Chronique Politique du Vendredi Matin dans les Matins Luxe sur Luxe Radio

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Dans la guerre des monnaies, dollar contre euro, dans la guerre économique, que livre Washington à l’Europe, il semble que tous les coups sont permis.L’arme favorite de l’administration américaine : la régulation, au prétexte de la protection du système bancaire américain contre les prises de risques exagérées, vise, au delà des banques américaines, tout le système bancaire européen.En cause, la « Volcker rule », du nom de son initiateur, Paul Volcker, ancien gouverneur de la Fed, la banque centrale des Etats-Unis.Cette règle, qui se veut encadrer l’intervention des banques américaines sur les marchés, va beaucoup plus loin.En fait, tout acteur économique étranger, en l’occurrence les banques, présent aux Etats-Unis, ou traitant avec des partenaires américains,devra s’y conformer.

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 En clair, toute activité jugée trop risquée par l’administration américaine, devrait être abandonnée.Une telle appréciation, peut, à la rigueur, être portée par l’administration américaine sur des banques américaines, mais comment cette administration peut-elle être fondée à juger du risque d’une opération menée en Europe, qui plus est, entre deux organismes européens.La « Volcker rule » va plus loin, que le trading pour compte propre, qu’elle est censée interdire. Elle n’exclue du champs des restrictions, que les fonds publics américains,(mutuals funds), c’est à dire le financement de la dette souveraine américaine, en oubliant tout simplement d’exclure du champs d’application,  les dettes souveraines européennes.

Les Etats-Unis, étant le premier centre de l’épargne au monde, ces restrictions ne sont pas anodines.Michel Barnier, le commissaire européen, a, par courrier adressé à Ben Bernanke, le patron de la Fed, demandé : « que les titres souverains de l’Union européenne, reçoivent le même traitement que les titres souverains américains ».Les banques et gouvernements européens, ont fait part de leurs critiques, aux autorités américaines. Il faut savoir, que la loi en question, doit entrer en vigueur au mois de juillet prochain.

 Quelle sera la prochaine étape, dans ce bras de fer, qui semble chercher à rendre, encore plus pénible, la sortie de crise pour l’Europe.

Affaire à suivre !