à la Banque de France de prêter à l’Etat qui devrait dorénavant emprunter auprès des banques. Décision qui a été suivi par pratiquement tous les pays européens, dans un souci de bonne gestion des deniers publiques.

 En réalité, le pouvoir politique a abandonné là une partie de sa souveraineté.Les financiers, devenus les créanciers de l’Etat, ne pouvaient que veiller à la qualité de leur risque et devenir comme tous les préteurs, exigeant et envahisseurs.Nous sommes aujourd’hui en pleine guerre entre le politique et la finance internationale.Il faut revenir aux règles que les anciens appelaient : une gestion en bon père de famille, et les politiques reprendre le pouvoir et les responsabilités que les électeurs leur ont confié.