Chronique politique du vendredi matin des Matins Luxe sur Luxe Radio

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Français, regardez autour de vous, les Grecs souffrent, les Italiens, Espagnols et Portugais, attendent stoïquement des jours meilleurs. Regardez comment l’Allemagne, les pays scandinaves, les Pays-Bas et la Pologne ont abordé la Crise.La France, Elle, la traverse en sauvegardant l’essentiel, avec l’art de crier avant de subir.Français, regardez autour de vous,la réalité est toute autre.

 Le mal-vivre des Français, au delà de l’esprit frondeur qui les caractérise, exprime la soumission au politiquement correcte, et la désinformation qui s’étale sur la plupart des médias.Sous la houlette du Président Gorges Pompidou, la France des années soixante dix, rentra de plein pied dans l’ère industrielle, et conforta son image de grande puissance, malgré la perte de son empire colonial.Alors que l’Allemagne se débâtait avec les problèmes de la réunification, l’industrie française caracolait à la tête des pays européens.Mais les réformes entreprises par l’Allemagne de Gerald Schröder, la propulsent à la tête de l’Union européenne, tandis que la France, arcboutée sur ses avantages acquis, se désindustrialise à marches forcées.

bisou              

La Sécurité sociale, voulue par le Général De Gaulle, a doté la France d’un système de santé que tous les pays lui envient, tout comme le système de retraite ou encore les allocations pour les chômeurs ou les handicapés.Mais le Français a une propension à dénigrer son pays et nier les évidences.

« Tous les malheurs viennent des émigrés et des riches ! »Soyons sérieux, les immigrés ont permis les années glorieuses de l’économie française et apporté une réponse à la démographie déficiente du pays. Ils ont accomplis les tâches ingrates que les français, ceinturés d’avantages sociaux, répugnaient à assumer.Les riches assurent les investissements qui seuls créent des emplois, l’Etat ne pouvant créer que des postes de fonctionnaires.

C’est vrai, il y a une France à deux vitesses, une moitié regroupant les fonctionnaires, les professions protégées et les salariés des grandesentreprises, l’autre moitié, les ouvriers, de moins en moins nombreux, les employés et les petits indépendants.la première moitié a un taux de chômage de 3%, la seconde plus de 15%. La première a la sécurité de l’emploi, l’autre est corvéable et malléable. C’est la première moitié qui défile, qui réclame, la deuxième est trop occupée à assurer son service, quand elle n’est pas au chômage.La première moitié pleure et se lamente d’un pouvoir d’achat qu’elle trouve gravement entamé, l’autre moitié serre les dents et espère la fin de la crise.

Paradoxe, cela n’empêche pas les bouchons des départs de fin de semaine et ceux des vacances. Les stations de ski affichent complets et en aout, il en sera de même des stations balnéaires.La sortie de crise, car crise il y a, passe d’abord et avant tout par la confiance retrouvée,  l’abandon des préjugés, nationalistes, éthiques ou religieux et par plus d’Europe.C’est en consolidant l’Union européenne, en lui donnant les instruments de son ambition, que s’ouvrira une autre ère glorieuse pour les économies des pays formant la famille européenne.                                                               

Pour les Occidentaux qui succomberaient au doute et au fatalisme, un message d’espoir a été incarné par le Printemps arabe. Il souligne que les valeurs que sont la liberté et la dignité individuelles, au centre de la civilisation occidentale, restent le rêve d’une grande majorité de l’humanité.